AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Everybody do the flop [PV : Felix Ahn]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Modérateur
avatar

Age : 24
Situation : Célibataire
Activité criminelle : Yakuza
Autres comptes : Oliver Smith, Aurore Dumas
Crédits : Suture graph
Messages : 38
Date de naissance : 18/09/1993

MessageSujet: Everybody do the flop [PV : Felix Ahn]   Sam 30 Déc - 13:14

Everybody do the flop [PV : Felix Ahn]
Les rares rayons de soleil du mois d'octobre m'attaquèrent le visage dès le petit matin. Je me frottai les yeux et me levai avec une grande difficulté. Je m'assis sur le côté de mon lit et posai mes pieds sur le sol. Je les logeai tout de suite dans mes chaussons avant d'aller manger un petit déjeuner équilibré. Quand j'eus fini de manger je partis me démêler les cheveux puis m'habillai enfin. En ce moment, j'avais décidé de profiter du soleil et de commencer à me redessiner une belle silhouette avant les fêtes. C'est pour quoi j'allais courir un peu dans la ville. J'avais opté pour une tenue près du corps, une brassière noire avec un tee-shirt blanc cassé pour la camoufler. Mon bas allait être un leggings noir fait spécialement pour la course à pied. Je mis une veste de sport noire pour me couvrir que je fermai jusqu'au bout ainsi que des chaussettes blanches. Je me fis une queue de cheval parfaite pour ne pas avoir de cheveux me gênant durant ma course. J'enfilai mes baskets noires après avoir empoché mon téléphone et mon portefeuille dans la poche de ma veste que j'avais bien fermée pour ne rien faire tomber par inadvertance. J'éteignis toutes les lumières et fermai la porte derrière moi avec les clés que j'avais gardé en mains avant de sortir de chez moi. Je descendis les escaliers après avoir prévenu Ryutaro que je partais pour mon tour habituel.

Une fois au pied du bâtiment je fis quelques étirements et me mis ensuite à trottiner. Je décidai de traverser les quartiers modeste puis de traverser le centre ville pour arriver à la mairie puis finir par aller dans la périphérie de la ville où j'atteignis la piste de course. Comme à mon habitude de regarder un peu partout sur mon chemin pour savoir ce qui se passe dans la ville j'avais remarqué que peu de monde était levé à cette heure-là de la matinée et préférait dormir encore profondément. Seuls les plus courageux ou des sportifs ou des personnes âgées s'étaient décidés à sortir de leur maison. Si les rues dans le centre ville d'Elysian Fields étaient désertes, c'était encore pire au niveau de la périphérie. Au moins, je pouvais courir dans le calme et me concentrer sur ma respiration. Je passai devant le poste de police, le centre de journalisme et la boîte de nuit où tous mes souvenirs de septembre dernier avec Felix me revinrent en mémoire. Ses mots de ce soir-là me restaient en tête et n'arrêtaient pas de tourner en rond. Rien qu'en repensant à ces derniers mots, mon cœur s'accélérait et mes joues rougissaient. Je ralentis la cadence et secouai la tête doucement pour oublier ce moment. Je n'arrive pas à croire que cet homme est capable de me rendre dans un état pareil. Je ne vois pas ce qu'il a de spécial comparé aux autres Il est narcissique, prétentieux, égoïste, beau parleur, tricheur... Et j'en passe.

