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 EVENT N°1 ~ DU FEU ET DU SANG

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Destiny
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Crédits : SWAN
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MessageSujet: EVENT N°1 ~ DU FEU ET DU SANG   Mar 4 Juil - 15:45

Rappel du premier message :

Event n°1
Du feu et du sang


La télévision ne cesse de l'annoncer, et pourtant tout le monde est déjà au courant. Aujourd'hui, en ce mardi 4 juillet, la nation entière célèbre le jour de l'indépendance. Beaucoup ignorent sûrement quelle est la vraie raison derrière cette fête nationale, mais l'ignorance n'a jamais empêché personne de s'amuser. Bien au contraire, innombrables sont ceux qui regardent les feux d'artifices bourrés, sans même se rendre compte de l'événement sur lequel ils festoient. À l'occasion de cette merveilleuse journée, la ville d'Elysian Fields est en fête. Le comité de direction des animations de la commune a, cette année, décidé de mettre les moyens nécessaires à l'organisation d'un événement sans pareil. Les rues ont été bloquées, une scène spectaculaire a été montée en place centrale et de partout, ont jailli des stands et des activités de toutes sortes. Nourriture, brocante, vente de biblo et jeux ludiques sur le thème de l'indépendance sont au rendez-vous.
Mais plus que cela, c'est un jour de chance. Le beau temps a lui aussi décidé de venir au rendez-vous. En effet, bien que les festivités aient commencées à 19 heures, c'est un ciel clair qui surplombe la cité. D'ici à quelques heures le soleil se sera couché et aura laissé place à un lumineux croissant de lune, accompagné de ses étoiles scintillantes. Le vent a lui posé congé, réchauffant l'air au mieux pour permettre à tous les citoyens de passer une agréable soirée.

19:30, tout est lancé. De la musique et des rires éclatent dans chaque coin de rue, perpétrés par des personnes enjouées qui parcourent la ville, le coeur aimable et souriant. En outre, la scène principale sera toujours active, tant grâce à un DJ de qualité qu'a des animations diverses et variées. Mais au fond tout le monde le sait, l'événement clef de la soirée reste et restera le feu d'artifice de 22 heures. Chaque habitant l'attend avec impatience, excité à l'idée que pétillent dans le ciel des lumières colorées. Juste avant cela aura lieux un défilé spectaculaire de personnes arborant fièrement les couleurs de l’oncle Sam. Madame la maire a encore une fois été claire, personne ne doit oublier ce que l'on célèbre aujourd'hui.



Rappels



Première partie : 19 h -> 22 h
Qui ? Tout le monde pardi !
Temps : clair et étoilé
Température : 23°C

Vous pouvez faire intervenir n'importe lequel de vos personnages, voire même plusieurs. (Plus on est de fou plus on rit) Il n'y a pas d'ordre de passage, aussi vous pouvez poster quand bon vous semble. Attention, si vous voulez faire participer un ou des personnages à l'event, nous vous conseillons de le faire avant dimanche soir 22h. La partie 2 commencera à ce moment là. Vous pouvez poster A LA SUITE DE CE MESSAGE. Aucun rôle spécifique n'est attribué à chaque catégorie.

À vous  cherry



DEV NERD GIRL



Dernière édition par Destiny le Mer 5 Juil - 0:12, édité 1 fois
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Oliver Smith
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MessageSujet: Re: EVENT N°1 ~ DU FEU ET DU SANG   Dim 6 Aoû - 4:42

Du feu et du sang


"Faites l'amour pas la guerre"



 
Le temps défilait lentement. Trop lentement. Les secondes devenaient éternité au fur et à mesure que je cherchais un des membres de ma famille dans cette pagaille causée par la fuite de la population. Je n'arrivais pas à la trouver. Aucune fille qui courrait ne lui ressemblait. Je ne reconnaissais pas sa voix parmi toutes celles qui criaient. Je ne savais plus comment faire pour lui mettre la main dessus. J'avais beau hurlé de tout mon souffle son prénom je n'avais jamais de réponse. Même pas un misérable "ICI!" ou "LÀ!" ou encore "OLIVER!". Je commençais à perdre espoir mais je ne pouvais pas baisser les bras. Pas ici, pas elle, pas aujourd'hui! C'est pourquoi je continuai de plus belle. Je vis alors les flics débarquer. Il était temps! J'espérais donc voir ma cousine se faire évacuer avec les VIP avec un peu de chance mais pas du tout. Mes espérances ont été piétiné sauvagement. Je marmonnais alors un "PUT*IN" entre mes dents puis me mis à courir dans des petites ruelles. Je rentrai dans une personne ce qui me fit tomber lamentablement au sol. Je relevai la tête et vis un homme me regarder de haut, arme en main.

- Bah alors p'tit! Tu regardes pas devant toi? En même temps avec tes cheveux comment tu veux voir clair?

Il ria d'un rire roque presque forcé. Il m'irritait les oreilles et commençait réellement à me taper sur le système! Il voulait m'énerver? Et bien il avait réussi et il allait très vite le regretter... Je fis donc mon acteur. On s'était beaucoup amusés avec Felix de nous faire passer pour des victimes pour attendrir les personnes en face de nous pour mieux avoir ce que nous voulions. Ainsi, je fis en sorte que quelques mèches de mes cheveux se placent juste devant mes yeux, me permettant de voir un minimum. Je commençais également à avoir les larmes aux yeux et me fis trembler. Je le regardai dans les yeux, restant au sol.

- Non... Pitié! Ne me faites pas de mal... Je ne veux pas mourir...

- Oh... Pauvre p'tit.

Il s'accroupit alors devant moi et me servit un gigantesque sourire sadique. Je continuai donc à jouer mon rôle. Il plaça soudain son arme devant mon front.

- Désolé, p'tit chaton mais c'est ici que se termine notre rencontre... Tu n'aurais jamais dû passer par là... On se retrouvera peut être dans l'autre monde!

MAINTENANT! Sans hésiter je lui donnai une énorme béquille dans la cheville tout en me baissant. Il perdit son équilibre et se retrouva à terre en train de se tenir l'endroit que j'avais frappé. Sous la surprise, le gangster n'avait même pas eu le temps de tirer. Je me relevai d'un bond et écrasai sa main tenant le pistolet. Je mis tout mon poids sur ma jambe et tapai si fort qu'il en lâcha l'arme à feu tout en grognant de douleur. Je lui pris et lui pontai le canon dessus. Je remis mes cheveux en place d'un coup vif de main dans ma chevelure.

- T'avise même pas de me retrouver plus tard ou de te foutre de ma gue*le une nouvelle fois. Tu le regretterai amèrement. Je sais pas si tu sais mais un chaton ça a des griffes et c'est un félin comme les tigres donc vient pas chercher les em*erdes mec.

- Pfff! Tu serais même pas capable de tirer.

- Ah ouais? On pari?

Il allait me répondre mais je ne lui laissai pas le temps et tirai juste à côté de lui pour qu'il se taise. Il ferma la bouche immédiatement.

- Ah. Et aussi.

Je lui donnai un magnifique coup de pied dans les côtes.

- Tu vois, ça c'est pour la m*rde que vous avez causé dans la ville.

Je lui en donnai un autre aussi fort mais dans la mâchoire ce qui l'assomma quelque peu.

- Et celui-là c'est si je retrouve pas ma cousine par votre faute. Con*ard.

Je pris mes jambes à mon cou pendant qu'il était encore légèrement inconscient, déboussolé. Je continuais de chercher ma petite tête brune préférée mais aucune trace d'elle. On aurait dit qu'elle s'était volatilisée... Je me réfugiai alors dans une sorte de garage pendant que des tirs s'échangeaient. Je sortis mon portable, il n'y avait pas d'appels en absence ou de messages... J'hésitais à faire le premier pas... Et si elle était en situation critique et que son téléphone sonne au mauvais moment? J'avais trop peur pour sa sécurité et me ravisai. J'attendrai son coup de fil me dis-je. En attendant je rangeai le flingue que j'avais "emprunté" à mon cher "ami" de tout à l'heure. Il valait mieux que je le garde sur moi plutôt que ce soit l'autre abruti qu'il ne l'ait... En tous cas, j'espère que Vic va bien et que rien ne lui soit arrivé...

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Wang Zhen Shi

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MessageSujet: Re: EVENT N°1 ~ DU FEU ET DU SANG   Lun 7 Aoû - 1:53

Wang Zhen Shi avait décidé d'être ronchon. Il n'avait pas envie de sortir. De toute façon, ce genre de rassemblement, disait-il, ce n'est pas quelque chose pour quelqu'un comme lui. Et il n'aimait pas cela. A dire vrai, il partait du principe qu'un vrai chinois n'avait pas à participer à cet événement. Fêter l'indépendance de ce pays qui fut sous le joug des terribles britanniques ? Mouais. Ok, il était fier d'eux mais ce n'était pas son peuple. Cependant, son amant avait eu raison de lui; une délicieuse punition l'attendait après la soirée, cela l'avait soudainement fait changé d'avis.

-C'est uniquement pour voir si les feux d'artifice sont aussi impressionnants que dans notre pays natal. avait-il tout de même maugréer avant de partir.

Tous les deux s'étaient mêlés à la foule mais habitués à ce qu'il y ait de possibles dérapages, ils avaient optés pour un endroit où il serait facile de fuir au cas où. Pauvres naïfs, s'ils avaient su.
Ce fut la débandade et c'était bien normal après ce qu'il s'était produit, ils ne s'étaient pas attendus à cela; Wang Zhen Shi avait jeté un regard noir vers son amant en lui criant "Je savais bien qu'on aurait pas dû venir !", ce qui fit que l'autre se demanda pourquoi on le surnommait Tigre Tranquille alors qu'il perdait souvent son calme ces derniers temps. Soudainement, ils avaient été séparés; dans la confusion, ils n'avaient pas cherché à comprendre ce qu'il se tramait, ils n'avaient en tête que se retrouver. Ce qui fut fait.


-Merde, t'es blessé !

-Je vais bien ! Et toi ?

Le sifflement des balles était proche alors ils s'éloignèrent quelque peu comme ils purent. Jing Hai se tenait le bras; ce n'était pas grand chose au final mais avec tout ce qu'il y avait autour, impossible de se concentrer ou de s'arrêter deux minutes pour vérifier, ce qui faisait enrager Tigre Tranquille.
Jing Hai donna un léger coup de coude à son client préféré et lui montra un endroit où ils pourraient peut-être être à l'abri. Il ne se fit pas prier et attrapant doucement le bras valide de son amant, il courut s'y réfugier. Un garage. Y aurait sûrement de quoi se défendre puisque Jing Hai avait en plus insisté pour qu'il ne prenne pas d'arme. Tss...Wang Zhen Shi songea déjà à emprunter un tournevis ou quelque chose de ce type permettant de perforer. Il fut tiré de ses pensées par son chéri qui lui avait fait lâché son bras et lui tapotait énergiquement l'épaule pour qu'il regarde dans la direction indiquée; y avait un gamin - ce que Wang Zhen Shi considérait comme un gamin - qui était présent lui aussi. Bon...Au moins ils auraient de la compagnie. Sauf que rien ne rassurait actuellement le mercenaire. Rien ni personne.

_________________
Thème de Wang Zhen Shi
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Felix Ahn
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MessageSujet: Re: EVENT N°1 ~ DU FEU ET DU SANG   Mar 8 Aoû - 19:57

EVENT Pt.2 - Du feu et du sang
Ce qui devait être une sortie entre amis...

- Et maintenant? On attend que ça se calme ou on se creuse la cervelle pour atteindre un autre endroit comme la place centrale?
- Le mieux… Serait de rejoindre la police, ou trouver un endroit sûr qu'elle protégerait… Mais…… Je pense qu'elle est dans le même état que ces hommes… Il est possible qu'elle confonde les civils des gangs…Peut être que si on appelle au commissariat… On pourra nous guider jusqu'à un endroit plus sûr ?

Nous avions réussi à pénétrer sans encombre au sein du bâtiment d'apparence blindé. Mais la balle perdue qui alla percuter la porte de métal et de bois vint me conforter dans l'idée que nous n'avions atteint qu'un faux-semblant de sûreté. Etait-ce d'ailleurs réellement un projectile sans cible ? Après tout, n'importe quel latino déjanté aurait pu nous voir entrer ici. En outre je voyais déjà arriver des gangsters jusqu'à nous pour prendre d'assaut ma paranoïa. Je ne voulais pas rester en bas pour en savoir plus. La seule cloison qui nous séparait de la rue était trop chancelante à mon goût, et je ne risquais pas d'attendre davantage que quelqu'un vienne l'enfoncer.
Les filles avaient fermées la porte d'entrée et semblaient s'être arrêté derrière celle-ci, trop rassurées par la situation. Mais à peine eurent-elles cessé de se mouvoir que j'étais déjà repartit, grimpant les escalier de pierre en m'accrochant frénétiquement aux rambardes ornementées.

