AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Non, il n'aime pas les chats ~ Felix

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Felix Ahn
Admin
avatar

Age : 25 ans
Situation : Célibataire
Activité criminelle : Escroc au jeu
Autres comptes : Jack Johnattan
Crédits : ©Pimslady
Messages : 46
Date de naissance : 18/08/1992

MessageSujet: Non, il n'aime pas les chats ~ Felix    Lun 19 Juin - 12:03








Felix Ahn
Ft. Mino





Identité



NOM•• Ahn PRENOM•• Félix ~ il ne fallait pas laisser sa mère choisir AUTRE PRENOM•• 지민 ~ Utilisé uniquement lors de voyages et par sa famille asiatique AGE•• 24 ans DATE DE NAISSANCE•• 18 août 1992 NATIONALITE•• Américaine ORIGINE•• Chinos-coréennes mais il s'est toujours considéré américain ORIENTATION SEXUELLE•• Le plus hétéro des hétéros SITUATION•• Célibataire METIER / ETUDES•• Fils à papa ~ Possède l'équivalent d'une licence en langues orientales et ne travaille pas officiellement. Cependant il s'assure de gagner de l'argent en trichant aux jeux.CATEGORIE•• Criminel ~ Escroc



Particularités

1 •• A l'inverse de sa mère, Felix n'aime pas du tout les chats. Et pourtant ceux-ci semblent lui dévouer un amour infini... 2 •• Homophobe, et pas sur les bords. 3 •• Fils pourri gâté de richoux a qui ses parents ne peuvent rien refuser. 4 •• Préfère les occidentales, au grand désespoir de ses parents qui souhaitent le voir finir avec une asiatique 5 •• Etait obèse jusqu'à la fin de son lycée. Depuis il est obsédé par son poids et déteste les personnes grosses. 6 •• A arrêté ses études car c'était moins lucratif que de plumer de vieux riches au jeu lors de soirées mondaines. 7 •• A appris à tricher aux cartes avec son grand-père paternel. 8 •• Bien que presque imbattable, il doit une dette de jeu monstrueuse aux Yakuzas d'ElysianFields 9 •• Est surnommé "le batard" dans le monde du jeu clandestin, en raison de ses origines diverses, mais aussi de son habilité à plumer les gens. 10 •• S'est fait effacer du testament de son grand-père Chinois (maternel), après qu'il ait arrêté ses études. 11 •• Dans son apprentissage solitaire de la triche, il a été amené à devoir une somme colossale aux Yakuzas. Les ayants furtivement évités pour ne pas payer,
il s'est fait prendre et porte désormais la marque de fer rouge de ces derniers sur le bas de son ventre.


Caractère


Ambitieux + Energique+ Fêtard + Fourbe + Manipulateur + Narcissique + Trouillard + Drôle + Sociable + Méprisant


Derrière l'écran

NOM fut un temps ou l'on m'appelait dessert lacté au poulet AGE [(6+4)-2]x9x4/16 COMMENT AVEZ-VOUS DECOUVERT LE FORUM ? Danette dit : que le forum soit ! Et le forum fut. DESIREZ-VOUS UN PARAIN/UNE MARAINE ? Je désire une grande-tante PREMIER, DEUXIEME COMPTE ? Deuxième et nouveau AUTRE CHOSE ? Poulet = vie ATTESTEZ-VOUS AVOIR LU LE REGLEMENT ? Danette dit : Que le règlement soit ! Et le règlement fut.



Dernière édition par Felix Ahn le Jeu 22 Juin - 11:44, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Felix Ahn
Admin
avatar

Age : 25 ans
Situation : Célibataire
Activité criminelle : Escroc au jeu
Autres comptes : Jack Johnattan
Crédits : ©Pimslady
Messages : 46
Date de naissance : 18/08/1992

MessageSujet: Re: Non, il n'aime pas les chats ~ Felix    Lun 19 Juin - 12:04








Une histoire d'argent

18 juin 2016 - ElysianFields




Je l’avait vue arriver, majestueuse et parfaitement moulée dans sa courte robe.

Le rouge de ses lèvres pulpeuses se mêlait à perfection avec la couleur de ses escarpins ainsi qu’à son physique attractif. A chacun de ses pas ses formes voluptueuses venaient à se mouvoir dans une harmonie alléchante. Mais plus que ses longues jambes et son décolleté plongeant, c’est son regard de braise qui fit vibrer mon être. Je traversais le couloir, le regard faussement rivé sur la parfaite créature en sens opposé.
J’avais rajusté ma veste, les mains enfoncées dans les poches de mon pantalon quand nous nous rapprochâmes réellement. L’odeur sucrée de son parfum vint faire palpiter mes sens, bien que je continuais de l’ignorer partiellement. Elle était parfaite, et exhibait fièrement l’espoir que ma soirée ne soit pas totalement gâchée.
Et lorsque moins de six pas nous séparèrent, je portais alors mon regard imperturbable sur celle qui me dévorait des yeux. Légèrement, tout en subtilité, je vins à esquisser un sourire parfait. C’était attractif. Pour elle. Pour moi. J’en avais oublié mon écorchure nasale, pour tirer avantage de mes qualités naturelles. La belle me rendit mon plaisir, aussi exaltée que je ne l’étais.
Nos épaules passèrent à seulement quelques millimètres l’une de l’autre, et un chaleureux frisson courut le long de ma colonne vertébrale. Puis peu à peu, alors qu’elle eu quitté mon champ de vision, je nous sentis ralentir. Nos pas étaient moins pressants. Nos mouvement plus lent. Nous avions continué d’avancer, nous étant quelque peu éloigné, mais la chimie sensationnelle n’avait aucunement perdu son effet.
Et, dans un mouvement commun, nous nous étions peu à peu retournés, l’un vers l’autre, seuls dans ce long couloir. Nos regards s’étaient de nouveau enlacés, et je m’apprêtais à faire un pas vers celle qui n’attendait que d’être libéré de cette riche soirée sans charité, avant que mon visage ne soit violemment détourné de cette érotique créature angélique.

