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 Hébergement improvisé [Pv: Misaki Midori]

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MessageSujet: Hébergement improvisé [Pv: Misaki Midori]   Mar 16 Jan - 19:58



Hébergement improvisé
Avec Misaki Midori


Comment allais-je m'en sortir...

Septembre 2017:
Mon appartement était situé au troisième étage de l'immeuble. Ma voiture garée, j'en étais sortie et avais guidé mon invitée imprévue dans le vieil escalier de bois. Le son de pleurs - étouffé par les murs du bâtiment - se faisait vaguement entendre sur le palier. Le nourrisson des Sanders. Le moindre bruit pouvait le réveiller et le faire fondre en larmes. J'en avais fait l'expérience un jour où la chaise de mon bureau était tombée en arrière – m'emportant par la même occasion – dans un grand fracas. J'avais beau me répéter qu'il serait plus agréable de m'endormir dans un lit, je ne cessais pas de m'assoupir sur cette chaise et de m'écrouler sur le bureau, en plein dessin.

L'appartement était le second en partant du côté droit du couloir. Le troisième en partant du côté gauche. J’insérai la clef dans la serrure, et ouvris la porte. La nuit donnait un côté lugubre au lieu. Si nous étions arrivées durant le crépuscule, l'apparence aurait été tout autre. Les rayons du soleils traversant la pièce lui auraient donné un aspect doré.
J'entrai. Le sol grinça sous mes pas. J'appuyai sur l'interrupteur. La lumière qui éclaira la pièce enleva tout le côté inquiétant qu'elle possédait dans le noir. Elle semblait à présent accueillante, malgré le plancher grinçant en certains endroits. Sur ma gauche avait été installé un buffet à trois portes. Face à moi, le bar séparant la cuisine du salon. Deux poutres étaient respectivement placées au tournant et à l'extrémité de celui-ci. De la cuisine, seul le réfrigérateur apparaissait pour le moment. Il cachait le reste. Par contre, le canapé – sur lequel une couverture avait été placée afin de cacher les marques de griffures de Twinkle – était bien visible, ainsi que la table basse supportant la télévision et, un peu plus éloigné - mais plus proche du buffet - l'accès au couloir. Les murs étaient couverts d'un beige clair, apportant un léger aspect de chaleur au lieu, fort appréciable. Home sweet home

J'invitai Misaki à franchir le seuil, puis forçai la porte d'entrée afin de la fermer correctement.

- So… Welcome ! Dis-je, essayant de cacher ma gêne. L'appartement n'est peut-être pas très grand mais… Ça devrait suffire à t'accueillir !

Mon chat commençait à sortir du couloir lorsqu'elle vit l'asiatique. Elle eut un sursaut, la faisant sauter en arrière, puis fila se cacher quelque part, probablement sous mon lit, derrière le carton que j'avais soigneusement glissé dessous.

- Haha… Excuse-la. Twinkle a facilement peur des inconnus…

Ni elle ni moi n'étions d'un naturel très « sociable ». Mais tandis que j'essayais de ne pas rendre mes peurs trop handicapantes, Twinkle… Fuyait à la moindre chose sortant de l'ordinaire.

Je me rendis finalement dans la cuisine, dont l'entrée - délimitée par la fin du bar surmontée de sa poutre – était située du côté droit du salon, proche de la porte fenêtre, qui menait au balcon. Devant moi, l'évier et l'égouttoir, surmontant un lave vaisselle et, juste à côté, un four que mon oncle m'avait donné alors qu'il prenait la poussière dans le garage de la maison, après qu'on l'ait changé pour un plus récent. Il fonctionnait très bien, il était juste un peu vieux. Sur le meuble dans lequel nous l'avions incrusté étaient installées les plaques de cuissons, dont j'allais certainement bientôt devoir me servir si je voulais préparer le repas. Enfin y était juxtaposé un placard assez bas contenant trois tiroir – deux grands et un plus petit – dans lesquels je rangeais mes ustensiles de cuisine, et, un peu plus loin, le réfrigérateur sur lequel était installé le micro-onde que j'ouvris.

- … Comme je n'avais pas prévu de recevoir quelqu'un, je ne suis pas allée faire les courses… Est-ce qu'une omelette t'irait ? Craignant qu'elle n'apprécie pas, j'ajoutai : Mais je peux essayer de cuisiner autre chose si… Ça te dérange.