Le froid métallique sous mes doigts venaient agressivement refroidir mes mains ensanglantées. A chaque marche je sentais mes muscles se durcir, bien que réchauffés par l'effort, tandis que de mon corps émanait une chaleur de panique. Le long de ma tempe droite glissaient à chaque minute de nouvelles perles de sueur, illuminées par les chaudes lumières de la cage d'escalier. Mon souffle était court, ma respiration haletante et mes sens brouillés par la panique.
Soudain, une goutte de transpiration perla de ma nuque pour venir couler le long de mon dos, dressant les poils de mes bras salis par l'action.

- La police ? Demandais-je d'une voix trop paniquée. Ils sont sûrement trop occupé avec les gangster.

La vérité était que je ne souhaitais nullement leur refaire face. Etant chinois de par ma mère et ayant déjà été arrêté pour agression sur autrui, mieux valait pour mon casier judiciaire de ne pas être davantage entaché. Car il m'était d'avis que ces bouffons aux tenues bleues ne sauraient pas plus faire la différence entre les asiatiques du dehors et moi-même. Et si par chance ces derniers arrivaient à comprendre que je n'avais aucun lien avec ces gangsters, le commissaire et ses associés se seraient certainement fait un plaisir de ne pas en tenir compte.
Et pourtant, la jeune femme dont j'ignorais le nom semblait bien décidée à les contacter pour chercher de l'aide. Chose compréhensible pour toute personne normale. S'il le fallait j'étais prêt à laisser les trois boulets derrière moi pour ne pas croiser de policiers. Je jetais alors un vif coup d'oeil à Misaki, puisqu'après réflexion ni elle ni moi ne devions nous retrouver entre leurs mains.

- Appelle ces incompétents si bon te semble, sait-on jamais, peut-être qu'ils répondront. Moi je préfère d'abord me mettre à l'abris si tu veux bien.

Arrivé sur le premier pallier, je frappais aux portes, désespéré de trouver un refuge plus sécurisant que cette cage d'escalier. Je demandais de l'aide, mais personne ne nous répondit. Puis, après quelques minutes de découragement, j'entendis enfin une serrure cliqueter, rapidement suivit d'un grincement de porte terrifiant.

- Bonjour, je suis désolé de vous déranger, mais avec des amis on cherche un refuge pour...

Je me stoppais net face au visage qui était apparu dans  l'ouverture du battant.

- Tati Gaëlle ?!


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Gaëlle Dutronc [PNJ]

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MessageSujet: Re: EVENT N°1 ~ DU FEU ET DU SANG   Mar 8 Aoû - 20:30










EVENT n°1 - Partie 2

Du feu et du sang

Gaëlle aurait dû assister aux festivités. Après tout, c'était son rôle d'adjointe au maire. Et pourtant en cette soirée de fête nationale, elle avait préféré rester dans son confort, loin de la populace, pour regarder la télévision, refaire son brushing et lire le dernier navet qu'elle avait emprunté à la bibliothèque. Mais au fond, quelle était la véritable raison à cela ? Etait-ce parce qu'elle était malade ? S'était-elle bloquée le dos ? Etait-elle fatiguée de ses responsabilités ?

Non, ne nous leurrons pas, Gaëlle avait plus que tout souhaité éviter un individu. Il était pourtant vrai que le beau Henry Peeksly allait être présent sur scène lors de ses festivités, mais l'entente du nom de l'antipathique Mantis l'avait rebuté. Si d'ordinaire elle aurait aimé le lyncher en publique, la présence de son procureur préféré aurait risqué de mettre en péril les attaques qu'elle aurait conféré au PDG de la Cosmantis Industry. Et pour cause, s'il y a bien une chose que la mégère appréciait, c'était de se pavaner devant monsieur Peeksly. Aussi mieux valait faire bonne figure en prétextant un lumbago.
Aussi, après avoir tant travaillé pour cette soirée, elle s'était résigné à rester cloîtrée chez elle plutôt que de voir le si détestable Larry. Comment avait-elle pu en arriver au point où la présence de ce dernier était devenue trop régulière à ses yeux ?

Lorsque les premiers coups de feu avaient retentit, Gaëlle, bonne concierge qu'elle était, s'était ruée à sa fenêtre pour voir ce qu'il en était. Restant ainsi derrière ses rideaux à observer dans l'ombre la foule en panique, elle avait toisé du haut de son appartement les stands en mis en pièce et les gangsters enragés.

- Oh non... voilà qui me causera du trouble. J'ai le sentiment que dès demain, une paperasse monstrueuse régnera sur mon bureau.

Pas paniquée pour deux sous, elle avait fermé ses rideaux pour occulter la vue sur le désastre. « Voilà qui devrait calmer les bandes de jeunes délinquants qui aimaient traîner dans les rues. »
Mais curieuse comme pas deux, elle avait allumé sa télévision. Calée au fond de son canapé de cuir, elle avait enfilé un châle autour de ses épaules pour observer un pauvre journaliste déblatérer sur les récents évènements. Ce dernier affolé, tenant fébrilement un micro en main, tentait vainement de clarifier la situation, bien qu'il fut entouré d'une foule en panique. Un rictus moqueur apparu sur le visage de la vieille femme. « Il est bien trop jeune pour faire ce genre de métier. Mieux vaudrait pour lui de retourner à l'école plutôt que de se prétendre journaliste. » avait-elle pensée amèrement.
Par la suite, il y avait eu quelques interviews de témoins, dont chacune était suivit d'un « elle devrait mincir avant de parler », « mais quelle poufiasse », « en même temps vu ta tête tu n'aurais pas dû sortir », de la part de la vieille peau. Puis, bien qu'au dehors de nombreux coups de feu se soient fait entendre, Gaëlle resta stoïque, et alla chercher un livre pour occuper ses pensées, après s'être servit une tisane à la verveine.

Ses lunettes sur le nez, elle avait commencé à faire l'effort de comprendre les mots qui lui passaient sous le nez quand soudain des bruits vinrent la perturber.

Dans le couloir elle entendait qu'on appelait au secours, créant ainsi un ramdam titanesque et dérangeant. Car si les coups de feu ne la gênait pas, les élucubration d'une jeune écervelé devenaient la pire chose qui soit. Aussi quand on vint frapper à sa porte elle s'était levée, dans le doute s'était muni de son fusil de chasse, et avait ouvert avec pour objectif de renvoyer l'énergumène chez lui.

Soudain, elle avait réalisé quelle fut son erreur. Il devint alors évident que jamais Gaëlle n'aurait dû ouvrir cette porte.

- Felix... avait-elle soufflé de désespoir.
- Tati Gaëlle ?
- Pas de familiarités veux-tu. Appelle-moi encore une fois « tati » et je jure de fermer cette porte sur tes doigts si fort que tes yeux ne seront plus salement bridés mais complètement fermés.

Gaëlle avait de nombreuses raisons de détester son ex neveu par alliance.
La première étant qu'il était directement lié à son ex-mari. En effet, ce dernier ayant une très jeune sœur habitant en ville depuis quelques années, elle avait eu le malheur de devoir assister à quelques réunions de familles douteuses, remplies de jeunes asiatiques insupportables. Bien entendu elle aurait cité en second lieu la jeunesse du jeune écervelé crasseux. Et enfin c'était pour ce que ce « sale petit bâtard asiatique » avait osé faire à son cher et tendre enfant. Cela va de soit, elle était loin de connaître les détails de l'affaire, mais savait pour sûr que Felix avait causé du tort à son précieux Paul.

- Depuis quand tu habites ici ?
Avait-il demandé, les sourcils froncés.
- On s'en fiche, continua-t-elle en le dévisageant. Que veux-tu ?
- J'ai besoin d'un abris. Nous avons besoin d'un abris, s'était-il repris après avoir jeté un coup d'oeil en bas des escaliers.

Gaëlle s'était avancée quelque peu, une main sur son châle pour observer attentivement le « nous » dont il était question.

- Et tu espères que je vous laisse pénétrer chez moi ? Vous, puants, sales et jeunes que vous êtes ?

Elle avait levé un sourcil en l'air, aussi hautaine que possible face à son neveu de pacotille. A ses yeux il était impossible que quatre jeunes pénètrent sa demeure sacrée. En outre la mégère avait, malgré son âge, gardé une vue plus qu'acceptable, ce qui lui avait permis de reconnaître certaines personnes installées un peu plus bas.

- Te voilà bien audacieux.
- Laisses-nous entrer Gaëlle, avait-il dit plus fermement.
- Et pourquoi donc ?
- Tu veux vraiment que je donne à tonton une raison de plus de te détester ?

Le cerveau de la vieille femme sembla fumer de rage, tandis que sur son visage s'affichait une moue énervée. Il fallait bien admettre que ce sale chinocoréen avait gagné en répondant depuis ces dernières années. Mais malheureusement pour lui, elle n'était pas capable de céder sans condition.

- Très bien... avait-elle soufflé l'air blasé. La bibliothécaire je veux bien, le gosse aussi, mais pas l'asiatique.
- Hein ?
- Pas la peine de te faire plus bête que tu ne l'es déjà, tu as très bien entendu.
- Tu rigoles j'espère ?
- J'ai l'air de plaisanter ? Ca lui apprendre à embêter les vieilles dames respectables.

Gaëlle était tout ce qu'il y avait de plus rancunière, et se souvenait parfaitement du jour où, nageant tranquillement elle avait été dérangée par une asiat' au tempérament déplacée. Aujourd'hui interdite de séjour en la piscine de la ville, elle se plaignait sans cesse de ne plus pouvoir dégourdir ses membres dans une eau commune _ qu'elle avait pourtant jugé trop sale pour sa peau délicate.
Felix prit un air salement énervé qu'elle ne lui connaissait pas, et baissa les épaules après avoir soufflé.

- Ok. Je dirai à tonton que tu as été admirablement généreuse.

Elle le jugea, un air méprisant dans le regard.

- Et que sans toi je... nous ne nous en serions pas sorti.
- Entendu. Vous avez deux heures. Après je ne veux plus voir vos sales pattes dans mon appartement luxueux. Et si vous tâchez la moindre parcelle de ce qui m'appartient, je jure que tu en paieras le prix Felix Ahn.

Sur ces quelques mots elle était rentrée chez elle et avait reposé son vieux fusil de chasse. Et pourtant, elle  n'en paraissait pas moins terrifiante.

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Couleur de Gaëlle : #DE406A
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Felix Ahn
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MessageSujet: Re: EVENT N°1 ~ DU FEU ET DU SANG   Mar 8 Aoû - 20:45

EVENT Pt.2 - Du feu et du sang
Ce qui devait être une sortie entre amis...

« It was at this moment that he knew he fucked up »


Quand j'aperçu le visage de ma vieille et terrifiante ex-tante, mon cœur cessa de battre et mon cerveau cessa de fonctionner pour laisser place à une furieuse envie de prendre mes jambes à mon cou. Seulement il était déjà trop tard, elle était apparu face à moi, un fusil en main, et il y avait tout à parier que même sans ses lunettes elle n'aurait pas manqué sa cible avec son arme octogénaire.
Je n'avais pas souvenir que ma chère Tati Gaëlle ait un jour résidé en plein centre ville, dans les beaux quartiers, mais il sembla évident que le divorce lui ait réussit. Après tout, qui pouvait posséder meilleur avocat que la pire des mémés de la ville ? Je l'imaginais avoir fait appel à son « procureur adoré » pour réussir à dépouiller mon pauvre oncle déshérité.

- Pas de familiarités veux-tu. Appelle-moi encore une fois « tati » et je jure de fermer cette porte sur tes doigts si fort que tes yeux ne seront plus salement bridés mais complètement fermés.

L'antipathie toujours présente, je sentis une peur certaine s'emparer de moi. Et pourtant je n'avais d'autres choix que de continuer, ou son regard vide de compassion aurait découpé le jeune asiatique que j'étais en rondelle.
Aussi, j'avais froncé les sourcils, tout en contractant la mâchoire pour trouver le peu d'audace qu'il me restait.

- Depuis quand tu habites ici ?
Avais-je demandé.
- On s'en fiche, continua-t-elle en me dévisageant avec son regard de poule aigrie. Que veux-tu ?
- J'ai besoin d'un abris, continuais-je dans ma lignée.

Puis soudain, un détail me revint en mémoire. Face à la terreur que représentait cette vieille peau sans cœur, mon esprit avait occulté le détail suivant : je n'étais pas seul dans cette galère. Plus bas, trois personnes cherchaient désespérément à s'en sortir, ayant même pour but de contacter les maudits fonctionnaires de police.