ᄏᄏᄏ

Je ne l’avais pas vue arriver.

Isabella, le regard agressif, avait saisit de ses longues mains baguées mon visage abusé. Je sentais la jalousie émaner de son corps mûr, tandis que la belle en rouge s’éloignait progressivement de mon coeur. Ma partenaire de jeu avait eu la grâce de porter des talons pour cette soirée, saisissant ainsi l’occasion pour me toiser de sa hauteur.

- T, t, t… siffla-t-elle. Un si beau visage, mais que lui as-tu fais ?

Je sentais ses doigts s’enfoncer si fort dans ma mâchoire que j’aurais cru qu’elle souhaitait qu’ils ne s’y perdent. Ses yeux d’un bleu azur vinrent percer mon regard, tandis que j’essayais de ne pas succomber à l’envie de la rejeter.

- J’aime bien, ça te donne un petit côté bad boy.

La différence d’âge qui me séparait de la veuve semblait comme toujours ne pas la déranger, et je sentis un désir malin échapper de son regard habituellement sensuel en ma présence. Elle avait attaché ses cheveux des blés pour qu’ils viennent s’entrelacer le long de son crâne avant de tomber en cascade le long de son dos dénudé. Mais plus que le doré de ses bijoux, sa longue robe couleur or marqua mon esprit. Nous étions loin de la beauté juvénile de la fille en rouge, mais il me fallait admettre l’avoir longtemps trouvé séduisante. Elle avait beau approcher de la cinquantaine, la chirurgie esthétique avait eu raison de l’âge, puisque toujours en forme, c’est avec fierté qu’elle affichait son corps encore frai.
Soudain, tandis qu’elle battait amoureusement des paupières, son visage s’approcha du miens, pour venir échouer près de mon oreille. Ses fines lèvres vinrent à se mouvoir, pour laisser échapper de doux mots sensuels.

- Si tu t’ennuyais il suffisait de venir me voir.

Une fois de plus s’en était trop.
D’un calme et décisif revers de main je balayais son emprise sur mon visage, le regard dur et sérieux, comme chaque fois qu’elle osait pénétrer mon intimité.

- Isabella… soufflais-je exaspéré en passant une main dans mes cheveux. Personne n’est sensé savoir qu’on se connaît.

Elle fit jaillir un rire aiguë, reconnaissable entre mille.

- Mais enfin Félix qui pourrait nous voir ? Il n’y a personne. Juste toi... et moi.

Je me retournais alors vers là où se trouvait précédemment une jeune femme attractive, mais n’y trouvais que le vide intersidéral. Alors les sous-entendus barbant de la riche blonde me crispèrent.

- Ta pouffiasse est partie.

C’est à peine si ces quelques mots parvinrent à mes oreilles tant j’étais exaspéré que cette situation ne se reproduise. Encore. Pour la trentième fois. Un sentiment bien trop familier commençait à s’emparer de cette conversation. En outre il était l'heure de partir faire affaires.

- Tu m’excuses, on a autre chose à faire, dis-je en lui lançant mon sourire le plus faux.

Elle y répondit par un hochement de sourcil. Mais je l’empêchais d’initier la moindre action superflue en la contournant sans considération, avant de quitter le couloir.

De toute façon, je ne couche pas avec les vieilles.


ᄏᄏᄏ

Je relance

En un coup d’oeil je l’avais vu. Que dire ? Cela n’avait pris qu’une demi seconde. Voire moins. Tout en subtilité. Tout en ambiguité. Ses pupilles s’étaient dilatées. Au milieu d’iris verts clairs, avait réagit le seul défaut du mensonge le plus parfait. Par chance, mes yeux d’un noir impénétrable avaient, telle la vision d’un faucon, saisit cet infime détail. Ce cailloux dans l’allée. Cette aiguille dans la botte de foin.
Il bluffait.

