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 Le Jardin des Secrets [RP solo]

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Age : 39
Situation : Célibataire
Activité criminelle : /
Autres comptes : Wang Zhen Shi, Judicaël Chase et Akumu Seikyo
Crédits : Akuma
Messages : 32
Date de naissance : 02/02/1978
Localisation : Au travail

MessageSujet: Le Jardin des Secrets [RP solo]   Ven 4 Mai - 2:22

Maverick resta planté devant la devanture du salon de thé qui avait ouvert, il y a de cela quelques jours. Il se dévisageait dans la vitre ; il n’avait plus la dégaine du flic un poil séduisant qui portait bien le costume et allant sauver la veuve et l’orphelin. Il était devenu un peu plus négligé que d’ordinaire depuis qu’on l’avait obligé à prendre du repos suite à l’affaire concernant Wang Zhen Shi ; il lui avait tiré une balle dans la colonne vertébrale. Apparemment, dans la panique de le voir fuir, ce qui lui avait évité une vraie mise à pied. Mais en attendant, la hiérarchie lui avait imposé le repos. Il était donc parti se balader, laissant sa fille avec Serenity.

Il regarda l’ardoise au-dehors qui indiquait les pâtisseries du jour et les thés. Les prix restaient raisonnables, ce qui était une bonne chose. Il pourrait emmener sa fille ici, plus tard. Elle commençait à apprécier le thé.
Du coin de l’œil, il vit un type entrer et dans son cerveau, une alarme s’activa. C’était un criminel qui avait réussi à s’en sortir au dernier jugement bien qu’il ait enlevé, séquestré, violé et assassiné cinq adolescentes et posté des photographies où elles apparaissaient nues sur des sites pédophiles.
L’argent avait réussi à le faire s’en sortir et cela horripilait beaucoup de collègues ; notamment Maverick qui rêvait de pouvoir lui coller une balle entre les deux yeux.
Instinctivement, il entra à la suite de ce sale type. Un avocat qui portait le nom de Roman Staton et qui était reconnaissable par la longue cicatrice qui lui barrait le visage et les griffures profondes laissées par l’une de ses victimes sur sa joue. Et ce connard s’en était sorti. Maverick avait envie de lui vomir dans la bouche, ce qui le répugna assez tant cela manquait de classe.
Il s’assit à une table de ce tocard, faisant mine de regarder la carte. L’intérieur était de taille à ne pouvoir contenir que dix tables ; il y avait bien une terrasse à l’extérieur avec deux tables supplémentaires mais pour peu de monde. Un comptoir présentant des pâtisseries alléchantes prenait relativement de la place. Toutefois, l’endroit était chaleureux et calme. Une jeune fille qui venait sûrement tout juste d’avoir la majorité était à la caisse, en train de faire les comptes. Elle se tourna vers les deux seuls clients qui venaient d’entrer et les salua en souriant ; Maverick vit le regard lubrique de cet enfoiré d’avocat déshabiller la jeune fille. Qu’il aimerait pouvoir le tuer dans l’immédiat ; mais il y avait des témoins. La serveuse et une femme au fond du salon de thé, à la seule table quelque peu isolée et légèrement dans la pénombre. Il arrivait à comprendre le fait que l’avocat soit là, il voulait sûrement se faire oublier étant donné le scandale de son jugement ; mais il se demandait ce que faisait la femme au fond, elle qui semblait un tout petit peu distinguée de par son allure et ses habits.

La femme semblait pensive en mangeant son morceau de gâteau ; à en croire le menu, Maverick songea qu’il s’agissait de celui avec la génoise de framboise, la mousse de chocolat blanc et le glaçage à la rose. Ses yeux sombres regardaient distraitement les deux nouveaux venus et s’attardèrent sur l’avocat, avant de se reporter à nouveau sur son assiette, puis quelques instants après, sur la tasse de thé.
Il se tourna vers la serveuse qui vint prendre sa commande.


