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 Lumières sur le sujet ~ pv. Misaki

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Felix Ahn
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MessageSujet: Lumières sur le sujet ~ pv. Misaki   Mar 26 Sep - 23:07

Lumières sur le sujet
Pv. Misaki
L'Olympus était en feu. Ce soir là il y faisait si chaud que l'on pouvait sentir émaner des corps endiablés un embrasement convoité. Le bar, la piste de danse, les coins et recoins lugubres... tout l'espace de la boîte de nuit avait été envahit par des clients assoiffés de contact humain. Peu à peu les épaules féminines s'étaient dénudées et les jupes retroussées, dévoilant autant de peau que la chaleur ambiante pouvait autoriser.

Des gouttes de sueur perlaient des tempes de chacun, coulaient le long de nuques contractées et venaient humidifier les tissus à mesure que les basses faisaient vibrer la pièce. De plus, la lumière des néons bleus et violets qui couvraient les murs se reflétaient sur ces corps débordant de sensualité. Ainsi, de là où je me trouvais, ces masses plongées entre pénombre et clarté offraient un spectacle sans pareil, semblable à une nuit étoilée.

Accolé au bar dans un coin de la boîte de nuit, j'observais la vue, l'oeil attentif. Il m'avait été donné de nombreuses fois de venir en ce lieu érotique. Et pourtant il me fallait admettre qu'aujourd'hui le DJ réussissait à transformer de simples chansons en supports propices aux délices charnels. Cependant, une bière à la main, je n'étais pas venu ici pour profiter des plaisirs outrageants du monde de la nuit. Ce soir mon intérêt était ailleurs.
En effet, d'ici à quelques heures, quand les esprits auraient suffisamment été enivrés par la musique et l'alcool, il allait être temps pour moi de quitter ce lieu paradisiaque. Non pas pour rentrer accompagné, mais pour récupérer un sac de billets verts qui m'attendait au fond d'un des casiers surveillés du vestiaire. J'étais revenu la semaine passée d'un voyage en terre californienne, où Monsieur Stanley, Isabelle et moi-même avions profité de nos vacances pour remplir nos comptes à l'aide d'une ou deux cartes bien placées. Aujourd'hui il était temps pour moi de récupérer mon dû, là où personne ne serait allé le chercher. Là où j'étais devenu un habitué. Là où le trésors des pirates avait été enterré après un long chemin en jet privé.
Ainsi, un coude posé sur le comptoir aux reflets argentés, j'attendais que l'actuel propriétaire de la clef _ anonymement complice de nos supercheries_ vienne me remettre en mains propres l'accès au butin.

En temps normal j'aurais professionnellement choisis de rester sobre. Mais la claque que je m'étais pris plus tôt dans la soirée m'avait chamboulée. Car si mon corps avait évolué depuis le lycée, pourquoi celui des ex-petits intellos martyrisable n'en auraient pas fait de même ? Iris était la preuve vivante de mon erreur, et avait remis en cause plusieurs préjugés fondés sur un passé lointain.

- Une autre Felix ?
- Non Seth. Aujourd'hui je tiens à limiter la casse.

Le barman s'était davantage approché de moi, puis avait décapsulé une Desperados d'un sourire trop charmeur.

- Aller, celle-ci c'est moi qui te l'offre.


Mes sourcils s'étaient froncés. Y avait-il plus derrière cette bière que le clin d'oeil qu'il m'avait glissé ? Voilà une idée qui me répugnait au plus haut point. Encore heureux qu'il n'ait pas pris l'initiative de glisser son numéro sur une serviette en papier ou je serai parti gerber dans les toilettes.
Ma vue chancela alors. Je sentais l'alcool embrumer mes sens et embellir mon entourage. Il était temps d'arrêter. Mais malgré cette prise de conscience ma main vint échouer sur la bouteille fraîchement ouverte. Bientôt l'alcool coula dans ma gorge, humidifiant onctueusement mes lèvres asséchées par la chaleur ambiante.

Puis soudain, abaissant ma bouteille, je la vis.

Et pourtant parmi toutes les jeunes femmes qui se mouvaient sensuellement sur la piste de danse, elle aurait pu passer inaperçu.

De ses mains délicates elle venait de détacher ses longs cheveux bruns, les laissant glisser en cascade le long de son dos dénudé. Sa robe au drapé scintillant moulait ses formes à la perfection, mettant en valeur les quelques rondeurs qu'elle possédait. Du noir pailleté en boîte ? Voilà qui était bien audacieux.
Mais à la vue de la Japonaise il me sembla pour la première fois évident qu'elle n'avait pas besoin de miser sur sa tenue pour attirer les regards. Il est vrai que ses gracieux bijoux reflétaient à la perfection les lumières dansantes de la piste et que ses talons rendaient ses jambes plus harmonieuses que d'ordinaire. Et pourtant ce n'était pas là ce qui faisait d'elle l'une des filles les plus visibles de cette attirante boîte de nuit.
Je n'étais de toute évidence pas le seul à penser de la sorte puisqu'auparavant seule, un garçon ne tarda pas à la rejoindre. Au rythme de la musique déferlant sur les lieux, il s'était intensément rapproché d'elle. Puis, sans que je ne m'y sois attendu, elle sembla accepter cette approche peu délicate. Et bientôt tous deux s'étaient mis à danser un collé-serré qui en aurait fait jalouser plus d'un.
Un sourire s'était dessiné sur mon visage. Et pour cause je découvrais une nouvelle facette à cette fille décidément pleine de surprise. Qu'allais-je découvrir de plus si nous continuions ainsi de nous croiser ? Pire. Qu'allait-il advenir si nous étions amenés à nous côtoyer ?

Buvant à nouveau, je réalisais. Il m’était impossible de détacher mon regard d'elle. Et même si désormais cette dernière était accompagnée, il me sembla qu'elle était seule sur la piste. Comme si une fois de plus il ne restait qu'une fleur sauvage au milieu de mauvaises herbes. Sauf qu'ici il n'y avait ni Yakuzas ni kimonos. Seulement une situation ordinaire, qui ne pouvait prêter à confusion.

Etait-ce l'alcool qui me faisait penser ainsi ?
Oui, il était certain que cela n'aidait en rien. Et pourtant, je n'en étais pas persuadé. Puisqu'ayant l'habitude de m'enivrer, j'avais appris avec le temps à discerner les différents sentiments qui pouvaient envahir ma poitrine sous l'effet de la boisson. Et celui-là n'était en rien comparable avec ceux éprouvés jusqu'ici.

Pendant l'espace d'un instant privilégié, j'aurais juré que nos regards s'étaient croisés. Je l'avais sentis. C'était presque si je n'avais pas vu mon reflet malicieusement souriant au fond de ses yeux devenus ambrés avec la lumière environnante. Mais incapable de me détourner de son visage finement maquillé, j'avais repris une gorgée de mon amère bière.

Mieux valait qu'elle ne vienne pas me voir. Pas ce soir, ou les choses seraient certainement devenues trop compliquées. Cependant au fond de moi je n'avais qu'un souhait ; j'espérais secrètement ne pas avoir imaginé ce regard furtif. Oui, j'espérais qu'enfin de compte, ce soit le danger qui vienne à moi.

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Dernière édition par Felix Ahn le Jeu 23 Nov - 2:27, édité 1 fois
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Misaki Midori
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MessageSujet: Re: Lumières sur le sujet ~ pv. Misaki   Mer 27 Sep - 0:59

Lumière sur le sujet
Samedi soir. Voilà un moment que la fusillade du 4 juillet est passée. J'avais bien compris ce jour là que Ryutaro m'était d'une aide précieuse et je n'avais pas envie qu'il soit trop loin de moi en cas de danger. Cependant, je voulais retrouver ma vie de jeune femme. En gros, je voulais sortir le week-end comme avant. Pour ça, il fallait que mon garde du corps soit d'accord. Au départ il n'était pas pour vu ce qui s'était passé lors de la fête nationale. De nouveau j'avais dû le supplier pour me laisser sortir. Bon j'avoue je l'avais surtout négocier à coup de " Mais comment veux-tu que l'on pense que je suis une jeune femme ordinaire si je reste cloîtrée dans cet appartement miteux tous les week-end?". Et effectivement j'eus raison de lui. J'avais plutôt bien marchandé je l'avoue, j'étais fière de moi. En vrai j'avais l'impression que Ryutaro était une figure paternelle qui parlait avec sa fille adolescente. Cela me désespérait un peu car à 23 ans devoir avoir l'accord de quelqu'un pour faire ce que je veux me repousse et m'énerve. Enfin bon, je devais faire avec... En attendant j'étais excitée à l'idée de sortir pour la première fois depuis l'attentat. Il fallait pour cet événement marquer le coup! Je n'allais rien laisser passer! De la tête aux pieds je devais être resplendissante. C'est pourquoi je devais être impeccable.