- NOUS avons besoin d'un abris, me repris-je.
- Et tu espères que je vous laisse pénétrer chez moi ? Vous, puants, sales et jeunes que vous êtes ? Te voilà bien audacieux.

A cette réponse des plus hypocrites, une image me vint en tête. Ce n'était pas là une représentation très glorieuse de ma tante de substitution, mais qui pouvait bien se préoccuper de cette vache ridée et ratatinée ? Car face à moi sévissait une sorcière au nez crochu, qui d'un coup de balais mécontent s'apprêtait à jeter aux crocodiles de pauvres réfugiés tels que nous. En effet, son regard ne laissait refléter qu'une haine profonde en ma personne, qui n'était pas aidée par l'antipathie réciproque que nous avions toujours éprouvé l'un envers l'autre. Je me rappelais avoir un jour, et par plaisir, mis des araignées dans son sac à main rose. Et ce en espérant que l'une d'elle lui fasse faire un arrêt cardiaque suffisamment conséquent pour que les enfers aient engloutit son âme.

- Laisses-nous entrer Gaëlle, avais-je dis plus fermement.
- Et pourquoi donc ?

Un sourire malin se dessina sur mon visage.

- Tu veux vraiment que je donne à tonton une raison de plus de te détester ? Continuais-je malicieusement.

Dommage, voilà bien des années qu'elle aurait dû m'offrir plus qu'un allume cigare à Noël, pour tenter d'occulter en mon être ses disputes continuelles avec mon oncle le plus proche. Mais si aujourd'hui elle était pleine aux as, je me moquais bien des cadeaux répugnants d'hypocrisie qu'elle aurait pu m'offrir. Au cours de mon enfance elle m'avait donné plus de cartes qu'il n'en fallait pour faire tomber son masque de méchanceté, et s'il y avait bien un jeu auquel il ne fallait pas me faire jouer, c'était celui où je possédais déjà tous les atouts en main.

- Très bien... avait-elle soufflé l'air blasé. La bibliothécaire je veux bien, le gosse aussi, mais pas l'asiatique.

Notre belle inconnue était donc rat de bibliothèque.

- Hein ?
- Pas la peine de te faire plus bête que tu ne l'es déjà, tu as très bien entendu.
- Tu rigoles j'espère ?
- J'ai l'air de plaisanter ? Ca lui apprendra à embêter les vieilles dames respectables.

C'est presque si je n'avais pas rit face à cette remarque. Une lueur d'appréciation envers la japonaise naquit en moi, à l'idée qu'elle ait pu un jour faire du tort à ma vieille vache préférée. La haine que j'éprouvais envers cette bonne femme grandit soudainement, bien qu'au fond, il me fallait trouver un argument pour ne pas abandonner Misaki derrière-moi, au risque de passer aux yeux de tous pour le véritable égoïste que j'étais.

- Ok. Je dirai à tonton que tu as été admirablement généreuse. Et que sans toi je... NOUS ne nous en serions pas sorti.
- Entendu. Vous avez deux heures. Après je ne veux plus voir vos sales pattes dans mon appartement luxueux. Et si vous tâchez la moindre parcelle de ce qui m'appartient, je jure que tu en paieras le prix Felix Ahn.

Elle m'avait tourné le dos, tandis que j'avais laissé échapper un petit «yes ! » victorieux. Puis, je m'étais penché sur la rambarde métallique, à la vue de ceux qui attendaient plus bas.

- Venez ! J'ai trouvé un endroit plus sûr où s'abriter !



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Iris Wolf

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MessageSujet: Re: EVENT N°1 ~ DU FEU ET DU SANG   Mer 9 Aoû - 21:53


Event n°1: Du feu et du sang

Run away

- Alors, allons-y ! lança-t-elle Par où on part ?

C'est une bonne question. Je me suis glissée par là en pensant que je me rapprochais de chez moi, mais je n'ai pas beaucoup de repère non plus.

- Quittons déjà cet endroit j'ai besoin de savoir à quelle rue nous sommes. J'habite en ville. Je vais voir à partir de là si on n'est pas trop éloigné.

On fit le tour du mafieux. Pour continuer notre route. J'aperçue un panneau avec le nom des rues.

Je me mis à fouiller dans mon sac et, à mon plus grand étonnement, y trouvai une carte de la ville.

Mon appartement se trouve sept rues au sud de notre position.

On sera normalement bien éloigné des affrontements et en sécurité.

Merci seigneur, j'habite face à ta maison qui est signe de paix.

On pourra donc donner un point de repère simple au cousin de Victoria puisque le bâtiment se trouve face au temple.

- Bien. On est ici lui dis-je en lui montrant l'endroit sur la carte. Mon appartement est là. On s'éloigne de la place centrale, logiquement il devrait donc y avoir moins de danger. Est -ce que ton cousin connaît bien la ville ?

En mon fort intérieur je prie pour qu'il la connaisse sinon ça risque d'être compliqué.

- On va se rapprocher du temple. Quand on y sera, on appellera ton cousin. On va quand même lui indiquer vers où on va. Tu peux lui envoyer un message ? S'il voit ce message il pourra essayer de commencer à s'y diriger.

Je regarde à nouveau la carte en prenant maintenant en compte l'échelle.

En marchant on peut être chez moi en 15 voire 20 minutes.

A mon allure de course, je peux y être en 10 min. Sachant que le terrain est plat pour moi ça peut le faire.

Je me tourne à nouveau vers ma jeune amie.

- Est-ce que tu es bonne en cardio ?

Croisons les doigts pour toi Victoria. Si tu n'aime pas courir...tu va me détester. J'ai très envie de vite me mettre à l'abris.


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Misaki Midori
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MessageSujet: Re: EVENT N°1 ~ DU FEU ET DU SANG   Jeu 10 Aoû - 20:20



Du feu et du sang

Avec les membres du forum

Nous étions enfin dans un bâtiment et j'étais un peu plus rassurée que lorsque j'étais dehors. J'attendis donc une réponse mais ce ne fut pas celle que je pensais. La jeune femme qui était avec l'enfant, son fils peut-être, avait suggéré d'appeler la police. Je la regardai avec de grands yeux puis Felix. Bonjour, Misaki Midori, 23 ans, fille de yakuza comment allez-vous monsieur l'agent? IMPOSSIBLE! La police ne devait en aucun cas débarquer ici! Entre Felix avec ses affaires de jeu et moi avec les yakuzas on était bon pour être coffrés si ils découvraient nos identités. C'est mort je ne pourrais survivre en prison! Comment je vais faire si je dois porter un UNIFORME ORANGE, SALE et sans oublier le MÊME que les autres. Et le pire de tout.... Pas d'accessoires, de sacs, de TALONS, de cosmétiques et... MES CHEVEUX! Je ne pourrais plus m'en occuper comme je veux, ils seront ébouriffés et non lisse, ils vont devenir ternes! En plus il n'y aura pas de miroir! Comment je vais faire pour me regarder dedans après? Je ne pourrais plus observer la beauté que je suis! Il n'y a pas à dire, la prison c'est la mort...

- Non mais Felix a raison! Pas qu'ils sont des incapables mais ils doivent être débordés avec toute la pagaille dehors. On va bien trouver un moyen de s'en sortir tout seul!

J'espérais être assez convaincante pour que la femme aux cheveux châtains abandonne son idée qui pourrait mettre un terme à ma vie de jeune femme. Nous attendions alors dans le hall du bâtiment car justement Felix avait disparu dans les étages. Mais où est-il passé encore celui-là? Pour courir c'est vraiment un champion! Il s'entraîne à la course ou il a juste l'habitude de fuir les ennuis? Je marchai donc dans la grande pièce pour me dégourdir mes jambes. Le stress m'avait complètement crispée. J'espère quand même que Ryutaro s'en sort... Bon il n'aura pas de mal je pense mais il ne faudrait pas que la police le confonde avec un des mafieux chinois... LES JAPONAIS NE SONT PAS DES CHINOIS NON DE NON! Voilà mon coup de gu*ule est passé. Soudain j'entendis la voix de l'asiatique résonner.

- Tati Gaëlle?!

Visiblement il ne s'attendait pas à voir une personne de sa famille ici. Il a l'air très proche de sa famille dit donc... J'étais un peu curieuse de voir à quoi cette femme pouvait ressembler. Je voulais également savoir quelle était la conversation qu'ils pouvaient avoir... Malheureusement pour moi je n'entendais que des bribes de phrases. Malgré tout je m'étais rapprochée du son que provoquait leurs voix.

- NOUS avons besoin d'un abris.

Je sursautai sur le coup. Le "nous" qu'il venait de prononcer. En fait il n'est pas si égocentrique. Il pense quand même aux autres. Un coin de mes lèvres se releva. J'entendis un morceau de la réponse de sa "tante".

- Vous, puants, sales et jeunes que vous êtes ?

Cette voix. Cette façon de parler. Je la connaissais mais d'où? Je n'arrivais pas à mettre un visage sur cette voix! La suite de la conversation était compliquée pour moi de comprendre. Les histoires de famille... Je suis bien placée pour savoir à quelle point c'est compliqué. Je crus comprendre que la femme plus haut faisait une sorte de liste et... Je n'en faisais pas parti. Mais pourquoi?! Moi en particulier! Que lui avais-je fait pour qu'elle me déteste déjà! Elle était raciste?! Mais elle a un neveu chinois et coréen! Une japonaise en plus dans sa maison n'est pas dérangeant quand même! Je m'imaginais déjà finir dans ce hall seule et abandonnée de tous. J'allais peut-être mourir ici si des mafieux se ramène là et si je venais à disparaître mon garde du corps perdrait sa vie également, Felix très certainement et ça serait de nouveau la guerre entre les gangs chinois, latino ET japonais! Un joyeux bo*del pour faire simple. Je ne préférais même pas imaginer tout ça. J'étais à deux doigts de monter les escaliers à toute vitesse et m'expliquer avec cette femme. On peut dire que ça doit être de famille de ne pas m'aimer haha...

- Tu rigoles j'espère ?

- Ça lui apprendra à embêter les vieilles dames respectables.

À quel moment j'avais pu énerver une vieille comme elle? Et là je me souvins. Mais oui c'est vrai! La piscine! C'était donc elle qui avait osé détruire mon nouveau brushing. Comment avais-je pu oublier cette vieille peau! Quand je pense qu'elle fait partie de la famille de Felix... Je suis dégoutée. Mais je le plains un peu. Il doit la supporter... Mais au fait... Si il est chinois et coréen il ne peux pas avoir une tante française par lien de sang. Elle serait donc par alliance? Rectification je ne plains pas Felix. Je plains son pauvre oncle qui a dû la supporter depuis plus de temps que l'asiatique! Vous avez été courageux Monsieur. Je me serais enfuie depuis un bon moment, loin de cette furie! La conversation continua et visiblement notre "ami" avait réussi à négocier pour que je puisse rentrer. Quand je pense que je vais pénétrer dans la maison de cette ga*ce. Génial. Mais je préfère encore ça à la mort. Je vis alors la tête de Felix dépasser de la rambarde pour crier.

- Venez ! J'ai trouvé un endroit plus sûr où s'abriter !

Je fis alors mine de ne pas avoir entendu des morceaux de la conversation même si je bouillais à l'intérieur.

- Super! On arrive!

Je me mis à monter les escaliers aussi rapidement que me permettait mes chaussures et ma robe. Une fois arrivée au pas de la porte de la vieille je lui souris. Un de mes plus beaux et hypocrites sourires.

- Merci pour votre hospitalité, Madame.

Je rentrai alors dans la maison et sortis mon téléphone pour prévenir Ryutaro que j'étais en sécurité. Je me retins de hurler lorsque je me vis dans le reflet de ce dernier. Mon Sony m'avait merveilleusement montré à quel point j'étais décoiffée. Je me mis alors à me recoiffer avec mes mains même si c'était peine perdue. Puis je vis ma robe dedans. J'étais dans un état épouvantable! Quand je pense que l'autre mégère pourrait me faire une quelconque remarque en ce moment même m'horripile au plus haut point! Je serais presque capable de lui sauter à la gorge si on ne me retiens pas! Enfin bon, elle nous héberge tout de même, il ne faut pas que je fasse d'écart si je veux rester en sécurité...Faites que notre sort soit favorable.
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Victorica Johnson
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MessageSujet: Re: EVENT N°1 ~ DU FEU ET DU SANG   Jeu 10 Aoû - 23:33



Event n°1 ~ Du feu et du sang

Avec tout le monde

Il fallait d'abord quitter la ruelle. Iris avait besoin de connaître la rue où nous nous trouvions. Elle dit habiter en ville, et allait vérifier si nous n'étions pas trop éloignées de chez elle. Elle fit le tour du latino à terre, et arriva vers l'entrée de la ruelle par laquelle j'étais arrivée. Je la suivis prudemment, en faisant une nouvelle fois attention à ne pas marcher sur le corps à terre. Elle sortit alors une carte de son sac, à croire qu'elle avait tout prévu. Je me mis à côté d'elle, et elle me montra l'endroit où nous nous trouvions, et celui où on devait aller. Elle me demanda alors si mon cousin connaissait bien la ville.

