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 Haine et Amour [ft. Wang Zhen Zhong; warning: risque de scènes gores et sexuelles explicites]

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Wang Zhen Shi

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MessageSujet: Haine et Amour [ft. Wang Zhen Zhong; warning: risque de scènes gores et sexuelles explicites]   Mer 28 Juin - 1:25

Haine et Amour

Objectivement parlant, Chinatown n'était pas un quartier pauvre et encore moins subjectivement parlant; en revanche il faisait parti de ces endroits qui avaient besoin d'aide. L'aide des autorités compétentes pour y faire régner la justice, de préférence sans la corruption. Le fait que des mafias y soient présentes et y font régner leurs lois et leur justice faisait que Chinatown était considérée comme pauvre; ou surtout le fait que les mafias rackettaient les habitants - une somme d'argent contre leur protection...
Shi ne sortait que très peu de ce quartier qui était comme chez lui, à part que cela était plus petit, ce n'était pas la Chine entière et que cela se trouvait dans un pays rempli de blancs et de noirs, et où croiser des japonais était possible; finalement, Shi aimait bien les japonais, ils faisaient une viande tendre et savoureuse. A en croire les clients. De la viande à moindre frais. L'avantage de cet endroit était surtout qu'il n'y avait pas son frère qu'il exécrait au plus haut point et étant donné que ce pays était un poil plus libre - quoique - sur certains points, le fait d'être homosexuel ne choquait que quelques personnes de son entourage; cela ne l'empêchait pas d'être discret, ne serait-ce que par pudeur ou par simple habitude mais ses proches savaient pour son amour des hommes. Plus personne n'irait désormais le discréditer auprès de gens qu'il aimait sur ce point, son frère l'avait déjà fait, ce sale petit pourceau qui était devenu si parfait dans son ombre...
Shi avait une photographie de lui et qu'il avait placardé sur un mur de son appartement. Un pauvre mur qui n'avait rien demandé à personne et qui était recouvert de coups de couteaux car Shi s'y entraînait au lancer de telles armes; couteaux, poignards, scalpels, parfois fourchettes. Deux endroits étaient particulièrement abîmés: la tête et l'endroit où les couilles pouvaient se trouver. L'amour fraternel entre eux deux était tellement beau et si fort...

Nous étions un dimanche, un jour où Shi pouvait fermer le restaurant tôt car il savait qu'aucun mafieux ne viendrait le déranger pour faire une partie avec quelqu'un d'autre. Il y avait d'autres tables de jeux clandestines et tout le monde savait dans le quartier que Shi aimait avoir un jour où il pouvait fermer plus tôt; et qu'il valait mieux lui laisser ce jour de libre. Parce que tout le monde savait où il allait le dimanche soir et donc n'importe qui, connaissant Wang Zhen Shi bien sûr - donc plutôt des gens de l'ombre - pouvait dire à n'importe qui le cherchant où il pouvait être; mais n'importe qui se contenterait d'indiquer l'adresse et le nom de l'endroit, jamais sa véritable fonction.

****

Les Pivoines d'Or était un établissement réputé pour sa discrétion concernant les allers et venues des clients, les alcools de contrebande que l'on s'arrachait et la marchandise qu'on y trouvait. Shi était devenu un habitué à force d'être lassé par le manque d'ouverture d'esprit de ses compatriotes qui ne voulaient pas se laisser aller avec lui et le fait de jouer avec sa main droite commençait à lui faire mal; il avait besoin d'un peu plus que cela. Un corps par exemple. Qui bougeait. Une fois, il avait bien songé à la nécrophilie comme lui avait déjà suggéré un collègue criminel encore plus cintré que lui, mais...il n'était pas vraiment pour cette pratique-ci, bien qu'au moins, il aurait été sûr du consentement de son partenaire; s'il n'y avait pas de réponse, c'était un oui...non ?!
Shi était dans la rue menant à la grande bâtisse servant d'abri à la maison close, il s'y dirigeait lorsqu'il vit du coin de l'œil une silhouette s'approcher. Oh non pas lui. Pas encore. Il voulut accélérer le pas mais sentit que c'était bien peine perdue; il savait d'avance que l'autre saurait le rattraper, comme toujours. Il se résolut à se faire aborder par l'homme dont l'intégralité du corps était dissimulé par d'amples vêtements foncés, des gants empêchaient même l'étude des mains pour savoir quel âge avait le personnage; et son visage était caché par une sorte de moustiquaire faite de linges blancs accrochés à son chapeau à larges bords; seules les fentes entre deux linges lui permettait sans doute de voir. Sur ses épaules, un bâton à l'horizontal sur lequel il avait accroché, de par et d'autre, des paniers contenant sa marchandise à cause de laquelle il courbait le dos.


-Fortune cookies ? demanda t-il avec une sorte de petit rire enjoué, en mandarin mais avec un faux accent anglais qui frôlait l'accent raciste.

-Bonsoir...que veux-tu ?

-Un simple petit avertissement pour toi. continua t-il avec son accent chinois. Tel ce dieu occidental à deux têtes, tu vas devoir te tourner vers le futur et le passé pour te sortir de tes problèmes. Enfin...d'après un fortune cookies que j'ai ouvert ce matin pour toi.

-Je ne t'ai jamais demandé une telle chose.

-J'avais envie de le faire. Sinon, de manière moins mystique, sache que le feu d'est surviendra bientôt, alors méfie-toi du venin du serpent, surveille l'envol du corbeau et prépare-toi à l'arrivée de celui qui rit dans l'ombre et dont le sourire se reflète sur l'argent; garde-toi de faire des pactes avec le feu venu de l'est même si le chien s'en vient te mordre et la colombe t'échapper.

Shi n'eut même pas le temps de répondre que le marchand ambulant, car c'en était un, était déjà reparti. Lorsqu'il voulut le rattraper pour lui poser plus de questions, les portes des cuisines d'un restaurant du coin s'ouvrirent soudainement pour laisser échapper de la fumée. Shi venait de perdre de vue le marchand ambulant comme s'il s'était volatilisé dans la fumée; il décida alors de se rendre à la maison close au plus vite pour se détendre. En réalité, le pauvre homme avait été surpris par la fumée, avait trébuché et son corps avait été dissimulé par un étal derrière lequel il était tombé de manière acrobatiquement ridicule.