- Hum…Je vais prendre…celui-ci, à quoi est-il ? demanda t-il en pointant du doigt le nom de la pâtisserie sur la carte.

- Biscuit caramel, mousse à la mangue et glaçage fruits de la passion.

- Intéressant, je vais prendre ceci. Et votre thé glacé du jour, s’il vous plaît.

- Thé vert à la menthe avec pointe de mangue, excellent choix, monsieur.

Elle s’en alla prendre la commande de l’autre client qui ne s’empêcha de faire des commentaires graveleux auxquels la jeune fille répondit de manière professionnelle bien que gênée avant de s’en aller porter les demandes en cuisine.

- Vous devriez la laisser tranquille, monsieur.

- De quoi je me mêle ?!… ah mais attendez, vous êtes le collègue de l’autre chinetoque ?!

- Le chinetoque a un nom. Il s’appelle Wang Zhen Zhong.

- Ouais, m’en souviens de son arrestation musclée. Ce sale chien. J’ai cru comprendre qu’il avait eu des soucis avec son frère. Aha ! Ces petits cons… et il a bien une sœur hein ? Vous l’avez déjà vue ? Elle est bonne à niquer au moins ?

Maverick prit sur soi de ne pas le frapper. Maintenant, c’était un couteau dans sa gorge qu’il avait envie de planter.

La serveuse apporta bien vite les commandes. La femme au fond de la pièce fixait désormais l’avocat.


- Hé, vous là, vous voulez quoi ?

L’avocat avait finalement remarqué la présence de l’autre cliente. Un sourire illumina le visage de l’enfoiré.

- T’es plutôt jolie…

- Mais laissez-la tranquille !

La femme se leva et se dirigea vers les cuisines, en boitant et s’appuyant sur une canne pour marcher, sans rien dire. L’avocat se leva.

- Bah attends, je vais t’aider !

Il en profita pour la toucher. Sans un mot et avant même qu’il ait pu intervenir, il s’écroula par terre, se tenant les yeux. La femme venait de lui mettre deux doigts dedans ; ils n’étaient pas crevés, mais ce devait être douloureux. Lorsqu’il se précipita pour la frapper tout en étant aveugle, Maverick ne tint plus.

****

Il se réveilla, allongé sur un grand lit à baldaquin dont les draps sentaient la rose. Il était habillé et ses mains couvertes de sang. Il se leva vite mais étourdi, il chuta. Une femme se tenait assise sur une chaise en face de lui. C’était la femme de tout à l’heure. A regarder les alentours, Maverick remarqua qu’il était dans un studio. A côté de la cliente, une table était dressée pour deux. Elle désigna, de sa canne, une porte.


- La salle de bains est là. Lavez-vous les mains avant de toucher à la nourriture. Et utilisez la serviette rouge qui se trouve posée à côté de l’évier. Je vous ai trouvé des vêtements à votre taille dans le dépôt-vente du quartier, changez-vous, vous avez du sang sur les vôtres.

- Que s’est-il passé ?

Elle haussa un sourcil dibutatif.

- Vous avez sauvagement assassiné un criminel relaxé par la justice grâce à son argent. Vous ne vous souvenez pas ?

- Je…devrais ?

- Allez vous changer. dit-elle en soupirant. On ne dîne pas avec des vêtements couverts de sang quand on est bien élevé.

- Il est quelle heure ?!

- L’heure du dîner ; quoique je vous admets souper tôt. Dix-huit heures. Êtes-vous attendu peut-être ? J’ai ouï dire que vous étiez de la police ; vous n’avez qu’à prétexter avoir du travail supplémentaire.

- J’ai une fille !…quoique je l’ai laissé chez la nounou donc ça devrait aller…

- De mieux en mieux. Faites-moi le plaisir de manger au moins le plat de résistance avec moi et je vous laisserai partir.