Je pris alors en prévision quatre œufs avant de fermer le frigidaire, et les posai sur la table de travail, opposée aux autres meubles de la cuisine et incrustée dans le bar. Puis je revins vers mon invitée.

- Tu peux utiliser ma chambre si tu veux. Je pourrai dormir sur le canapé. Mais… S'il-te-plaît… Ne touche à rien là-bas…

Et surtout pas aux dessins éparpillés sur mon bureau, dont les tiroirs en étaient déjà remplis à ras-bord. Encore moins au carton contenant mes histoires de Saria situé sous mon lit, ou à celui des photos et du lapin en peluche de mon placard. J'avais soudain l'impression de marcher sur un terrain miné. Ma chambre menait à des questions auxquelles je ne souhaitais pas répondre. Vraiment pas. Mais, à présent que je lui avais dit, je ne pouvais plus qu'essayer d'éviter qu'elle n'ouvre le placard pour commencer. Je ne pouvais pas grand-chose concernant le bureau, mais au moins, il y avait peu de chance qu'elle ne regarde sous mon lit. Et si je lui donnais les affaires présentes dans l'armoire dont elle avait besoin avant qu'elle ne les cherche, elle n'aurait pas de raisons de l'ouvrir. Curiosité mise à part.

Lorsque j'avais obtenu l'appartement, la chambre possédait encore un papier peint décrépit et verdâtre. Pas très accueillant. J'avais donc arraché celui-ci et plus tard repeint les murs en azur brume. C'est un bleu très pâle, like the sky sometimes. Je l'appréciais beaucoup. Ce n'est qu'ensuite que les meubles avaient été installés. Le lit au fond à droite, mon bureau à gauche, pas tout à fait en face, et mon placard du côté droit de la pièce, vers l'entrée.

Le lit était défait. Vu de cette façon, il n'était pas très tentant d'y dormir.

- … J'avais oublié… Murmurai-je lentement. Je n'ai pas fait le lit, mais je t'assures qu'il reste très confortable !

Comme il n'était pas fréquent que j'y dorme, je n'en avais pas pris la peine. Embarrassée par son apparence aussi déplorable que peut avoir un lit en désordre, je changeai de sujet.

- J'imagine que… Tu as besoin d'un vêtement pour cette nuit…

Le lit aurait été plus présentable si j'avais su plus tôt que j'aurai une invitée… « Cesse de penser à ça et concentre-toi sur ce que tu dois faire bon-sang ! » J'ouvris le placard, me grandis le temps de prendre un pyjama – en espérant qu'il soit à sa taille – et le tendis à la jeune femme. Il était à pois gris et le haut se fermait comme une chemise.

- Here. Hm… Dis-moi si jamais il ne te plaît pas… Je devrais pouvoir en trouver un autre…

La pensée qu'elle n'apprécie pas le pyjama m'inquiétait. Ou plutôt, le jugement qui pourrait en découler me préoccupait. Je pris celui que j'utilisais sous mon oreiller, puis m'apprêtai à quitter la pièce.

- Je vais te laisser te l'essayer et préparer le repas. Oh ! Mais… Seulement si tu n'as besoin de rien d'autre. Je ne vais pas te laisser en plan hahaha…

… Oh mon dieu. Tais-toi avant de dire n'importe quoi comme avec Aurore Dumas.

- … Je te laisse !

J'étais sortie en vitesse, un peu de la même façon que Twinkle avait fuit. Puis je me réfugiai dans la cuisine, et commençai à préparer le repas.