Pendant que j'étais  plongée dans mes pensées j'avais dépassé le gymnase et le terrain de football américain. J'étais désormais juste à côté de la piste de course. Comme à mon habitude je regardai un peu partout autour de moi pour voir s'il y avait du monde. Et il y avait bien quelqu'un. L'homme que j'essayais de faire sortir de mon esprit qui était en train de courir. Mon rythme cardiaque s'accéléra et mon souffle fut de plus en plus saccadé. Mais que faisait-il là?! Je continuai de le regarder tout en ralentissant de nouveau ma course. Mes joues devinrent en feu. Je le vis soudainement passer ses doigts dans ses cheveux pour les mettre en arrière. Ses cheveux ébènes ondulaient au gré du mouvement qu'il leurs donnait. J'analysai chacun de ses gestes comme une découverte historique. Dans sa main se trouvait une bouteille d'eau qu'il porta à ses lèvres qui avaient l'air si douces et faites pour être embrassées... Mais à quoi je pense?! C'est bon t'es revenu sur Terre Misaki? Je tournai la tête pour voir si ce n'était pas que mon jogging qui me donnait trop chaud mais visiblement non. Dans ma tête tout se déroulait au ralenti, de sa façon hyper sexy de boire tout simplement de l'eau ou de passer sa main dans ses cheveux dans lesquels je glisserai volontiers mes doigts ou encore de sa façon de courir dont je ne me lasserai jamais de regarder... Alors lorsque je le vis attraper son tee-shirt pour essuyer la sueur provoquée par sa course ce fut trop pour moi. Ce fut plus que ce à quoi je m'attendais et voir ces magnifiques abdos avec la lumière du soleil levant en arrière plan telle une lumière divine m'empêchèrent de détourner mes yeux de la scène. Son si beau visage où de délicats gouttes de sueur perlaient était désormais au contact de son large tee-shirt blanc. Je pouvais ainsi profiter de ce merveilleux spectacle qu'il offrait et admirer son torse si bien sculpté. Même si j'avais pu le voir lors de notre soirée à l'Olympus, je me fichais éperdument de sa marque et portais toute mon attention sur son corps d'athlète. Je descendis mon regard et vis son short au dessus de son legging de course moulant à la perfection son corps. J'étais tellement absorbée par le panorama sous mes yeux que je ne regardais plus ma route et que je me pris les pieds dans une haie et me ramassai lamentablement dans le buisson accompagné d'un cri de surprise.



- AAAAAAAAAAAAAAAH!

Je tentai de me relever mais ça ne fit qu'aggraver la situation et me faire tomber encore une fois. J'entendis un peu plus loin des rires qui se rapprochaient de plus en plus. Oh non... Ne me dites pas qu'il m'a vue faire ce vol plané... Je me fis toute petite dans mon buisson après avoir rager contre lui car je m'était blessée à mon genou gauche. Heureusement que mon legging s'arrêtait pile au niveau du genou et était donc intacte sinon j'aurais encore plus hurlé.

- Alors, on a du mal à garder l'équilibre?

- J'y peux rien s'ils foutent des haies n'importe où là!

- Rien de cassé au moins?

Il me tendit sa main droite dans laquelle je glissai la mienne timidement et honteusement. Il m'extirpa de mon piège d'un coup et je me dégageai de la haie pour bien être sur mes deux pieds. En posant mes pieds sur le sol je ressentis une vive douleur dans ma jambe. Je grimaçai dû à la douleur.

- J'ai mal à la jambe mais ça doit être une simple égratignure, ça va passer.

Il fallait vraiment que ce soit lui qui me sorte de là? Même si le voir de plus près ne me dérangeait pas le moins du monde... Je fixai les gradins et lui proposai de nous asseoir dessus pour que je puisse reposer ma jambe un instant. Il acquiesça et nous partîmes nous y installer. J'essayai de marcher du mieux possible tandis que l'asiatique m'accompagnait en marchant à la même vitesse que moi. Il détenait sa serviette sur son épaule et sa bouteille d'eau dans sa main après les avoir récupérer lorsque nous fûmes sur la piste de course. Je grimpai quelques marches et m'assis tandis qu'il s'installa à mes côtés. Je pris la parole et brisa le blanc qui commençait à se créer.

- Alors comme ça tu cours aussi?

- Il faut bien, pour obtenir un corps de toute évidence aussi distrayant que le mien il faut s'en donner les moyens.

Et je ne serai pas celle qui dirait le contraire sur son corps digne d'une statue grecque si j'étais sincère avec moi-même. Malheureusement pour lui j'étais dans le déni.