Je pris alors un moment pour choisir ma tenue de ce soir, le maquillage adéquat, les accessoires, les chaussures et enfin la coiffure parfaite. Je pris le temps également de me mettre du vernis transparent et pailleté après m'être douchée et occupée de ma chevelure brune. Même mon odeur devait être telle qu'elle puisse embaumer l'espace où je me déplace même dans cet endroit croupissant de sueur qu'est la boîte de nuit. Une fois séchés et démêlés je laissai mes cheveux pour l'instant. Je m'occupai donc d'appliquer le vernis. Quand ce fut au tour de ce dernier d'être sec je mis ma tenue. Oui j'étais en sous-vêtement depuis le début. Un problème peut-être? Pour ce soir j'avais choisi une robe noire, dos nus avec des paillettes, de longueur mi-cuisse. Je savais malheureusement très bien que je n'avais pas beaucoup de poitrine et que je possédais de fines hanches comme toutes bonnes asiatiques. Alors je n'allais pas mettre un décolleté si plongeant qu'on pourrait voir mon nombril pour me prendre des réflexions sur le fait que je n'ais pas de seins. Le devant couvrait donc cette partie de mon anatomie mais ce n'est pas pour autant que cette robe ne moulait pas mon corps. Je le confesse, je ne suis peut-être pas la plus affriolante des filles mais je sais ce que je vaux et mon physique n'est pas non plus à jeter. Je suis une jeune femme ni ronde ni maigre. Pas un gramme de graisse en trop ni en moins. Je n'ai pas que la peau sur les os mais je ne roule pas non plus. Après tout je fais bien assez attention tous les jours devant le miroir en culotte, soutien-gorge. De plus, les hommes que je côtoyais ne se plaignaient pas de mon non-développement de poitrine et de hanches. On va dire que je n'ai pas besoin de ça pour attirer les regards. Enfin bref, assez parlé de moi! En fait non on va juste continuer sur ma tenue de tout à l'heure. Ensuite, j'avais opté pour des accessoires plutôt fin pour aller avec ma corpulence. Je portais donc un bracelet fin argenté et un collier avec un pendentif en cristal. Je décidai de mettre un léger maquillage. Par ailleurs récemment j'avais acheté des produits de beauté de la célèbre marque de luxe Cosmantis. Pour me maquiller, le choix fut porter sur mes yeux. Pour moi tout passe dans le regard. En un regard, un battement de cil, on peut voir ce que l'autre pense de nous. Toute la séduction passe par cette partie du corps à mon avis. Sans se mentir on sait tous pourquoi on va en boîte de nuit... Draguer! Donc que je me maquille les yeux était tout à fait logique. J'avais donc refais mon teint, un peu de fard à paupière LÉGER, du crayon marron et du mascara. J'avais fini de faire ma beauté et je fis désormais ma coiffure. Pour cette dernière je voulais quelque chose de sensuel, facile à enlever et qui ne me dérangerait pas pour danser. Quelque chose de structuré mais pas trop. C'est ainsi que je partis sur les cheveux relevés par une pince. Comme ça j'aurais moins chaud lorsque je serai sur le dancefloor. Pour finir, j'avais pris un petit sac noir et argenté et des sandales avec des talons de 8 cm de haut, noires également. Il fallait que je sois plus grande mais que je n'ai pas trop mal aux pieds tout de même. Je sortis de ma penderie une veste en cuir pour ne pas avoir froid en sortant au cas où.

Une fois que je fus fin prête, c'est-à-dire après un rapide coup d'œil en tournant sur moi-même devant la glace, je partis frapper à la porte de Ryutaro. C'est lui qui devait me conduire à Olympus, une des boîtes de nuit de la ville. Quand je pense que j'ai mon permis mais que je ne peux même pas faire un mètre en voiture seule... Mais bon, je ne me plains pas trop quand même, il est assez sympa de m'emmener là-bas.

J'étais enfin arrivée. J'avais à peine posé un pied sur le trottoir que j'entendais déjà la musique assourdissante sortir du bâtiment où j'allais pouvoir vivre ma vie de femme de 23 ans comme je le souhaite! Elle m'appelait je le savais.

- Faites attention à vous Mademoiselle.

- Mais oui ne t'inquiète pas. Il n'y a pas des fusillades tous les jours!

Je lui souris et lui souhaitai une bonne soirée. Il en fit de même et je fermai la portière. Il redémarra et repartit dans sa grosse voiture NOIRE également. Et oui j'étais tout en noir aujourd'hui, jusque dans la voiture. J'avais tout ce qu'il me fallait. Ça y est. Il était minuit. La soirée allait pouvoir enfin commencer. Je comptais bien m'amuser!

Et c'est ce que je fis. Une fois entrée dans la boîte après avoir fait une queue immense et passé les vigiles. Je posai donc ma veste et mon sac au vestiaire. J'avais caché ma carte bleue préalablement dans mon soutien-gorge. Et bien quoi? Je n'ai pas de poche et je n'allais pas me trimbaler cette dernière dans la main au risque de me la faire piquer? NON MERCI MONSIEUR! Et puis c'est un des seuls avantages à être une femme donc voilà. En tous cas j'étais prête à boire! Je m'installai donc au comptoir et commandai un mojito. Enfin... C'est ce que je voulais mais un homme me devança.

- Un mojito pour la demoiselle.

- Mais je n'ai encore rien commandé...

- Oh c'est l'homme là-bas qui vous l'offre.

Je me retournai gracieusement vers l'homme et lui souris. Et d'un. Ça commençait déjà. Il faut dire qu'il n'était pas mal. Il s'approcha de moi et nous discutâmes de tout et de rien. Finalement il était ennuyeux. Je le lâchai alors après deux verres, payés par ses frais, pour aller danser. Il faut bien que je remue mon corps sur la piste! Qu'est-ce que je ferais ici sinon? Il était à peu près une heure du mat et la nuit ne faisait que commencer! Les musiques défilèrent les unes après les autres et je dansai différentes chorées selon les chansons. Plus le temps passaient et plus j'en avais marre de danser seule. Soudain une proie arriva dans ma ligne de mire. Un brun, yeux verts, grand. Il était vraiment mignon et surtout, non accompagné. Je me mis alors à me dandiner pour faire en sorte qu'il me remarque et ce fut chose faite. Après que j'ai retiré délicatement ma pince de mes cheveux et avoir joué avec, il vint alors me trouver.

- T'es toute seule ma belle?

- Yep! Libre comme l'air et toi?

- Pareil. C'est mieux quand on a pas de chaîne aux pieds!

- Oui c'est clair!

Et encore un qui n'allait pas faire long feu. Je lui souris mais je savais très bien qu'après avoir dansé avec lui ça serait bye bye à jamais! Soudain une musique latino se lança.

- Tu sais danser ce genre de chose?

- Bien sûr pour qui tu me prends?

- Oh... Intéressant. Ça te tente de m'avoir comme partenaire?

- J'attendais justement que tu le proposes!

Je lui pris donc sa main puis nous nous plaçâmes de sorte à pouvoir danser un collé serré. On peut dire que Shakira était la reine pour faire danser cette chorégraphie à beaucoup de gens avec ses chansons. La chanson finie nous nous relâchâmes. J'avoue qu'il était plaisant d'être dans ses bras mais je savais également qu'il n'était là que pour avoir une femme dans son lit et ça... C'était non pour moi.

Je posai mon regard vers le bar... Encore lui. Je reconnaîtrais son visage asiatique entre mille. Felix. C'est vrai que l'on s'était rapprochés avec la fusillade mais ce n'était pas encore le grand amour. Juste... Une connaissance. J'avais appris à connaître des facettes de lui différentes, c'est tout. Je battis des cils un instant en le regardant. Mais le mec qui m'accompagnait me fit redescendre sur terre.

- Tu t'en sors pas mal ma belle.

- Je te retourne la compliment! Faudrait qu'on se refasse un, un de ces quatre.

Je lui fis un clin d'œil mais le message était clair. Pas aujourd'hui. Laisse-moi. Il me sourit également avant de partir. Apparemment il avait bien compris que je serais le genre de femme à être une "chaîne". J'étais désormais de nouveau seule sur la piste et je n'avais pas envie de danser sur une chanson inconnue. Je me dirigeai alors vers le bar. Pas à pas. Je posai délicatement mes pieds au sol. Les talons de mes chaussures laissant émaner un petit "toc", le bruit significatif de ces derniers. Mes cheveux balançant de gauche à droite pendant que je marchais. J'atteignis donc l'asiatique et m'assis sur un tabouret à côté de lui.

- Une tequila barman!

- Tout de suite mademoiselle.

- Belle soirée Felix? Comment tu vas depuis la dernière fois?

Je lui servis un sourire, mon bras accoudé au comptoir du bar et ma main contre mon menton. Je remis une de mes mèches derrière mon oreille.

- Ah d'ailleurs ne t'en fais pas aujourd'hui je suis juste une femme et toi un homme...

Pas question que nous parlions de sujet comme les dettes ou je ne sais quoi! Le sujet qui fâche quoi. Juste de nos vies en tant que Misaki, femme de 23 ans et Felix, fils de riche.

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MessageSujet: Re: Lumières sur le sujet ~ pv. Misaki   Dim 15 Oct - 12:26

Lumières sur le sujet
Pv Misaki
Finalement le mal avait transpercé le destin d'une flèche ensanglantée.

Comme au ralentit je l'avais vu s'approcher de moi.