Puis, sans même poser mon regard sur elle, mes doigts avaient effleuré la table de jeu. C’était à peine si ma peau étaient entrées en contact avec les poils verts du tapis. Un geste banal. Méconnaissable.
Mais Isabella, aussi absorbée par sa conversation qu’elle ne l’était, n’en avait pas perdu une miette. Et pour cause, dans la seconde qui suivit, un rire avait fusé dans les airs. Violent et assourdissant. Un rire de femme. Il avait transpercé les tympans des joueurs et formé des sourires en coin sur les parfaits visages des riches convives.
Il ne me restait approximativement que trois secondes. Trois secondes durants lesquelles tout allait se jouer. De l’argent était en jeu. Des milliers de dollars. Et sur ce court laps de temps, tandis que tous les regards étaient portés sur la veuve, j’avais offert à monsieur Stanley ce qu’il lui manquait. Le valet de coeur.
Quand enfin les rires cessèrent, c’était déjà trop tard pour eux. Et pourtant personne ne l’avait vu. Ils avaient dors et déjà perdu. Car là où quelques secondes plus tôt s’était caché un valet de coeur se trouvait désormais un deux de carreaux. Mais qui l’aurait remarqué ? J’affichais toujours un sourire parfait. Et mon voisin de droite, mon coéquipier, n’avait pas bougé d’un pouce. Pourtant l’échange avait eu lieu. Plus rapide qu’un battement de cil. Plus silencieux qu’une ombre. Plus discret qu’un papillon en vol. Et désormais monsieur Stanley tenait en main un carré parfait.

Une fois de plus ça n’avait pas raté. Tout comme à Las Vegas l’an dernier ou à Atlanta en février. Nous étions rodé. Et cette soirée aux riches convives n’était qu’un échauffement en comparaison à nos véritables arnaques. Nous avions pris l’habitude de nous entraîner de la sorte, puisque les salles de jeu clandestines nous avaient depuis longtemps rejetées.

- Ah monsieur Stanley ! Une fois de plus vous me faites passer pour un âne.
- C’est fou ce que vous êtes fort. Vous gagnez à chaque fois.
- Votre femme doit être fière de vous.

Le chef de notre petit groupe clandestin avait sourit avec humilité, comme gêné par tant de compliments. Mais au fond de lui il savait. Sa victoire ne lui était pas due. Les règles étaient les mêmes depuis qu’il m’avait repêché à la fac. Il gagnait, je perdais et Isabella faisait la poule. Et aussi loin que je m’en souvienne, ça avait toujours fonctionné. Nous n’avions été pris qu’une fois, et chance pour nous, il n’avait jamais rien cafté. Car si notre tactique avait un point faible, c’était bel et bien cet homme, celui que je craignais de croiser à chacune de ces réunions coincées de bourgeois médisants. Monsieur Stanley et Isabella n’en savait rien, et j’espérais n’avoir jamais à leur dire ce qu’il en était.

- Ah mon pauvre Félix, me rassura-t-on fasse à ma tête dépitée. Encore perdu !
- Décidément, les jeux de cartes ne sont pas fait pour toi…

“Bande de makakes.
Je viens de gagner le tiers de vos pertes.
Et vous ne vous en êtes même pas rendu compte.”






Chiens et chats

18 juin 2016 - ElysianFields




Usé et fatigué de cette soirée de charité, j'avais pris la décision de fuir le building pour retourner sommeiller au fond de mon lit. Mais avant cela il me fallait récupérer mon dû, puisque n'étant pas pour rien dans les gains soudain de monsieur Stanley, une part certaine du butin me revenait de droit. Tout ceci avait bien sûr été convenu quelques semaines plus tôt, tout comme le point de rendez-vous clandestin ou Isabella et lui devaient me remettre la somme en liquide. Mais contre toute attente un obstacle sembla vouloir m'en empêcher.
J'ignorais ce qui a 23 heures pouvait provoquer pareils embouteillages, mais la liberty street était bouchée de part en part, emplie d'un nombre conséquent de véhicules à l'arrêt. Les choses étaient telles que je risquais sous peu de rater le rendez-vous tant attendu avec mes richissimes compagnons de jeu. La patience me manquait alors, tandis que du siège arrière de la voiture de mon père j'observais le fixe paysage citadin. Mon chauffeur ne comprenait évidemment pas ma lassitude, mais semblait ne pas s'en préoccuper. Lui se contentait de regarder l'horizon, passif, les mains tenant fermement le volant.

- Vous pensez qu'on en a encore pour longtemps ? Lui demandais-je finalement en chinois pour que ce dernier me comprenne aisément.
- Oui, admit-il avec tellement d'honnêteté que mon visage pris un air blasé.

Je soufflais de désespoir.

- Bon je continue à pieds, m'exprimais-je avant de descendre de la Maserati.

Les trottoirs étaient tout aussi bondé, bien qu'un courant humain permettait tout de même de circuler. En costard, je faisais tâche parmi les passants issus de classes modestes, obligeant quelques regards intéressé à se tourner vers moi. En même temps, comment ne pas contempler pareille beauté ? Mais si d'ordinaire j'aurais apprécié d'avoir autant de regards portés sur ma personne, j'aurais cette fois-ci préféré passer inaperçu puisque c'est un genre de (bien petit) crime contre la loi que je m'apprêtais à commettre. Et quitte à ne rien dire à mon entourage, mieux aurait valu de perpétrer mes arnaques aussi discrètement que possible.