- Et pour…

- Je me suis débarrassée du cadavre de manière à ce que personne d’autre que mon équipe et moi-même soyons au courant de votre…façon sanglante de rendre la justice ; et je dois dire que j’apprécie énormément votre savoir-faire en la matière. Bien que salissant. Le sang, c’est assez agaçant à nettoyer.

Maverick passa au mode pilote automatique et obéit à la femme. Une fois lavé et changé, il revint s’asseoir en face d’elle.

- Que mange t-on ?

Elle apporta le plat.

- Tartare de bœuf aux huîtres.

- C’est que ça a l’air bon…

- Je l’espère. Mangez pendant que c’est chaud, ne m’attendez pas.

Il prit un morceau. Cette viande était tellement bonne et fraîche.

- Puis-je vous demander votre fournisseur sur le marché s’il vous plaît ? Elle est d’une excellente qualité !

Elle sourit en s’asseyant.

- Promettez-moi de ne pas fuir.

- Je ne fuirai pas, promis !

- Vous avez vous-même abattu l’animal tout à l’heure. Une prouesse que j’admire beaucoup ; vous avez de la force quand vous êtes en colère, vous me rappelez ma… sœur. Je me suis dit que le chasseur aimerait goûter à l’animal qu’il a tué.

Il manqua de s’étouffer. La femme le regarda sans réagir tout en lui servant du vin rouge.

- Allons, allons, vous avez une fille qui vous attend, ne mourrez donc pas tout de suite. Croyez-moi, se débarrasser d’un cadavre est si facile. Finissez donc votre assiette, je n’aime pas le gâchis.

Quelques minutes plus tard, elle le raccompagna à la sortie.

- Je ne vous ai même pas demandé votre nom… Et je ne me suis pas présenté…

- Vous êtes l’inspecteur Maverick Weard ; j’ai regardé votre carte d’identité. Quant à moi, je m’appelle Calista Amparo-Books.

****

- Oui, oui, ne t’inquiète pas, il ne dira rien. Il est de notre côté maintenant, il n’a pas vraiment le choix.

- Tu te rends compte que tu as fais mangé de la viande humaine à un flic ?!

- C’est amusant.

- Tu as de drôles d’occupations !

- Dit celui qui fait l’enfoiré à longueur de journée.

- C’est moralement moins dégueulasse !

- Ta gueule et mange.

- Un peu de tenue Bellatrix, pas de gros mots !

- Où sont nos trois autres amies ?

- Astarté a décommandé après avoir trouvé de quoi s’amuser ce soir.

- Cette mijaurée d’Angélique a été engagé pour faire parler je ne sais plus qui et vu comment elle s’y prend, elle a pas fini.

Quelqu’un entra dans le salon de thé qui affichait la pancarte fermée.

- Je suis vraiment désolée, j’ai eu du mal avec mon dernier contrat.

- Ah, finalement, tu as pu te libérer, c’est bien !

- Alors ? Tu l’as utilisé ? Tu t’es bien amusée ? Donne-moi tous les détails !

- J’ai pu faire des saucisses pour les chiens, ça a bien fonctionné ton truc.

- Je t’avais dit que mon extracteur d’intestins était une pure merveille ! Tu voulais pas me croire !

Les deux seuls hommes à table regardèrent les deux femmes, médusés.

- Je n’ai plus faim…

- Hum…Changeons de sujet ! Où est passée…

- Grande sœur a encore eu des ennuis avec ses trois fils. Ils n’ont pas été très sages, elle a dû les extraire de force de la prison où ils étaient enfermés. Ces crétins ont essayé, encore de braquer une banque.

- Oh les branquignols ! Je suis sûre qu’ils ont encore oublié de buter tout le monde !

- On est pas obligés de tuer tout le monde dans un braquage.

- Bon sinon, Calista, c’est quoi que tu nous as préparé ? Pas de la viande humaine, j’espère ! Aha !

- Juste du tartare de bœuf aux huîtres.

- Parfait alors ! Allez, levons tous nos verres pour l'ouverture du Jardin des Secrets !

- Bon appétit ~
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