Un pas après l'autre, c'est avec plus de détails qu'elle se dessinait sur mes noirs iris. Bientôt je pouvais deviner le sol vibrer au contact de ses talons. Et bien que mes sens aient été embués, j'aurais juré avoir sentit l'air onduler à chacun de ses gracieux mouvements.

D'apparence impassible, mon corps avait pourtant bien réagit face à celle qui approchait. En outre une vague étourdissante s'était emparée de moi. En l'espace de quelques instant mon pouls avait accéléré son rythme, diffusant de chaudes vibrations jusqu'aux extrémités de mes doigts de pied. Mais fort heureusement pour ma dignité, j'étais asiatique. Aussi rien ne transparu, à l'exception sûrement d'une sudation in-odorante.

Et son parfum enivrant n'aidait en rien.
Lorsqu'elle pénétra mon champ olfactif c'est presque si l'envie de sourire bêtement n'avait pas eu raison de moi. Et pourtant j'étais resté statique, buvant ma bière pour faire passer le tout. Misaki quant à elle était venue s'installer à quelques centimètres de moi, embellissant l'espace isolé que je m'étais approprié. Pour la première fois depuis ce qui me semblait être une éternité il m'était devenu possible de ne plus l'observer, faignant l'indifférence.

J'avais repris une gorgée de ma bière ambrée avant de quelque peu me tourner vers elle, mon regard faussement porté sur la foule. Et bientôt une tequila fut déposé près de ses doigts délicats. Mais si un gentleman aurait payé, je n'étais pas décidé à dépenser le moindre sous. Après tout ce n'était pas comme si j'avais eu l'intention de coucher avec elle. Pas en cet instant tout du moins.

- Belle soirée Felix ? Comment tu vas depuis la dernière fois ?

- Moins bien que toi de toute évidence, avais-je ajouté en reprenant un sourire en coin.

Soudain la musique me paru trop forte, comme si elle dérangeait mes tympans eux aussi trop concentrés sur la dite Japonaise. J'aurais souhaité demander au DJ de baisser le volume, mais je restais persuadé que ce son infernal servait à cacher les battements qui martelaient ma poitrine.
De nouveau je laissais l'alcool glisser jusqu'à mon estomac, faisant ondoyer ma pomme d’Adam.

- Ah d'ailleurs ne t'en fais pas aujourd'hui je suis juste une femme et toi un homme.


Je manquais de m'étouffer. Puis, pour la première fois face à elle, je rigolais.
L'avait-elle fait exprès ? Oui, c'était certain. Et pourtant je ne pouvais effacer ce sous-entendu de mon esprit. Car après tout avait-elle besoin de préciser ce qui alors me paraissait essentiels ? Ici, au sein du lieu le plus propice aux déviances sexuelles de la cité ? Là où pour la première fois j'avais espéré que nous avions plus en commun qu'un destin affreusement entremêlé ?

- J'espère bien, répondis-je en glissant sur elle un regard complice. Sinon que serions nous ? Victime et criminel(le) ?

Puis sur cette pointe sarcastique j'avais tourné mes épaules en sa direction, prêt pour la première fois à entamer une conversation avec la princesse yakuza.

- Alors comme ça on aime s'amuser ? C'est drôle je ne t'imaginais pas trainer dans ce genre d'endroits.


J'avais jeté un regard en direction des coins de l'Olympus, toujours à l'affut de mon anonyme « Maître des clefs ». Déçu _ bien que pas réellement_ de n'avoir rien d'autre à faire que de parler avec Misaki, j'avais posé ma bière sur le comptoir.

-Et sinon Ryu ne t'en veut pas trop de sortir sans lui ? Parce que le type de tout à l'heure aurait tout donné pour être ton garde du corps d'une nuit, avais-je poursuivit d'un regard pleins de sous-entendus, accompagné d'un sourcil levé d'amusement et de provocation.

Puis soudain, au milieu de cette passionnante conversation, je tiltais.
Un bruit. Un simple son métallique sur un comptoir avait retint mon attention. Car ne s'agissant pas d'un bijoux, comment ma bouteille de verre avait pu produire pareille sonorité ?
Détournant mon regard de l'élégante asiatique j'avais brutalement été ramené à la sobriété par la vision d'une clef sous ma Despe. Puis mes yeux écarquillés s'étaient levé vers le barman. Et soudain l'idée de Seth homosexuel s'envola de mon esprit, tel l'oiseau du cerisier tatoué sur son bras. Il était là mon complice anonyme, accoudé derrière le bar, un verre en main et des billets verts pleins les poches.  

L'alcool sembla alors s'être dissipé pour me faire entendre raison. Je n'étais pas venu ici pour converser avec l'aimable coïncidence qu'était la jeune femme à ma droite. J'étais là pour faire affaires. Et pendant un court instant les perles de sueurs illuminées qui reluisaient sur le corps de Misaki m'avaient détournées de mon but premier. Alors, plus question de finir bourré.
Cependant, dans l'espoir de rester discret, c'est avec regret que j'avais fini ma bière, cul sec, pour glisser mes doigts sur le froid métal de la clef qui y avait été scotchée. Il était temps pour moi de disparaître.

- Bon, désolé mais il faut que je...

Mais alors que mon attention s'était focalisée sur comment j'allais _ malheureusement _ quitter cette soirée attrayante, j'avais raté l'essentiel. Dans mon dos le DJ avait parlé, enjaillant le public d'une activité que j'allais regretter.

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Misaki Midori
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MessageSujet: Re: Lumières sur le sujet ~ pv. Misaki   Mar 24 Oct - 0:16

Lumière sur le sujet
Je souris de nouveau. Un sourire franc. Nous avions pour la première fois de notre vie une discussion tous les deux. Il n'avait pas tort d'ailleurs, je m'amusais comme une petite folle ce soir et tout ça m'avait manquée. La dernière fois que je suis sortie un soir remonte à un moment déjà. Je ne savais pas quand serait la prochaine donc autant que j'en profite à fond aujourd'hui!

Je trempai mes lèvres avec l'alcool qui se trouvait dans mon verre. Je me délectai de celui-ci. De nouveau, cela faisait longtemps que je n'avais pas bu et l'effet de mes trois mojitos et de la tequila que je consommais petit à petit commençaient déjà à faire effet dans mon corps. Je n'étais pas déchirée ni bourrée mais j'étais bien. On va dire que j'étais pompette, gaie, joyeuse. Il fallait que je me calme sur la boisson pour faire simple. On pouvait d'ailleurs le voir à cause des phrases remplies de sous-entendu que je prononçais et dont je n'avais que faire. Oui je m'en fichais éperdument de ce qu'on pouvait penser de ça. Mon interlocuteur manqua d'ailleurs de mourir étouffé par ma faute. Je l'entendis rire. J'ouvris un peu plus les yeux, surprise de l'entendre. C'est bien une première mondiale! Felix Ahn peut rire! J'imagine qu'il sait le faire en présence d'autres personnes mais en tous cas devant moi c'était une première! Je dois dire que je le préférais comme ça que lorsqu'il faisait sa victime sous mes yeux. Je me surpris à le trouver plutôt mignon comme ça. Je me mis une gifle intérieurement. Voilà les effets de l'alcool les enfants! On ne contrôle plus ses pensées et on s'imagine des trucs bizarres! Felix mignon. Tu vas pas bien ma fille. On arrête de boire pour un moment là. Peut être plus tard dans la soirée mais pas tout de suite.

J'eus un rire léger lorsqu'il prononça les quelques mots après ma phrase. J'avais bien raison il faisait sa victime. Je n'y peux rien si je dois faire ça parce qu'il a roulé mon père à cause d'un jeu de carte. Je n'avais pas envie de rentrer dans leur histoire moi! Mais voilà maintenant ce qui est fait est fait.

- J'espère quand même qu'il n'y aura pas que ça entre nous. De base je ne voulais pas de cette relation mais bon. En plus j'ai dit qu'on ne parlerait pas de ça aujourd'hui et surtout pas ici.

Il se tourna vers moi pendant que je jouais avec mes cheveux. Je les lâchai et repris entre mes doigts ma tequila non terminée. Mes ongles manucurés étaient donc mis en évidence par la lumière des néons qui reflétait à merveille les paillettes disposées dessus. Je regardai alors ce cher Felix dans les yeux lorsqu'il me fit face. Ses yeux pétillaient. Des yeux noirs. Je crois bien que je n'avais jamais fait attention à la couleur de ses iris. En tous cas je ne devais pas être la seule à avoir bu pas mal ce soir vu comment ces derniers brillent. Mais j'étais heureuse, c'était également la première fois que l'asiatique ouvre une discussion tout à fait normale avec moi sur un sujet de jeunes adultes banals. Cela faisait un moment que je voulais en apprendre un peu plus sur cet homme dont je n'ai pu voir que des mauvais côtés. Comme d'habitude je n'arrive pas à croire que tout le monde soit mauvais ou bon il doit bien avoir des bons côtés et peut-être que j'allais les découvrir ce soir...

- Alors comme ça on aime s'amuser ? C'est drôle je ne t'imaginais pas traîner dans ce genre d'endroit.