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“You don't know me, and it doesn't really matter. I don't know me either.” If my life was a story, it would be the one of a little girl who couldn't regain her lost memory. … Maybe I could write a better tale if I truly wanted it. But do I want it ? - “I can't go back to yesterday because I was a different person then” Lewys Carroll. | Cynthia thinks in #FF9933

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MessageSujet: Re: Hébergement improvisé [Pv: Misaki Midori]   Mer 11 Avr - 18:20

Hébergement improvisé
Nous avions pris la voiture pour nous rendre chez elle. Nous arrivions au niveau des bâtiments modestes. Quand je pense que j’habite près d’ici… J’espérais fortement que Ryutaro n’aurait pas le temps de me retrouver avant que je n’atteigne l’entrée du bâtiment. À peine étions nous sorties de la voiture et qu’elle m’avait montrée où elle logeait que j’avais filé à toute vitesse devant la porte en souhaitant qu’elle se dépêche. Elle ouvrit et entrai après m’avoir laissé passer. Ça y est, j’étais à l’abri. Nous avançâmes dans les couloirs puis grimpâmes les escaliers. Nous arrivâmes au bout d’un moment au bon étage. Cynthia sortit ses clefs puis ouvrit la porte de chez elle. Par habitude japonaise je retirai mes chaussures sur son paillasson avant de marcher chez elle. Soudain, je vis une petite boule de poils pointer le bout de son nez. Je lui tendis la main pour que le chat de ma logeuse puisse sentir mon odeur et apprenne à me connaître mais le félin prit la fuite. Whoua. Quelle vitesse ! Je me relevai de ma position accroupie et la suivie pour qu’elle me fasse la visite de son appartement.

- Il est vraiment beau ton chat, le mien est moins timide en tous cas. Dès que quelqu’un vient chez moi il ne peut pas s’empêcher de devenir curieux.

Pendant que nous parlions de nos chats respectifs, j’appris un peu plus à la connaître et découvris son lieu de vie. Je n’avais pas l’habitude à un si petit espace d’ailleurs… Entre ma maison au Japon où j’ai passé toute ma vie, la maison familiale et mon appartement bien trop confortable pour ce que je devrais avoir en tant que simple « serveuse ». Étant donné que j’avais vécu avec des familles ayant les moyens d’avoir de quoi vivre comme je l’entendais je ne me voyais pas vivre comme elle le faisait et je la respectais pour cela. J'avais beau détester la famille biologique il ne fallait pas trop que je leur crache dessus alors que c'est leur argent que je dépense pour tout et n'importe quoi malgré le fait que je gagne un salaire… Lorsqu'elle me présenta sa cuisine elle me proposa une omelette pour le dîner. J’acquiesçai, adorant les œufs.

- C'est parfait pour moi l'omelette ne t'en fais pas ! Déjà que je m'invite comme ça chez toi… Je ne te serai jamais assez reconnaissante pour ça.

Je lui souris gênée et m'inclinai comme je le faisais habituellement au Japon pour montrer ma gratitude. Elle me montre ensuite sa chambre et m'indiqua que je pouvais l'utiliser. Sur le coup je refusai, elle m'hébergeait, je n'allais pas en plus lui prendre son lit ! Elle argumenta pendant un moment sur le fait que ça ne la dérangeait pas et je compris rapidement que cette discussion ne mènerait jamais à rien si aucune de nous deux se décidait à céder. Je fus donc celle qui me résigna et accepta son offre. Soudain elle se tourna vers son lit et fut gênée qu'il ne soit pas fait. Elle tenta de me rassurer sur la qualité de la literie et je me mis à rire. Je posai une main légère sur son bras.

- Ne t'en fait pas pour ce détail je ne fais jamais mon lit donc ça ne me dérange pas, surtout dans les conditions qui me mènent à te le prendre une nuit. En plus je ne doute pas que ton lit soit de qualité.

Malgré ma tentative pour la déstresser la jeune femme détourna le regard ainsi que le sujet de la discussion. Elle supposa que j'avais besoin d'un pyjama. Ah oui c'est vrai je n'y avais pas pensé… Au pire j'aurais dormi en sous-vêtement ce n'était pas un gros problème. Elle me tendit les habits que je saisi. Alors qu'elle me proposai de le changer avec un autre si celui-ci ne me plaisait pas. Je lui souris alors chaleureusement.

- Mais non il est très bien ! Il est mignon, il te correspond bien. Tu devrais avoir plus confiance en toi, tes choix et ton instinct. En plus on doit faire à peu près la même taille il va m'aller comme un gant tu vas voir !