****

Il était vingt-heures trente et Shi était déjà dans une chambre. Il avait bu plus que de coutume pour oublier ce qu'il avait entendu, ce qui n'avait pas échappé à son cher favori. Ce dernier avait dû le porter jusque dans une chambre et il fut heureux de constater que malgré la boisson, son client était toujours aussi réactif à ses coups et ses caresses administrées de manière experte, aussi bien avec ses mains que sa langue, mais aussi le fouet qui avait l'air de lui faire plaisir; à part que pour ce soir, il avait été moins violent, juste au cas où.
Ce qu'aucun de ces deux protagonistes ne savaient encore, c'était qu'un inspecteur de police chinois s'était mis en tête d'arrêter Shi, mort ou vif. Allait-il seulement oser franchir les portes ou allait-il rester dehors à attendre que son cher frère finisse par sortir ? Sinon il y avait l'option attendre à l'intérieur et se faire plaisir aussi. Le seul bémol dans cette histoire était la maison close en elle-même, mais il était peu probable que l'inspecteur ne le sache avant d'entrer dans la salle principale - dissimulée par l'entrée elle-même où se trouvait un guichet pour les réservations et les informations: la marchandise était exclusivement composée d'hommes, contrairement aux clients.

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Wang Zhen Zhong

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MessageSujet: Re: Haine et Amour [ft. Wang Zhen Zhong; warning: risque de scènes gores et sexuelles explicites]   Mer 28 Juin - 15:55

Un premier pion en avant sur deux cases, l'ennemi peu inspiré imitera la tactique de celui qui a initié cette partie. Face à cette insulte à son intelligence, le grand joueur serait prêt à sortir sa reine en diagonale pour l'emmener à l'extrémité de l'échiquier, menaçant le seul pion barrant le chemin au roi, au mat. Le joueur d'en face ne l'a pas vu arriver et cela permet au joueur rusé de bouger à la suite son fou pour menacer la même case que sa reine afin de s'assurer un mat en quatre coups. Il s'agit du coup du berger ou coup de l'écolier, très apprécié des débutants aux échecs mais en réalité, il faut être sot pour croire que ceci constitue une véritable stratégie car la mise en danger de la reine aussi tôt dans le jeu relève juste de l'inconscience. C'est pour cela qu'il est important de garder à l'esprit qu'il ne sert à rien d'espérer gagner en quatre coups mais qu'il vaut mieux élaborer des stratégies complexes, des pièges mortels défiant la règle afin de remporter la victoire de manière incontestée.
C'est ce qu'avait toujours pensé Zhong au sujet des échecs, jeu auquel il avait été initié après le jeu de go qui est très populaire en Chine et qui lui a permis de continuer à entraîner ses méninges face à des problèmes complexes. Maintenant qu'il était ici, il était difficile pour lui de ne pas penser à son frère mais il gardait bien intérieurement la colère bouillonnante afin de rester professionnel car c'était en tant que représentant de la justice qu'il suivait son frère ici et qu'il devrait ruser pour l'acculer.
La situation à Elysian Fields était pratique car ici, la police n'avait pas hésité à lui fournir toutes les informations qu'ils détenaient et la moindre piste, fut-elle mince, menant à Shi. Rien de bien concluant mais sans surprise, tout pointait vers Chinatown et ses nombreux business se faisant sous le manteau. Le communautarisme était fréquent et guère surprenant pour la diaspora chinoise qui n'était pourtant pas hostile à la venue des occidentaux comme clients contrairement à certaines autres communautés qui protégeaient leur territoire avec ferveur, n'hésitant pas à affronter directement les policiers entrant chez eux.

Zhong avait enfilé un costume de lin beige sur une chemise blanche, dissimulant son regard derrière de grosses lunettes de soleil. Ses cheveux étaient plaqués en arrière mais malgré cela, une mèche rebelle essayait de percer, traçant une virgule sur le front de Zhong. Même en soirée, Chinatown était un endroit réputé pour sa chaleur et Zhong avait tenu à se donner l'apparence la plus neutre possible afin de ne pas passer pour un pingouin en enquête. La soirée était loin d'être vraiment calme, les gens circulaient dans la rue jusque-tard dans la nuit et cela n'avait rien de surprenant dans un quartier aussi vivant. Avant de partir à l'aventure dans Chinatow, Zhong avait mangé un sandwich de piètre qualité avec ses collègues du poste et sentit que son estomac réclamait quelque-chose de plus substantif donc en cours de route, il s'arrêta dans une échoppe afin de commander un Jian Bing qu'il dégusterait tout en errant dans ce quartier. Il mit fin très rapidement à sa dégustation afin de rester concentré, vérifiant comme un réflexe que l'arme de service était toujours bien dissimulée dans son holster.
Cette forme devant lui, c'était donc Shi et il ne l'avait sûrement pas remarqué, absorbé comme il était dans son parcours. Zhong aurait pu l'abattre ici et maintenant, cette pensée le fit sourire, mais la curiosité le poussa à conserver une distance respectable et le suivre, observant ainsi la mystérieuse rencontre avec ce marchand au visage voilé.

L'établissement, sous ses dehors réputés, avait l'air d'être connu pour ses nombreuses tractations ayant lieu en privé et c'était monnaie courante dans ce genre de quartier, même les policiers étaient au courant mais la plupart fermait les yeux voire profitait même des services proposés par la maison donc, il n'y avait aucun intérêt à causer du grabuge. Néanmoins, un peu d'observation ne faisait pas de mal et Zhong ne voyait aucun inconvénient à rester quelques instants en poste dans la rue adjacente au bâtiment pour observer alors que son frère y pénétrait pour ne pas en ressortir dans l'immédiat. Il laissa un petit peu de temps s'écouler mais ne pouvait rester statique très longtemps, au risque de se faire remarquer rapidement. Il se mit donc en mouvement, il était vingt heures trente.

En pénétrant dans le bâtiment, Zhong remarqua la salle principale où les échanges étaient nombreux autour des réservations et informations. Zhong évita de trop s'approcher mais tendit l'oreille attentivement pour écouter les échanges et une information le frappa rapidement à la manière d'une brique lancée en plein visage. Le club ne proposait que de la marchandise masculine pour satisfaire les plaisirs d'hommes et de femmes plus ou moins fortunés. Il ne s'attendait clairement pas à ça en pénétrant dans ce lieu et en même temps, il maudissait intérieurement son frère dépravé qui le traînait dans des abîmes où la bienséance n'avait plus lieu d'être. Un mouvement, Zhong s'apprêtait à ressortir mais se contrôlant enfin, il essaya de ne pas brusquer le pas et préféra se faufiler dans un coin en retrait de la pièce, ne retirant ses lunettes sous aucun prétexte pour observer, et évitant le contact avec qui que ce soit pour le moment. Si un membre du personnel venait à l'interpeller, il demanderait sa direction en prétextant s'être perdu. Ce serait toujours le meilleur plan pour sortir discrètement et terminer son observation depuis l'extérieur dans le pire des cas. Il avait comme une mauvaise intuition, ce bâtiment faisait remonter à travers tout son épiderme un véritable sentiment de dégoût.
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MessageSujet: Re: Haine et Amour [ft. Wang Zhen Zhong; warning: risque de scènes gores et sexuelles explicites]   Mer 28 Juin - 20:30

Wang Zhen Shi avait l'habitude de demeurer au moins jusqu'à vingt-deux heures, enfermé et solidement entravé tandis que l'on s'occupait de son cas; pour ce soir, son amant du dimanche avait préféré y aller plus doucement que d'ordinaire, se rendant bien compte de l'état lamentable dans lequel il s'était mis. Shi tenait ordinairement bien la boisson et il n'en abusait pas, contrairement à ce soir. Il avait encore suffisamment les idées claires mais il devrait sûrement rester plus longtemps afin de récupérer. Le prostitué détacha son client et se coucha à ses côtés, celui-ci se tourna vers lui et ils s'embrassèrent avant qu'ils ne se dirigent tous deux vers la salle de bains interne à la chambre afin de s'y laver; Shi devant toujours être soutenu après ces séances pour éviter qu'il ne tombe. Du sang perlait inévitablement de certaines blessures nouvelles infligées mais elles étaient trop petites pour être handicapantes et effectuées avec un soin tout particulier. Shi se laissa aller encore une fois sous la douche et une fois que cela fut fait, son amant du dimanche l'aida à faire un nouveau bandage qui couvrirait son dos et qu'il enlèverait le lendemain. C'était leur rituel du dimanche soir, à part qu'il avait duré trente minutes de plus. De par son esprit bien organisé et aussi ponctuel que possible - généralement avec une marge de cinq minutes dont il avait pris l'habitude depuis qu'il était arrivé dans ce pays occidental - demeurer ici aussi longtemps n'était pas pensable, du moins selon la logique du prostitué étant donné qu'il n'avait pas l'habitude de le voir aussi longtemps. Avec maintes caresses il finit par lui arracher la vérité et cela lui déplut fortement, quelque chose faisait peur à ce client qui lui rapportait de quoi bientôt partir de cet endroit. Dans le bordel, il se fait appeler Lotus Blanc, ce qui sonnait comme un nom de femme car c'était ce qu'il était aux yeux d'autres clients qui n'étaient pas Shi. Ce dernier lui avait demandé son vrai nom le premier soir car il ne voulait pas l'appeler Lotus Blanc comme les autres. Lotus Blanc s'appelait en fait Jing Hai; c'était son prénom et il signifiait "l'océan silencieux", Jing Hai était ce que l'on pouvait qualifier d'éphèbe, il avait de longs cheveux d'un noir d'encre et ressemblait presque à une femme bien que son anatomie, que Shi s'était déjà fait un plaisir d'observer et de toucher, révélait pleinement qu'il s'agissait bel et bien d'un homme. Shi s'était amusé à décomposer le nom de Jing Hai et à essayer de déterminer ce qui faisait de lui un océan silencieux; il avait finalement réussi à trouver en le revoyant par plusieurs fois dans Chinatown, en semaine, dans la journée. Jing Hai était comme l'eau, sujet à des changements d'humeur, mais même dans ses emportements, il était comme Shi: doté d'un grand sang-froid; et il était surtout aussi silencieux que pouvait l'être l'océan en se retirant doucement avant de venir s'abattre sur les terres, les ravageant sans aucune pitié. C'était l'une des choses que Shi avait appris, Jing Hai avait fui son pays natal, non par réel choix mais parce qu'il avait tué. Il avait eu de la chance de survivre au voyage en tant que clandestin mais il était arrivé sur le sol américain sans papiers ni beaucoup d'argent; toutefois rusé et très débrouillard, il avait fini par se retrouver dans cette ville et à vendre son corps. Shi avait été le seul client véritablement respectueux envers lui et Jing Hai avait le coeur qui se serrait lorsque celui-ci lui apprit qu'il était potentiellement en danger de mort; on ne pouvait pas dire que les deux hommes étaient amoureux l'un de l'autre mais ils s'appréciaient bien.


****


Il y avait dans Chinatown une jeune femme dont les charmes arrachaient sur l'oreiller tout aveu à un homme. Nul ne savait son véritable nom et elle se faisait appeler Vipère d'Améthyste - nous ne faisons volontairement pas la traduction chinoise pour ne pas perdre de temps avec des personnages qui de toute façon ne vont pas tarder à crever ou à être mis hors d'état de nuire - car elle adorait la couleur violette; tel un corbeau, elle savait user de tous les secrets d'autrui pour amener ses victimes à faire ce qu'elle voulait. Elle avait déjà essayé de faire parler Wang Zhen Shi mais il n'appréciait pas les femmes et il l'avait même repoussé assez violemment. Elle était aussi une mercenaire et elle était détestée par nombre d'habitants car elle traitait aussi avec les japonais, non par obligation, car cela était compréhensible que certains chinois y soient obligés afin de continuer à survivre, personne ne les en blâmaient, les pauvres; non, elle, elle le faisait parce qu'elle aimait beaucoup trop l'argent. Or Shi avait déjà causé pas mal de dégâts chez des yakuzas et elle fut tout à fait joyeuse que des japonais lui demandent de le trouver et de le tuer.
C'était pourquoi elle venait d'entrer dans le bordel, vêtue d'une parfaite robe violette dévoilant des jambes blanches, une tenue parfaitement indécente pour une chinoise qui se respectait; la Vipère d'Améthyste n'en avait cure des commentaires outranciers des hommes ou des femmes, elle était là pour se rapprocher de sa cible, non pas pour la séduire cette fois-ci mais bien pour la tuer. Le tuer. Pour son grand malheur prochain, elle était exactement tout ce qu'Ils n'aimaient pas. Orgueilleuse et aimant trop l'argent, elle avait la beauté du corps et du visage mais n'avait pas la beauté de l'âme. Ils allaient devoir la réparer.
La Vipère d'Améthyste se renseigna auprès du comptoir pour des informations.


-Je devais retrouver un ami très cher ici, il doit déjà être occupé mais...c'est Wang Zhen Shi, il vient souvent. Chambre 14.

Ce chiffre pouvait facilement créer une vague de panique chez les chinois superstitieux ou traditionnalistes. Il était composé du 1 qui signifiait quelque chose du genre ad vitam eternam et du 4, la mort. La Vipère d'Améthyste se fichait bien de ces croyances, tout comme les deux hommes s'y trouvant. L'homme qui lui répondit appela un jeune homme qui l'amena à la chambre 14.
Ce que Vipère d'Améthyste ne savait pas, ou n'avait pas pensé à vérifier, c'était que la première dizaine permettait de se repérer dans les étages où se rendre pour accéder aux chambres. La chambre 14 était la quatrième porte la plus proche des escaliers au premier étage; or on la mena au rez-de-chaussée. Elle ne se méfia pas jusqu'à ce qu'elle entendisse la serrure se verrouiller derrière elle. Devant elle, deux hommes disputaient une partie de go mais Ils n'étaient pas sa cible à elle. De l'autre côté de la porte, le jeune homme retira le faux 1 de la porte et retourna à son poste.


-Ses yeux m'intéressent.

-Et moi sa peau. Je te laisse le reste.

-Voilà qui est bien aimable mon frère.

-Pense à ne pas faire trop de gaspillage.

Les deux hommes se tournèrent vers elle, un sourire amusé se dessina sur le visage du premier et une lueur d'envie passa dans le regard du second. Ils se levèrent en même temps. Elle n'eut même pas eu le temps de crier.

Au revoir Vipère d'Améthyste.


****


Shi avait reçu l'aide de Jing Hai pour se vêtir, ensemble ils descendirent les escaliers du premier étage pour retourner en bas. Shi allait un peu mieux et avait un peu décuvé mais il était facile de voir que Jing Hai devait tout de même l'aider à descendre pour ne pas risquer qu'il ne tombe.

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MessageSujet: Re: Haine et Amour [ft. Wang Zhen Zhong; warning: risque de scènes gores et sexuelles explicites]   Jeu 29 Juin - 17:38

L'observation avait fini par porter ses fruits en fin de compte. A son entrée dans l'établissement, Zhong n'avait pas prêté attention à la jeune femme qui était entrée dans l'établissement mais en tendant l'oreille, les mots qu'elle prononça agirent comme un électrochoc sur son esprit embrumé.

-Je devais retrouver un ami très cher ici, il doit déjà être occupé mais...c'est Wang Zhen Shi, il vient souvent. Chambre 14.

Oui, il ne pouvait s'agir d'une coïncidence et tout lui indiquait qu'il avait bel et bien suivi Shi jusqu'ici mais là n'était pas l'élément tracassant Zhong. Quelque-chose ne collait pas, c'était comme une fausse note dissimulée au sein d'une partition de virtuose. Son frère semblait déjà bien occupé la-haut de ce qu'il avait compris mais de plus, il devait recevoir la visite d'une femme ? Cela ne lui ressemblait vraiment pas et poussa Zhong à détailler le physique de la femme, ne se faisant pas remarquer derrière ses lunettes à verres fumés. Son physique était celui d'une jeune femme pleine de charmes mais Zhong ressentait d'ici comme du danger suintant par les pores de cette peau et une posture mutine dans sa manière de se vêtir. Une chose était certaine, il s'agissait ici d'une femme de caractère à laquelle il était dangereux de se frotter et même s'il savait ceci, Zhong dût réprimer sa tentation à lui faire le numéro du bellâtre voulant offrir un verre à sa future conquête. Il le savait, elle verrait clair dans son jeu s'il passait à l'assaut donc il décida tout simplement de s'abstenir pour la prendre tout simplement en filature, se faufilant entre les gens après avoir distraitement demandé la direction des toilettes, apaisant ainsi les soupçons de ceux qui seraient les plus méfiants à son égard.

Zhong gardait une distance respectable dans les couloirs, profitant du moindre repli pour se dissimuler et faire mine de regarder l'écran de son mobile, utilisant même l'écran éteint du téléphone comme un miroir pour regarder derrière lui. Il resta en retrait mais observa attentivement, sentant que quelque-chose ne tournait pas rond dans la disposition des chambres de cet établissement. La femme s'engouffra à l'intérieur et il attendit que tout le monde s'éloigne mais le fait que cette chambre s'avéra finalement être la 4 et que le personnel se montrait extrêmement méfiant alerta Zhong. Peut-être que le personnel avait menti sur le numéro de la chambre ou bien, avait-il dit la vérité et on avait voulu piéger cette jeune femme, ce qui était également probable de la part des Triades vu que la jeune femme en question ne semblait manifestement pas invitée à rencontrer son frère. Dans les faits, il n'y avait aucun moyen de savoir laquelle de ces hypothèses était vraie à moins d'entrer dans les chambres mais rien n'autorisait un policier sans mandat à entrer dans les chambres d'un établissement quel qu'il soit. Il existait néanmoins une autre solution : retourner sur un point de passage d'où il pourrait voir sortir tous les occupants de l'établissement quoiqu'il arriva. C'est pour cela qu'il se dépêcha de revenir à l'accueil, se maudissant de l'avoir laissé sans surveillance durant sa courte filature.

Si ça se trouvait, il avait raté Shi et on avait utilisé ce numéro pour le distraire de sa sortie. Non, c'est impossible et Zhong se rendit compte qu'à force de raisonnement tordu, son esprit connaissait des propensions à la paranoïa. Zhong était pensif. Peut-être verrait-il Shi et puis quoi ? Sans preuves, cela ne servait à rien de lui signaler sa présence mais au fond de lui-même, Zhong voulait qu'il sache qu'un couperet attendait en apesanteur juste au dessus de sa tête afin de le punir des crimes qu'il avait commis.
Zhong inspira profondément et une conclusion lui parvint : il était tout simplement impossible d'agir dans cet établissement car tout le monde devait s'y connaître et Shi y était reçu comme un client, ayant même probablement des gens pour le défendre de toute intrusion non désirée. Une idée effleura soudainement l'esprit de Zhong qui se souvint d'une nuit qu'il avait passé au poste avec plusieurs collègues le défiant d'écrire des poèmes à toute vitesse vu que le policier chinois avait fait étalage de sa passion pour la poésie et pour les mots envoûtants de Milton, étant donné qu'un de ses collègues portait le même nom de famille. Il sortit une petite carte de visite de restaurant asiatique et sortit son stylo tout en observant l'entrée sur lequel il griffona :

Zéphyr lent mais impitoyable
Humble fleur devenue enfin admirable
Olympe et Thémis le béniront
Navire qui frappera en même temps que l'onde
Gronde, ton marteau vengeur gronde.

Il attendit encore un petit moment, songeant à glisser subrepticement ce papier à la portée de son frère qui sortirait mais quand il vit arriver Shi accompagné d'un inconnu le soutenant, il changea subitement d'avis et fit le tour pour passer derrière Jing Hai afin de glisser le petit poème à l'intention de Shi dans la poche de Jing Hai exerçant la méthode de ceux que l'on appelle les put-pocket, l'inverse du pick-pocket. Il avait accompagné la carte d'un petit " Pour WZS " qui serait facilement reconnaissable. Après cela, Zhong se terra dans un coin de la pièce en attendant que la voie se libère pour sortir de l'établissement sans alerter Shi tout de suite. Jing Hai mettrait sûrement un tout petit peu de temps pour se rendre compte de la présence du papier, le transmettre à Shi et comprendre l'énigme qui s'y dissimulait surtout avec le soin que Zhong avait eu d'écrire le poème en anglais afin de mieux masquer son écriture, le chinois l'aurait immédiatement démasqué aux yeux de son frère en un instant. Le temps que les pièces se mettent en place pour les protagonistes de l'histoire, Zhong aurait eu le temps de se déplacer dans l'ombre et de se préparer pour le prochain coup de ce jeu.
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MessageSujet: Re: Haine et Amour [ft. Wang Zhen Zhong; warning: risque de scènes gores et sexuelles explicites]   Jeu 29 Juin - 21:55

Jing Hai ne fit que très peu attention à celui qu'il venait de rencontrer dans les escaliers; il était fréquent de se faire bousculer dans cet endroit par quelque homme bourré, que ce soit de la marchandise ou un client. Avec Wang Zhen Shi, ils finirent de descendre les escaliers. De là, Jing Hai soutint toujours son client pour qu'ils aillent s'asseoir à une table.

-Je t'avais demandé de m'emmener dehors... dit l'ancien chirurgien d'un ton légèrement plus abrupt.

-Qu'as-tu à faire demain ? Comme tous les lundis, vérifier les stocks et aller au marché; tes cuisiniers peuvent le faire non ? Tu n'as qu'à les appeler. Ou laisse-moi m'en occuper, ils me connaissent, je pourrai être ton secrétaire personnel...Il faut que tu te reposes...

Jing Hai avait surtout peur qu'il ne lui arrive quelque chose et voulait le protéger, à sa manière. Il voulait surtout mener son enquête et faire taire les fauteurs de trouble. L'homme mit la main dans sa poche, dans laquelle il y avait mis un paquet de mouchoirs; et s'il sortit bien le paquet, il fut aussi accompagné d'un morceau de papier.

Qu'est-ce ?

Wang Zhen Shi fut plus vif que lui et attrapa le morceau de papier.


-Puis-je ?

-Ce n'est pas à moi, je ne me souviens pas avoir un papier dans la poche.

Tandis que Wang Zhen Shi, curieux, le lut, Jing Hai sortit un mouchoir pour essuyer la sueur dans sa nuque; il faisait si chaud...même si dans l'immédiat, il était surtout encore gonflé de désir pour l'homme qui lui faisait face. Cela ne dura pas bien longtemps. Il vit Wang Zhen Shi blêmir.

-Wang Zhen Shi ? Est-ce que tout va bien ?

L'ancien chirurgien cardiaque venait de porter une main à sa poitrine, son souffle était devenu subitement plus court; ses traits étaient crispés, il souffrait. Pour l'une des rares fois de sa vie, une expression de peur s'afficha sur son visage.

-WANG ZHEN SHI !

Jing Hai, inquiet, s'était rapproché de lui, l'ancien chirurgien savait exactement ce qu'il se passait mais il n'arrivait plus à parler. Il commença à chuter et sombrer, son amant le rattrapa. Wang Zhen Shi sentait une effroyable douleur sur sa poitrine, des sensations que son coeur était à l'étroit, lourdement écrasé...
Seulement à cause d'un poème écrit sur un morceau de papier, seulement à cause de l'acronyme qu'il composait, seulement parce qu'il formait un prénom si précis pour lui.
Wang Zhen Shi était peut-être sur le point de mourir. Wang Zhen Shi était en train de faire une crise cardiaque.
Bien joué, Sherlock H...Inspecteur Wang. Belle entrée dans la nouvelle vie de ton frère.

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MessageSujet: Re: Haine et Amour [ft. Wang Zhen Zhong; warning: risque de scènes gores et sexuelles explicites]   Ven 30 Juin - 13:12

Zhong avait un certain plaisir coupable qui résidait dans sa passion pour le romanesque et cette manière de se révéler était des plus théâtrales et inutiles. Pourtant, il n'avait pas vraiment résisté à l'envie de savoir qu'il n'était pas loin et que Shi n'aurait aucun répit tant que Zhong ne l'aurait pas arrêté définitivement...pour restaurer l'honneur de la famille tout en faisant justice. Zhong décidait de ne pas trop approcher et de suivre du regard le couple sans s'avancer, ses lunettes noires lui permettant de regarder du coin de l’œil sans que personne ne le soupçonne réellement mais il savait que cela ne durerait pas éternellement et que son frère serait certainement capable de reconnaître la physionomie de son petit frère. Néanmoins, Zhong n'aurait pu espérer meilleure conclusion que celle-ci.

Shi avait fini par lire le mot que lui avait tendu Jing Hai et que lui, l'instigateur de cette scène, avait subtilement préparé mais Zhong ne s'était pas attendu à un effet aussi immédiat. Il remarqua les changements affectant Shi physiquement le laissant se déliter progressivement sous le regard affolé de son compagnon.

-WANG ZHEN SHI !

Le cri du compagnon de Shi le ramena immédiatement à lui. Il était en train de faire un arrêt cardiaque ? C'est la seule hypothèse qui vint à l'esprit de Zhong mais d'autres hypothèses parcoururent son esprit : Crise d'angoisse ? Simulation pour mieux te piéger ? Tout est possible et tout bon logicien élimine les hypothèses par l'expérience. Seule la suite dira à Zhong quelle hypothèse était juste après vérification, un peu comme la boîte que l'on ouvre pour retrouver soit un chat vivant ou mort. Merci Erwin Schrodinger.

- APPELEZ UNE AMBULANCE !

Zhong avait décidé de parler en anglais mais de plus, il avait effectué un serrage laryngé sur sa propre voix afin de la rendre plus dure et un peu moins reconnaissable. Le cri poussé aura vite alerté les gens les plus proches et ils auraient vite fini par se rapprocher avant d'appeler des secours. Zhong avait amplement eu le temps de se mettre aussitôt en mouvement, se mêlant progressivement aux gens, aux employés de l'établissement et aux clients qui auraient pu voir la scène.

A quoi joues-tu Shi ? Tu comptes finalement mourir maintenant alors que je viens juste de débarquer ?

Les pensées de Zhong tournoyaient à un rythme des plus insensés en cherchant la solution de l'énigme mais au vu du regard inquiet du compagnon et de la face blême de Shi, il se passait réellement quelque-chose. Personne ne pouvait manipuler les apparences à ce point, se rassura Zhong. On ne pouvait simuler un arrêt cardiaque et Shi n'aurait pu prévoir cette entrée en scène de Zhong, il n'avait pas l'illusion d'avoir le contrôle mais avait véritablement le contrôle en ce moment précis du temps et il savait qu'il avait toutes les cartes en main pour les garder aussi longtemps qu'il le faudrait. Zhong décida de continuer à observer la scène, profitant que des gens attirés par la situation l'entourent, et d'attendre l'ambulance qui finirait par arriver si la situation continuait à se dégrader.
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Wang Zhen Shi

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MessageSujet: Re: Haine et Amour [ft. Wang Zhen Zhong; warning: risque de scènes gores et sexuelles explicites]   Ven 30 Juin - 20:33

Wang Zhen Shi était bien mal et avait bien mal. Jing Hai maudissait déjà la personne qui avait glissé ce mot dans sa poche et se jurait intérieurement de la retrouver - ou le retrouver en l'occurrence - et l'étriper. Ou lui coudre des lotus blancs sur son visage. Il eut un léger sourire sadique sur le visage mais celui, crispé de douleur, de son amant, le fit revenir à la réalité: il devait d'abord s'occuper de lui; très vite, on appela les secours, ils ne tarderaient pas. Presque personne ne faisait attention à Wang Zhen Zhong. Presque.

****

C'était une femme qui portait des talons, à la fois pour être séduisante mais aussi pour paraître plus haute. Comme une si grande majorité - 95% environ - des gens présents, elle était asiatique; ce n'était pas une chinoise, il était probable qu'elle soit japonaise même si elle n'en avait pas tous les traits, une enfant métissée peut-être ? Elle avait la taille fine et une petite poitrine, ce qui était signe de chance en Chine, car son futur mari n'aurait que des économies à faire sur les bandages lui servant de soutien-gorge, une aubaine ! Cependant, elle avait des cheveux teints et flamboyants, ce qui n'était absolument pas correct; bien qu'au vu de l'endroit où elle se trouvait, ce n'était déjà pas décent pour elle. Son maquillage était voyant mais lui allait bien sans faire sapin de Noël. Elle était toute vêtue de rouge, dans une robe de satin taillée à l'européenne et nettement plus décente que celle de Vipère d'Améthyste; sûrement parce qu'elle n'avait ni dos nu, ni décolleté et avait au minimum la décence de couvrir ses genoux. C'était une assez belle femme au demeurant assez sage, parallèlement aux clientes du bordel, malgré tout ce rouge. Elle avait un éventail large et tout aussi rouge que le reste de sa tenue qui lui dissimulait une partie de son visage, car elle le tenait devant elle, si bien qu'on voyait surtout ses yeux si verts et laissait penser avec aisance que c'étaient là deux lentilles fantaisistes; car personne d'humain ne pouvait avoir des pupilles de chat.
Elle s'approcha par derrière Wang Zhen Zhong sans lui cacher sa présence, il lui était aisé, même en ayant le dos tourné, d'entendre un petit rire de femme et qui l'observait; rien de bien méchant, elle avait surtout la même attitude que n'importe quelle autre femme qui avait beaucoup de désir en elle et qui avait repéré un charmant homme qu'elle aimerait beaucoup goûter du bout des lèvres - n'y voyez aucune métaphore cannibale, s'il vous plaît. La parade de séduction avait commencé, elle semblait plus courtisane qu'autre chose; pas trop vulgaire mais prête à s'offrir. Elle voyait bien que sa proie regardait quelqu'un d'autre mais elle essayait quand même tout en faisant abstraction de ce fort vulgaire spectacle qu'était la crise cardiaque d'un chinois.

****


-C'est moi où il y a du grabuge dans la salle principale ?

-Quelqu'un a hurlé d'appeler une ambulance. Un client qui a fait un malaise peut-être ?

-Seulement un malaise ? Ce n'est pas drôle. Ne peut-on pas imaginer quelque chose de plus seyant ? Une tentative de meurtre !

-C'est plausible.

-Un suicide ! Avec beaucoup d'hémoglobine !

Ils étaient repartis dans leur partie de go.

-N'as-tu pas déjà eu assez d'hémoglobine pour ce soir ?

-Du tout !

Il y eut des cris étouffés dans la salle de bains.

-T'en sors-tu l'ami ?

-Pourquoi c'est toujours à moi de me coltiner ce genre de travail ?! répondit une voix masculine de la salle de bains.

-Tu es meilleur écorcheur que lui ? Et que moi ?

-Elle bouge encore !

-Tu n'as peut-être pas broyé tous ses os correctement. Frappe-lui encore la tête sur le carrelage !

-Vous voulez une peau intacte ou...?

-Pourquoi tu ne lui enfonces pas un couteau dans la nuque ?

-J'ai dit, vive !

-Elle est trop bruyante.

-C'est pourquoi je lui ai arraché la langue ! Personne n'en voulait, n'est-ce pas ?

-La langue d'une vipère ne m'intéresse pas.

-Bon, dépêche-toi et on s'en va vite. Je n'aime pas cet endroit.

-T'es devenu homophobe ?

-Je supporte les japonais pour les divines inventions qu'ils ont pu faire mais alors les chinois...Brr...

****

La Dame en Rouge finit par venir enlacer Wang Zhen Zhong, elle brûlait de désir pour lui. Elle l'embrassa, un baiser divin. Elle était si belle...
Et elle avait une pomme d'Adam.

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MessageSujet: Re: Haine et Amour [ft. Wang Zhen Zhong; warning: risque de scènes gores et sexuelles explicites]   Ven 30 Juin - 21:44

Zhong était absorbé dans l'observation de la scène, la disséquant dans son esprit sous tous ses angles comme le ferait un conservateur vous décomposant un tableau en identifiant chacun des acteurs ayant assisté au sacre de Napoléon pour ne donner qu'un exemple. Le Diable est dans les détails et ce sont les signes qu'il nous laisse qui permettent de tirer des conclusions et en l'occurrence, les conclusions semblaient tellement nettes que Zhong persistait à vouloir les voir floues. Comment cela est-ce possible ? Son frère si malin s'est fait avoir si facilement ? C'était une véritable farce pensa-t'il et alors qu'il était absorbé dans ses réflexions, il ne prêta pas suffisamment attention à ce qui l'entourait et précisément à une personne qui semblait l'avoir remarqué mais pas pour les raisons qu'il pensait.

C'est le rire féminin qui tira Zhong de ses pensées, elle était juste derrière lui et ce rire ne dissimulait rien des intentions de la personne qui l'avait approché. Il ne manquait plus que ça ! Zhong ne s'attendait clairement pas à ce qu'on lui fasse la cour, lui si habitué à mener le jeu de la séduction que cela le désarçonna totalement. Zhong laissa ses pensées dériver de Shi à cette mystérieuse femme mais avant qu'il n'ait vraiment le temps de détailler son physique pour le moins atypique et séduisant à la fois, il fut totalement surpris par son baiser et par la chaleur animale qui s'en dégageait. Il ne pouvait plus se concentrer sur son cher frère à l'heure actuelle car son attention était totalement captée par cette jeune femme mais plusieurs choses vinrent rapidement attirer son attention. Il n'était guère surprenant qu'une asiatique n'ait que très peu de poitrine mais il était plus étonnant de voir des cheveux teintés et des iris semblant ceux d'un félin chez une femme, il s'agissait très certainement de lentilles mais même si c'était le cas, Zhong s'interrogeait sur l'intérêt de ceci.

- Vous êtes bien charmante mais nous ne sommes pas présentés, improvisa-t'il alors qu'il analysait ce qu'il avait en face de lui.

C'est alors que son regard s'arrêta sur la pomme d'Adam proéminente, fait rare chez une femme à moins que. Il comprit beaucoup trop tard avec qui il allait badiner mais au vu de la situation, il ne devait surtout pas attirer l'attention sur lui et à présent, il marchait sur une corde raide. Il retira ses lunettes et présenta un grand sourire à son interlocutrice sans mettre fin à l'enlacement même si cette situation commençait à fortement lui déplaire.

- Je m'appelle Li Huan Zhong et vous ?

Il attendit qu'elle se présente également et il tendit une carte avec fausse identité et faux numéro de téléphone, précaution qu'il avait prise bien avant d'arriver aux Etats-Unis car il savait le risque de révéler son identité à de potentiels membres de la mafia qui pourraient communiquer l'information à Shi, ce qui pourrait s'avérer problématique. C'est pour cela qu'il s'était inventé cette fausse identité de courtier en assurance, expliquant ainsi le fait qu'il soit constamment habillé comme un milord et justifiant ainsi son élégance et son charisme caractéristique de tous ceux sortant des grandes écoles de commerce...ou de la police.

- Vous êtes vraiment ravissante et il m'aurait été plaisant d'avoir un moment à part avec vous mais pour le moment, je vais devoir décliner faute de temps mais prenez ceci en gage de ma bonne foi pour les jours à venir.

C'est comme ceci qu'il tendit la jolie carte plastifiée avec coordonnées pour le contacter par téléphone et courriel. Il sortit également le téléphone de sa poche comme pour assurer d'autant plus sa bonne foi en trouvant un moyen de garder contact avec cette personne. Zhong était persuadé au fond de lui-même que c'était une très mauvaise idée de faire ça mais cela lui permettrait de sortir sans se faire remarquer pour le moment. Le problème de cette nouvelle relation serait à régler plus tard et semblait nettement moins dangereux que celui avec son frère. Zhong se rassurait intérieurement en se disant qu'il finirait par se faire oublier de cette mystérieuse personne par la suite. Il attendait néanmoins sa réaction et qu'elle desserre l'étreinte d'elle-même pour prendre congé, même si cela doit lui coûter encore un baiser de la part de cette singulière personne...
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MessageSujet: Re: Haine et Amour [ft. Wang Zhen Zhong; warning: risque de scènes gores et sexuelles explicites]   Ven 30 Juin - 23:35

Comment se mettre dans la merde jusqu'au cou, façon Wang Zhen Zhong.

Elle lui sourit, toute heureuse enfin que ce bel homme s'intéresse finalement à elle; et dire qu'elle aurait préféré l'embrasser plus longuement ailleurs. Elle se présenta sous le nom de Fleur Rouge; elle avait un accent japonais. Et merde.
La pire erreur de Wang Zhen Zhong n'avait pas été de même faire semblant de s'intéresser à elle mais bien de lui donner une fausse carte. Si l'adresse et le numéro de téléphone ne fonctionnaient pas...ouille ? Quant à elle, de toute bonne foi naïve, elle lui donna son numéro de téléphone. Il ignorait seulement que la jeune femme avait une très bonne mémoire, principalement des visages et des corps. Pire que son frère niveau rancune, il y avait elle. Elle avait l'habitude d'être éconduite et elle n'aimait pas cela. On lui avait déjà fait le coup. Alors elle avait dû sévir. Aucun d'entre eux ne pouvait donc l'aimer ? Puisqu'ils en étaient incapables, elle préservait donc sa beauté et sa jeunesse en se baignant dans leur sang; elle était folle...comme beaucoup d'autres personnages ici présents.
Elle desserra l'étreinte d'elle-même et s'éloigna en lui faisait des clins d'œil.
Ce n'était pas encore cela le pire.

En bas, on s'agitait car Wang Zhen Shi venait d'être pris en charge par les secours; puisqu'incapable de faire autre chose, Jing Hai devait faire autre chose et ne plus se préoccuper de lui; il irait le voir ultérieurement puisqu'il n'était pas de la famille. Alors il se reconcentra sur la chasse à l'homme. Ou plutôt la chasse au Wang Zhen Zhong.
Jing Hai cherchait des yeux celui qui l'avait basculé; ce n'était pas un hasard finalement, n'est-ce pas ? Il n'était pas idiot. Il n'avait eu le temps que de voir vaguement sa silhouette. Mais cela était quelque peu suffisant. De plus, Wang Zhen Shi lui avait déjà parlé de son frère et lui avait montré une photographie, elle datait mais les asiatiques ne changeaient pas beaucoup; de plus, Wang Zhen Zhong, très bel homme de quarante ans, avait encore les traits du jeune homme qu'il avait été. Jing Hai eut les yeux attirés par la robe rouge de la Fleur Rouge qui traînait en tant que cliente dans le bordel. Une "japonaise" dont on se fichait totalement de sa nationalité tant qu'elle payait et à dire vrai, elle répétait sans cesse qu'elle n'était pas fière de son pays; alors les chinois lui avaient laissé la paix et puis, elle était vraiment à part. La Fleur Rouge attire toujours les regards sur elle. Lorsque Jing Hai leva les yeux sur elle, il vit qu'elle était avec un homme et que celui-ci avait l'air de lui répondre favorablement; les neurones bien connectés, Jing Hai saisit l'opportunité. Vivement, il sortit son portable. Adieu crédibilité Wang Zhen Zhong. Et quand bien même le policier venait vers lui pour lui demander des comptes et l'effacer, Jing Hai venait de sortir du bordel en courant; le patron n'ira pas courir après sa poule aux œufs d'or, il savait très bien qu'il reviendrait et la marchandise était libre. Dans sa course, Jing Hai envoya sa prise sur le portable de Wang Zhen Shi mais pas que.
Bravo Wang Zhen Zhong, comment se mettre dans la merde la plus totale.

Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette, le premier qui frappera aura une balle dans la tête ~

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MessageSujet: Re: Haine et Amour [ft. Wang Zhen Zhong; warning: risque de scènes gores et sexuelles explicites]   Dim 2 Juil - 11:23

Enfin libéré, Zhong n'était pas vraiment fier de cette manœuvre et aurait nettement préféré faire preuve de franchise mais il avait le sentiment que cette franchise en un tel lieu n'aurait pu que lui apporter des ennuis en quantités non négligeables. Le mieux qu'il pouvait faire était d'éloigner les ennuis en espérant les retrouver dans des circonstances plus pratiques pour les affronter. Il regarda Fleur Rouge, cette personne venant du Japon, s'éloigner et il avait du mal à exprimer le franc dégoût et la pitié qu'il ressentait en cet instant. Il ne se voyait clairement pas sortir avec une telle personne et avait pitié du caractère vain de l'assaut que Fleur Rouge lui a fait.

Il remit ses lunettes en sortant alors que les secours arrivaient sur place et ne prêtait même plus attention au compagnon de Shi. Zhong se faufila entre les rangées de curieux dans l'entrée pour sortir et s'en alla, l'air de rien. Visiblement, personne n'allait lui courir après donc il n'aurait aucun mal à rejoindre sa voiture et à rentrer chez lui. Cette opération n'avait servi à rien au final à part satisfaire sa propre curiosité et annoncer le jeu qui allait commencer mais Zhong le savait, il ne devrait pas jouer tout seul dans cette ville et il songeait de plus en plus à appliquer une certaine retenue dans ses prochaines démarches pour poursuivre son frère.

Le moteur démarra sans problèmes et la voiture quitta Chinatown pour des quartiers résidentiels plus cossus, ceux parmi lesquels on pouvait trouver l'appartement de Zhong. Une fois entré dans l'appartement, Zhong jeta son Glock .23 sur le canapé. Il n'avait pas enlevé le cran de sûreté pendant toute la mission, c'était déjà ça et dieu sait que la tentation était forte d'utiliser les projectiles de mort entreposés dans le chargeur dont une au nom de Shi qui attendait déjà dans la chambre de l'arme. Un colis trônait sur la table de salon et Zhong s'assit en face, l'ouvrant délicatement avec un couteau pliable qu'il avait dans sa poche de veste. Il enleva les boules de polystirène qui emplissait les trois quarts de la boîte pour en extraire un objet carré très lourd et grand qu'il déposa juste à côté : un échiquier. Il sortit précautionneusement les pièces qui l'accompagnaient, bleues et rouges. Les pièces étaient finement ciselées dans du cristal et correspondaient à chacune des pièces d'un jeu d'échecs classique : Roi, fou, cavalier, etc.

Zhong saisit le roi rouge dans sa main et l'observa longuement avant de le déposer sur l'échiquier lentement. Il se leva et actionna l'interrupteur pour éteindre la lumière. A pas de loup, il retourna s'installer dans le fauteuil principal du salon et laissa vagabonder ses pensées dans l'obscurité, en attendant que son corps ne lui réclame de se remettre en mouvement.

Stalemate...
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MessageSujet: Re: Haine et Amour [ft. Wang Zhen Zhong; warning: risque de scènes gores et sexuelles explicites]   Dim 2 Juil - 13:34

Cette scène se déroule trois jours après les événements du bordel, nous sommes donc un mercredi soir.

Wang Zhen Shi se trouvait sur le lit, avec Jing Hai dessous lui qui, pour une fois, se laissait faire sous les caresses expertes de son amant et les coups de langue un peu moins sûrs trahissant le fait qu'il n'avait pas l'habitude d'être dans cette position dominante. Jing Hai lui sourit et se releva; il allait devoir lui montrer à nouveau, mais cela ne dérangeait pas: ils avaient toute la nuit devant eux. Les mafieux des Triades avaient appris pour la crise cardiaque et avaient préféré se tourner vers une autre salle de jeux pour cette semaine; Chinatown ne manquait pas de tels endroits. Jing Hai essaya d'être plus doux mais Wang Zhen Shi grogna, il n'aimait pas quand il était doux avec lui; alors il s'en alla chercher le fouet.
Quelques minutes plus tard, ce fut le même rituel que dimanche dernier et que tous les autres dimanches; à part qu'il était mercredi et qu'ils se trouvaient dans l'appartement de l'ancien chirurgien.


-Au fait, tu ne m'as rien dit pour ce que je t'ai envoyé.

-Ce que tu m'as envoyé ?

Wang Zhen Shi n'avait pas regardé ses messages sur son portable, il avait surtout passé le plus clair de son temps à dormir et à demeurer allongé, son amant pour veiller sur lui car personne d'autre ne l'aurait fait. Jing Hai serra les bandages et finit de les mettre avant de se lever et de lui montrer la photographie qu'il avait prise. Wang Zhen Shi reconnut parfaitement son frère.

-Eh bien, il aura rencontré une femme là-bas ! A défaut de draguer un travailleur il aura séduit une cliente ! On dirait Fleur Rouge...

-N'as-tu jamais remarqué que Fleur Rouge avait une pomme d'Adam proéminente pour une femme ? Allons, toi-même a été chirurgien et donc fais des études de médecine...

Wang Zhen Shi se mit à rire comme un fou, jusqu'aux larmes, ce qui surprit Jing Hai.

-Oh le sale petit hypocrite ! Il m'a dénoncé à nos parents alors que lui-même...Je comprends tellement mieux pourquoi il n'est pas encore en couple et qu'il passe son temps à séduire les femmes !

-Ou alors c'est dans son caractère d'être un séducteur...

Jing Hai tenta de raisonner son amant et client, modérer ses ardeurs.

-Gardons ceci, cela m'amuse énormément !

Jing Hai essaya de lui expliquer qu'il avait pris cette photographie pour faire chanter Wang Zhen Zhong et pour pouvoir l'utiliser, non pour une preuve réelle qu'il était devenu homosexuel; mais Wang Zhen Shi ne l'entendait pas. Dans sa tête, plusieurs pensées se mélangèrent et une plus horrible nourrit son coeur; un désir malsain et contre-nature envers son frère vit le jour en cet instant.


****


Il sortait très peu de Chinatown mais parfois, cela lui était agréable de profiter des autres quartiers. Cela lui permettait de changer de costume et d'endosser un nouveau rôle, personne ne le reconnaissait alors. Une voiture s'arrêta près de lui, une jeune fille lui demandait son chemin.


-Bonjour monsieur, excusez-moi de vous déranger, je cherche la route pour Five Lanterns !

En souriant, il lui donna la route à suivre; il sortit un fortune cookie de sa poche et le lui tendit; ensuite, ils se quittèrent. Le marchand ambulant sourit, il l'avait déjà vu et lui avait donné un criterium, il y avait très longtemps de cela. Il sourit aussi car il venait de remarquer ce qu'il y avait du côté passager, soigneusement attaché comme si cela avait été une personne normale: un mouton en peluche. La jeune fille avait sa vitre ouverte, il l'entendait encore chanter.




I wanna keep it close, i want in the fire
Got to make it to the back of your mind
Staying in your secret dreams
I get weaker every time i try

Got to keep it unlocked so you know you can
Gonna try and be the silent kind
You know it's not a walk in the park
When it echoes within every spark

Lost in a vision
It's easy to get carried away
Walking through the radar
Passing through the radar
Lost in a vision
It's easy to get carried away
Walking through the radar
Passing through the radar

I was sensing everything that i wanted to
Daydreaming of things getting wild
I 've been living in the pipe dream baby
So hard to tell what's on your mind

Got to keep it unlocked so you know you can
I wanna try and be the quiet type
You know it's not a walk in the park
When it echoes within every spark

Lost in a vision
It's easy to get carried away
Walking through the radar
Just passing through the radar
Lost in a vision
It's easy to get carried away
Walking through the radar
Just passing through the radar

Les choses bougeaient, lentement les pièces de l'échiquier se mettaient d'elles-mêmes en place. Ils n'avaient pas menti, tout allait de soi. Le cycle recommençait, sans fin. Pour le meilleur et pour le pire.

Fin du RP
A suivre ?

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MessageSujet: Re: Haine et Amour [ft. Wang Zhen Zhong; warning: risque de scènes gores et sexuelles explicites]   

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Haine et Amour [ft. Wang Zhen Zhong; warning: risque de scènes gores et sexuelles explicites]
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