- Et toi, pourquoi spécifiquement le saut de haie?

Parce que je te matais et que je ne regardais plus où je courrais. Du coup, soudainement, une haie était sur le chemin, je me la suis prise et je me suis écrasée dedans lamentablement. Autre chose?

- Aussi distrayant... Tu crois pas que t'en fait un peu trop? Et le saut de haie... Faut dire aux gens de faire enlever ces foutues haies. C'est moche, ça sert à rien et c'est gênant!

Et oui je ne suis pas honnête face à lui pour ce genre de chose. Je ne vais tout de même pas lui avouer que je l'admirais! Il va avoir la grosse tête après et je n'ai pas envie de déformer son magnifique visage.

- Trop? Ce n'est pas moi qui suis blessée au genou je te signale.

Il me fit un grand sourire satisfait qui voulait tout dire. J'avais été prise la main dans le sac... Je ne dis rien mais je commençais à rougir. Il me tendis ensuite une serviette humidifiée accompagnée d'un "Tiens.". Je le pris et l'appliquai sur ma blessure en le remerciai en souriant.

- Moi je les trouve sympa ces haies, elles ont le mérite d'être originales. Au pire tu peux toujours amener une élagueuse et les tailler toi-même.

Je pouffai de rire au moment où il évoqua l'élagueuse. Je m'imaginais, moi avec mon gabarit en train de tenir cette machine infernale en talons, robe et collant. Cette image était hilarante autant pour lui que pour moi.

- Parce que tu crois que c'est ce corps qui a fait que je me suis ramassée ainsi? Non mais le soleil m'a éblouie là... Mais merci encore pour m'avoir aidée et pour la serviette. Et pour l'élagueuse, ouais, non je m'en passerai bien. On sait jamais ce qui peut se passer si je me sers de cet engin...

- Comme te casser un ongle?

Il me lança un regard de côté avec un grand sourire que je lui rendis en observant mes ongles et en lui montrant toute fière.

- Par exemple! Bah oui, faut que j'en prenne soin. Ça se casse facilement ces petites choses-là.

Tout au long de notre discussion je n'arrêtais pas de sourire à chaque fin de mes phrases et je lui lançais quelques regards en coin. Je dois avouer que de parler ainsi avec Felix m'avait manqué. De ne pas avoir besoin de réfléchir à quoi que ce soit et juste s'amuser... Nous avons donc parlé encore un moment avant que les hommes se trouvant avec Felix ne lui fassent signe de revenir. Les hommes que je n'avais pas du tout vu tellement j'étais obnubilée par Felix. Nous avions beaucoup rit mais toutes les bonnes choses ont une fin. Il se leva et se tourna vers moi avant de reprendre :

- Il faut que j'y retourne. Ce n'est pas en restant là que je vais brûler des calories. Ça ira?

Il me fit un grand sourire et posa sa main sur mon épaule pour montrer son inquiétude à mon sujet. Je lui attrapai sa main et lui souris également pour le persuader que tout irait bien.

- Oui ne t'inquiète pas pour moi. Je n'en ai peut-être pas l'air mais je suis forte!

Je lui dis un clin d’œil et lui montrai mes bras comme si j'avais des muscles.

- Merci d'être resté avec moi, j'ai vraiment apprécié échanger de nouveau avec toi depuis la dernière fois.

- Un plaisir comme toujours. Et tu peux garder la serviette, cadeau. Bon, j'y vais. À un de ces quatre.

Il partit directement en trottinant pour rejoindre ses amis. Il se retourna vers moi et m'offris un sublime sourire qui fit battre mon cœur encore plus fort que maintenant. Chaque mimique, sourire et taquinerie que cet homme pouvaient faire me rendaient folle. Les garçons et Felix se remirent à courir donc je décidai de rester encore un peu dans les gradins pour observer mon chino-coréen préféré faire du sport. Dès qu'il se mettait à faire un cent mètres contre les autres je ne pouvais m'empêcher de l'encourager tout bas et l'admirer. Évidemment il gagnait tout le temps. Cela me faisait bien rire d'ailleurs. Quand je pense que j'avais peur pour lui lors de ses fuites, finalement il ne risque rien. Cet homme avait certes tous les défauts que j'avais énuméré mais il était aussi chaleureux, drôle, attentionné, beau, intelligent, sportif et donc musclé, taquin et adorable que ce soit lorsqu'il était un petit garçon ou maintenant. Ah... Pourquoi fallait-il que je jette mon dévolu sur lui? Pourquoi me fait-il autant craquer? Peut-être parce que nous avons plus de points communs que je ne peux imaginer? Mais ce sourire et ces yeux... Comment ne rien ressentir?!

Au bout d'un moment je me résolue à partir. Je sortis mon portable et appelai Ryutaro pour qu'il vienne me chercher devant le Burger Queen pour ne pas qu'il tombe sur Felix et qu'il n'arrive une catastrophe qui gâcherait cette magnifique journée. Même si je me suis cassée la figure mais passons... Mon garde du corps accepta bien évidemment de venir et je raccrochai. Je me levai et me dirigeai alors vers le fast-food après avoir lancé un dernier regard vers Felix. Je finis de boire l'eau dans la bouteille en pensant à maintes reprises à un baiser indirect entre lui et moi. Je jetai ensuite le plastique vide dans une poubelle près du restaurant. En attendant que Ryutaro arrive je me mis à ranger la serviette comme je pouvais dans une de mes poches mais je compris vite que c'était impossible. Je la mis donc à l'intérieur de ma veste avec une grande minutie pour ne pas qu'elle ne tombe ou ne soit découverte. Ryutaro arriva quelques minutes plus tar. Il m'ouvrit la portière et je bondis dans la voiture tout en le remerciant. Il me demanda si tout allait bien et je lui racontai ma chute tout en évitant le sujet Felix. Mon chauffeur se mit à me réprimander en me demandant de faire plus attention sinon il allait recommencer à me suivre partout mais j'étais plus intéressée à regarder par la fenêtre en laissant mon esprit vagabonder. Mon regard perdu dans le paysage ne voyait rien d'autre que Felix et je repensais à ce moment que j'avais pu partager avec lui tout en touchant sa serviette à travers ma veste. Il allait falloir la laver et c'est ce que j'avais prévu de faire dès que je serai rentrée comme désinfecter ma blessure et laver ma tenue de sport. En pensant à cette serviette je ne pouvais qu'attendre avec impatience notre prochaine rencontre...

//Misa quitte le rp//

Codage par Libella sur Graphiorum
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Admin
avatar

Age : 25 ans
Situation : Célibataire
Activité criminelle : Escroc au jeu
Crédits : Suture
Messages : 82
Date de naissance : 18/08/1992

MessageSujet: Re: Everybody do the flop [PV : Felix Ahn]   Sam 13 Jan - 0:26

Lumières sur le sujet
Pv Misaki
Mon ombre se jetait sur le sol, puis venait glisser entre les lattes du parquet de l’ancien propriétaire. Face à moi se dévoilait une vue plongeante sur la rue et le parc le plus grand de la ville. Ainsi droit devant la baie vitrée, j’observais attentivement ce que cet appartement avait de mieux à offrir.

Là bas, à une centaine de mètres de l’entrée de l’immeuble se trouvait un bar à la devanture colorée. N’y étant pas habitué, je n’étais cependant pas sans savoir que derrière la porte de la réserve s’y cachait en réalité une salle de jeu clandestine qui accueillait quelques joueurs à ses heures perdues. Ce n’était certes pas l’industrie qui se dissimulait au sein de la station de chemin de fer désaffectée, mais ce serait suffisant pour occuper mes heures d’ennui.