- Et bien oui je sors souvent d'habitude. J'adore faire la fête et danser vois-tu! Mais ça ne m'étonne pas que tu sois surpris, tu ne connais pas encore tout de moi Felix...

Je lui souris avant de lever légèrement en l'air mon verre et de boire une autre gorgée du nectar se trouvant toujours dans mon verre. Une sorte de "à la tienne". Lorsque je finis de boire je posai le récipient qui contenait ma boisson. Quand Felix évoqua le nom de Ryutaro, ou du moins son surnom(?) je me mis à rire. Je ne pouvais plus m'enlever l'image du personnage de jeu vidéo avec la tête de mon garde du corps dessus.

- Il faut bien qu'il s'y fasse j'ai 23 ans maintenant et je ne suis pas une adolescente de 16 ans qu'on garde sous son aile. Alors non, il ne m'en veut pas et il n'a pas intérêt. Après tout, ce n'est pas dans ses fonctions de m'interdire de sortir en boîte de nuit.

Je tiquai sur un détail. Le type de tout à l'heure. Celui qui m'a payé un verre ou celui qui a dansé avec moi? Quoi qu'il en soit une chose était sûre, notre cher "ami" me surveillait et ce depuis un petit moment. Je me mis alors à passer ma main dans mes cheveux et souris narquoisement. Partons sur le fait qu'il parlait du "danseur".

- Oh! Celui-là! Alors comme ça tu m'observais depuis autant de temps alors que l'endroit est bombé de monde? J'attire ton regard Felix Ahn?

Je le confirme. J'adore être sous les feux des projecteurs et mon ego était en train de remonter en flèche. Je ne sais pas s'il l'avait voulu mais me dire implicitement "Oui ça fait bien 20 minutes que je te regarde" et bien ça me plait. C'est d'ailleurs pour ça que je m'étais mis en noir pour aller en boîte de nuit ça attire le regard, on se questionne sur le choix vestimentaire plus audacieux que les boules à facettes blanche, argenté ou encore or. Il n'y a pas à dire, j'adore me sentir supérieure... De plus j'adorais voir les différentes expression du visage de ce "charmant" Felix.

- Le problème du type de tout à l'heure justement c'est que je veux pas de garde du corps pour une nuit justement. On ne m'a pas aussi facilement qu'une pauvre princesse en détresse. Mais vu que tu as pu observer pendant un moment comment je danse tu dois bien avoir un avis personnellement non?

Je relevai un coin de mes lèvres, le provoquant à mon tour. Je ne fais que suggérer. Je ne mets pas les pieds dans le plat avec les hommes. C'est ça qui me différencie des autres femmes qui laissent voir leurs intentions dès qu'elles ouvrent la bouche. Je descendis mon regard vers la tenue de l'asiatique. Apparemment lui aussi avais choisi de se mettre en noir. Je me mis à pouffer gentiment de rire. Cette coïncidence était drôle je trouve. Pendant que je l'observais de la tête au pieds, ce dernier venait de finir sa bière et commençait déjà à filer. Encore?! Mais il ne fait que ça ou quoi? Je ne sais ce qui m'avait pris mais je le retins en lui attrapant le T-shirt.

- Euh... En fait je me disais...

- HEY! VOUS ÊTES CHAUD CE SOIR?!

Tout le monde se mit à hurler un oui collectif et le DJ repris.

- ON VA VOIR SI C'EST LE CAS POUR LES GARS! ALLEZ LES MECS! ON ENLÈVE LE HAUT!

Je regardai alors Felix et lui offris un petit sourire en coin rempli de malice. Il est l'heure de le mettre au défi.

- Alors Felix? Tu es capable d'enlever ton T-shirt ou tu vas faire le lâche et partir en courant?

Ma petite blague prit une ampleur que je n'arrivais plus à contrôler et j'allais amèrement le regretter. J'avais malheureusement oublié un détail sur le corps du jeune homme qui allait me sauter aux yeux et qui me fit redescendre sur terre. Mon euphorie était tombée d'un coup et ne monterait pas de si tôt. La marque de la famille Midori...

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Felix Ahn
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MessageSujet: Re: Lumières sur le sujet ~ pv. Misaki   Mar 24 Oct - 0:40

Lumières sur le sujet
Pv Misaki
J'avais voulu filer, aussi lâchement que d'ordinaire, mais d'un geste elle avait stoppé ma fuite. Ses doigts aux ongles scintillants avaient saisit mon T-shirt Nirvana, tel le soir de la fête nationale. Ainsi, en un trop bref instant, Misaki avait réussi à faire arrêter mon cœur déjà chamboulé. Je jurerais d'ailleurs avoir rougit, mais les lumières violacées qui louvoyaient sur nos peaux humides avaient caché le désastre. Quel était la raison qui pouvait ainsi faire vibrer mon être, pour que la présence d'une femme à mes côté me fasse réagir plus que d'ordinaire ?

- Bon, désolé mais il faut que je...
- Euh... En fait je me disais...

Le temps sembla soudainement ralentir tandis que j'attendais ses ultimes paroles. Mes oreilles n'étaient plus concentrées que sur le mouvement de ses lèvres délicates et mon attention portée envers sa main à quelques centimètres de mon ventre. Tout bruit extérieur paraissait avoir été occulté. J'étais à l'écoute, attentif, plus encore que tout ouïe.
Soudain, alors que mon regard était rivé sur elle, un bruit sourd relança le temps, et fit redémarrer mon myocarde à l'arrêt. Du bout de la salle, les doigts du DJ avaient quittés les platines pour rapprocher le micro de ses lèvres pulpeuses.

- HEY ! VOUS ETES CHAUD CE SOIR ?!


Des cris stridents avaient jaillit de la foule amassée, faisant sourire ce bouffon à lunettes.

- ON VA VOIR SI C'EST LE CAS POUR LES GARS! ALLEZ LES MECS!
Hurla-t-il de nouveau.

Ne lui avait-on jamais dit que crier dans un micro pouvait pousser au suicide auditif de l'audience ?

- ON ENLÈVE LE HAUT!

En temps normal, j'aurais sauté sur l'occasion pour me défaire de mon t-shirt et dévoiler au monde le corps pour lequel j'avais tant transpiré. Mais plus les heures défilaient et moins je sentais mon business devenir lucratif.

- Alors Felix? Tu es capable d'enlever ton T-shirt ou tu vas faire le lâche et partir en courant?

- Moi lâche ?! C'est mal me connaître.... avais-je ris outré bien que mon mensonge sonnait faux. Non mais là c'est juste que j'ai vraiment pas le...

D'un vif coup d'oeil j'avais regardé ma montre. Après tout quel différence cela ferait de récupérer le sac à deux ou quatre heures du matin ? Il était vrai que ce dernier ne risquait pas de disparaître en un claquement de doigts...
Et peu à peu, tandis que mes yeux ondulaient entre Misa, l'heure et le public masculin peu réceptif, mon esprit chancela. C'était pour moi l'occasion de prouver que je n'étais pas que le lâche égoïste de la guerre de gang des semaines passées.

Flo' le DJ sembla lui aussi relever que peu d'hommes avaient retiré leurs maillots.

- Aller ne faites pas les timides ! Continua-t-il. Pour le plaisir des dames ! Nous avons ouvert la scène haute E.X.P.R.E.S pour que vous puissiez être mis en valeur.

De ma place isolée j'avais entrevu les projecteurs lancés sur la petite piste de danse qui surplombait la foule. Et sans que je puisse arrêter ma vanité intérieure, j'étais parti.

- Ah et puis merde !


D'une assurance certaine j'avais donc laissé Misaki pour m'avancer au sein de la foule qui me séparait des feux de la rampe. Un pied après l'autre, j'avais pénétré la fosse humaine, retirant par la même mon t-shirt. Je frissonnais. Mes cheveux déjà relevés en arrière ondulèrent alors naturellement au passage du noir tissu.

A chacun de mes pas contrôlés, je sentais de nouveaux regards se tourner en ma direction. J'avais d'ailleurs sourit, tant mes chevilles s'étaient gonflées. Une nouvelle vague d'assurance s'était propagé dans tout mon être, me faisant regarder droit devant moi, la tête haute.

Mais malgré cette aisance, tous les muscles de mon corps s'étaient contractés. Et pourtant la chaleur était loin de manquer au travers des corps excités qui m'entouraient. Après de grandes respirations, c'est avec joie que je réalisais qu'on me laissait passer, créant un chemin jusqu'à la scène. En outre quelques mains amoureusement perdues vinrent pénétrer ma zone d'intimité pour se glisser le long de ma peau mise à nue. Mais si beaucoup auraient vu là un outrageant abus sexuel, je ne trouvais en ces gestes que de l'auto-satisfaction.

Ainsi, après une marche d'acclamation qui me parut avoir duré plusieurs minutes, j'accédais enfin à la piste en hauteur, y grimpant tel un singe, et rejoignant les âmes en peine qui s'y étaient échouées.

- Vous voyez quand vous voulez...