- Euh…

Oliver habitait à Elysian depuis peu. Je n'avais aucune idée de si il connaissait l'endroit où elle allait m'emmener, et encore moins s'il saurait comment y accéder.

- J'en sais rien…

Mais je m'inquiétais beaucoup plus sur l'état dans lequel mon absence allait le mettre. Et si il finissait par vraiment stresser ? N'allait-il pas risquer de faire une grosse c*nnerie qu'il pourrait regretter ? Ne pas l'appeler m'angoissait. Ne pas savoir comment il allait m'angoissait. Faites que mon cousin aille bien pitié… La rouquine me sortit de mes idées noires. Nous allions nous rapprocher du temple.

- Bien sûr que je peux lui envoyer un message !

Je déverrouillai mon portable avant de chercher Oliver dans mes contacts. Puis rédigeai : « C'est bon Oliver je vais bien ! J'ai rencontré une fille du nom d'Iris, on va se mettre en sécurité chez elle, en face d'un temple. C'est [nom de l'adresse]. Tu vois où c'est ? Je t'appelle quand on y sera. Et surtout ne fait pas de bêtises ! »

J'entendis alors Iris me demander si j'étais bonne en cardio.

- … Quoi ?

Je finis à peine ma réponse qu'elle était déjà partie en courant.

- Hé ! Attends !

Je la suivis en partant au quart de tour. J'avais de la chance : Je fais partie des filles les plus rapides de l'école. On passa par plusieurs rues désertées, d'autres ruelles, on tourna à droite, à gauche, et finalement nous arrivâmes devant le temple. La bâtisse était sobre, mais restait impressionnante. Si les circonstances avaient étés différentes, je me serai amusée à entrer à l'intérieur et prendre des photos pour les envoyer à Oli et Joshua pour les faire deviner où j'étais. Mais là j'étais surtout en train de reprendre ma respiration après toute cette course. J'attendis qu'elle ouvre la porte de son immeuble pour appeler sur le portable d'Oliver.

*Biiiiip*

*Biiiiip*

Le son caractéristique que faisait le téléphone en attendant qu'il réponde me stressait. Iris devait sûrement lire de l'inquiétude de ma part.

*Biiiiip*

Allez Oliver… Décroche.

- Allo?! Vic?! Put*in tu m'as fait une de ces frayeurs! C'est bon t'es arrivée? Tu vas bien? T'es blessée?

Je soupirai de soulagement en entendant enfin sa voix.

- Yup arrivée à destination ! Et non je suis pas blessée, sinon ça serait pas moi que t'aurai au téléphone. Mais et toi ? Tu t'en sors?

- Ouf… Je suis rassuré que tu ailles bien. Comment j'aurais expliqué ça à ma tante et mon oncle hein! Sinon ça va je suis à l'abri dans un garage avec deux autres habitants de la ville. Je vais attendre qu'ici il y ait moins d'agitation pour te rejoindre. Tu peux survivre encore quelques instants sans moi? Finit-il sur un ton sarcastique.

- Pffff bien sûr que oui ! Sinon je ne m'appellerai pas Victorica Johnson ! C'est surtout pour toi que je m'inquiète. Alala qu'est-ce que tu ferais sans moi ? Répondis-je sur le même ton.

- Peu de choses, peu de choses… Tu es ma petite cousine chérie après tout… Quand je pense que je changeais tes couches quand tu étais encore un tout petit bébé.

Je devins rouge pivoine. J'avais presque peur que quelqu'un ait entendu cette phrase.

- Que---- CE N'EST PAS LE SUJET ! Et je te rappelle que je suis plus une petite fille alors ne parle pas de ce genre de… De ce genre de…--- BREF ! Ne parle pas de ça ! … Si jamais les gens près de toi ont entendu je te---

Je me souvins soudainement que je n'étais moi-même pas seule. Iris était toujours avec moi. J'eus un rapide coup d’œil vers elle.

- Je teeee… Je t'attends !

- Oui moi aussi je t'aime.

Je raccrochai aussi sec après cette phrase. Puis me tournai vers la jeune femme en souriant nerveusement. Je sentais encore mes joues chauffer.

- Il nous rejoindra quand ça se sera calmé hahaha…

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Cynthia Holloway
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MessageSujet: Re: EVENT N°1 ~ DU FEU ET DU SANG   Sam 12 Aoû - 23:27



Event n°1 - Du feu et du sang
Avec tout le monde


Jusqu'où peut aller une promesse

Les deux asiatiques ne parurent ni l'un ni l'autre favorable à ce que j'appelle la police. L'homme avait ensuite emprunté les escaliers les montant quatre à quatre, tandis que la jeune fille marchait sans réelle but dans la pièce. Je ne connaissais pas les raisons de leur aversion de la police, ou de leur opposition visible à ce que je tente de l'appeler, mais rangeai néanmoins mon téléphone. J'imagine qu'ils avaient leurs raisons, et puis nous étions tous au même niveau : juste des réfugiés tentant de survivre.

On pouvait entendre les pas précipités du jeune homme d'en bas. Ils continuèrent un petit moment avant de s'arrêter lorsque nous entendîmes probablement tous un : « Tati Gaëlle ?! » surpris de sa part. Je vis la jeune fille se rapprocher des escaliers, probablement pour mieux entendre, même si d'en bas, il restait difficile d'écouter cette conversation mouvementée. Mais l'on pouvait deviner qu'il essayait de négocier notre entrée chez elle, et qu'elle n'approuvait pas. Je ne comprenais pas. Comment une tante pouvait-elle refuser l'hospitalité à son neveux ? Je n'arrivais pas à le concevoir. Mais puisque c'était ma tante qui m'avait recueillie, j'avais plus ou moins un parti pris. J'étais du genre à m'imaginer que les membres d'une famille étaient présents les uns pour les autres lorsqu'il s'agissait d'aider. Mais ça n'est pas toujours le cas. Ils en étaient un parfait exemple.

L'asiatique s'était soudain penché vers nous tout en s'appuyant sur la rambarde, et nous cria qu'il avait trouvé un endroit où s'abriter. C'était donc fini ? Nous allions être en sécurité jusqu'à ce que soit terminé ? J'étais soulagée, mais le garçon était pensif.

- Tu as entendu ?

- … Oui…

Il me sourit, mais pas sincèrement. Je ne savais pas ce que ce sourire cachait, mais ça n'était pas de bon augure. Nous montâmes les marches d'escaliers, et je manquai de sursauter en voyant la « tante » du jeune homme. Il s'agissait de la vieille femme de la bibliothèque ! Celle qui était venue se plaindre du bruit qu'Oliver Smith et moi faisions lorsque j'avais cherché son livre. Comme quoi notre ville n'est pas aussi grande finalement. J'entrai dans la demeure de l'intimidante « Gaëlle », dont le fusil appuyé contre un mur la rendait d'autant plus inquiétante. Cela déclenchait en mon fort intérieur un sentiment de malaise, surtout que je n'arrivais toujours pas, comme à la bibliothèque, à savoir d'où je connaissais son visage. J'avais fait un sourire reconnaissant à l'inconnu qui nous avait permit d'entrer chez elle, et l'avait remerciée elle pour son hospitalité forcée, tout en tenant la main du jeune garçon qui ne paressait pas très rassuré par la bonne femme. Une fois à l'intérieur, il se plaça dans un coin de l'appartement situé presque à l'opposé d'elle. De mon côté, j'avais l'impression qu'elle surveillait le moindre de nos faits et gestes et guettait le moindre faux-pas pour nous jeter dehors. Cela fit que je n'osai pas m'asseoir dans l'un de ses fauteuil qui paressait pourtant confortable, ou même sur l'une des chaises composant le mobilier de la pièce. Je ne ressentais pas d'hostilité envers cette femme. Ça ressemblait plus une sorte de crainte, ou plutôt à de l'anxiété. Je ne la détestais pas mais je n'aurai pas appréciée de me trouver seule avec elle.

Plusieurs minutes s'écoulèrent, dans un silence de mort. Visiblement personne ne savait de quoi parler, ou nous n'avions tout simplement rien à dire. Je m'étais assise dans un coin de la pièce, et avais sorti mon carnet quelques secondes, avant d'en arracher une feuille. Je ne voulais pas que l'on en regarde le contenu. Dans le cas présent, le dessin était la seule chose qui me permettait de ne pas faire attention à ce qu'il se passait au dehors. J'avais donc griffonné des détails comme les motifs du papier peint, certains des objets de la pièce, ou les silhouettes de ceux qui m'entouraient. C'est alors que l'enfant se rapprocha de moi.Une fois à ma hauteur, il murmura :

- Ma sœur est encore dehors…

Je ne compris pas immédiatement ce qu'il voulait dire. Mais lorsque je me tournai vers lui, et que je vis son regard, je me souvins. Il n'était pas venu seul à la fête. Il avait été séparé de sa sœur et l'était toujours. Je commençais à voir où il voulait en venir, et ça n'était pas bon.

- Je dois y aller.

- Mais… On est en sécurité ici… Et s'il t'arrivait quelque chose tu y as pensé ?

- … Je pensais que tu comprendrais.

Cette phrase me scinda le cœur. Je comprenais son sentiment mais… Je reste un être humain. Si j'avais eu un membre de ma famille ou un ami dans la même situation que sa sœur, j'aurai réagis exactement de la même manière. Sauf qu'aucun d'entre eux n'était en danger dans le cas actuel. J'avais donc un lâche sentiment d'égoïsme. Je préférais rester ici plutôt que de retourner dans l'enfer qu'était la rue pour partir à sa recherche.

Avant que je ne m'en rende compte, il s'était levé. Je n'eus le temps que de le voir ouvrir la porte et partir en dévalant les escaliers. … Je lui avais fait une promesse, et me voilà qui ne la tenais pas. Je me levai à mon tour, et partis à sa poursuite, laissant derrière moi ma feuille de papier.

* * *

Merde… Où était-il passé ? Il fallait que je le retrouve avant qu'il ne lui arrive quelque chose. Je m'en voulais d'avoir donné cette promesse à la légère. Maintenant si il mourrait, je le regretterai encore plus que si je ne lui avais pas donné ma parole de le protéger. Non. Je devais éviter de penser à cette éventualité pour le moment. Je commençais déjà à perdre mon sang-froid, si jamais je continuais j'allais finir par m'écrouler.

Je courus durant un certain temps qui me parut une éternité dans les rues à sa recherche, tout en essayant prudemment d'éviter les membres de gangs lorsque je les voyais au loin. Il fallait espérer qu'ils soient rapidement arrêtés, sinon je ne donnais pas cher de ma peau et de celle du garçon que je cherchais toujours. C'est là que je le vis enfin. Il paressait complètement perdu, et n'avait pas l'air d'avoir vu les deux hommes de la triade qui se rapprochaient sans nous avoir repéré non plus. Je lui courus après et le cachai avec moi derrière l'une des poubelles composant l'endroit. Il ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais je lui fis signe de se taire en plaçant mon index sur ma bouche. Nous les entendîmes passer et parler dans leur langue natale. Impossible de savoir ce qu'ils se racontaient, mais leur conversation était mouvementée. Soudainement l'un d'eux cria quelque chose et ils coururent droit devant eux sans se tourner vers nous. Nous en profitâmes pour sortir et quitter la rue par l'endroit où ils étaient arrivés. Je soupirai de soulagement. Pour le moment nous étions chanceux.

- Tu m'as suivi ? Me demanda-t-il, surpris.

- … Je t'avais fait une promesse non ?

Je lui souris. Mais il nous fallait encore trouver sa sœur et comment savoir où elle pouvait être ? Et bien sûr c'était elle qui avait un portable et il n'avait aucune idée de quel était son numéro… J'avais l'impression de tourner en rond. C'est lorsqu'il cria soudainement son prénom et courut vers elle que je la vis enfin. Là, dans l'angle d'une ruelle menant à la place centrale, elle était étendue à terre.

- Alice !

La dénommée « Alice » était dans un sale état. Elle avait visiblement reçu un projectile dans l'une de ses jambes, et le sang coulait toujours. Je ne savais pas d'où venaient ses autres blessures. Peut être l'avait-on battue avant de la laisser pour morte ici ? Ou peut être était-il arrivé quelque chose de  pire…

- … Mi… Micha ?…

Elle avait ouvert faiblement les yeux.