Un peu plus loin, juste derrière un gratte ciel vitré, j’entrevoyais l’appartement de Jackson. Cependant la distance qui nous séparait en cet instant, à savoir trois cent mètres, était suffisante pour me couper des bruits que pourraient provoquer ses soirées endiablées. Mais après tout, qui s’en préoccupait ? Car oui, ’étais celui qui participerai activement à chacune des veillées que mon ami organiserai par la suite…

Le parc, aussi enneigé fut-il en cette veille de nouvel an, ne me cachait pourtant pas des beaux quartiers dans lesquels vivaient ma famille. Une grimace défigura alors mon visage harmonieux. Et pourtant je tentais de me raisonner. Car malgré sa petite taille, ce logement pouvait amplement convenir à mes besoins primaires. Il avait tout, à savoir un potentiel de décoration, le luxe d’un immeuble classieux, un emplacement idéal pour échapper aux soirées en bonne compagnie, et était un point de chute bien placé pour fuir le nid familial qui commençait à me peser. C’était certes moins économique que de vivre aux côtés de ses parents, mais je voyais déjà en cet endroit le côté chaleureux que je ne trouvais pas entre les murs spartiates de la maison des Ahn.

Pourtant, je ne comptais pas mettre ses derniers au courant avant quelque temps. Car l’argent grâce auquel j’allais m’approprier pareil bien n’était nullement sorti de leur poche, et dépassait certainement l’image qu’ils se faisaient de mon compte en banque...
Dans mon dos j’entendais les pas de la fille du propriétaire, faire écho sur les murs fraîchement repeints, pour venir se perdre dans l’air d’un appartement incroyablement vide.

- Sachez cependant que cet appartement n’a pas encore été mis en vente auprès des agences immobilière. C'est de particulier à particulier, et parce que nos familles se connaissent.

- J’en ai bien conscience… D’ailleurs si vous vouliez bien faire passer sous silence cet achat, vous comme votre père, ce serait fort agréable. Et si cela vous pose problème… disons que je suis disposé à acheter cet appartement en y ajoutant un petit supplément, disais-je en plissant quelques peu les yeux avec un sourire malin. Vous voyez ce que je veux dire Abbigail. Je ne me trompe pas n’est-ce pas ? demandais-je faussement vis-à-vis de son prénom. Ou serait-ce plutôt… Abbi ? finissais-je par sourire en me retournant vers la grosse dinde.

J’avais quitté ma posture pour me rapprocher de la dite vendeuse qui m’était attribuée. Car bien que laide, elle avait l’avantage de posséder un puissant pouvoir de persuasion sur sa famille. Et à Elysian Fields tout le monde le savait, monsieur Butterson était loin d’être mou comme du beurre quand il s’agissait de faire affaires. C’était d’ailleurs là une qualité que semblait apprécier ma mère.
Aussi mieux valait prendre exemple sur ma génitrice et savoir user sagement de ses qualités physiques naturelles pour s’attirer les faveurs des Butterson. Et par chance, la fille de ce grand propriétaire immobilier était aussi stupide que repoussante.

- Vous… vous souvenez de mon nom ? demanda-t-elle en ne réussissant pas à garder son regard dans le miens.
- Bien entendu enfin, comment aurais-je pu l’oublier, continuais-je avec un faux sourire. Après tout c’est ma…

Soudain, du plus profond de ma poche, mon téléphone vibra suffisamment fort pour mettre un terme à cette conversation surfaite. Le saisissant d’une main disponible, j’entrevis le visage ridicule de Jackson s’afficher sur l’écran.

- Ah, je vois qu’on vous appelle. Ca doit être important ne vous gênez pas pour moi. Je vous laisse réfléchir quelques instants, dit-elle avant de quitter la pièce en se dandinant tel un pingouin mal fringué.

- Oh mais que c’est généreux de votre part Abbi, j’ignorais que vous pouviez faire preuve de tant de qualités.

Juste avant de quitter la pièce elle avait gloussé, et lorsqu’enfin la dite “demoiselle” eu claqué la porte j’avais perdu mon sourire.

- Oui Jackson ? avais-je sèchement dis en décrochant le téléphone. Comment ça je ne t’ai rien dit ?!