Mon t-shirt en main, j'avais glissé mes doigts dans mes cheveux, pas peu fier de la musculature que j'avais acquis jusqu'ici. Mais soyons honnête, les jeunes hommes qui m'entouraient n'avaient _ eux non plus _ rien de laiderons. Mais parmi ces derniers il sembla pourtant que j'étais le plus sûr de moi, et donc le plus à l'aise sur cette scène en hauteur. Bientôt je me jouais du public, levant les mains pour pousser la foule féminine à hurler davantage. Ainsi, tel un présentateur télé, j’aimais à me faire plaire aux yeux des autres.
Et cela semblait fonctionner à merveille ; la foule était en chaleur. Je voyais des sourires excités se dessiner dans les pénombre, tandis que des groupes de copines gloussaient bêtement à la vue de corps dénudés.

- Hey mec, c'est quoi ça sur ton ventre ? M'avait demandé un roux athlétique à ma droite.

Baissant mes yeux sur ma cicatrice un sourire s'était dessiné sur mes traits asiatiques. Car avec le temps, c'est presque si j'avais oublié le détail qui marquait le bord de mes abdos.

- Ah ça c'est...

Puis soudainement mes yeux s'étaient dressés vers le bar. Même à cette distance je l'avais perçu, le visage décomposé de celle que j'avais oublié un court instant.

- Et merde.

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Misaki Midori
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MessageSujet: Re: Lumières sur le sujet ~ pv. Misaki   Mar 24 Oct - 1:12

Lumière sur le sujet
Mon ego était en train de se redorer à chaque mot de l'asiatique. Je cru qu'il allait exploser si on continuait encore à me flatter. Moi, narcissique? Pas du tout voyons. J'ai juste confiance en moi et je m'apprécie à ma juste valeur. Tout simplement. Si je ne m'aime pas pour commencer qui le fera? La preuve sur la piste de danse.

- Il faut croire que tu sais attirer les regards quand tu veux...

Oui et j'adore contrôler les pensées des hommes qui m'admirent. Haïe ou aimée je préfère laisser un sentiment fort au fond de chaque personne que je croise. Le mieux est tout de même que les gens m'aiment mais ce n'est pas moi qui décide. C'est d'ailleurs pour ça que je déteste quand des personnes ne savent pas quoi ressentir à mon égard.

Felix me fit rire lorsqu'il me parla du verre de trop. Je l'avoue je n'ai pas été raisonnable ce soir mais je ne bois pas tous les jours non plus! Je peux bien me faire une petite folie de temps en temps. De plus, je me fais conduire par Ryutaro ce soir... Comme d'habitude en fait. Mon pauvre permis qui pourrit dans mes papiers parce que je ne touche plus à un seul volant depuis que mon garde du corps est à mon service. Cependant il n'a pas faux, je vais bien la sentir passer la gu*ule de bois demain matin si je continue sur ma lancée. Je pense que je suis à la limite d'être bourrée en fait. Ou alors l'adrénaline parcourant tout mon corps me laisse cette impression. J'espère que je pourrais quand même marcher avec mes talons malgré que je ne sois plus vraiment moi-même. Il ne manquerait plus que je me torde une cheville avant de rentrer chez moi!

Le DJ venait de faire son grand discours pour que les filles puissent se rincer l'œil, moi aussi je le confesse. Dommage pour lui les hommes ne paraissaient pas réceptifs. Par contre ma petite provocation avait l'air d'avoir eu de l'effet sur Felix qui avait filé vers la scène après s'être offusqué que je puisse le qualifier de lâche. Tout le monde se rappellera de la vitesse de fuite de ce jeune homme. Mais je ne relevai pas son énorme mensonge qui me faisait plus rire qu'autre chose. En plus il avait essayé de s'échapper mais finalement il s'était jeté dans la foule les yeux fermés. Je souris face à cette décision qu'il eut pris. Je le vis dans son élément en train de se faire à moitié arracher le T-shirt par des femmes complètement hypnotisées par lui. Un vrai tombeur celui-là. Malheureusement pour lui je ne tombe pas dans les filets comme ça. On compare souvent les femmes à des poissons. Certes, je ne ferai pas plus de commentaires là-dessus mais si j'en étais un je serais assez rusée pour ne pas foncer dans le piège des pêcheurs.

Même si Monsieur a un physique avantageux je fus plus prise dans l'ambiance qui exaltait de la pièce que sur le fait que Felix se trouvait sous mes yeux à moitié à poil. Je criais donc à plein poumons comme pour l'encourager alors que je savais éperdument qu'il n'en avait pas besoin. Je le vis enfin de face. Je souriais de le voir sur scène en train de profiter de ce moment. Pourtant de mon côté la fête était finie. Lorsque je le relookai... Quoi? Ça dérange que je regarde les hommes autour de moi? Donc je disais. Pendant que je le matais et que je commençais à apprécier le spectacle qu'il nous offrait très généreusement, mon regard tomba sur la marque près de ses abdos alors que j'étais en train de les observer. Cette marque... Je ne la connaissais que trop bien et les souvenirs me revenaient dans la face comme des gifles. Mon ego se mit au point mort, ainsi que ma joie. Comment avais-je pu oublier le temps d'un instant ce que mon père avait osé faire à cet homme? Tout était de ma faute... J'avais essayé de me mettre en travers du chemin de mon père avec une des personnes lui devant des dettes. Il m'a donc écoutée et ne l'a pas tué mais pour être sûr que celui-ci s'en souvienne, il l'avait marqué du symbole de notre famille, les Midori. Il avait dû tellement souffrir ce jour-là et je me souviendrai toute ma vie du regard rempli de peur qu'il m'avait fait lorsque je lui ai dit qu'il était sauvé. J'étais tellement naïve et peu habituée à ce genre d'affaire. Seulement moins de deux ans plus tôt j'étais une simple jeune femme tout ce qu'il y a de plus banale et puis mon monde s'est écroulé. Les nouvelles s'étaient enchaînées en rafales comme des piques en plein cœur. J'apprends qu'on m'a échangée à la naissance, mes parents biologique sont en fait des criminels et je dois les rejoindre car je suis la fille héritière du gang. Je n'avais même pas pu comprendre ce qui m'arrivait que je faisais déjà partie du clan et que je devais m'y faire. Je n'avais pas envie de me rappeler le tournant qu'avait pris ma vie ce jour-là. Ma rencontre avec Felix fut d'ailleurs le dernier virage. J'étais désormais séparée de mes parents qui m'ont élevée et je ne peux plus les voir tant que ma mission avec Felix n'est pas terminée car je ne rentrerai pas au Japon. Heureusement que je peux toujours garder contact avec eux mais cette séparation fut trop rapide et m'avait fait comme un électrochoc. Oui vraiment, c'est quelque chose que j'aurais préféré ne jamais me rappeler. Surtout pas aujourd'hui et surtout ici en sa présence.

Mon visage devait retranscrire exactement comment avait explosé mon euphorie de la soirée. Je n'arrivais pas à la quitter des yeux. Cette chose. Cette marque de malheur. Si seulement j'avais fait quelque chose d'autre? N'importe quoi sauf ça. J'étais fière du fait que j'avais réussi à sauver une vie mais en échange de quoi? Je ne supportai plus la vue sous mes yeux. Je le vis un instant lançant un regard vers moi. Mais c'était trop. Trop pour moi. Je commandai donc un shot de vodka au barman. Il me le servit sans un mot de plus. Il devait remarquer que quelque chose venait de se passer. Je bus d'une traite le shot et payai le tout. Je me levai du tabouret que je n'avais pas quitté depuis que je parlais avec l'asiatique. Je me dirigeai alors vers les vestiaires récupérer mes affaires. Le voilà le verre de trop. Heureusement j'arrivais encore à marcher droit mais mes pensées se bousculaient et je pouvais dire tout ce qui aurait le malheur de passer dans ma tête. Je savais de toute façon que c'était foutu. Cette fin de soirée ne pouvait pas être plus catastrophique et je savais au fond de moi que je ne pourrais plus m'amuser dans cet état. Il était temps de rentrer Misaki...

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MessageSujet: Re: Lumières sur le sujet ~ pv. Misaki   Mar 24 Oct - 1:34

Lumières sur le sujet
Pv Misaki
Je courais.

Mon cœur battait si fort qu'il menaçait de perforer ma poitrine. De plus, au milieu de mes noirs iris s'étaient dilatées de sombres pupilles. Et pour cause, en l'espace de quelques secondes j'avais vu le monde qui m'entourait se remodeler. Je n'entendais plus qu'un brouhaha irrégulier, ne voyait plus qu'en tâches lumineuses et ne pouvais plus capter que les sensations qui détruisaient l'intérieur de mon torse. Mon souffle pourtant régulier se faisait court, haletant et bruyant. J'avais d'ailleurs chaud, bien trop même en vu du contexte. Et pourtant, bien que mon corps en présentait tous les symptômes, je ne ressentais alors plus aucune attirance physique envers qui que ce soit ici. Mon esprit était bien trop occupé à faire avancer mes jambes, a calmer ma panique et a retrouver ma logique.

En outre il s'agissait là d'une réaction produite par un mélange de course à pied, escalade, peur, honte et désespoir. Car l'adrénaline qui coulait dans mes veines était belle et bien celle qui me frayait un chemin au milieu de la foule animée. Par ailleurs je portais à nouveau mon t-shirt, puisqu'à la vue du visage décomposé de Misaki, je m'étais figé.

– Et merde.

D'un automatisme exorbitant j'avais alors placé une main sur la brûlure qui défigurait la base de mon abdomen. Puis, quand sous mes doigts s'étaient dessinés de familières irrégularités cutanées, un sentiment nouveau m'avait envahit. Et pour cause, j'avais désormais honte de me trouver ainsi torse nu. Car même si de ma main j'avais voilé la marque qui m'enchainait au cruel pouvoir des yakuzas, le mal était déjà fait.

Alors pour la première fois en un an je m'étais demandé quels sentiment elle pouvait ressentir. Là-bas, de l'autre côté du mur de criminalité qui nous séparait.
En outre il était important de rappeler que cette histoire était partie de ce que je n'aurais jamais dû commettre ; mon erreur. Celle que j'avais faite le jour où, par vanité, j'avais triché au jeu en compagnie de gangsters. Ce moment lorsqu'aussi hautainement que possible, plusieurs milliers de sales dollars avaient glissés dans mes poches mal avisées. Ainsi la bêtise de mes adversaires avait payé.

Puis le retour de bâton.

Car peu après, c'est avec effroi que je l'avais constaté. J'étais percé à jour, balancé par mon ennemi de l'ombre. Mes tactiques devenaient dévoilées, mon visage pointé du doigt et mon identité mise à nu. Et ce jour là chez les yakuzas, le bâtard du jeu était devenu Felix Ahn fuyant ses responsabilités.

Et Misaki dans tout cela ? Ne partageait-elle pas une part de responsabilité sur mes dettes ? Elle qui après tout avait sauvé la vie que j'aurais dû perdre en guise de remboursement... En effet, telles furent les interrogations qui me transpercèrent tel un éclair. Et à en juger par son air, son shot et son départ précipité, il s'agissait là de questions que j'aurais dû me poser bien plus tôt.

Aujourd'hui je courais à nouveau.

Mais cette fois-ci il était question d'assumer ses responsabilités, ses devoirs. Car bien qu'elle ait trop longtemps pris les coups et la haine de ma souffrance, la princesse yakuza était en réalité l'ange protecteur qui avait sauvé ma misérable existence. Et c'était un détail que, face à son visage horrifié, j'avais honte d'avoir omis. Aussi, lorsque je l'avais vu s'enfuir face à la charge criminelle _ qu'en fin de compte _ nous portions à deux, mon cœur s'était emballé.

D'un geste rapide j'avais renfilé mon t-shirt pour courir après ma deuxième calque de la soirée.

– Mec qu'est-ce que tu fous ?! M'avait demandé le rouquin face à la foule attristée.
– Je dois y aller.
– Nan mais tu peux pas nous lâcher comme ça.

Une de ses mains m'avait arrêtée dans mon élan, se plaquant sur mon torse. Mes yeux étaient alors allés et venu de ses doigts à son visage, tous deux martelés de tâches de rousseur. Puis, en un regard circulaire, j'avais réalisé être en train de perdre mon temps avec celui que je soupçonnais d'être gay.
Mais elle n'était plus là. Envolée.

De panique une colère agressive s'était emparée de moi.

– Bon écoute je... commençais-je gentiment.
– Regarde tout le monde t'acclame ! Et il y a de quoi.

Je n’appréciais pas ce sourire charmeur.

– Ecoute moi bien sale pédé. Je ne le répèterai pas deux fois. Laisse moi passer.

Mon regard acéré avait transpercé celui de mon voisin assurément homosexuel. Puis face à mes sentiments haineusement confus il avait cédé, écartant ainsi sa main de moi.

Alors libéré de son emprise écœurante, j'avais escaladé la rambarde pour tomber dans une fosse humaine. Mes pas s'étaient pressés, cognant mes épaules contre celles de bruyants inconnus. J'espérais qu'il n'était pas trop tard. Qu'elle n'était pas partie loin, ou pire encore, dans les bras d'un garde du corps qui me détestait déjà bien suffisamment.

Extrait de la foule je me sentis renaître. Les bruits étaient devenus lointains et la musique s'était transformée en de rares vibrations sur le sol.

Les vestiaires étaient déserts. Un jeune homme endormis le gardait sans pression aucune. Et même si j'avais aperçu le casier 99 je ne m'étais pour autant arrêté. La froide clef dans ma poche pouvait attendre. Car plus rapide que la lumière, Misaki avait dors et déjà quitté les lieux.

Ne perdant pas espoir pour autant, je m'étais jeté sur le pecnot de ces lieux, le gardien sous l'emprise de Léthé.

– Votre ticket, m'avait-il demandé encore assoupis.
– Non je ne suis pas là pour... bref. Vous avez vu une jeune femme passer ?
–...
– Là à l'instant !

Son regard vide d'intelligence me donna presque envie d'user de violences.

– Une asiat' en robe noire !

Puis soudain, comme si j'avais allumé un briquet devant un fumeur en détresse, une étincelle avait brillé sur le fond de ses yeux bleus. Un sourire bête s'était dessiné sur son visage décoloré.

– Ah ouais elle était sexy.

Alors oui, mais... non.

– Donc tu l'as vu ?
– Oui.
– Et?
– Et quoi ?
– Ben est-ce qu'elle s'est tiré ?! Commençais-je à m'énerver face à l'ahuri.
– Oui.

Que quelqu'un étrangle cet abruti.

– Il y a longtemps ?

Il haussa les épaules d'ignorance.

– Che pas.
– Est-ce qu'au moins tu sais par où ?!
– Euh...
– Elle est sortie par la porte de service, commenta une femme de ménage dans mon dos.

Evidemment, qu'est-ce qu'une sortie classique pour une fille de yakuzas ?
Reprenant ma course j'avais violemment poussé la dite porte, faisant trembler le chambranle sur mon passage. Je devais la retrouver, c'était impératif. Aussi avais-je déboulé en plein coeur d'une rue désertée en vue de l'heure tardive. Un froid pétrifiant glaça soudainement mes muscles. C'est presque si des volutes de vapeur ne s'échappaient pas de mes lèvres à chaque respiration.

A droite puis à gauche, je tentais d'apercevoir celle que je cherchais tant. Et soudainement, à quelques mètres de moi, marchant sous la chaude lumière des lampadaires, j'entrevis sa silhouette longiligne. Ni une ni deux, je couru en sa direction, mes semelles claquant un bitume humidifié par une pluie passée.

– Attends !


Alors à portée, d'une main j'avais saisis son bras pour l'arrêter, l'obligeant à se retourner.
Ses cheveux avaient volé au-dessus de son épaule dévoilant son visage délicat.

– Misaki attends.

La regardant dans les yeux, je réalisais avoir pour la première fois prononcé son nom de vive voix. Et pourtant, malgré ma détresse, j'arrivais à rester étrangement calme. Comme si sa présence avait détendu chaque muscle de mon corps.

- Ne t'enfuis pas s'il te plaît. Ca c'est ma spécialité.

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Misaki Midori
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MessageSujet: Re: Lumières sur le sujet ~ pv. Misaki   Dim 29 Oct - 2:58

Lumière sur le sujet
J'arrivai au vestiaire en faisant abstraction de l'ambiance enflammée se déroulant derrière moi. Je n'avais plus la tête à ça. Mon cœur n'était plus à la fête. Je me postai alors devant le comptoir, sortant le ticket de ma "cachette" spéciale femme.

- Sympa comme cachette...

Je relevai les yeux vers la voix et vis un homme à moitié bourré et endormi. En d'autres termes, un gros lourd. De plus, je n'étais pas du tout d'humeur pour soit m'amuser avec lui ou juste perdre mon temps dans une longue explication. C'est pourquoi la seule solution pour se débarrasser de ce petit merd*ux était de l'envoyer ch*er. Oui j'insulte et si ça pose un problème bah... Tant pis c'est comme ça.

- Bon écoute j'ai pas toute ma soirée donc tu prends mon ticket et tu me files mes affaires. Ok?

- Calmos chaton. J'arrive.

- Déjà tu arrêtes avec ce surnom.

Je me retins de lui dire un "Pour toi c'est mademoiselle." qui aurait été prétentieux. Étonnement je n’avais aucune envie de flirter en ce moment. La seule chose que je voulais était de sortir d’ici, appeler Ryutaro et rentrer chez moi. Je commençai alors à tapoter mes ongles longs sur le bois de l’obstacle me séparant de l’autre type. Il me tapait sur le système et il allait bientôt le savoir qu’il le veuille ou non.

- Ok ok. Faut pas s’énerver hein.

- Ouais ouais... Bah dépêche-toi.

Il prit donc mes affaires et me les tendis. Je lui fis un grand sourire et le remerciai. Il faut quand même être polie! Enfin… Je ne pensais pas tomber sur un aussi gros relou…

- Hé chérie.

Je sursautai à l’entente de ce surnom. C’est moi qu’il appelait comme ça ? Non mais il se croyait chez sa mère celui-là ou quoi ? Il va vite retourner sur Terre lui s’il croyait planer. Je n’eus pas le temps de répliquer qu’il reprit.