J'avais quitté les grands boulevards pour emprunter quelques rues désertées quand un événement détourna mon attention de ma course contre la montre. De ma droite, quelques pas plus profondément dans une sombre ruelle, avait surgit une voix que je ne connaissais que trop bien.
« Sale fils de p*** ! »
Ces quelques mots avaient tintés dans mes oreilles, si bien que j'aurais mis ma main au feu que de telles parole ne pouvaient qu'être sortis de la bouche de ce cher Clifford. Aussi avais-je ralentit mon allure pour tenter d'apercevoir ce qui se tramait plus loin.
PAF. Le poing du grand métisse avait sonné dur sur la mâchoire de mon black préféré détesté. Ce dernier s'était effondré au sol, encore conscient, avant de jeter un regard noir à ses deux agresseurs.

- T'as dis quoi la ?! Répète pour voir !
- FILS. DE. P***.

J'ai hésité. Longtemps, voire même probablement un peu trop longuement. Mais lorsque mon regard se porta sur la seule arme potentielle des environs, c'est presque à contre-coeur que je me résignais.

« Tu vas le regretter Félix » m'étais-je dis à moi-même en avançant à pas de chat vers les deux agresseurs, barre métallique en main.  

ᄏᄏᄏ

Clifford m'avait généreusement tendu sa main, puisque assis au sol, la joue entaillé d'une plaie sanguinolente, je contemplais le fruit de la débâcle que nous avions offert quelques instants plus tôt. Jamais je n'avais vu combat si bordélique, mais nous nous en étions tout de même sorti victorieux, bien qu'une intense douleur paralysait mes poignets, traversait mes côtes endolories et perforait ma pommette droite.
Au sol gisait deux corps assommés, dont le souffle régulier laissait à penser que les agresseurs ne tarderaient pas à se réveiller.

- Ben dis donc Felix... pour un maigrichon tu t'en sors plutôt bien.

Trop fatigué pour constater qu'il avait prononcé mon prénom pour la première fois en sept ans, j'attrapais sa grosse mimine et me redressais. Une fois debout j'agrippais la vitre la plus proche pour y contempler mon reflet. Mon visage était de nouveau esquinté, ce qui m'arracha une grimace de désespoir.

- Oh non mon visage...
- Oh pauvre chou, se moqua-t-il sarcastiquement mon ancien ennemi.
- Ferme là Cliff !

Il s'apprêtait à rétorquer, mais avant que nos chamailleries quotidienne ne reprennent, un bruit reconnaissable entre mille détourna notre attention. Quelques pas plus loin avait jailli une voiture de police accompagnée de son gyrophare flamboyant. Les voisins avaient dû appeler le 911. Alors transperçant la nuit, les éblouissantes lumière bleues et rouges des forces de l'ordre avait fait déferler en nous une vague de panique. Mais lorsque je m'étais retourné pour trouver une quelconque aide en celui que j'avais sauvé, quelle ne fut pas ma surprise de constater qu'il s'était déjà volatilisé.

- Oh le fils de p***.

Aussitôt j'avais suivi sa trace, prenant mes jambes à mon cou, et sautant par-dessus le mur de brique pour échapper aux policiers armés. Je ne tardais pas à apercevoir le noir en cavale qui de toute évidence courait moins vite que je ne le faisais. Sûrement était-il ralentit par son physique naturellement imposant , mais toujours est-il que le souffle court et le cœur alerte, je n'avais pas le temps de penser à cela. Bientôt je l'avais rattrapé et nous courions côte à côte, lui en sweat-shirt, moi en costume, avec l'espoir certain d'échapper à nos poursuivants. Tantôt sur la droite, tantôt sur la gauche, nous ne cessions de tourner et de bifurquer, pour disparaître à chaque coin de rue et passer des obstacles avec la meilleure des habilités. Et quand le souffle vint à me manquer nous avions déjà semé les policiers mal entraînés.

- J'étais sûr que le vieux grassouillet ne tiendrait pas la distance, souris-je.
- Et tu sais de quoi tu parles, se moqua-t-il de nouveau en référence à mon poids au collège.

Je lui tapais l'épaule en guise de réponse. Fatigué, il manqua de tomber mais se rattrapa au mur sur sa droite.

Bien que étions tous deux essoufflé à en crever, nous fûmes pris d'un fou rire incontrôlable et unanime. J'avais senti à cet instant que la haine qui c'était installée entre nous au lycée avait commencée à se dissiper. Mais j'ignorais encore que de ces quelques instants passé en commun risquait de naître une amitié complice et productive.
Ce jour-ci je compris que l'agent secret en costard cravate n'était rien d'autre qu'un mensonge hollywoodien. C'était là la tenue la moins confortable pour courir, tant par son manque de flexibilité que par ses chaussures glissante. Clifford lui ne risquait pas de connaître ce problème puisque éternellement affublé d'un jean et de baskets.

J'avais cru que tout était fini. Que je n'aurais plus à transpirer une goutte de plus en cette nuit étoilée. Et pourtant la chance n'était ce jour là pas de mon côté, puisqu'au détour d'un chemin, après que Cliff et moi nous soyons séparé, les poulets m'attendaient de pied ferme. Et lorsque mes poignets endoloris furent scellé entre eux par un froid métal, je compris sans mal que ma journée était loin d'être finie.