- On est venu te chercher ! Tu… Tu peux marcher ?

Elle fit « non » de la tête. Je retirai ma veste avant de faire un garrot improvisé à sa jambe blessée. J'avais moins besoin d'avoir chaud qu'elle avait besoin de ne plus perdre de sang. Et il était imprudent de rester là. Si nous ne trouvions pas rapidement un moyen de la bouger, nous serions repérés dès qu'un gangster passerait. Alice paressait plus âgée que « Micha » - qui était sûrement un surnom – mais plus jeune que moi. Peut être aux alentours de 15 ou 16 ans ? Je me tournai alors vers son frère :

- Aide moi. Je vais essayer de la porter.

Au moment où je l'eus sur le dos, je me dis que ça n'était finalement pas la meilleure idée que j'ai eu. Elle n'était pas excessivement lourde, mais avec mon gabarit, il serait difficile de tenir sur la durée. Et nous manquions de temps. Elle était retombée dans l'inconscience. Je regardai quelques instants autours de moi.

- … Allons-y. Avant qu'on nous trouve.

La dernière chose que je voulais était de croiser une personne hostile à notre progression. Maintenant que nous n'étions plus en sécurité chez la « tante » de l'asiatique, nous ne pouvions plus baisser notre garde. J'eus une pensée pour les deux réfugiés encore présents chez elle. Au moins, ils allaient bien.

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MessageSujet: Re: EVENT N°1 ~ DU FEU ET DU SANG   Mer 23 Aoû - 0:54

Event n°1 - Partie 3


Le temps a passé depuis les premiers coups de feu. Et pourtant une panique glaciale continue de planer sur les rues désertées. Plus personne ne sort, et déjà les gangsters ont commencés à fuir les forces de polices. Car ces dernières, bien que victorieuses de ce désastre, ont réussi dans la sueur et le sang à mettre en déroute les asiatiques et les latinos responsables de ces violences. Certains d'entre eux ont d'ailleurs été blessés, tout comme les civils.

Toute personne physiquement meurtris peut désormais se rendre auprès des autorités pour être envoyée à l'hôpital ou traitée sur place, où les secours se sont installés. Et désormais des patrouilles circulent dans les rues pour trouver ceux qui auraient rechapés aux évènements mais aussi afin de prévenir les citoyens qu'ils peuvent désormais rentrer chez eux, ou contacter les forces de police si nécessaire.

Peu à peu les gens quittent leurs abris, disparaissent aux détours de ruelles, s'enferment à clef chez eux et tentent de dormir. Ainsi la ville, bien qu'alarmée, finit par s'éteindre et même si les policiers continuent de faire leur travail, le calme retombe sur cette cité bouleversée par la violence. Soudain, comme pour nettoyer l'horreur, la pluie choit des nuages pour dégouliner sur les trottoirs.


Rappels

Il s'agit ici de clore cet event.

Aussi libre à vous de tout terminer comme bon vous semble. Cela peut prendre du temps, ou être assez court. Vous n'êtes pas obligé d'abréger volontairement vos actions en cours, et pouvez les terminer sans pression dans le sens où selon chacune de vos histoires ne se déroule pas nécessairement au même moment (ni ne fini de la même manière).

Peu importe la catégorie de votre personnage, vous pouvez achever tout cela comme bon vous semble.

Certains retardataires peuvent encore pointer le bout de leur nez, mais mieux vaut ne pas engager d'actions trop phénoménales qui pourraient amener à un grand nombre de post Very Happy



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MessageSujet: Re: EVENT N°1 ~ DU FEU ET DU SANG   Mer 23 Aoû - 3:31

Du feu et du sang


"Faites l'amour pas la guerre"



 
Seul mais en sécurité. Ma situation actuelle était résumée en cette phrase. Dans ce garage déserté je pouvais être presque sûr que je n'allais pas finir en gruyère à cause des balles. J'avais quelques endroits pour pouvoir me cacher en cas d'extrême urgence mais pour le moment tout était calme dans le bâtiment. Au pire j'entendrai la porte s'ouvrir mais il valait mieux prévenir que guérir comme on dit. Mais cela ne m'empêchait pas de paniquer. Le fait que mon meilleur ami et ma cousine ne soit pas avec moi et que je n'ai aucune nouvelle d'eux depuis qu'on ait été séparé me rendait dans un état de stress presque critique. Je ne me sentais pas bien et commençais à trembler. Je m'imaginais déjà les pires scénarios au monde pour eux. Je voyais d'ici le visage de mon oncle et de Josh près à me tuer pour avoir perdu leur fille/soeur lors du festival et qu'elle ait péri lors de cette soirée. Je voyais également ma tante faire une syncope. C'était tout simplement horrible et je ne voulais pas ça.

Je fis un tour du garage, nerveusement. Je regardai mon téléphone mais rien. Aucun appel et encore moins de message. Ni de Vic ni de Felix. C'était trop compliqué que d'envoyer un "Je suis en vie."? Une fois que je fus sûr qu'il n'y avait pas de résidu d'essence ici je sortis une clope de mon paquet de cigarettes ainsi que mon briquet. J'utilisai donc ce dernier pour allumer mon rouleau de nicotine qui réussira à calmer mes pulsions nerveuses. Pour un petit temps au moins. Enfin... C'est ce que je pensais. Je n'arrêtais pas d'enchaîner clope sur clope. J'étais pire qu'un pompier là. Je crois qu'en une carrière ils n'ont jamais vu autant de fumée qu'aujourd'hui.

Je sursautai lorsque j'entendis un bruit mais je n'eus pas le temps de déguerpir. J'aurais pu me cacher derrière de vieux cartons en passant au dessus de ces derniers malheureusement lorsque je vis la porte s'ouvrir j'étais toujours debout, stoïque. J'entendis ensuite des voix et j'aperçus deux hommes d'origine asiatique. Sur l'instant mon rythme cardiaque s'accéléra à toute vitesse. Mon coeur battait la chamade et ne voulait pas se calmer. Je réussis à reprendre constance quand je remarquai que l'un des deux montra à l'autre ma présence. Je tirai de nouveau une taffe pour m'apaiser mais ça ne fonctionnait pas vraiment. Le deuxième type faisait plus "flipper" que l'autre. On sentait dans son regard qu'il pouvait faire n'importe quoi à n'importe quel moment. Je leur fis donc un signe de tête respectueux pour leur montrer que je les avais repéré et que j'étais quand même bien élevé. Toutefois il fallait pas, comme dit le dicton, pousser mémé dans les orties. Je restai alors éloigné de quelques mètres d'eux. Je ne voulais pas m'approcher d'eux de trop près. Au risque qu'il ne m'arrive quelque chose de grave. Je n'avais pas encore la certitude qu'ils soient des habitants lambda mais mon subconscient essayait de m'envoyer un message positif. Je restai tout de même sur mes gardes, il valait mieux être prudent aujourd'hui.

Je finis ma cigarette et la sonnerie de mon téléphone retenti. Je venais de recevoir un message. Je sortis avec empressement mon appareil et lis à toute vitesse le sms de ma chère cousine. J'en appris un peu plus sur son état, sur l'endroit où elle s'est réfugiée et avec qui. Bon elle était en sûreté c'est ce qui m'importait le plus. Je fus légèrement rassuré mais je ne le serai pas totalement tant que je ne l'aurai pas vu en face de moi. Elle m'avait également promis de m'appeler quand elle serait arrivée chez sa nouvelle connaissance. J'oubliai presque la présence des deux hommes et je me mis à tourner en rond dans le garage tout en attendant la musique significative de mes appels. Je rallumai alors une autre clope en espérant que la fumée ne dérange pas mes colocataires d'abris de fortune. Entre chaque dose de nicotine je mangeais un bonbon à la menthe mais la texture pâteuse restait tout de même dans ma bouche. Heureusement que ce n'était pas des cigarettes bon marché car sinon je n'imagine même pas le goût atroce qui tuerait mes papilles en ce moment même.

Lorsque je l'eus fini mon téléphone sonna pour m'avertir cette fois d'un appel provenant de Victorica. Je décrochai et lui criai presque pour lui montrer à quel point je m'étais inquiété pour elle. Je lui posai ensuite des tas de questions comme si elle était bien arrivée, si elle allait bien ou si elle était blessée. Ma cousine me répondit d'une façon des plus décontractée. Ce qui n'était pas mon cas... Elle me demanda comment ça se passait de mon côté. Plutôt pas mal si on omet mon paquet de Marlboro presque fini en un jour seulement. De toute manière elle ne savait pas que je fumais et ce n'était pas aujourd'hui que je lui dirais. Je lui dis que tout allait bien car j'étais en sécurité dans un hangar et rajoutai un peu d'humour dans ma réponse. Je lui parlai de la probable réaction de mon oncle et ma tante si il était arrivé malheur à Vic alors qu'elle était censée être sous ma surveillance. Je n'aurais pas donné cher de ma peau à vrai dire. Je lui annonçai aussi comment j'allais me débrouiller pour la rejoindre grâce à l'adresse qu'elle m'a divulguée dans son message un peu plus tôt. Je n'oubliai pas de lui parler des deux hommes non loin de moi et priais au fond de moi pour qu'ils soient vraiment des civils. Pour en avoir le cœur net je les "présentai" ainsi à mon "adorable" cousine. Peut être cela les fera réagir si ils écoutent des bribes de phrases de ma discussion. Pour rire de nouveau je lui demandai si elle pouvait survivre le temps que tout se calme dehors et que j'arrive la chercher près des temples. Elle me répondit avec sa répartit légendaire. Pour lui faire comprendre que j'avais tout de même le dessus étant son aîné je lui rappelai les moments où elle n'était qu'un bébé à qui je changeais les couches. Je sentis dans sa voix qu'elle était gênée et qu'elle ne savait plus où se mettre. Elle était déstabilisée et cela me faisait rire comme un enfant. Il n'y a pas à dire, l'embêter est génial. Le même effet qu'une clope. Elle coupa court à la discussion en raccrochant après m'avoir dit qu'elle m'attendait. Je rangeai mon téléphone avec un grand sourire. Je repris mon sérieux, il fallait que je sorte d'ici. Je pris donc mon courage à deux mains et me rapprochai des deux hommes qui étaient plus proches des portes que moi.

- Excusez moi. Sauriez-vous si ça s'est un peu calmé dehors? Ce n'est pas qu'être ici me dérange mais j'aimerais bien sortir de là.

Je leur souris légèrement. Vraiment si on m'entend, faites qu'ils ne fassent pas parti d'un gang. Même si, si ça avait été le cas ils m'auraient déjà descendu lorsque j'étais au téléphone. Mais... On ne sait jamais...

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Felix Ahn
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MessageSujet: Re: EVENT N°1 ~ DU FEU ET DU SANG   Sam 26 Aoû - 12:36

EVENT Pt.2 - Du feu et du sang
Ce qui devait être une sortie entre amis...

La salle de bain

De pompeux flacons de verres étaient entreposés sur la coiffeuse, les uns après les autres comme pour cacher la misère qui se dissimulait derrière. Il s'agissait encore une fois du faux-semblant de richesse que voulait afficher Gaëlle, qui pourtant ne détenait aucun produit de la luxueuse marque Cosmantis Industry. Je n'avais pas allumé la lumière, mais ils semblaient à eux seuls générer suffisamment de clarté pour éclairer cette sombre pièce. En effet, filtrant à travers des rideaux de dentelles, un rayon de lune venait rebondir sur ces derniers pour diverger sur le cristal soyeusement entretenu de ces fiasques. Et pourtant l'odeur qui embrumait l'air se faisait tout aussi acariâtre que dans la pièce à vivre. Ici, chaque meuble, chaque tissus empestait l'arôme peu délicat d'une personne âgée qui finira par rendre l'âme. Mon nez plissa à ce mélange acide camouflé par l'essence d'un parfum trop sucré. Mais au fond je le savais, j'étais celui qui sentait ici le plus mauvais.

Le dos collé sur le carrelage rosé qui envahissait les murs de cette pièce, j'avais fermé les yeux, écoutant avec insistance les battements de mon coeur. Car fermant la porte derrière moi je m'étais ainsi isolé du monde qui jouissait de l'hospitalité de ma vieille mégère de tante. Pour ma part le silence était devenu mon meilleur ami, et me laissait entendre l'état désastreux de mes tympans. Car si mon pouls s'était calmé, mes oreilles continuaient elles de tinter inlassablement.
Un mal de tête me fit froncer les sourcils.