- Je me disais que tu pourrais me montrer un peu plus ta cachette si tu vois ce que je veux dire…

Me dit-il en fixant ma poitrine. Alors non. Il rêve tout debout lui. Des plus énervées je m’approchai du comptoir pour m’appuyer dessus. J’élançai ma main pour lui attraper le col de sa chemise mal boutonnée.

- Alors pour commencer, tu peux toujours courir. Tu m’arrives même pas à la cheville. Tu seras donc jamais capable de toucher ce qui m’appartient à part mon sac et ma veste. Ensuite, tu peux rêver tant que tu veux mais y a rien et y aura jamais rien entre nous donc les surnoms comme « chérie »et tout tu peux oublier c’est clair ? Sur ce bonne soirée.

Je lui souris de nouveau. Je le relâchai après cela. Je l’avais dit que j’étais pas d’humeur mais celui-là venait de dépasser les bornes. Je repris alors la parole en pointant sa chemise du doigt pendant que je quittais les lieux par une porte de service.

- En plus je ne vais pas vers des mecs qui ne savent même pas s’habiller tout seul. J'espère qu'on ne se reverra jamais.

Pourquoi une porte de service ? Parce que l’autre était bombée de monde et que je ne voulais pas me coller à cette masse remplie de sueur et de choses complètement défoncées ou bourrées voire les deux. J’avais demandé gentiment à une femme qui devait être une femme de ménage ou d'entretien. Je lui avais dit que quelqu'un m’attendait là-bas et elle avait accepté. Je partis alors par cette porte seule sans que personne ne me remarque. En sortant, le vent frais me donna l’effet d’une claque au visage. J’enfilai ma veste en cuir et mis sur mon épaule mon sac à main. Je sortis ma carte bleue et mon téléphone de mon soutien gorge. Je rangeai ma carte dans mon sac et fermai ma veste. Je gardai mon portable dans la main pour envoyer un message à Ryutaro dans l'espoir qu’il vienne me chercher rapidement. Je parcourais la ruelle qui menait jusqu'à la rue principale tout en tapotant sur mon clavier.

Soudain j’entendis une voix et je sentis mon poignet se faire tirer vers l’arrière. Cette action me fit me retourner. Mon Sony resta dans une seule de mes mains et mes cheveux volèrent pour se poser sur une de mes épaules. C’était lui. L’homme que j’essayais d’éviter. Puis il prononça mon nom pour la première fois. Plus de "tu", "toi", "elle" mais mon prénom. J’ouvris grand mes yeux, surprise. Je ne m’attendais pas à ça venant de lui. Et encore moins la phrase qu’il prononça ensuite. Je crus que mes joues commençaient à rougir légèrement. Je lui fis face et plongeai mon regard dans le sien avant de regarder son torse. Il avait remis son t-shirt… Heureusement en fait sinon il aurait encore plus froid qu’il ne doit le sentir et j’irais encore moins bien que maintenant. Même à travers le tissu j’imaginais encore la marque du fer rouge sur sa peau et je m’en voulais tellement…

- Tu arrives encore à faire des blagues dans des moments comme ça...

Je lui souris mais mes yeux ne le faisaient pas. Je n’avais pas envie de le faire au fond. Ce n’était pas le bon moment. Mes yeux étaient emplis de tristesse.

- T’aurais pu me le rappeler avant de montrer devant tout le monde cette marque quand même... Je ne t’aurais pas mis au défi. Ou sinon c’était une vengeance ? Si tu ne voulais pas me parler je ne serais pas venue te parler tu sais.

Je fermai mon poing dont il tenait le poignet. Mes ongles si bien limés s'enfonçaient à merveille dans la paume de ma main à cause de leur longueur. J'étais crispée et on pouvait le sentir à mes muscles tendus. Je voulais m'enfuir, m'échapper de son regard mais la force qu'il mettait dans son emprise et ses mots m'empêchaient de partir sur le champ. Je sentais que les larmes me montaient aux yeux mais je me retins. Je ne voulais en aucun cas pleurer devant lui. Mais mes lèvres se mirent à trembler. Je me mordis la lèvre inférieure mais elles s'ouvrirent et les paroles sortirent d'elles-mêmes. Je me mis sans le vouloir à fixer ses abdominaux cachés par son t-shirt où se situe la marque faite par ma famille. Je remontai mon regard vers son visage.

- Si tu savais comment je m'en veux... J'aurais dû me jeter sur mon père pour l'empêcher de faire une chose aussi abominable! Comment peut-on faire une chose aussi horrible à un être humain! Je me souviens de tout! Les cris, le sang, les expressions du visage de tout le monde, les mots de mon père! J'avais l'impression d'être dans un cauchemar mais non... Cette journée m'a hantée pendant plusieurs jours et je suis obligée de suivre le mouvement pour cette foutue dette! Je la paierai moi-même si possible, au moins je serais tranquille avec ce truc! Je pourrai te laisser en paix toi aussi tu n'aurais plus besoin de fuir comme ça... Mais à cause de moi voilà que tu garderas à vie ce jour maudit. Je suis vraiment une imbécile beaucoup trop naïve!

Je me stoppai. J'en avais trop dit. J'avais vidé mon sac à la face de Felix. Mais qu'est-ce que j'espérais en faisant ça? Il n'y pouvait rien et ne peut toujours rien faire... Je n'ai pas du tout pris en compte ce qu'il doit ressentir en ce moment. Je préférai donc me retirer. Je ne faisais rien de bien ce soir.

- Enfin bon... Je vais y aller tu ne dois pas vouloir voir mon visage après tout ça...

Je posai ma main sur la sienne pour qu'il me lâche et je lui fis un autre sourire comme tout à l'heure. J'avais l'impression de me revoir le jour de l'attentat m'accrochant à son t-shirt en ayant peur de la mort. J'étais soit humaine soit ridicule. Pour moi c'était la deuxième solution et en ce moment j'avais l'impression d'être encore dans un état épouvantable en sa présence...

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MessageSujet: Re: Lumières sur le sujet ~ pv. Misaki   Hier à 2:23

Lumières sur le sujet
Pv. Misaki
A l'instant où sa main effleura la mienne, le souffle frai du soir balaya la rue de long en large. Et lorsque finalement elle se détacha de mon emprise, un frisson parcourut mon échine. Cependant, prisonnier du regard de Misaki, il me fut impossible de déceler l'origine de ce frémissement. Était-ce le vent qui soulevait les poussières de la rue, ou bien les paroles lourdes de sens qui s'étaient échappées de ses lèvres délicates ?  

Mon T-shirt ondula sur mon torse. Petit à petit, tandis que je la sentais s'éloigner de moi, l'air se chargea d'humidité. En effet, de noirs nuages avaient recouverts le ciel déjà sombre, et cachés les myriades d'étoiles qui le parsemait. Il n'allait pas tarder à pleuvoir. Et pourtant, je ne décelais aucune des gouttelettes qui étaient venues percuter mon corps.  

En effet, puisque perdu dans le déluge de sentiments qu'avait libéré la jeune femme, c'est à peine si je pouvais entrevoir les pensées qui jaillissaient de mon esprit.  

Car si j'avais été gêné un court instant, bloqué par la peur de ne savoir que dire face à la princesse yakuza, elle avait pris les devants, laissant ses réflexions se perdre dans l'air du soir. Ses mots, aussi pesants que fascinants, s'étaient alors dirigés vers moi telle une flèche enflammée par les doutes qui la consumaient. Ainsi, lorsque je détachais enfin ma main de son poignet, les larmes qui avaient envahi le liseré de son regard avaient d'ores et déjà fait de moi un paralysé d'étonnement.

Et pour une fois dans ma vie, les mots me manquèrent.  

Il y n'y avait pourtant qu'un pas entre s'exprimer et tout avouer. Mais dans mon cas, la crevasse qui s'étendait à perte de vue entrava mes véritables émotions pour ne laisser sortir que des paroles abruptes, trop rudes à l'égard de la jeune femme. Mais ces mots, si brutaux eussent-ils été, furent le seul recours que je trouvais pour ne pas la laisser fuir, puisqu'encore une fois elle filait, loin de la gêne qu'elle éprouvait à mon encontre.

- Mais de quoi tu t'excuses exactement ?! Avais-je ainsi dit en fronçant les sourcils.

Mon cœur s'emballait. Ma voix s'était faite grave, et mon ton trop sérieux. J'avais l'air sûr de moi, et après réflexion, certainement un peu trop.  

- D'avoir sauvé ma misérable existence ? D'avoir empêché un être humain de mourir dans d'atroces souffrances ?!  

D'un nouveau pas en avant, je marquais la pause. A mesure que je me rapprochais de Misaki mon souffle se faisait court, et mon cœur inarrêtable. Je l'ignorais même capable de battre aussi vite. Car pas à pas, je réduisais la distance qu'elle avait mit entre nous deux. Et a chaque centimètre de plus vers elle, une nouvelle goutte de pluie venait se fondre dans le noir tissu de mes vêtements.  

Désormais à proximité de Misaki, j'affichais un regard à la fois plein d'empathie et d'incertitudes.  