ᄏᄏᄏ

Ils s'étaient emparés de tous mes effectifs personnels, à l'exception bien sûr de mes vêtements, ainsi que de ma montre et autres bijoux que je pouvais potentiellement porter sur moi. Ainsi dépouillé, j'avais été placé en détention provisoire et attendais parmi les pouilleux personnages, que quelqu'un ne vienne à mon encontre. J'avais l'impression d'être un chat en cage, entouré de chiens stupides et effarés. En effet, tous les bulldogs qui se trouvaient à mes côtés derrière les barreaux semblaient attendre le moment propice pour me sauter dessus et me dévorer tout cru. Fort heureusement pour moi, il y avait toujours quelqu'un pour nous observer, en personne ou à travers les trois caméras de surveillance pointées sur la cellule.
Après plusieurs dizaines de minutes, l'ont vint enfin me rendre visite. Grand, presque chauve et autoritaire, je reconnu sans mal le commissaire Lawson monté sur ses grands chevaux. Il s'arrêta à quelques centimètres de moi et souris face a mon dossier, avant de me montrer les désastreuses photos qui avaient été prises de moi une demi-heure plus tôt.

- Sympa la photo, dit-il en rigolant. Pas ton plus beau profil si tu veux mon avis.

Puisqu'il était venu pour se fendre la poire je ne pris pas la peine de lui répondre, bien qu'au fond de moi je râlais que mon visage défiguré apparaisse ainsi dans un cadre légal. J'aurais vendu mon âme au diable pour ne plus avoir de blessures avant que mon splendide faciès ne fut immortalisé.

- Et bien dis donc, c'est papa et maman qui vont être content, continua-t-il avec un air suffisant.

Je n'étais pas sans savoir que les relations entre mes parents et ce dernier était assaisonnées de haine, mais continuais de  l'ignorer d'un regard méprisant.

- Agression, tapage nocturne et désordre sur voie publique ? Ouh, j'espère que tu es bien installé, car tu ne risque pas de sortir de sitôt.


Un rictus moqueur marqua mon visage, caractérisé par un sourire fourbe et un sourcil levé.

- Je vous parie 1000 $ que j'aurais quitté ce commissariat crasseux avant deux heures du matin, commençais-je en le regardant pour la première fois depuis son arrivée.
- Tu devrais faire attention avant de parier l'argent de ton père , continua-t-il dans sa lancée.
- Vous êtes sûr de ne pas vouloir tenter le coup ? Ca ne peut pas vous faire de mal, dis-je en le dévisageant.
- À peu près autant que je suis certain que tu vas passer toute la nuit ainsi assis sur le sol de la cellule.
- Dommage. Vous allez le regretter.
- Mais oui mais oui... dit-il avant de s'éloigner.

ᄏᄏᄏ

- Ne faites pas les idiots enfin !
- Monsieur le procureur. Il n'est pas de votre ressort de…
- Écoutez-moi bien monsieur le commissaire, avant d'être procureur je suis avocat. La loi est mon train-train quotidien, et je puis vous assurer que vous n'avez rien en votre possession qui justifie que ce jeune homme soit ainsi retenu ici.

Ce vieux Peeksly s'était pointé quelques minutes plus tard, tandis que je me délectais de voir le commissaire perdre de son influence.  Peu à peu les arguments du procureur prenaient le dessus sur la conversation et plaidaient est en ma faveur. Encore une fois, mais parents avaient joué de leurs relations, fait tourner quelques billets de sorte que j'allais être libéré avec seulement peu de dommages et quelques intérêts.
Bien vite les voix se levèrent, l'intonation de la conversation monta crescendo, est un scandale manqua d'éclater. « Derrière les barreau, tel un animal. Non mais vous exagérez. » « Pensez à qui sont ses parents ! Ces hauts fonctionnaires, que dis-je, les bras droits de la Maire...» « Assumerez-vous les conséquence de vos actes sur la ville ? ». Les choses furent telles que dans la demi-heure qui suivit j'étais hors de ma cage et méprisé que par tous ceux qui y était encore ainsi que par le commissaire. Quelle ne fut pas ma joie quand enfin je récupérais mon téléphone et ma veste si luxueuse. Accompagné du procureur, nous traversâmes fièrement le hall de police et nous arrêtâmes quelques instants pour saluer le commissaire enragé par son manque de pouvoir.

- Une heure cinquante six... quel timing, balançais-je fourbement avant que nous ne quittions les lieux.

Dehors le temps s'était gâté bien que la pluie ne fut pas encore tombé. Seul à seul avec monsieur Peeksly, nous attendions que son carrosse n'arrive.

- Rentre chez toi Felix. Tes parents doivent t'attendre.

- Personne ne m'attend vraiment.
- Et bien fais ce que tu veux, embraya-t-il comme s'il n'en avait rien à faire. Mais je ne quitterai pas mon lit une deuxième fois pour toi.

Aussitôt dit, il monta dans la berline tout juste arrivée et disparu sans même un regard à mon encontre.