Pas à pas, je me rapprochais de la baie vitrée, faisant résonner l’écho de ma voix dans l’appartement.

- Mais de quelle fille tu parles, et QUAND surtout ?! Parce que vu le nombre de fois où ce bouffon d’Oli m’à posé un lapin, je ne considère plus ça comme… attends attends calme toi. Sur la fille t’as des précisions ?

Dans mon oreille raisonnait  la voix agitée et inconstante de mon ami, qui tentait ardemment de me faire cracher ce que je ne voulais avouer. Et soudain, lorsqu’il me parla d’une piste de course, de Pat et Ahmed, et d’une matinée ensoleillée, je venais tout juste de poser mon regard sur les quelques passants qui défilaient sous mes yeux.

Alors, au milieu de cette foule, j’entrevis une jeune femme se faufiler entre les citadins pour ne pas ralentir son pas de course. Un T-shirt blanc, un legging noir et les cheveux attachés en arrière, c’est presque si mon cerveau n’avait pas confondu souvenir et réalité.

- Ah. Cette fois-là.

Tandis que je la regardais s’éloigner, les mots de Jackson ne m’apparurent plus que comme un brouhaha de fond. Et, tandis que la coureuse passait de l’ombre à la lumière, éclairée par un soleil couchant, j’entrevis l’image de Misaki.
Ce matin là nous étions parti nous exercer entre amis, et comme si de rien n’était j’avais posé mon regard sur la jeune femme que j’avais délibérément évité. Au fond de mon être, je m’étais surpris à prier de ne pas la recroiser, dans l’espoir que des mois de séparations aient atténués les battements incessants qui martelaient ma poitrine. Mais même ce matin là, bien que séparés d’une centaine de mètres, mon regard avait comme été attiré par cette princesse.

J’ignorais depuis combien de temps elle avait commencé sa course, mais chacun de ses pas me donnait l’impression qu’elle attirait la lumière jusqu’à elle. Mettant à nouveau court à mes émotions, j’avais entrepris de porter uniquement mon attention sur notre activité de groupe, à savoir un usage détourné de la piste de course. Peut-être étions nous parti là-bas avec pour objectif de pratiquer un sport collectif, mais de ce jour, je ne me souviens que de la chute que Misaki avait effectuée à même la haie.

Cette pensée m’arracha un sourire véritable, qui me fit lentement battre des paupières. Car aujourd’hui comme en cette matinée d’octobre, je n’avais pu me retenir de rire face à cet exploit acrobatique. Et pourtant après réflexion, cette dernière avait certainement souffert de cette embrassade involontaire avec le buisson.

Je me rappelle de la serviette que je lui avais prêté ou encore de la bouteille d’eau qui m’avait servit à l’humidifier. Mais qu’advenait-il de notre conversation ? En effet, bien que nous ayons parlé longuement, je ne pouvais désormais que tenter d’imaginer notre échange passé. Tout était flou.

- Alors, il s’est passé quoi ?! avait hurlé Jackson dans mon oreille.

Le regard perdu dans le vide, un sourire triste sur le visage, j’avais glissé une main le long mon pull gris jusqu’à ma poitrine.

- Quelque chose que je vais regretter.

[/url]
// FIN DU RP //


_________________

Felix Ahn ◈
"Et alors ? Je vois pas où est le problème." par Felix Ahn, 12 ans, après avoir cassé la précieuse crèche de sa tante avec comme justification : "En même temps tout le monde trouvait ça moche".
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Everybody do the flop [PV : Felix Ahn]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» FLOP mâle croisé caniche-yorkshire 2 ans SPA DOUAI 59
» sonnet de felix arvers ( mes heures perdues)
» Henrik Sedin sera t-il un flop ???
» Présentation de Felix B. Fawkes [Validée]
» FELIX DARFOUR: l'Africain qui tenta de sauver Haiti des délires de Boyer

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Elysian Fields :: Les oubliettes :: Archives :: Contexte 1-
Sauter vers: