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 Confrontation. Du passé ou de moi? Je ne sais pas.

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MessageSujet: Confrontation. Du passé ou de moi? Je ne sais pas.   Jeu 13 Déc - 22:23



Confrontation. Du passé ou de moi? Je ne sais pas.
Solo


Hello "old friend"

Le cimetière.

Le souvenir flou de ma tante et moi, devant une tombe.

Aussi fugace que la brume.

Combien de temps s'était écoulé depuis ?

« Pourquoi ne sont-ils pas au même endroit ? » lui avais-je demandé.

J'ai oublié sa réponse. Peut-être n'y en a-t-il jamais eu. Peut-être ai-je imaginé cette histoire.

Mais elle était là. Identique à cette fois où je l'avais vue. Les fleurs devaient être différentes.

- Hi

Je pensais ne jamais revenir ici.

- … Mom.

Les mains dans les poches de mon caban, je m'adressais à la jeune femme aux cheveux bouclés de la photographie.

« Tu lui ressemble tellement ! » m'avait un jour dit tante Agatha. En disant ces mots, son regard s'était assombri, son sourire avait faibli.

Qu'aurait-elle dit en me voyant ici, m'adresser vainement à une ombre du passé ?

Non.

Pas vainement.

J’étais venue ici, en cet endroit qui ne représentait que les fragments éparpillés d'une vie brisée, pour une raison. Une seule.

- It's been a long time isn't it ? Heh. Who am I kidding.

Peu importe combien de temps avait passé.

L'idée de faire face au passé ne m'avait jamais enchantée.

Étrange comme on peut se préparer toute une nuit à cet instant, et comme on reste démuni quand il arrive. Il m'était impossible de trouver les mots. Pourtant, je voulais parler, say how sorry I was. Cette femme avait été ma mère. Pourtant elle ne me manquait pas, et ce malgré tous mes efforts pour que le contraire arrive.

Mais je ne m'étais pas rendue ici pour cela, si ? Je n'aurais jamais osé si ça n'avait été que pour dire à quel point j'étais désolée.

Je ne serais jamais venue si ça n'avait été que pour avouer ma culpabilité.

Cette décision prenait son origine d'une rencontre. Bryan Mackenna. Je lui avais menti. Aucune amie n'avait subie d'agression, seulement… Moi. Mais dans sa tentative d'aider cette amie imaginaire, il m'avait convaincu d'une chose.

Ma famille me manquait.

Horriblement.

Tous mes jours de congés y étaient passés. J'étais partie les voir, sans prévenir personnes. Plusieurs semaines durant, je disparus complètement d'Elysian Fields.

Mais elle continuait de m'obséder. Mon agresseur m'obsédait.

Cet homme… Il avait tenté de me tuer. Et il aurait réussi si…

Je ne pouvais pas me reposer éternellement sur les autres.

Je ne pouvais pas non plus faire disparaître mes cauchemars de cette nuit.

Encore et encore, il entrait chez-moi.

Encore et encore, je me voyais mourir.

Avant que je ne m'en aperçoive, j'étais déjà sur ses traces.

Ça n'avait pas été volontaire. Pas au début… Je voulais juste… mettre mes idées au clair, tenter de comprendre, ne plus entendre mes p*tains de pensées chaque fois qu'il me revenait en mémoire.

God. How I hated these thoughts.

Au début, ce ne fut que des notes dans mon carnet. Uniquement des théories sur comment mon agresseur avait pu entrer, ou pu connaître mon adresse.

Si j'étais une victime prise au hasard parmi d'autres, ou si…

The most of them were paranoid actually.

Je ne sais pas quand tout ceci bascula vers l’extrême. Peut-être l'était-ce depuis le début. Étais-je obsédée à ce point ? Je refuse d'y croire.

Mais les faits sont là. Mes recherches allèrent toujours plus loin. Plus loin que les simples interrogations d'une victime.

Je pris tous les articles du Crimson Post et d'autres journaux édités à proximité d'Elysian Fields que je pouvais trouver sur internet. Tous concernaient des meurtres.

Lorsque ma tante me demanda pourquoi autant d'articles sur un tel sujet, je répondis que c'était afin de comprendre un personnage que je souhaitais créer.

Si seulement ça avait été le cas.

Je tentais d'attribuer les meurtres correspondant à mon agresseur et ainsi comprendre le genre de personne qu'il était.

Je comptais penser comme il le faisait, imiter son comportement, chacun de ses gestes. Je compris alors que j'allais trop loin.

Je me savais capable de jouer aux copies. De comprendre la personnalité d'une personne au point d'agir comme elle. Je l'avais fait, à maintes reprises, à cause d'un manque – de personnalité, de mémoire, qu'importe - que je ressentais. Puis ce fut par peur d'être rejetée. J'en avais créé des amitiés fausses.

Mais jamais avec un meurtrier.

Je n'étais pas une assassin. Et je ne savais que trop bien comment toutes les autres fois avaient finies.

« Instabilité émotionnelle » comme avaient dit mes psychiatres. Des épisodes de ma vie auxquels j'aurais préféré ne jamais repenser, et dont je possédais encore des séquelles. Des réactions disproportionnées face aux situations difficiles, des crises de nerf, ou un calme presque effrayant, une tendance à tout garder pour moi et prétendre que tout allait pour le mieux. C'était bien lorsque j'essayais de me protéger que je blessais le plus.

L'idée de brûler le carnet me traversa l'esprit. Je ne le fis finalement pas. A la place… J’appelai Aurore, et lui demandai en quoi je pouvais lui être utile. Je ne parlerai jamais de mon agression à la police. Le moins que je pouvais faire… c'était de les aider, du mieux que je le pouvais. Ne pas garder mes idées - aussi paranoïaques puissent-elles être - pour moi. Peut-être y aurait-il des pistes dans certaines d'elles.

D’où ma décision de venir ici.

- Je me suis toujours imaginé que le jours où je reviendrais, je me souviendrais de tout… Seems like all I ever do is running away

Je pris une lente inspiration. Le froid la transforma en un volute de fumée.

- Et dernièrement... Je l'ai fait pour une autre raison. J'étais effrayée. Mais je ne peux pas rester attendre que la mort ne vienne. Je ne peux plus… Alors…

Mes poings se serrèrent à l'intérieur de mes poches. J'étais finalement résolue.

- J’arrête de fuir.


Mes yeux se fermèrent un instant, puis se rouvrirent.


- Je ne fuirai pas comme je fuis mon passé.


Venir sur la tombe de ma mère pour le lui annoncer « en personne »… Childish… Un moyen de me convaincre que cette fois, je prenais la bonne décision.

Il n'était plus question de rester un témoin impuissant, ou pire. Peu importe où les conséquences de mes actes me mèneraient, au moins j'en serais l’unique responsable.


CSS par Gaelle

_________________

“You don't know me, and it doesn't really matter. I don't know me either.” If my life was a story, it would be the one of a little girl who couldn't regain her lost memory. … Maybe I could write a better tale if I truly wanted it. But do I want it ? - “I can't go back to yesterday because I was a different person then” Lewys Carroll. | Cynthia thinks in #FF9933

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