Je n'avais pas osé toucher à interrupteur, probablement trop effrayé à l'idée de contempler l'état de mon visage. Et ce n'était pas là une peur qui m'envahissait en vain. Car lorsqu'enfin je quittais mon cocon de sérénité, mon visage apparu brutalement sur le miroir pour ainsi provoquer chez moi un mouvement de recul.
Alors ce qui s'afficha devant moi fut encore pire que ce à quoi je m'attendais. J'étais sale. Si sale que la noire poussière du sol sur lequel j'avais été amené à me rouler recouvrait mes membres et mon visage. Aussitôt j'ouvris le robinet, en espérant pouvoir défaire cette crasse agglutinée par la transpiration. Tout s'accélérait dans mon esprit, et le calme précédent ne fut plus. Bêtement, certainement apeuré, tous les muscles de mon corps se mirent en marche.
L'eau coula ainsi dans mes mains, déversant sur le lavabo un flot translucide, vite devenu noir au contact de mes doigts. Alors, en un mouvement presque frénétique, je commençais à évacuer de mes avants bras et de mon visage la poussière qui s'y était logée. Bientôt mouillés, mes cheveux churent devant mon regard, tandis que coulait le long de mon cou de noires gouttelettes opaques. Puis de l'eau tomba sur mes yeux, comme si mes cils humides n'avaient pas suffit à retenir l'eau qui était propulsé sur mon visage. Je m'essuyait la vue d'un revers de main tremblant.
Puis je m'arrêtais. Relevant alors la tête vers le miroir, je contemplais mon reflet.
Le résultat n'était pas si mal. Et bien que mes vêtements étaient encore froissés et irrécupérables, je me voyais mal demander à ma tante s'il lui restait des habits ayant appartenu à mon cousin.

Le bureau

- Ils sont parti.

C'est tout juste si je venais de m'extirper de la salle de bain, les cheveux encore mouillés, que déjà la voix de ma tante agressait mes fragiles oreilles. Assise dans un canapé elle avait allumé sa télévision à taille réduite pour regarder une émission dont je ne connaissais même pas le nom. Le présentateur devait avoir l'âge de ma mégère détesté, si ce n'est plus, et se trimballait sur un plateau vêtu d'un costard aux motifs douteux. Dans la foule il était acclamé, comme si les âneries qui jaillissaient des ses lèvres pulpeuses augmentaient son sex appeal.

- Qui ? Demandais-je.

Son corps faible de vieillesse gigota quelque peu sous les épaisseurs qui la recouvrait. Elle portait un châle violacé certainement tricoté qui voilait le haut de ses épaules flétries.

- La bibliothécaire et le garçon.
- Mais pourquoi ? Demandais-je alors.

Si bon lui semblait de filer dans des rues dangereuses qu'elle le fasse, il était pour moi hors de question de suivre tel un mouton les suicidaires les plus actifs. Je n'avais en effet que peu de temps autorisé dans cet abris, mais je comptais bien profiter de la sécurité des lieux au maximum.

- C'est pas mes oignons.
- Hmm, embrayais-je perplexe.

C'était en tout cas suffisamment ses affaires pour qu'elle m'en tienne informé.
Ah cette sale concierge sénile...

La pièce à vivre

De multiples lampes étaient allumées. Si dans la salle de bain la pénombre était froidement éclairée, ici c'était Versailles. Les lustres, les lampes posées sur de multiples meubles d’antan et même les bougies qui étaient installées de ci de là, créaient étonnamment un cadre chaleureux à cet environnement. De partout étaient affichés des photographies de mon cousin, et il y avait fort à parier que l'on pouvait aussi en retrouver dans les toilettes. Mais malgré ce nombre malsain d'images, aucune n'affichait le doux regard de mon oncle biologique. Car Gaëlle bien qu'elle ait toujours voulu se montrer forte et dominante, n'avait pas bien vécu cette séparation, et reniait presque aujourd'hui l'existence de son ex-mari. C'était pratiquement si elle n'affirmait pas avoir conçu Paul telle la Vierge Marie qui aurait reçu la visite de l'ange Gabriel.

Et pourtant Lǐ Shàng Dì, le seul oncle que j'ai jamais eu, avait bel et bien vécu avec les meubles présents ici. Je reconnaissais encore quelques détails de mon enfance, tel que le pied tordu de la vieille commode dans laquelle Paul et moi étions rentré en vélo. C'était l'époque où ma corpulence ne me permettait pas encore de rouler sur moi-même. Il fallu attendre l'adolescence pour cela. Et les photos de la famille Lǐ, celle maternelle, qui ornaient les demeures familiales ne cessaient de me rappeler cette époque maudite. Aujourd'hui je regardais tout cela avec un certain recul, mal à l'aise face à tout ce qu'avait abandonné mon oncle pendant le divorce.

Les rideaux violets n'étaient pas tirés, aussi nous pouvions contempler avec peu de discrétion la vue du dehors. Et lorsque mon nez entra en contact avec une fenêtre parfaitement nettoyée, un nuage de buée se dessina sur la vitre translucide. J'étais si proche de cette dernière que mes cils encore humides la touchèrent, en battant l'air parfumé à la lavande.

La rue était désormais presque désertée. Il me semblait apercevoir un cadavre sous un stand, mais ma vue embrumée par ma précédente panique me faisait certainement défaut. Mais que s'était-il passé pour qu'en si peu de temps les gangs aient ainsi disparu de la circulation ? La police avait-elle été trop efficace ? Il y avait fort à parier que non. Aussi il me vint à l'esprit que j'avais certainement passé trop de temps enfermé dans cette salle de bain, pour ne pas voir disparaître la bibliothécaire _que je réalisais maintenant physiquement charmante, le gosse et les gangsters acharnés. Alors en mon esprit, trop nombreuses devinrent les minutes durant lesquels j'avais contemplé la salle de bain, et infinis celles que j'avais dépensé à nettoyer mon corps souillé par la crasse.
Mais si la bibliothécaire et le gamin avaient filés, il ne pouvait plus rester ici que l'inopportune princesse yakuza.

Tournant la tête sur ma gauche je l'aperçu au milieu de la pièce, son téléphone en main. Elle aussi n'était pas glorieuse à l'heure qu'il était, aussi sale que je l'avais été. Il fallait bien avouer que Misaki était d'ordinaire plus pimpante, et jamais je n'aurais un jour cru la voir dans un tel état. Et pourtant ici, elle semblait avoir reprit ses esprits, alors que le mien s'effondrait à mesure que l'adrénaline se dérobait de mon système sanguin.  

Incommodé dans cette pièce tapissé de pourpre et de touches plus foncées, je préférais ainsi poser mes fesses sur le sol plutôt que de m'installer confortablement dans les fauteuils à disposition. Le dos collé contre un froid radiateur en fonte, je prononçais des mots pour la première fois depuis certainement une demi-heure.

- Au rythme où vont les choses, il semblerait que l'on ne soit plus obligés de rester caché trop longtemps.


Je jetais un coup d'oeil à ma montre étonnamment intacte, puis à mes converses tachetées du sang du gangster.

- Je suppose que tu as déjà appelé ton garde du corps... Comme c'est pratique un garde qui n'est pas là quand on en a besoin, me moquais-je finalement, sarcastique.

Les toilettes

Face à moi, sur un papier paint martelé de roses s'affichait un visage familier.

Ici aussi des photos de Paul avaient été accrochées.



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Iris Wolf

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MessageSujet: Re: EVENT N°1 ~ DU FEU ET DU SANG   Sam 26 Aoû - 22:50


Event n°1: Du feu et du sang Home...Sweet Home

- Est-ce que tu es bonne en cardio ?

J'avoue de sur le coup j'ai été un peu vache, certes, mais je commençais à trouver le temps long. Je souhaitais rentrer au plus vite. Je n'ai donc pas attendu sa réponse. La pauvre « petite » du démarrer en trombe pour pouvoir me suivre.

Bon j'allais la faire courir et parfois mieux vaut ne pas donner de choix.

Plus vite on, y arriverai chez moi, plus vite on sera en sécurité et plus vite elle pourra rassurer son cousin en lui annonçant qu'elle était en sécurité.

Je courais dans les rues maintenant déserte. Je jetais quelquefois un coup d'œil par-dessus mon épaule pour vérifier que Victorica me suivait toujours.

Je peux affirmer une chose : elle court très bien !

On courra à vitesse constante le long de la route.

Puis, arrivé au temple, je ralentis la cadence. Il n'y avait personne. Le calme habituel emplissait l'espace sur la place. Les grillons chantaient. C'est comme si la débâcle d'en ville n'avait pas existé.

Je me dirigeais vers mon immeuble.

Victorica en profita pour reprendre son souffle. Je rentrais le code d'accès.

On entra ensuite dans le hall d'entrée. Ma jeune amie appela alors son cousin.

Plus les tonalités retentissaient, plus elle semblait inquiète. Jusqu'à ce que son cousin réponde. Apparemment il avait encore plus peur qu'elle, puisqu'elle répondit à une multitude question.

Je peux bien le comprendre.

Le concierge me regarda surpris. Certes il me voit parfois rentrer essoufflée, mais c'est à cause de mon footing. Je suis alors en tenu de sport, pas en tenu de ville. Et je suis toujours seule c'est la première fois que je débarque ici avec quelqu'un.

-Vous allez bien Mademoiselle Wolf ?

- Si vous saviez Monsieur Grant ! Il y a eu une attaque en ville. Mon amie et moi avons dû fuir. Je poussais un soupire.

Il sort de derrière son comptoir et m'attrapa par les épaules et vérifia que j'allais bien. Monsieur Grant m'a presque vu grandir. Avant de veiller sur cet immeuble, il veillait sur la propriété de mes grands-parents. Cet immeuble est aussi à eux d'ailleurs. Donc quand ils sont partis et ont vendu leur maison, ils ont proposé à monsieur Grant de travailler ici.

Il s'arrêta sur ma joue.

- Dieu du ciel ! Iris qui vous a fait ça ?!

- ça va aller monsieur Grant ! Victorica était en danger face à un mafieux je l'ai aidé, mais je me suis prise un petit coup. Croyais moi, cet individu est en bien plus piteux états que moi.

-Seigneur. Je vais vous chercher de la glace ma petite. Votre amie va bien.

- Oui. Elle a eu plus de peur que de mal.

Il me quitta un instant et je me retournais alors et vis Victorica rouge comme une pivoine. J'étouffais un rire.

- Que---- CE N'EST PAS LE SUJET ! Et je te rappelle que je suis plus une petite fille alors ne parle pas de ce genre de… De ce genre de…--- BREF ! Ne parle pas de ça ! … Si jamais les gens près de toi ont entendu je te--- Je teeee… Je t'attends !

Elle raccroche aussitôt.

J'étais comme elle moi aussi, avec mon frère, quand il me disait un truc gênant. Elle me regarda avec un sourire nerveux.

- Il nous rejoindra quand ça se sera calmé hahaha…

Très bien pas de soucis.

Monsieur Grant arriva avec une grosse poche de glace.

- Tenez ma petite. Mets-la sur ta joue le temps qu'elle dégonfle un peu.

-Merci monsieur Grant. Un jeune homme arrivera sous peu, c'est le cousin de Victorica. Pourriez-vous le faire entrer et lui indiquer le chemin.

-Très bien mademoiselle. Allez-vous reposer.

Je me tournai alors vers Victorica.

- Suis moi, on va se poser chez moi en attendant ton cousin.

Je me dirige vers l'ascenseur. Mon loft est à l'avant dernier étage du building.

Au-dessus de chez moi c'est chez mes grands-parents, mais ils sont rarement là.

On monte dans l'ascenseur.

-Ton cousin va bien ?

Le bruit de l'ascenseur retentit.

Je me dirige à l'intérieur mon amie sur les talons. Arrivé à la porte je compose mon code confidentiel et insère ma clef.

On entre enfin. Que c'est bon de retrouver chez soi après ce qui vient d'arriver. Je retire mes chaussures pour enfiler mes pantoufles en fourrure beige. Je tends une paire de chausson noir à Victorica.

Elle me semble encore un peu tendu.

- Ne t'inquiète pas tout ira bien. Je pense que tout va se calmer sous peu.

Je l'invitais à me suivre dans le salon.

- Tu veux boire quelque chose ? Je crois que j'ai encore du jus de fruits et du soda. A moins que tu ne préfères un thé ou plutôt une tisane ça nous apaisera peut-être un peu.

Je posai ma poche de glace sur la table basse et me dirigeait vers la cuisine ouverte.


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Victorica Johnson
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MessageSujet: Re: EVENT N°1 ~ DU FEU ET DU SANG   Mar 5 Sep - 20:38



Event n°1 ~ Du feu et du sang

Avec tout le monde

Un vieil homme arriva alors avec une poche de glace, qu'il donna à Iris. C'est vrai qu'elle s'était pris un coup tout à l'heure. Mais qui était ce « Monsieur Grant » ? Le concierge ? Une connaissance de ma sauveuse ? Elle le prévint que mon cousin allait venir, et me dit ensuite de la suivre, après que son… Majordome ? (Il ressemblait à l'idée que je m'en faisais en tout cas) Lui ait dit d'aller se reposer.

L'ascenseur arriva avec son « ding » distinctif. Je montai à l'intérieur, juste après elle. Elle me demanda alors si mon cousin allait bien.

- Hum ? Oui oui…

J'espérai sérieusement qu'elle n'ait pas trop prêté attention à ma conversation avec Oli. C'était gênant… Ah non je n'allais pas recommencer à rougir juste parce que j'y pensais ! Je mis mes joues entre mes mains pour me calmer. Une fois à son étage, et devant la porte de chez elle, elle composa le code de son appartement avant d'insérer sa clef. L'endroit était spacieux. Pas autant que chez moi, mais spacieux quand même. Bon, il faut dire que j'habite dans une maison, alors c'est pas exactement la même chose qu'un loft. C'est surtout beaucoup plus grand. Je n'étais pas très à l'aise à l'idée d'entrer alors que je connaissais à peine Iris, et à celle que mon cousin soit toujours dehors. Si seulement il pouvait arriver plus vite…

Elle quitta ses chaussures avant de prendre des chaussons beiges, et de m'en tendre des noirs. Je la remerciai en les prenant, avant de retirer à mon tour mes chaussures et de chausser ce qu'elle m'avait prêté. Probablement parce qu'elle voyait mon expression, Iris me rassura. Tout irait bien, elle pensait que tout se calmerait d'ici peu.

- Mouais… Et Oliver sait se débrouiller ! Il se débrouille toujours…

Je ne savais pas si cette phrase était plus adressée à elle ou à moi pour me rassurer. Mais il n'empêche que je l'avais dite. Mon hébergeuse me guida jusqu'au salon, et me demanda ce que je voulais boire.

- Je veux bien un soda !

Prendre du thé ou de la tisane ? Jamais ! C'est le genre de boisson que je prends avant de me coucher et je sais très bien que ça aide à s'endormir. Je n'avais aucune envie de m'endormir pendant que j'attendais Oliver, de quoi j'aurai eu l'air ? Oh ! Mais j'en oubliais la politesse !

- … S'il-vous-plaît.

Je m'assis doucement sur une chaise de la pièce. Le canapé me faisait beaucoup plus envie, mais j'ignorais si mon hôte apprécierait que je m'y assoie sans son accord. Je posai mon portable sur la table à côté de moi, et activai le son, au cas où je recevrai un appel. J'attendis alors qu'Iris revienne de la cuisine.

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Misaki Midori
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MessageSujet: Re: EVENT N°1 ~ DU FEU ET DU SANG   Dim 17 Sep - 23:27



Du feu et du sang

Avec les membres du forum

Nous étions tous les cinq cloîtrés dans ce petit appartement depuis une trentaine de minutes et je vis soudainement le gamin filer à toute allure. Mais qu'est-ce qui lui prenait tout à coup ? Il a vu un fantôme ou quoi ? Je n'eus même pas le temps de le retenir ni même de prononcer une parole que la jeune femme s'était déjà précipitée vers lui. Mais ils étaient devenus fous ? Aller dehors alors qu'on est enfin à l'abri et qu'on sait tous ce qui se déroule là-bas ! En tous cas ils pouvaient rêver pour que je les suive ! Je préfère rester dans cet endroit avec la sorcière plutôt que de risquer ma vie. Il faut pas déco*ner non plus je veux vivre longtemps moi ! Ainsi je ne pus réagir face à l'acte kamikaze des deux personnes qui étaient avec nous. J'espère tout de même que tout va bien se passer pour eux…

Ainsi je restai avec la vieille et Felix. Le karma me déteste autant que ça ? Je remarquai soudain que Felix avait disparu. C'est une manie de décamper aujourd'hui ou comment ça se passe ? Je me retrouvai alors seule avec Gaëlle… C'est littéralement le pire jour de ma vie. Un immense silence s'installa et je ne savais pas quoi faire de mes dix doigts. Je regardais furtivement ses faits et gestes. Elle visionnait tout simplement la télé mais nous ne sommes jamais assez prudents comme dit le dicton. J'avais la sensation d'être dans une prison à cause des volets fermés. Avec pour gardienne la sorcière et en plus mon partenaire de « cellule » avait disparu. Heureusement, pour me sortir de cet enfer j'avais trouvé quelque chose pour m'occuper. Je regardai les différentes salles et… La décoration d'intérieur ne doit pas être son fort à la pauvre femme. Tout est violet, à croire qu'elle ne connaît que cette couleur ! Je dois avouer que le mobilier ancien c'est beau. Encombrant mais beau. Par contre… L'ODEUR ! C'est pas possible ! Il faut faire quelque chose ! Je sais pas moi, aérer ? Mettre du désodorisant ? MAIS ENLEVEZ CETTE ODEUR ÉPOUVANTABLE ! Je me retins tout de même de commentaire. Ne réveillons pas la colère de notre hébergeuse de quelques heures pour des « détails ». Surtout quand elle regarde un programme pour gens de son âge dans son magnifique fauteuil du même âge qu'elle. Et ce châle… Violet ! Je vais finir folle si je ne vois pas d'autres couleurs que celle-ci…

Une chose avait aussi titillé ma curiosité. Les photos accrochées au mur d'un petit garçon. J'en déduis que ce devait être le fils de la mégère. Je me demande comment cette... chose a pu avoir un fils aussi mignon que lui ? Aaaah… La génétique et ses mystères. Elle n'a pas fini de m'impressionner celle-là. Je m'amusai donc à regarder les photos du petit garçon. Il était vraiment trop chou ! De plus, les contextes tous plus différents les uns que les autres font de chaque moment un instant nostalgique. Je souris devant la joie communicative de ces photographies. On voyait bien que le petit n'avait pas eu une enfance des plus à plaindre malgré son affreuse mère… Je pense que son fils doit être la seule personne qu'elle aime et inversement. J'espère pour lui qu'il tient plus du côté de son père que de sa mère… Mais si c'est ça alors il tiendrait du côté de Felix ? Oh non pas deux Felix dans ce monde pitié ! Un seul suffit bien. En parlant de lui d'ailleurs, en regardant les clichés, une en particulier me sauta aux yeux. Un petit garçon brun aux yeux noirs posait une seule fois sur la montagne d'images collées. Il ressemblait beaucoup à mon colocataire de quelques heures s'il était plus jeune mais également à l'autre garçon. Je ne pus m'empêcher de retenir un léger rire devant la photo des deux enfants. En premier plan se trouvait le fils de la vieille,une dent en moins, arborant un sublime sourire des plus attendrissant et probablement son cousin, en arrière plan, en train d'imiter un paresseux sur sa branche. Je ne pensais pas que, si mon hypothèse est bonne, Felix Ahn était un cas-cou plus jeune. On aurait dit un petit singe, toujours près à faire une bêtise. Un enfant de son âge quoi. Je le trouvais adorable ainsi. De plus, on pouvait ressentir la complicité qui liait les deux garçons. Je les imaginais déjà en train de jouer ensemble n'importe où et n'importe quand. Pour moi, ils partageaient plutôt une amitié forte qu'une relation familiale. Cela me fit chaud au cœur, j'aurais aimé avoir ce genre de relation avec ma « sœur »… Mais bon, c'est la vie. Dans tous les cas j'étais encore plus curieuse. Je voulais en savoir plus sur le l'éventuelle passé de Felix. Je lui posai donc quelques questions. Je me retournai vers lui avant de prendre la parole. Il venait de revenir de je ne sais où et était assis sur le sol.

- Dis-moi Felix… Sur cette photo, c'est toi ?

Il me répondit que c'était bien le cas. Je regardai de nouveau la photo avant de continuer.

- Dommage que tu ne sois pas resté comme ça, tu étais mignon quand tu étais petit.

Je lui offris mon sourire narquois avant de tourner sur moi même et de continuer à observer les différentes photos placardées sur le mur. Bon j'avoue, il est pas mal à regarder même en ce moment mais je n'ai pas besoin de lui faire savoir si ? Voilà. Nous sommes d'accord. Laissons l'ego de monsieur là où il est. En lançant un regard en coin je remarquai que Felix était propre au niveau du visage. Je me dis alors que ce serait une bonne idée de faire de même. Je me rendis donc dans la salle de bain avec mon sac à main. Je me rafraîchis le visage en passant de l'eau dessus ainsi que sur mes bras et mes jambes colorés par la poussière. Je me regardai dans le miroir pour « parfaire » ma tenue. Je sortis ma brosse à cheveux de mon sac et me recoiffai mieux que tout à l'heure. Après tout il est plus facile de le faire avec le matériel approprié plutôt qu'avec ses mains. Dans cette pièce, je pus voir que la femme détenait de nombreux produits de cosmétique de basses qualités et peu chers. Totalement l'inverse de ce que j'achète en somme. Je la plaignais, la pauvre. Elle n'a même pas les moyens pour s'acheter de bons produits après une dure vie de travail. Quoi je suis méchante ? Elle m'a cherchée et tant pis si ça fait gamine comme comportement ! Une fois cela fait, je m'essuyai rapidement les mains et repartis dans le salon où tout le monde se situait.

Je patientais comme tout le monde et discutais parfois pour en apprendre un peu plus sur Felix quand soudain des coups de feu retentirent. Ils firent écho dans mes oreilles et résonnèrent dans ma tête. Ce vacarme me fit sursauter pendant que la vieille peau n'avait pas bougé d'un pouce. Aucun sursaut, aucune réaction et aucune inquiétude. Elle était morte ou quoi ? Mais non. Elle était juste trop occupée à regarder sa foutue télé pour s'intéresser aux pauvres vies innocentes qui sont en train de périr dehors. Je me mis donc dans un coin, fermant les yeux, posant mes mains discrètement sur mes oreilles pour ne plus entendre un son. Je repensai alors à tous les bons moments que j'avais vécu dans ma petite vie qui était loin d'être finie… J'avais envie de fuir, de partir de cet endroit horrible et semblable à une prison. Je voudrais tellement que Ryutaro arrive enfin et me ramène à la maison. Pour une fois j'avais envie qu'il soit là. Une fois rentrée je pourrais reprendre ma vie comme je l'avais laissée avant le festival et on ne reparlera plus jamais de cet événement. J'aimerais que tout s'arrête maintenant !

Au bout d'un moment il n'y eut plus de bruits. Tout était devenu calme. Les rues commençaient à être de plus en plus désertes. Cela voulait dire que la police avait réussi à réfugier la plupart des habitants de la ville. J'allais pouvoir rentrer chez moi ! Enfin ! Je reçus enfin une réponse de Ryutaro. Il était temps ! Il me disait dans son message qu'il avait dû se débarrasser de quelques « contre temps ». Je fronçai les sourcils. J'aurais préféré ne pas savoir à quoi il avait occupé son temps. Je lui répondis un simple « Ok » et lui dis que tout allait bien et que je n'étais pas blessée. Je lui donnai au passage l'adresse où je me trouvais et omis de lui indiquer que j'étais en présence de Felix. Il m'annonça alors qu'il serait arrivé dans une vingtaine de minutes. Pour patienter je prévins Felix que mon garde du corps allait bientôt être là et donc que j'allais également bientôt disparaître. Pourquoi l'avais-je prévenu ? Je ne sais pas trop moi-même. Peut-être que cette aventure nous a montré un autre visage de l'un et de l'autre qui a fait que notre relation est plus qu'une ridicule dette à rembourser… Dans tous les cas je me fis violence et remerciai une nouvelle fois Gaëlle pour m'avoir accueillie. Je dis au revoir à Felix et sortis de l'appartement lorsque je vis qu'il ne devait rester à Ryutaro qu'une minute pour me rejoindre. Et effectivement il était pile à l'heure. Il m'inspecta sous tous les angles pour être sûr à 100% que je n'avais rien. Je râlai que oui et nous nous mimes en route pour rentrer chez nous. Il me posa des centaines de questions comme où étais-je hébergée, qui était la personne et cetera. Il ne s'arrêta pas jusqu'à ce qu'il me sorte un « On n'aurait vraiment pas dû y aller à ce festival ». Je me fis toute petite et ne répondis plus tant que nous n'étions pas encore arrivés à destination…

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Cynthia Holloway
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MessageSujet: Re: EVENT N°1 ~ DU FEU ET DU SANG   Lun 18 Sep - 18:08



Event n°1 - Du feu et du sang
Avec tout le monde


La fin des hostilités

Marcher malgré la douleur. Ne pas tomber malgré la fatigue. Continuer malgré le poids sur mon dos. Tenir. C'est ce que je me répétais sans discontinuer pendant que nous essayions de nous frayer un chemin dans les ruelles. Où trouver un refuge désormais ? On ne pouvait retourner au précédent. Je n'étais même pas sûre qu'elle accepte de nous accueillir une nouvelle fois. « Gaëlle » ne semblait pas être le genre de personne à donner de seconde chance. Je devais rester aux aguets pour nous trois, attentive au moindre son. A la moindre erreur, la moindre inattention, nous… « N'y pense pas et accélère. » C'est ce que je ne cessais de me répéter. Je ne pouvais pas me convaincre que nous allions nous en sortir, que tout s'arrangerait. Je n'en savais rien. Dans ces conditions, je n'étais capable que de m'imaginer la pire des fins possibles. C'est pourquoi je ne pouvais pas me résoudre à m'arrêter. Et si ne prendre qu'un peu de repos amenait à une mauvaise rencontre ? Il serait facile de nous faire disparaître. Quelques secondes, peut être le temps d'appuyer sur une gâchette et… Je m'étais bien dit de ne pas y penser. Damn it. J'accélérai le pas.

- Tu arrives à suivre ? Demandais-je au garçon, relativement essoufflée.

- Oui, mais ça va ?

Je fermai les yeux un instant. Le temps de pousser une longue inspiration.

- … Je vais bien.

Je lui souris. Que pouvais-je lui dire d'autre ? Répondre négativement n'allait que l'inquiéter d'avantage… Et ne pas le faire aurait pu avoir un effet bien pire. Combien de temps avons nous encore marché, tout en évitant les personnes dont nous entendions les bruits de pas - précipités ou non – frapper le pavé sans prendre le temps de connaître le « camp » auquel elles appartenaient ?

Les coups de feux que l'on pouvait entendre au loin se firent de plus en plus vagues, puis se turent complètement. Comme pour répondre au silence qui s'installait peu à peu, la pluie commença à tomber. Je n'entendis alors plus que l'eau glisser dans les caniveaux. Nous décidâmes qu'il était certainement temps de quitter les ruelles et rejoindre les grandes allées. Puisque le son des balles s'était tue, c'était le genre d'emplacement où nous aurions le plus de chance de croiser des forces de l'ordre. C'est là qu'une voix se fit entendre. On cherchait les survivants. « Micha » prit l'initiative et partit en courant voir le policier au loin. Ensuite, tout se produit très vite. On vint nous aider, récupérer sa sœur, et nous fûmes dans l'un des abris de fortune mis en place. Elle y fut prise en charge, mais elle devrait être menée à l'hôpital plus tard, une fois les cas les plus graves menés là-bas. Je remerciai le fait de ne pas être blessée. Aller à l'hôpital ne m'aurait pas plus. Vraiment pas.

Grâce au téléphone qu'avait gardé « Alice », on put prévenir les parents des deux enfants, qui ne tardèrent pas à arriver, transformant cette scène de pluie en retrouvailles mélangeant larmes et rires. Une belle famille… Les parents me remercièrent une bonne quinzaine de fois. C'en devenait gênant. Il s'écoula facilement une heure, peut être deux, avant que l'une des ambulances faisant des allées et venues incessantes ne vint chercher la jeune fille. Ils montèrent tous à l'intérieur. Avant de disparaître, le garçon se tourna vers moi.

- Je m'appelle Michael.

- Cynthia.

Nous nous sourîmes avant qu'il n'entre et que la porte arrière du véhicule ne se ferme. Peut-être nous reverrions-nous ? Avant que je ne parte, on me posa deux questions :
La première était si je ne souhaitais pas me rendre à l'hôpital, ce qu'on me conseillait vivement, ne serait-ce « qu'au cas-où ». Je refusai poliment. Ce lieu ne m'a jamais apporté rien de bon…
La seconde était si j'avais croisé d'autres survivants, à part les deux enfants. Je me souvins que les deux asiatiques préféraient visiblement éviter tout contact avec la police. Je répondis donc négativement. Disons que cela compterai comme un remerciement pour l'abri.

Rentrer chez-moi, seule, fut bien plus effrayant que survivre dans les ruelles. La rue dans laquelle j'habite ne contient pas d'emplacements pouvant permettre de se cacher. Alors je ne fus rassurée qu'une fois au troisième étage de mon immeuble, lorsque ma clef entra dans la serrure. Quand je vis Twinkle, me regardant de ses yeux dorés derrière la porte, je ne pus m'empêcher de la prendre dans mes bras, comme pour me prouver que c'était fini, que j'étais dans mon domicile, qu'elle était bien là.

Je ne parvins pas à trouver le sommeil cette nuit là. Il me fut même impossible de m'endormir devant mes travaux. J'avais encore les images de ce qu'il s'était produit dans la tête. Je passai ma nuit jusqu'au matin à dessiner ce dont je me souvenais afin de sortir ces scènes de mon esprit, et de – peut-être - réussir à prendre du recul sur la situation. Si j'analysais chacun de ces souvenirs mis sur papier, je pourrai prendre cet événement avec plus de calme. Mais il vaudrait mieux les cacher quelque part ensuite, avant qu'on ne tombe dessus. Âmes sensibles s'abstenir… Mais ça n'était pas comme si on allait entrer chez moi sans invitation... Right?

La pluie qui tombait ne s'arrêta qu'au matin.

//Cynthia quitte l'évent//

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Felix Ahn
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MessageSujet: Re: EVENT N°1 ~ DU FEU ET DU SANG   Lun 2 Oct - 0:45

EVENT Pt.2 - Du feu et du sang
Ce qui devait être une sortie entre amis...

L'arrière de mon crâne percuta le radiateur tandis que je sentais peu à peu mes paupières s'alourdir. Le stress précédemment éprouvé commençait à retomber, me donnant envie de sombrer dans une profonde léthargie. Et pourtant, mes cheveux pliés au contact de la fonte et la voix de Misaki me ramenèrent à la raison. Ce n'était ni le lieu ni le moment de s'endormir.

- Dis moi Felix... Sur cette photo, c'est toi ?


Toujours debout dans le trop vaste appartement de Gaëlle, la princesse Yakuza ne semblait pas prête de poser son fessier sur un des fauteuil ici présent. Et pour cause, même si elle partirait d'ici peu se refaire une beauté, ses vêtements resteraient eux toujours crasseux. Avait-elle peur de tâcher les vieux tissus de ma tante ? Peut-être était-elle juste dérangée à l'idée de se reposer dans la demeure de la mégère ?
Dans un cas comme dans l'autre, il apparu que le seul passe-temps qui pouvait l'occuper était de dévisager les portraits qui recouvraient les murs et les meubles en divers endroits. Je n'allais pas critiquer cela puisque j'avais précédemment usé de ce même divertissement pour occuper mon esprit accaparé par le silence tendu qui empoisonnait les lieux. Mais, lorsque le son de sa voix me parvint aux oreilles, je me surpris à sursauter, ouvrant mes yeux à moitié clôt.

Etait-il possible que mon insupportable tante ai jusqu'ici conservé une trace de mon enfance ? Me redressant tant bien que mal, les muscles endoloris par la fatigue, je m'approchait de la jeune femme aux origines nocives. Le dit cliché à porté de vue, j'esquissais un sourire surpris.
A quoi m'étais-je attendu ? Il s'agissait là bien entendu d'une photographie de mon cousin sur laquelle j'avais eu le malheur d'apparaître. D'ici l'on aurait pu croire que Paul et moi étions frères tant nous nous ressemblions. Et pourtant aujourd'hui nous n'avions physiquement plus rien de commun. Il manquait d'ailleurs quelques dents à ce pauvre enfant qui n'allait pas tarder à voir ses parents se séparer. Mais d'un visage innocent il affichait le sourire le plus bêta qu'il m'ait été donné de voir, comme si aucun problèmes ne pouvait l'affecter.

Quant à moi je me tenais derrière, chancelant sur une branche, aussi stupide que mon cousin pouvait l'être. Ensemble nous avions fait les quatre cents coups, fait baver les voisins et enrager les parents. Je ne pourrais d'ailleurs pas énumérer toutes les bêtises qui nous ont un jour fait rire en cœur. Aujourd'hui il ne s'agit là que de vieux souvenirs qui raisonnaient dans mon crâne telle une berceuse forçant mon âme à glisser dans les bras de Léthé.

- Dommage que tu ne sois pas resté comme ça, tu étais mignon quand tu étais petit.

Je perdis mon sourire. M'avait-elle vraiment fait lever pour ainsi m'abaisser ?

- Hmm... commentais-je en levant les yeux au ciel.

D'un air blasé je soufflais puis fit demi-tour en direction d'un canapé pour venir m'y affaler sans gêne. Chaussures éloignés du tissus, les pieds appuyés sur l'accoudoir, je m'attendais presque à entendre ma tante me crier dessus telle une mouette champêtre. Et pourtant pas une fois de plus je n'entendis sa voix en cette désastreuse soirée de juillet.
Aussi, les mains calées derrière le crâne, je fixais le plafond quelques instants, aveuglé par le lustre reluisant qui surplombait la table du salon. Mes paupières se fermèrent alors, et peu à peu je sentais mon esprit quitter les lieux pour un endroit plus paisible.

J'ai bel et bien fini par m'endormir. Gêné une ou deux fois par quelques coups de feu perturbant, avant que peu à peu le silence ne vienne envahir les rues de la ville. Il sembla que tout problème fut réglé par les policiers. Misaki ne tarda d'ailleurs pas à partir, me laissant seul avec celle qui n'avait pas bougé de son fauteuil.

« Juste une minute » avais-je soufflé à mon subconscient en fermant les yeux. « Après je rentre. »

ᄏᄏᄏ

Le parquet vibra lorsque je le percutais de plein fouet.

- Argh... gémis-je en ouvrant péniblement les yeux.

Je portais une main sur mon crâne, trop sonné pour réaliser que je venais de choir du canapé. Puis peu à peu, à mesure que je reprenais mes esprits, je réalisais n'avoir pas quitté l'appartement de ma tante. Mais à l'inverse d'hier soir, la lumière du jour éclairait désormais l'intérieur de l'appartement, tandis que s’infiltrait dans mon nez une terrible odeur de café. Au dehors le temps était resplendissant, comme si toutes les horreurs de la nuit passée n'avaient jamais exitées.
Les vitres avaient été ouvertes, laissant pénétrer un vent frai dans la pièce, et faisant onduler les rideaux sur son passage. Bien que l'air du matin perturba mes sens, je ne ratais pourtant pas le rayon de soleil qui me faisait plisser les yeux, ainsi que l'odeur fraichement inhalée des tartines grillées.

Un son de grille-pain raisonna alors dans mon crâne, me faisant gémir à nouveau.

- Ah ben c'est pas trop tôt.

Quelques pas raisonnèrent dans mon dos avant que je n'aperçoivent une épouvantable vieille femme passer dans la pièce.

- C'est bon, la belle au bois dormant à fini son sommeil ?

- Quelle heure est-il ? Demandais-je impunément.

Elle disparu dans sa cuisine d'où je l'entendis pester.

- Je ne sais pas. Que te dis ton maudit téléphone cellulaire ?
- Qu'il n'a plus de batterie.
- Ah ces appareils modernes. Jamais là quand on a besoin d'eux.

Tu peux aussi me donner l'heure la moche.
Je me relevais et passais une main dans mes cheveux.

- Pourquoi tu ne m'as pas réveillé ?
- Pfff, souffla-t-elle. La vieille femme qui jette dehors le pauvre asiatique sans défenses. De quoi aurais-je eu l'air ? Voilà qui aurait donné une raison de plus à ton oncle de me détester.
- Il y en a tellement... marmonnais-je loin de ses oreilles abîmées par le temps.

La vue du soleil dans le ciel me laissa à penser que neuf heures étaient passées.

- Bon j'y vais.
- Oui ne t'attarde pas trop.
- Merci pour le gîte.
- Je t'enverrai la note du teinturier pour le canapé.

Je claquais la porte de l'entrée. Mes cheveux étaient encore ébouriffés et mes vêtements froissés, mais malgré cela je me résolu à quitter ce lieu maudit. Car en fin de compte, après les évènements d'hier, qui pourrais-je bien croiser d'important en cette matinée si radieuse ? Mais filant tout de même le plus vite possible, je descendis les escalier en trombe pour finalement passer la porte abîmée du bâtiment de la vieille Gaëlle Dutronc.


// FELIX QUITTE L'EVENT //

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"Et alors ? Je vois pas où est le problème." par Felix Ahn, 12 ans, après avoir cassé la précieuse crèche de sa tante avec comme justification : "En même temps tout le monde trouvait ça moche".
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EVENT N°1 ~ DU FEU ET DU SANG
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