Seul sur le trottoir, j'étais toujours en chemise, ma veste sur l'épaule. Un long silence planait sur la rue désertée, tandis que postais mon regard haut dans le ciel, sur le croissant de lune moqueur qui se réjouissait de ma situation. Puis ce dernier disparu derrière un nuage, et dans la seconde qui suivit, des trompes d'eau déferlèrent sur mon visage. Je mis ma veste, l'air blasé. Jamais je n'avais connu pire soirée de ma vie.
J'ai envisagé quelques instants de prendre l'un des rares bus qui me rapprocherait des quartiers résidentiels, mais cela me passa. Jamais je n'aurais laissé mon beau pantalon toucher les sièges crasseux des transports en commun. Je ne comprenais d'ailleurs toujours pas l'utilité de ceux-ci. Comment des humains avec de la dignité pouvaient se plaire suffisamment dans ces sales véhicules pour les utiliser ? Mais mon téléphone déchargé fini par avoir raison de moi.
Aussi me mis-je en route vers l'arrêt de bus le plus proche. Puis je le vis. En noir dans la pénombre, sur le trottoir opposé. Un sourire en coin apparu sur mes lèvres, et bientôt j'avais rejoint Clifford.

- J'te ramène, dit-il en désignant la voiture à sa droite.
- C'est ta voiture ?
- On s'en branle...

Face a cette réponse indirecte, je soufflais de désespoir et pénétrais dans la voiture qui bien que moche, était trop belle pour un gars des cités.






Tel du bétail

28 septembre 2016 -
Tokyo





Ah le Japon ! Pays merveilleux occupé par des asiatiques étranges et farfelus, qui ont dans leur histoire martyrisé des civilisations, et qui aujourd'hui sont plus fermés sur eux-même que ne le serait une huître fraichement pêchée. Malheureusement cette haine nationaliste que ma famille nourrissait à l'encontre de cette bande de patriotes  n'était nullement partagé chez nous, à Elysian, qui avait été _ comme bien d'autres villes occidentales_ contaminée par la culture nipponne. De ce fait, mangas et sushis avariés avaient depuis ma naissance intégrés mon quotidien, bien que n'i l'un ni l'autre n'ai un jour souillé le seuil de ma maison. Car la bonne Chinoise qu'était ma mère n'aurait jamais permis que son foyer soit ainsi contaminé.
Fort heureusement, et ce malgré mes origines variées, je ne m'étais jamais considéré comme autre chose qu'Américain, et ne vouait pas à cette île un regard aussi acerbe que ne le faisaient ma mère et mon père, respectivement d'origine chinoise et coréenne. Aussi quand vint le jour pour moi d'accompagner ma sœur et mon père en voyage d'affaires, je m'étais retrouvé perdu au cœur de Tokyo, tel un touriste abrutit par une culture étrangère. Cependant ma quête de direction en ces rues sillonnées de passants, ne tarda pas à prendre fin.

みみみ

Les cordes attachées à mes poignets éraflaient peu à peu ma peau jusqu'au sang, à mesure que je me faisais bringuebaler par mes kidnappeurs tatoués. J'étais certes plongé dans le noir le plus complet, mais malgré cela je les avais reconnu au premier coup d'oeil. Eux que j'avais furtivement évité trois mois durant, eux qui m'avaient coursé dans les rues japonaises, eux qui m'avaient finalement attrapé dans une ruelle désertée. Aussi, visage voilé, je me faisais traîner en un lieu que je savais être ma tombe.
Après réflexion, venir au Japon, terre natale d'un des gangs d'ElysianFields, n'avait pas été très judicieux. Mais qui aurait cru qu'il me chercheraient jusqu'ici, ces yakuzas crasseux à qui je devais des millions ?

Lorsqu'on retira le sac de ma tête, je me trouvais en un lieu sobrement singulier. « Flippant » aurait en outre été le mot le plus adapté pour décrire cette pièce aux murs tapissés de portraits d'hommes vieux et traditionnels. Mais c'est en voyant l'un de ces visages en vrais que je compris. Il était là, devant moi. Le chef des yakuzas. Lui, noblement vêtu d'un yukata bleu luxueux et trônant sur son siège tel un empereur sur ses sujets.
Je ne m'en sentais que plus misérable, les genoux talés sur le sol, dépouillé de mes chaussures et revêtant un T-shirt aussi sale que ne l'étaient les endroits où j'avais été traîné. Je préférais d'ailleurs ne pas constater l'état broussailleux de mes cheveux ou encore la couleur de mon visage poussiéreux.

- わかるわかるわかるわかる, avait prononcé le chef avec dédain tandis que ses sbires s'agitaient dans mon dos en murmurant sans cesse le mot « bâtard ».

Rouillé par le manque de pratique, je n'avais pas compris un mot du japonais le plus parfait qu'il avait employé. Et pourtant nombreux étaient les dialectes que je maîtrisais, allant du mandarin au coréen, mais aucune de ces langues ne m'était utile ici.
Un silence plana alors sur la conversation, et au regard que me lançait le leader apprêté, je compris qu'il attendait de moi une réponse que je ne pouvais lui donner.

- Je suis désolé mais... j'ai séché les cours de japonais à la fac, dis-je aussi bêtement que d'habitude.

Quelques murmures se firent entendre et bientôt un pied vint brutalement s'écraser sur mon visage. Propulsé au sol puis redressé de force par mon agresseur,  je portais mes mains ligotées sur mon faciès. Au contact de ma joue mes doigts me permirent de prédire l'avenir gonflé de mon beau visage.

- Bande de bâtards, pas mon visage... me plaignis-je après avoir laissé échapper un râle de douleur.

Sur ordre de son chef, un Yakuzas quitta alors la salle, et revint quelques instants plus tard, joliment accompagné.

Elle faisait tâche dans ce décor de criminels, et à chacun de ses pas élégants je sentais l'ambiance se modeler en quelque chose de particulier. Son kimono violacé parsemé de fleurs blanchâtres se mouvait harmonieusement au gré de ses déplacements, jusqu'à ce qu'elle ne s'arrête à la droite du dirigeant asiatique. Comme tous je l'avais jusqu'ici suivit du regard, et avais préféré baisser les yeux pour ne pas risquer de froisser qui que ce soit de ce maudit gang. Qui pouvait-elle être ? Sa fille ? Ou pire... sa femme ?! Car bien que plate comme toute planche à pain japonaise, j'aurais juré de par ses traits délicats qu'elle avait mon âge, si ce n'est moins. Une tension avait alors envahit les sbires devenues nerveuses.

Elle et le vieux échangèrent quelques mots en japonais, et quelle ne fut pas ma surprise quand sa voix féminine s'adressa à moi en anglais.

- Puis-je savoir ce que vous faites ici ? Demanda-t-elle alors.

Je faisais probablement erreur ; elle était la traductrice. Surpris et quelque peu rassuré, je levais mon visage pour leur faire face à nouveau.

- Qu... quoi ?! Demandais-je interloqué. Attendez... il vient vraiment de demander que vous me demandiez ça ?
- Et bien... commença-t-elle. En effet, il veut que vous me disiez ce que vous avez fait pour arriver ici, dans votre état.

Les yakuzas prenaient-il des stagiaires mal informés où était-ce une ruse de la bande organisée ? De plus comment pouvait-elle insulter mon « état » ainsi noblement vêtu de son kimono traditionnel repassé ?
Je rigolais, un sourire en coin, stupéfait par cette demande.

- Waaah... m'exprimais-je en basculant, par fatigue, ma tête en arrière.

Quelques pas se firent entendre dans mon dos, et je sentis un nouveau coup m'arriver dessus. Apeuré et crispé, mes mains attachées se levèrent après un mouvement de recul.

- OK ! OK ! STOP. On se détend... je vais répondre.

Mon agresseur attitré reprit sa place dans mon dos.

- Pour faire simple je dois... je dois de l'argent à...


Je fis une pause en les regardant avec une hésitation dans la voix.

- Beaucoup d'argent.

Ce n'était pas suffisant, je le voyais à l'expression que prenait le chef des yakuzas.

- Parce que j'ai triché. Aux jeux.
- Hum...

L'interprète me fixa, puis posa sur moi un regard perdu entre le dédain et l'empathie.

- わかるわかditるわかる ? Demanda-t-il tandis que certains mots de mes cours de licence me revenaient en mémoire.
- Oui.
- わかるわかるわかる.

Le vieux porta de nouveau son regard fourbe sur moi.

- わかるわかるわAhn Ji Minかるわかるわかるわかるtrois moisるretardかるわかるわかるわかるimplique ? Dit-il avec une moue faussement désolée.

En temps normal j'aurais tiqué à l'entente de mon nom asiatique, mais la situation était, et vous en conviendrez, loin de s'y prêter. Je me retrouvais face au parrain, dans la situation la plus désespérée qu'il m'ait été donné de vivre, et la tension ne cessait d'augmenter. Mon cœur palpita alors. L'expression sur le visage du vieux en disait long sur le sens de la phrase que j'espérais avoir mal interprété. Une goutte de sueur coula le long de ma nuque pour venir glisser sur mon dos, dressant de peur tous les poils de mon corps. C'était fini.
En termes vulgarisés, j'allais mourir. Certainement d'ailleurs dans d'atroces souffrances, écartelé dans une salle miteuse sans que jamais personne ne retrouve ma dépouille morcelée et éparpillée dans l'océan pacifique.

- わかるわかるimpliqueわかる ? Demanda alors celle que je compris être la fille du chef.

Ma chance avait tourné. Cette fille, si liée aux yakuzas fut-elle, venait en quelques mots de redonner espoir à ma cause perdue. Je le sentais. Et s'en suivit de cette simple question une dispute familiale semblable aux miennes, à la différence près que celle-ci traitait du meurtre de quelqu'un. En l'occurence MOI. Tous ces échanges allant et venant de la fille au père étaient sans cesse soutenu par des regards lourds de sens ; « Ce n'est pas le moment »
Etait-elle stupide ? N'avait-elle vraiment aucune idée de ce qui risquait de m'arriver ? Dans ce cas, que faisait-elle ici, à servir d'interprète pré-homicide ?!
Le son de la conversation s'intensifia, bien vite suivit d'un cri de colère et d'un ordre direct du paternel à ses yakuzas. D'intenses pas se firent entendre dans mon dos, tandis que mon être fut foudroyé de terreur. Tout s'accélérait. Et mes sens en panique me firent à peine comprendre que l'on avait saisit mes bras pour m'emporter vers la mort.