Elle prit le sien pendant que j'acquiesçai à ses consignes. Pourtant la curiosité me donnait envie de voir ce qu'il y avait de si important à cacher. Je me retins car je savais que nous avions tous nos secrets, moi la première, que nous n'aimerions pas être révélés. Mais une question me titillait l'esprit et la réponse, j'allais la découvrir aujourd'hui. Elle me prévient qu'elle allait cuisiner et me demanda si j'avais besoin de quelque chose. Je lui répondis par la négative en souriant. Elle était vraiment gentille et adorable. Elle me faisait penser à son chat ainsi. Timide mais kawaii. Elle sortit donc de la chambre et prépara le dîner. Je fermai donc la porte et essayai les habits prêtés. Comme je l'avais prévu il m'allait à merveille. C'est bien d'avoir un petit gabarit on peut facilement échanger nos vêtements comme ça ! Je retirai le pyjama et me rhabillai étant donné que la soirée ne faisait que de débuter. Je refis le lit et posai mes affaires comme je le voulais avec les habits de nuit sur le lit et la rejoins dans la cuisine. Le plat allait bientôt être prêt à mon avis.

- Hey ! Ça va tu t'en sors ?

Je la regardai faire attentivement telle une enfant observant sa mère. Cette vision me fit penser à ma « mère » qui me faisait à manger plus petite. Je souris nostalgiquement, elle me manquait tellement… Je secouai la tête et me repris.

- Au fait le pyjama m'allait parfaitement comme je te l'avais dis ! Et sinon ça fait longtemps que tu as appris à cuisiner ? Moi ça va, je m'en sors pour les plats de base après il ne faut pas trop m'en demander !

Je lui souris de nouveau pour la mettre en confiance et qu'elle arrive à s'ouvrir à moi plus facilement pour que j'apprenne à mieux la connaître.

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MessageSujet: Re: Hébergement improvisé [Pv: Misaki Midori]   Mar 1 Mai - 14:10



Hébergement improvisé
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Cuisiner

Les œufs mélangés dans un bol, le gaz allumé et le beurre fondu dans la poêle, je pris le bol et en versai le contenu à l'intérieur. J'observai le liquide se mettre progressivement à crépiter.

Concentrée sur ma cuisine, je perçus néanmoins Misaki s'approcher puis me regarder faire comme s'il s'était agi d'une enfant. Elle me demanda si je m'en sortait.

- Hmm… Oui. Ça devrait bientôt être bon !

En la voyant ainsi, je me revoyais de nombreuses années auparavant en train d'observer mon oncle cuisiner. « Fais attention tu vas te brûler ! » me disait-il lorsque je m'approchais trop. Il faut dire que voir la façon dont chacun cuisine m'émerveillait, me fascine toujours. Et il était – il est encore – un cuisinier hors-pair ! Après avoir vérifié que l'omelette soit suffisamment cuite, je coupai le gaz.

- Au fait le pyjama m'allait parfaitement comme je te l'avais dit ! Et sinon ça fait longtemps que tu as appris à cuisiner ? Moi ça va, je m'en sors pour les plats de base après il ne faut pas trop m'en demander !

Je pris la poêle et la posai sur l'un des dessous de plats posé sur la table, planche collée au bar séparant la cuisine du salon.

- Oh, hmm… Ça doit faire un moment… Mon oncle m'a appris.

Quel âge avais-je lorsque j'avais arrêté de le regarder préparer des plats et qu'il m'avait laissée toucher à ses ustensiles ? Neuf ? Dix ans ? Il était un bon professeur en tout cas.

Je sortis les couverts, assiettes et verres avant de les disposer sur le comptoir. Puis je sortis les tabourets rangés sous celui-ci et invitai l'asiatique à s'asseoir.

- Tu peux te servir. Les invités d'abord after all !

Je m'assis et une fois qu'elle ait pris sa part, me servis à mon tour.

Je ne parlai pas beaucoup durant le repas. Pas du tout en vérité. J'espérais qu'elle ne le prenne pas contre elle. Je ne savais juste pas quoi dire… Peut-être qu'elle non plus.

Lorsque le repas fut terminé et les couverts placés dans le lave-vaisselle, je me décidai d'essayer de briser le silence.

- Et maintenant ? Tu voudrais faire quelque chose en particulier ?

Comprenant qu'elle n'avait pas d'idées particulières – tout comme moi - je lui proposai avec un sourire amusé:

- Télé ?

Sans attendre, elle accepta. J'allumai donc le poste de télévision puis après lui avoir donné la télécommande :

- Je reviens ! Mets ce que tu veux.

Partis chercher de quoi dessiner. Un tas de papiers situé dans l'un des tiroirs de mon bureau – je m'y coinçai un doigt dans la précipitation – un crayon et une gomme. Je revins ensuite dans le salon, m'assis à mon tour sur le canapé de façon à être sur le côté, les jambes suffisamment pliées afin de pouvoir appuyer les feuilles dessus. Je n'eus plus qu'à commencer quelques esquisses.  


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MessageSujet: Re: Hébergement improvisé [Pv: Misaki Midori]   Jeu 3 Mai - 23:14

Hébergement improvisé
Cynthia répondit à mes questions tout en continuant de cuisiner. Une fois qu’elle eut terminé la préparation de l’omelette elle me permit de me servir. Je m’exécutai sur le champ et coupai en deux l’omelette. La faim commençait à se faire ressentir et le plat qu’avait fait la jeune femme me paraissait appétissant. Je mis un morceau de l’omelette dans mon assiette et l’autre dans la sienne. Je m'assis sur le tabouret en dessous du comptoir puis lui souhaitai un bon appétit et dégustai son plat. Un doux sourire se dessina sur mes lèvres. Cela m'amusait de découvrir les différences entre les plats occidentaux et ceux orientaux. De plus, comme chaque personne a une façon distincte de faire une recette, je pus m’apercevoir de la différence entre son omelette et celle que j’avais l’habitude de manger au Japon. Bien que j’avais l’habitude de celle de mon pays, celle-ci me correspondait aussi parfaitement. Par ailleurs, j’étais tellement occupée de savourer ce qu’elle avait concocté que je ne parlai pas du repas et elle non plus. J’avais seulement évoqué le fait que son plat m’avait séduite. Lorsque nous eûmes terminé de manger, la propriétaire des lieux me demanda ce que j'avais envie de faire. Je la regardai décontenancée, je n'avais aucune stricte idée de ce que nous pouvions faire. Devant ma détresse elle vint à mon secours et me proposa un programme : la télé. J'approuvai et m'installai dans son canapé. La jeune femme partit en me laissant la télécommande en m'annonçant que je pouvais choisir la chaîne. Je zappai alors au hasard et m'arrêtai sur un documentaire animalier. Elle revint dans le salon et s'assis également dans le sofa.

- J'ai mis un documentaire j'espère que tu n'as rien contre?

Je tournai la tête vers elle et la vis avec des feuilles sur ses genoux. Vu sa position elle avait l'habitude de dessiner sur des supports assez bancales. Elle m'impressionnait de plus en plus.

- Ça fait longtemps que tu dessines? J'aimerais bien voir une de tes créations un jour si ça te dérange pas.

Je lui souris et m'assis dans la même position qu'elle, les jambes repliées contre mon buste. Je regardais de nouveau l'écran et lui déclarai que j'adorais les animaux. Je lui avouai même que lorsque j'étais au Japon je faisais des études pour devenir vétérinaire. Un goût amer de mélancolie montait le long de ma gorge. J'aurais tant aimé pouvoir continué mes études mais à cause de toute cette histoire j'ai dû tirer une croix dessus pour un bon moment désormais. Je passai une main dans mes cheveux pour oublier cette sensation et cette idée. Je devais me faire à cette vie désormais que ce soir j'avais tenté de fuir. Il fallait que je me fasse une raison et que j'assume dès le lendemain le fait que je suis une Midori maintenant... Je décidai donc de profiter de cette soirée et me remis à regarder la télé.

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MessageSujet: Re: Hébergement improvisé [Pv: Misaki Midori]   Mer 29 Aoû - 19:02



Hébergement improvisé
Avec Misaki Midori


Il m'a demandé pourquoi je dessine autant.

Je ne te le dirai pas.

Tu vas te moquer de moi si je te le dis…

… Quand je vous en donne, vous souriez Maman et toi. Ça veut dire qu'ils vous rendent heureux non ? Alors…

… Tu avais dit que tu ne te moquerais pas !

Focalisée dans ces croquis d'objets, de portraits et de mains, j'en oubliais presque Misaki, et il me fallut une question de sa part pour me souvenir de sa présence. Je levai donc les yeux de mon travail, puis dirigeai mon visage vers elle, prête à lui répondre que le programme qu'elle avait choisi me convenait.