- Réveille-toi princesse, dis-je en plaçant des mains réconfortantes sur ses épaules. Le monde dans lequel tu évolues fait bien pire que cette ridicule cicatrice.

Car même si, sur l'instant, le fer rougeoyant n'avait jamais provoqué chez moi pareille douleur, il me fallait aujourd'hui admettre n'avoir pas tant souffert que cela. Et pour cause, je ne me faisais aucune illusion sur les moyens de pressions et de torture que pouvaient utiliser les gangs de ce genre. En effet, bien que la technologie ait désormais pris place dans le monde moderne, les humains n'en restant pas moins cruels, étaient bien loin d'avoir abandonné leurs techniques antiques de souffrances. Ainsi, au jour d'aujourd'hui, je m'estimais plus qu'heureux d'être en vie.  

L'idée même d'imaginer ce qui aurait pu m'arriver me glaçait d'effroi. Et si, même moi, petit être non bercé par cet univers criminel, je peinais à cette idée, qu'en était-il de Misa ? Avait-elle ne serait-ce que connaissance de ce qui pouvait arriver au sein de sa famille ?  

- Cette cicatrice ce n'est que...

L'idée de m'ouvrir ralentissait mes mots comme mes réflexions. Je me laissais aller à penser que c'était la pluie qui empêchaient ainsi mon bon sens de s'exprimer. Et même si cela n'était qu'illusion, je me plaisait à le croire. Cela rendait cependant toute cette situation moins gênante.  
Et pourtant lorsque je réalisais que ces gouttelettes s'étaient en transformées en liserés continus d'eau fuyant les nuages vers le sol, j'avais déjà les cheveux trempés. Moi qui m'étais embêter à les sécher quelques heures plus tôt, il me parut invraisemblable d'avoir gâché ces efforts inutilement. Ce jour était de toute évidence bercé par l'idée de me voir trempé de la tête aux pieds.  
Mes doigts glissant alors entre mes mèches humides, je les plaçais en arrière, puis pestais enfin.

- Ah cette fichue pluie.

Je n'avais pas plus de parapluie qu'elle semblait en avoir. Aussi, par peur d'attraper froid en ce mois de septembre, il me fallait partir. Me mettre à l'abris, loin de cet élément météorologique distrayant. En un sens j'étais certain que cette pluie m'arrangeait, m'empêchant de dévoiler ma gêne face à elle. D'un ultime pas en avant, j'attrapais de nouveau sa main.  
Sa peau humide entra en contact avec ma paume, et dans l'instant qui suivit je l'avais entraînée près de la porte de service, à l'abris de la pluie. Aujourd'hui je réalise qu'elle n'avait pas eu le choix, et que d'un acte trop empli de confiance, je l'avais entraînée contre son gré sous l'avancée du toit. Peut-être aurait-elle préféré partir, et quitter définitivement cette conversation incommode. Mais je n'avais pas fini de m'exprimer, et à en juger par la conversation dans laquelle je m'étais jetée, mieux valait pour moi de ne pas m'arrêter.  

Mon cœur battait la chamade, et pourtant je gardais le silence. Mes yeux avaient enfin quitté Misaki pour se porter sur l'extérieur. D'ici les chaudes lumières de la rue reluisaient sur les perles qui tombaient du ciel. Chacune d'entre elles venait tantôt choir sur la taule des toits, tantôt le métal de bennes à ordure ou encore auprès le mat béton qui couvrait le sol. Un concert dissonant s'offrait alors à nous, bien que le silence de cette discussion le couvrait de par son ampleur. C'était si assourdissant que même le son de ma calme et régulière respiration passait inaperçu. Mais malgré cette pression, je ne trouvais pas les mots adaptés à la fin de ma phrase. Bien entendu j'avais lâché la princesse yakuza, pour focaliser mon attention sur cette conversation sans queue ni tête.

Avançant alors une main sous l'eau, je laissais les gouttes s'écraser sur ma peau et glisser le long de mon bras dénudé. Sans savoir pourquoi, sentir le froid se frayer un chemin jusqu'à mon coude m'avait toujours rassuré. Car même enfant je me plaisais à regarder la pluie tomber des nuages jusque sur mes doigts, et venir se glisser jusque dans le creux de ma paume.  
Puis, lorsque ma main fut emplie de ce liquide translucide, il sembla qu'une porte s'était ouverte en moi. Et comme si l'eau était libératrice de pensées, j'avais brisé le silence sans ménagement. Cependant, cette fois-ci ma voix était douce et compatissante, en harmonie avec l'ambiance qu'offrait cette pluie battante.  

- Ecoute, commençais-je sans même l'avoir regardée. Ne gâche pas cette soirée à cause de cette cicatrice, dis-je en faisant une pause. Ce n'est qu'une des nombreuses marques qui couvriront mon corps d'ici à mes cinquante ans. Opérations ou encore blessures... et je ne parle même pas de celles qui ne se voient pas.  

Je retirais ma main et posait mes yeux luisants sur toute l'eau accumulée jusqu'ici. Elle brillait presque autant que mon regard, formant de petites vaguelettes à mesure que je tressaillais de froid. Libérant alors le liquide de l'emprise que j'avais sur lui, il vint s'écraser près de mes pieds.

- Je comprends tu sais. Ce que tu ressens.  

"Et si je ne peux pas t'empêcher d'y penser, sache qu'au moins tu n'as pas a vivre ça toute seule" me surpris-je à penser.

Pour la première fois depuis un moment j'osais la regarder. Et comme si de rien n'était, j'avais esquissé un sourire.

- Mais au pire, si tu ne peux pas vivre avec, fais comme moi. Vis comme si ce n'était pas toute cette merde qui faisait de toi la personne que tu es aujourd'hui. Au fond on a autre chose qui nous définit non ?

Je n'attendais bien sûr pas de réponse et regardais immédiatement ma montre. Il était pour moi l'heure de partir. Aussi, me tournant vers l'Olympus, j'ouvrais la porte de service qui lui avait servit de moyen de fuite quelques minutes plus tôt.  

- Alors oui, c'est du déni. Mais tu verras, on dort beaucoup mieux la nuit.

Après lui avoir jeté un dernier regard je pénétrais la bruyante boîte de nuit. Même des vestiaires j'entendais les insupportables basses faire vibrer la structure de l'établissement. Nous étions bien loin du son apaisant de la pluie. J'avais d'ailleurs hâte de quitter ce lieu maudit, pour retrouver ces gouttelettes apaisantes, loin de tout le trouble que me provoquait la présence de Misaki.

Elle qui avait voulu me fuir, j'étais certain qu'avec ces mots, elle n'était pas prête de revenir chercher davantage de paroles. Désormais elle était libre de filer dans les bras de son garde du corps ou encore de retourner en boîte sans avoir à recroiser son chemin. Oui, il y avait fort à parier que c'était ce qu'elle ferait.  

Me baissant pour atteindre le casier 99, je glissais la clef dans la serrure, faisant trembler la petite porte à chaque cran déverrouillé. Mais plus que ce compartiment, j'avais moi-même la sensation de vibrer. Glissant une main sur mon torse, et faisant plisser mon t-shirt Nirvana je m'arrêtais au niveau de mon cœur. Il battait bien trop vite.

Mes doigts crispés, je tentais de refreiner cet entrain. Aussi, basculant ma tête en arrière, les yeux fermés en direction des néons agressifs des vestiaires, je me répétais les mêmes mots. "Calme-toi Felix. Calme-toi."

Car pour l'avoir déjà vécu, j'avais pleinement conscience de ce que ces battements signifiaient, je n'étais pas dupe. Et je n'aimais pas ça. Pas maintenant, ce n'était pas bon. Je savais que, dès l'instant où je l'avais vu sur la piste de danse, plus aucun de mes actes n'avait été guidé par mon esprit. Sauf que cette fois-ci, il n'en ressortirait rien de bon. Elle était fille de Yakuza, et qui plus est de ceux qui avaient souhaités me voir mort sur un piquet. Oui, ça devait s'arrêter au plus tôt, où le risque de se perdre entre raison et sentiment deviendrait trop grand. Je n'avais pas vraiment le choix, c'était juste invraisemblable.

Oui c'était décidé, mieux valait pour moi d'attendre quelques mois avant de revoir Misaki. Ce soir n'était qu'un incident qui ne devait plus se produire. Et qui sait, peut-être que d'ici là ce sentiment trop envahissant serait passé. Tout du mois, je l'espérais. Il n'y avait pas vraiment d'autres solutions.  

- Ressaisis-toi Felix.

Sortant le sac du casier, je l'ouvris discrètement, prêt à compter les quelques liasses qui s'y trouvait. J'avais beau faire affaires avec monsieur Stanley depuis de nombreuses années, dès qu'il s'agissait de me remettre de l'argent en liquide, je préférais m'assurer que la somme  était bel et bien conforme à mes attentes. Après tout, s'il y avait bien une personne capable de me faire un coup bas, c'était bien le chef de notre bande.
Et cet argent devait être stocké au plus vite, loin des yeux indiscrets qui pourraient avoir des vues sur ces billets.  


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