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 On vous souhaite un Joyeux Noël... [RPs solos, sujet clos]

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Age : 39
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Date de naissance : 02/02/1978
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MessageSujet: On vous souhaite un Joyeux Noël... [RPs solos, sujet clos]   Mer 27 Déc - 3:44

Noël était fait pour être fêté en famille. C’était ce que Maverick s’était dit, bien qu’il avait été invité par une charmante conquête à venir passer la soirée du Réveillon chez elle. Une belle brune aux yeux bleus comme on en fait pas souvent. Toutefois, en tant que père un minimum responsable, Maverick avait refusé poliment ; il avait une gamine qu’il ne devait pas décevoir, ce que la jeune femme n’avait pas compris. Il avait été au regret de définitivement dire au revoir à cette idiote.
Au fond, la seule chose qui ennuyait véritablement l’inspecteur, c’était qu’il allait devoir, un jour, avouer à sa chère petite Calista que le Père Noël n’existait pas. Il ne le ferait sûrement pas ce soir, cela allait de soi. En rentrant chez lui, il retrouva sa fille en train de dessiner, la charmante Serenity Skylar attendant sagement le retour du père. Elle portait une robe rouge, ce qui était tout à fait en accord avec la période, et de jolis boucles d’oreilles en forme de paquets cadeaux ; il trouvait cela mignon.


- Je vais vous laisser, passez un bon Réveillon !

- Merci, à vous aussi Miss Skylar !

- Je vous ai déjà dit de m’appeler Serenity.

Serenity sortit de l’appartement, faisant soupirer la petite fille.

- Papa, rattrape-la et demande-lui de passer le Réveillon avec nous, elle est toute seule.

- Ooh !

Maverick n’avait jamais envisagé que la jeune femme soit toujours aussi solitaire malgré sa manière d’être et de faire qu’il lui connaissait. Il pensait qu’elle aurait déjà quelqu’un pour le Réveillon mais il semblait que cela ne soit pas le cas. Alors, écoutant Calista qui, même étant jeune avait de beaucoup de recul sur la plupart des situations vécues par son père, avait compris qu’il y avait quelque chose entre sa nourrice et son père, il rattrapa la jeune femme.
Ce fut laborieux mais il finit par trouver les mots afin de l’inviter à passer le Réveillon avec lui et sa fille.


- Ce n’est peut-être pas maman mais au moins on est trois, avait chuchoté la petite fille à l’oreille de son père ; celui-ci l’avait regardé, d’un air quelque peu rêveur. A force d’aller à droite à gauche depuis la mort de sa femme, il se sentait un peu coupable à l’égard de Calista ; il était toujours dans l’incapacité de lui trouver une mère…

Pendant que la petite fille regardait quelques programmes bidons à la télévision, Maverick et Serenity préparaient le repas ensemble, échangeant quelques astuces de cuisine et anecdotes sur des Réveillons passés.
Lorsque le dîner fut prêt, Calista alla chercher quelque chose dans sa chambre et les tendit aux deux adultes. Les deux cadeaux étaient emballés dans un papier cadeau doré ; celui pour Serenity était une petite boîte blanche dans laquelle il y avait une barrette en forme de coccinelle, quant à Maverick, il eut droit à un rond de serviette (fait à partir d’un rouleau de PQ, décoré avec de la peinture, des paillettes et des gommettes).


- Mais enfin, ma chérie, ce n’est pas l’heure encore !

- Laisse tomber papa, je sais que Papa Noël ne viendra pas, il n’existe pas.

- Qui t’as dit ça, Calista ? Bien sûr qu’il existe !

- Tu sais très bien qu’il n’existe pas papa. Sinon, il aurait ramené maman.

****

Dans les quartiers pauvres, Judicaël regardait la neige tomber par la fenêtre. Il n’aimait pas Noël. Surtout et encore à cause de Diane mais surtout parce qu’il s’agissait d’une fête terriblement commerciale. Et il n’aimait pas trop ce côté-ci. Il n’appréciait que le côté festif, joyeux et familial ; mais il n’était ni d’une humeur festive, ni joyeux et n’avait plus de famille sur qui compter. Ils l’avaient laissé tomber.
Remuant son passé et ses sombres pensées au fond d’une bouteille de bière, il repensait encore à Guillaume Boissiet. Son cœur ne pouvait s’empêcher de battre pour cet homme. Il s’était promis de ne pas retomber amoureux mais on ne peut pas dompter ses sentiments. Lui, encore moins. Il était devenu presque paranoïaque depuis qu’il tuait. On ne se débarrasse pas de ce genre de choses. Même si la justice humaine peut le louper, la justice divine ne passera jamais à côté de cette infamie.
Il avait songé à faire une trêve de Noël à toutes ces choses qui lui rappelaient sa sœur mais il n’avait pas pu s’empêcher de prendre une nouvelle vie. Il avait passé du temps à nettoyer le sang sur ses mains alors que le rouge était déjà parti en si peu de temps, tant il avait été méticuleux. Tuer était devenu enivrant, une drogue, un besoin. Il savait que cela le rattraperait un jour ; il espérait simplement que les fautes de sa sœur la rattrapent elle aussi, un jour.

Il regarda les sirènes de police passer devant chez lui pour s’en aller à un autre endroit du quartier. Il avait été prudent. Il ne serait pas inquiété, malgré l’épée de Damoclès au-dessus de sa tête. Il savait qu’on enquêtait sur ses crimes comme lui enquêtait sur les siens. Il avait juste fait une erreur qui fera partie du tout qui lui sera fatal.
Il ne finirait peut-être pas l’année tranquille…
Joyeux Noël tout de même, Judicaël. C’étaient les derniers mots d’une lettre envoyée par sa sœur. Elle lui donnait rendez-vous le lendemain ; son erreur sera d’accepter de s’y rendre.


****


Akumu Seikyo regarda le sapin de Noël dans un coin de son somptueux salon à l’européenne. Assis dans son fauteuil, devant la cheminée, il buvait une gorgée de saké.


- Je ne pensais pas que vous voudriez passer le Réveillon avec nous, père.

- Outre le côté très commercial de cette fête païenne me permettant d’étaler encore plus notre prestige et notre richesse, j’apprécie très fortement les valeurs de réunion de famille qu’elle véhicule. Et j’avoue que les occidentaux font de bons chocolats et que la bûche glacée est un met appréciable. Au moins, ils savent faire quelque chose de correct. Autrement, quelles bonnes nouvelles m’apportez-vous, mes enfants ?

- L’immolation exemplaire de quelques ennemis par mes propres soins.

- Pourquoi autant de violence ?!

- Ce sont des ennemis, mon frère. Mais je te rassure, étant donné que c’est la période de Noël, j’ai jugé bon de...

- D’épargner leur famille !

- De les brûler tous ensemble, bien sûr. Ils criaient tous un peu. Ce que je ne comprends pas c’est qu’on leur ait permis de mourir ensemble, alors pourquoi hurler ?

- Parce que tu les as tués ? Le feu...ça brûle ! Ça fait...mal !

- Vraiment ?

La jeune femme approcha sa main du feu. Son frère l’en retira bien vite mais sa sœur n’avait pas bronché. Akumu Nazo, car c’est son nom, fille adoptive d’Akumu Seikyo et donc sœur adoptive d’Akumu Takahiro est atteinte d’une maladie particulière.

- Je ne me souviens plus du nom de ta maladie mais je dois bien avouer qu’elle m’amuse.

- C’est dangereux !

- Je ne ressens rien…à quoi bon ?

L’homme d’affaires véreux partit d’un grand rire, faillit s’étouffer avec son saké au passage et se tourna vers son fils.

- Et ta bonne nouvelle ?

- J’ai réussi à faire empoisonner la femme et l’enfant d’un Taniguchi.

- Et tu me reprochais d’avoir tué des enfants avec leurs parents ?

- Un fœtus n’est pas vraiment supposé ressentir quoique ce soit, n’est-ce pas ?

- Oooh ! Mes enfants, dans mes bras, je vous adore !

****

Wang Zhen Shi était assis dans son fauteuil, un couteau à la main. Jing Hai lui avait apporté une couverture et un peu de thé pendant qu’il préparait le repas. Le visage de Wang Zhen Shi était blême, il avait des cernes sous les yeux. L’état de ses bras et de sa face reflétaient ses problèmes actuels avec la consommation de substances parfaitement illégales. Le couteau n’atteint pas sa cible et se planta juste à côté du visage en papier représentant Wang Zhen Zhong. Ce dernier avait presque resserré son étau autour de lui ; Wang Zhen Shi était piégé. Son frère était sur la bonne piste et il avait obtenu qu’il soit surveillé. Le chinois était relativement en sécurité tant qu’il restait dans Chinatown mais dès qu’il sortait, il savait qu’on le surveillerait.
Il sentait que bientôt, ce serait la fin. Le marchand ambulant qu’il rencontrait souvent ces derniers temps lui avait fait le coup de l’oiseau choisissant une enveloppe pour lui. La prédiction lui faisait froid dans le dos. Il allait peut-être mourir. De rage et d’incompréhension, il avait essayé de rattraper ce fichu marchand ambulant mais celui-ci s’était volatilisé, comme à son habitude. En vérité, le pauvre s’était encore cassé silencieusement la figure derrière les caisses où il s’assied, au même moment où la fumée d’une cuisine voisine était venue le surprendre.
Noël n’existait pas pour des gens comme Wang Zhen Shi. Il le savait. De toute façon, il n’y connaissait rien. La seule chose qui l’omnibulait était cette histoire de prédiction.


Le serpent a déjà mordu
Le venin s’est déjà répandu
Accepte la défaite
Bientôt tu perdras la tête
De la main d’un être aimé
Tu seras achevé
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