- … Je n'ai rien contre ! Dis-je rapidement, avant de replonger dans mon amas de papiers.

Elle me regardait. Les yeux remplis d'admiration, elle me regardait, et mon regard avait croisé le sien. J'avais voulu m'en défaire le plus vite possible, éviter cette admiration que je ne méritais pas. Je n'avais eu aucun mal à faire ces croquis, n'y avais mis aucun effort, et aucun d'entre eux ne lui avait été montré. Si j'avais voulu être admirée, je me serai concentrée sur chaque détails, chaque erreur possible, aurait tout fait pour qu'elle remarque “mon talent”. Pas ici. Au contraire, embarrassée, je me cachais derrière les feuilles de papiers me servant de support, prétendant être concentrée sur mes dessins. La Japonaise reprit :

- Ça fait longtemps que tu dessines ? J'aimerai bien voir une de tes créations un jour si ça te dérange pas.

De peur de croiser à nouveau ses yeux noirs, je changeai de feuille et commençai un autre dessin.

- Comme tout le monde, j'ai commencé enfant. J'ai seulement continué depuis… Alors ça doit faire un moment oui…

Time flies don't you think ? Je souris, puis repris :

- Je t'en montrerai certains si tu reste intéressée.

Certainement.

Peut-être…

Elle verrait les dessins éparpillés sur mon bureau de toute façon.

Le son d'un frottement de tissu me parvint aux oreilles lorsque la jeune femme plia ses jambes et les positionna devant elle dans le canapé. Lorsque je l'entendis parler de son amour pour les animaux et des études de vétérinaire qu'elle avait commencées dans son pays d'origine, ma tête se releva dans sa direction.

Le visage tourné vers l'écran de télévision, Misaki Midori, la Japonaise ayant quitté son pays et le cursus dont elle avait sans doute toujours rêvé, était remplie d'une profonde tristesse.

I felt it.
In my heart,
In my bones.


Pour une raison que j'ignorais, Misaki avait dû arrêter ses études et venir vivre dans la ville d'Elysian Fields, dans un pays en tous points différent du sien. Sa vie était bien plus difficile qu'elle ne le laissait croire, et remplie de zones d'ombres auxquelles il était impossible d'accéder.

Mais j'étais certaine que ce soir, elle avait voulu fuir cette raison. C'était l'impression qu'elle donnait.

J'aurais peut-être pu lui soutirer une partie de ce qui restait flou chez elle si j'avais fait en sorte de m'en rapprocher. Il m'aurait suffit de lui parler de l'arrêt de mes propres études, ou de mon emménagement à Elysian Fields, du dépaysement entre Boise et ici… Je ne le ferai pas. Je n'aurais jamais voulu que l'on commence à fouiller dans mon passé, et dans son cas… Memories are sometime more painful than amnesia. Nous nous connaissions à peine, qui étais-je pour la faire parler de vérités qu'elle préférait garder secrètes ?

Sans que je ne m'en rende compte, je l'avais dessinée, dans la posture qu'elle avait prise pour regarder la télévision. Je voulais lui changer les idées, tout en évitant les sujets épineux qui auraient pu lui rappeler sa mélancolie. Alors je lui tendis le dessin.

- … Tiens. Je te le donne. Enfin… Si tu veux !


Un sourire nerveux aux lèvres, je le lui tendis tout en détournant le regard. Puis je me réinstallai, prête à reprendre mes créations de croquis.

- J'espère qu'il te plaît… C'est rare que je dessine quelqu'un en sa présence. Je n'ai pas l'habitude haha…

Me rendant compte que je sous-entendais dessiner ceux que je rencontrais de mémoire, ce qui pouvait être perçu comme étrange de l'extérieur – mais pourtant vrai – , j'ajoutai :

- Je veux dire que la plupart du temps, j'imagine des personnage… Je ne dessine pas beaucoup de personnes réelles…

Ce qui était également vrai.

Je me souviens m'être remise à dessiner, mais pas de la suite. J'ai dû m'endormir, comme toujours sur mes dessins.


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MessageSujet: Re: Hébergement improvisé [Pv: Misaki Midori]   

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