- Non, non, s'il-vous-plaît... suppliais-je apeuré.

Puis, sans que je ne l'ai vue arriver, elle s'était interposée.
Comme volant jusqu'à moi, l'interprète engagée avait pris place entre les sbires et ma personne, le regard vindicatif. Elle semblait s'être déplacé sans que la gravité n'ai eu de prises sur elle, rapide comme un éclair et silencieuse comme une brise matinale. Son kimono violacé avait harmonieusement virevolté dans les airs, et j'aurais juré que le temps avait ralentit son allure. En outre si ses cheveux bruns avaient été détachés, il y aurait eu fort à parié qu'ils auraient fait de même, flottant au vent, et seraient venu accompagner sa posture héroïque.

- STOP ! Avait-elle hurlée.

Tous s’étaient figés.
J'eu peine à comprendre la dispute qui suivit, mais en l'espace d'une minute, mon destin avait été joué. Et cette fois-ci carte sur table, sans triche aucune, alors que seul les compromis burlesques du milieu criminel pouvaient être pariés, tout comme la vie qu'était la mienne. C'était là une partie dans laquelle j'avais été trainée de force, mais surtout une que je ne souhaitais pas jouer.
On me lâcha pour que je m'écroule sur le sol tel un sac de pomme de terre. Ma sauveteuse se rapprocha de moi, porteuse d'espoir, telle une fleure sauvage entourée de mauvaises herbes.

- C'est bon ! Tu vas rester en vie.

Mes sourcils se froncèrent, tandis qu'en moi toute lueur de bonheur s'était volatilisée.

- Comment ça « rester en vie » ?

Mais avant qu'elle n'ai eu le temps de comprendre ma détresse, j'avais été embarqué, paniqué, par de trop costauds japonais tatoués.


みみみ

Attaché à une table, pieds et poings liés, mon cœur manqua de s'arrêter. « Mords ça » avait dit le bourreau avant de me fourrer la bouche d'un tissu crasseux. Puis, tel la seule source de lumière dans cette sombre pièce, le fer rougeoyant s'était reflété sur le noir de mes iris.
Une frayeur instinctive s'empara de moi. J'aurais aimé fuir. Et ce comme l'aurait fait tout bovin à la vue de la marque brulante de son propriétaire. Mais si je me tortillait au mieux, je savais que jamais mes liens ne se seraient défaits. « Arrête de わかるわかる » avait alors dis mon faucheur en posant une grosse main calleuse sur mon torse désormais dénudé.
Ma vue brouillée ne percevait que cela. Je l'avais vu s'approcher de ma peau, aussi dangereux et lent qu'un félin en action. Ce fer chaud. Et soudain, il y avait eu contact.
Il aurait certes été plus viril de ne pas crier. Mais la douleur qui envahissait le bas gauche de mon ventre fut telle qu'aucun chiffon n'aurait pu couvrir le cri de souffrance que j'avais émis. Tous les muscles de mon corps s'étaient crispés, se débattants vainement, tandis que je transpirais à grosses gouttes de la peine subite. Mon cœur semblait lui ne plus ralentir et j'aurais juré que mes dents se seraient fissurées entre elles si le tissu n'avait pas été là pour amortir la contraction de ma mâchoire. Pris de spasmes incontrôlables, je tentais de m'échapper, les doigts agrippés à la table de torture. Alors, ces quelques instants semblèrent se transformer en décennies, et ma souffrance en purgatoire.

Quelques heures après j'étais relâché, abattu tel un clochard, l'esprit embué par la douleur et marqué, tel du bétail, par le symbole des yakuzas.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Destiny
Admin
avatar

Crédits : SWAN
Messages : 51

MessageSujet: Re: Non, il n'aime pas les chats ~ Felix    Sam 24 Juin - 16:14

C'est une validation !


Tu es validé mais tâche de ne pas faire trop de bêtises sac à puces !

En attendant n'hésite pas à compléter ta fiche de profil si ce n'est pas déjà fait, à poster une fiche de lien par ici et une fiche de RP par .

Dans l'attente de tes autres personnages et revenants d'Olympus,
Tschüss !


DEV NERD GIRL

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://elysianfields.forumactif.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Non, il n'aime pas les chats ~ Felix    

Revenir en haut Aller en bas
 
Non, il n'aime pas les chats ~ Felix
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Damian M. Cantrell ~ "Et j'aime pas les chats !" [terminé !]
» la nuit tout les chats sont gris (PV felyndiira) (SUJET TERMINÉ)
» aucun rapport j'avoue mais j'aime les pipes
» DE GABRIEL BIEN AIME A MARC BAZIN LES PRIMAIRES SANG UN CONSEIL ELECTORAL !e
» FLASH,ALIX FILS-AIME KITE BATO A

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Elysian Fields :: Bienvenue parmi nous :: Créer son personnage :: Validés-
Sauter vers: