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 Je peux faire quelque chose pour vous ? [pv Cynthia Holloway]

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MessageSujet: Je peux faire quelque chose pour vous ? [pv Cynthia Holloway]   Mer 11 Avr - 9:41



Je peux faire quelque chose pour vous ? Cynthia Holloway & Bryan Mackenna

Voici une journée comme les autres. Bryan se lever après un énième cauchemar, devenu une sorte d’alarme d’un réveil mental, le poussant à se rafraîchir dans sa minuscule salle de bain et reprendre encore ses fichus médocs, jour après jour. Il se demandait même ce qui lui arriverait s’il arrêtait de les prendre. Sans doute que son état serait pire, redevant l’homme violant jadis. Au moins, tant que ses crises se faisaient surtout le soir et non pendant son service, alors tout allait bien pour lui. Gobant ses cachets miracles, il s’enfila sa tenue fétiche, le faisant passer presque pour un motard, ce qu’il était, avant de rejoindre son pub.

Il y retrouvait ses habitués, ce qui se rapprochait le plus « d’amis » pour lui. Son réseau social comportait surtout des connaissances plus ou moins fréquentable, mais aucune personne digne de recevoir ses confidences. Et loin de s’en lamentait, l’Irlandais en fut satisfait en réalité. Le boulot, c’était toute sa vie. La seule chose qui l’aidait à tenir le coup, ne pas sombrer à cause de ses démons. Rester assis dans un coin, il deviendrait fou. Faire les quatre cents coups avec des potes, il finirait sans doute en taule pour avoir agressé des gens au couteau. Non, son bar familial était son garde-fou, son sanctuaire qui réfrénaient ses pulsions violentes.

S’étant accoutumés à une forme de routine, les verres d’alcool et de soda défilaient sans fin. Le bar se replissait peu à peu et les commandes pleuvaient comme en hiver sur sa terre natale. Même s’il était difficile pour lui de sourire, où on le voyait le visage fermé comme un bulldog prêt à mordre, Mackenna était heureux à ce moment-là. Ses soucis furent oubliés et il ne vivait que pour le moment présent. Pourtant, quelque chose de nouveau, risqué de briser ce fragile équilibre de bonheur pour Wolf. Une arrivée inattendue.

Bien sûr, des nouveaux clients arrivaient tous les jours et chacun pouvait raconter une histoire plus ou moins différente. Mais c’était comme si le barman était devenu l’animal qu’on désignait depuis son service militaire. Voyant cette jeune femme entrée, il avait senti quelque chose de bizarre. C’était dans le regard. Une personne malheureuse qui voulait se noyer dans l’alcool ? Ça non plus ce ne serait pas la première fois. Le patron vint la voir pour sa commande.

"Bienvenu au Mackenna's Pub, que puis-je vous servir ?"

Vue de plus près, le barman sentait bien la détresse de cette femme, de type caucasien. D’ordinaire, il se moquait pas mal des problèmes des autres, souvent il pensait que les gens l’avaient bien cherché, surtout après toutes ces histoires qu’il a dut écouter sans broncher. Mais là, il y avait un quelque chose d’autre. Bon, on était pas tous responsables de nos ennuis, mais pour la plus part si. Et de toute manière, cela ne le regardait pas. Moins il se mêlait de la vie des autres, mieux l’Irlandais se portait, évitant pas mal de problèmes justement. Toutefois, cela ne l’empêchait pas de son montrer courtois et professionnel.

"Je peux vous proposer un café, ou un thé. Mais j’imagine que quelque chose de plus fort vous irait mieux."

©️ Justayne

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MessageSujet: Re: Je peux faire quelque chose pour vous ? [pv Cynthia Holloway]   Jeu 26 Avr - 13:02



Je peux faire quelque chose pour vous?
Avec Bryan Mackenna


I'm f*cking scared.

Un mois et 19 jours. 49 jours au total me séparaient de l'instant où cet homme s'était introduit chez-moi. La dernière fois que j'avais compté des journées ainsi, je venais d'apprendre ma situation d'orpheline et d'amnésique. Je les avais considérées comme du sursit. Comme si la mort m'avait oubliée et reviendrait me chercher. « Because… I shouldn't be here isn't it ? » On ne peut pas imaginer tout ce que peut penser une enfant de 6 ans. Je ne savais plus qui j'étais. Je ne savais pas qui j'étais. Était-ce une erreur que je sois toujours en vie ? Étais-je seulement… Encore « moi » ?

Et désormais… Je recommençais. « Why am I still alive ? » Cette question ne cessait de revenir. Et j'avais beau avoir pu loger quelques jours chez Misaki après l'avoir suppliée de m'accueillir – avoir utilisé comme excuse l'enterrement de Grandma' me dégouttait – le temps de faire changer la porte d'entrée, je ne me sentais pas rassurée pour autant.

J'avais essayé. J'avais vraiment essayé de ne pas y penser. D'au moins, faire comme si de rien n'était. J'étais allé à la bibliothèque, avais travaillé en me comportant comme j'avais l'habitude de le faire, I played the role of the naive girl who thinks she's safe. Personne ne devait savoir ce qu'il s'était produit ici. Et nous étions déjà trois à en être au courant. Il n'était pas dans les intérêts de la seconde que l'on sache, et j'avais fait promettre à la troisième de ne rien dire. Mais si jamais d'autres étaient mises au courant… Je n'étais pas sûre que la vérité pourrait être cachée plus longtemps. Si jamais elle s'ébruitait, je devrais quitter la ville, et retourner à Boise. Évidemment qu'Elysian Fields m'était devenue angoissante. Mais y vivre était la seule décision que j'eus prise de moi-même, sans me soucier de l'avis des autres. La quitter sonnait comme une défaite. Un retour au point de départ.

C'est pourquoi je voulais éviter que cet événement ne soit découvert. Pourtant… I was the one who broke first.

J'aurais dû m'y attendre. Je refusais de quitter la ville, et je refusais d'être aidée. Je finis par m'énerver contre un client, pour avoir rendu son livre écorné.

- P*tain mais C'EST PAS POSSIBLE D'ÊTRE AUSSI C----- … Excusez-moi.

Après cet épisode, j'étais allée voir mon employeuse pour lui demander si je pouvais rentrer. Je disais ne pas me sentir très bien, et ayant entendu ma réaction de tout à l'heure – tous ceux présents l'avaient entendue… - elle accepta. A peine étais-je entrée dans ma voiture que je fondis en larmes.

Depuis je n'étais plus sortie de l'appartement. Je restais là, immobile, recroquevillée entre le mur de ma chambre et mon bureau, le lapin en peluche gris serré dans mes bras. Mes cauchemars étaient devenus plus fréquents. Ils avaient diminué au fil des années, mais revenaient à présent. Le printemps avait toujours été synonyme de peur aussi fleurissante que des bourgeons. Aujourd'hui plus que jamais. Que je continue de penser à la dormeuse de Sawtooth, à l'homme s'éloignant dans le paysage blanc de la forêt, à celui entré dans mon appartement… Ça n'arrangeait rien. Il pouvait très bien s'agir d'une seule et même personne. … Non. Impossible. « Mais bon sang réfléchis un peu ! Tu aperçois un type dans la forêt, dans un endroit que tu savais peu fréquenté, alors qu'un cadavre se trouve littéralement sous tes yeux ! Et deux jours plus tard tu te fais agresser chez-toi ? » me répondit la dormeuse, debout devant moi, identique à ce dont je me souvenais d'elle. A part que ses yeux grand ouverts étaient vides. Deux cavités noires dans lesquelles rien n'était visible. Je restai silencieuse, essayant de ne pas l'écouter. « Combien de personnes vas-tu laisser mourir avant de parler de quoi que ce soit ? Cinq ? Vingts ? Toutes ? Tss… Au fond tu n'es qu'une sale gosse hypocrite et égoïste, si inconsciente qu'on se demande si tu ne serais pas complètement tarée ! »

- … Ferme-la.

« Mais c'est pas possible d'être aussi bornée ! Ils étaient la même personne tu comprends ? La. même. personne. »

- Shut the F*CK up !


A cet instant, je me rendis compte que ce n'était pas à la dormeuse que je m'adressais, mais à moi-même. Je me réveillai en sursaut.

Ce n'est pas que je considérais cette affirmation fausse. Une part de moi la pensait vraie. Ce que je niais de toute mes forces. Je ne pouvais et ne devais pas l'accep Je ne l'acceptais pas. Parce que cela signifierait d'autant plus que la seule chose bénéfique que je puise faire pour ce p*tain de monde était celle que je ne faisais pas.

Je me levai, et partis prendre un cachet d'aspirine. La fatigue – ou que sais-je encore – m'avait donné la migraine. … Plus d'aspirine. Comment avais-je pu en consommer autant en si peu de jours ? Mon reflet dans la fenêtre du salon me stoppa net dans cette réflexion. « … Je perds la tête… » Murmurai-je entre les dents. Plus que mon état physique déplorable, c'était que je tienne toujours le lapin qui m'interpella. Je ne… Je ne m'étais pas rendue compte que je l'avais gardé. Tout comme je ne m'étais pas rendue compte que cela faisait des jours que je n'avais pas dessiné, que je ne me souvenais plus de choses simples comme si j'avais mangé ou non, ou de quand est-ce que je m'étais habillée. Alors était-ce vrai ? Étais-je folle ? Je pensais tellement que ma tête semblait sur le point d'exploser. Je devais faire quelque chose, trouver une solution.

Ma main trembla avant de toucher la poignée de la porte, et une fois à l'extérieur de l'immeuble, je ne pus m'empêcher de regarder autours de moi, apeurée à l'idée que quiconque ne soit là. Puis je pressai le pas jusqu'à ma voiture.

En entrant dans un bar au hasard – avec l'espoir que s'il m'était inconnu je n'y rencontrerai aucune connaissance – nommé « Mackena's pub », je me rendis compte de la stupidité de cet acte. Je comptais me saouler. J'avais la sensation d'oublier et je voulais faire une chose qui ne ferai que l'empirer. Comment avais-je pu envisager une seule seconde cette option ? Et pourquoi cela ne m'empêcha-t-il pas de m'asseoir à l'une des tables ?

Je sursautai lorsque j'entendis le barman me parler. Quelques secondes, la peur fut visible sur mon visage, et mon regard craintif sillonna la pièce à la recherche d'une sortie. Je serrai alors les poings sous la table, et tentai de me raisonner. Si cet homme avait voulu me tuer, il l'aurait déjà fait. Et puis on ne tue pas alors que des témoins – clients de son propre bar qui plus est – sont présents. Si cela me détendit un peu, je ne desserrai pas mes mains pour autant. Je me rendis compte que je ne l'avais pas écouté.

- Je peux vous proposer un café, ou un thé. Mais j’imagine que quelque chose de plus fort vous irait mieux.

Je me mis à le fixer comme si une phrase aussi simple m'était devenue incompréhensible.

- … Whatever. J'imagine que n'importe quel alcool fera…

Je ne devais pas empirer ma situation en en prenant. N'était-ce pas ce que je m'étais dit plus tôt ? Je ne devais en aucun cas considérer cela comme une éventualité.

- … Non pardon. Un thé ira très bien.

Je lui souris faiblement, pour ensuite tourner la tête vers l'extérieur, tout en triturant mes mèches de cheveux, ternis et abîmés par tout ce temps d'inaction.


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“You don't know me, and it doesn't really matter. I don't know me either.” If my life was a story, it would be the one of a little girl who couldn't regain her lost memory. … Maybe I could write a better tale if I truly wanted it. But do I want it ? - “I can't go back to yesterday because I was a different person then” Lewys Carroll. | Cynthia thinks in #FF9933

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MessageSujet: Re: Je peux faire quelque chose pour vous ? [pv Cynthia Holloway]   Sam 28 Avr - 9:17



Je peux faire quelque chose pour vous ? Cynthia Holloway & Bryan Mackenna

"Un thé c’est partie." Disait l’ex-soldat reconvertit, tournant le dos pour préparer la nouvelle commande.

Bien qu’il eût des gestes assurer et agissait comme si de rien n’était, le barman n’avait pas loupé le comportement étrange de la jeune femme. Elle était nerveuse, cela se voyait comme les nez au milieu de la figure. Ses poings serrés, son corps tendu, le fait de jouer avec ses cheveux… Bryan en avait vu des toutes sortes qui ont fréquenter son établissement. Passant du caractère le plus calme qui soit aux plus excentrique. Il pourrait même devenir psychologue avec tout ce qu’il avait appris rien qu’en une seule journée de travail. Sans oublier toutes les histoires que ses clients rapportaient, pas besoin de diplôme de grandes écoles pour avoir droit à son cabinet. Après, il ne fallait pas le prendre pour un extralucide, il savait reconnaître quelques petites choses chez les gens, mais cela n’en faisait pas un devin, ou un expert du comportement humain. Il pouvait se tromper, alors il évitait de trop s’avancer.

Mackenna sortie une grosse boite où fut stocker des sachets de thé de différents arômes. Bien que ses clients aient une préférence pour la bière ou le café, il avait tout un stock d’autres boissons, dont ces herbes parfumées à la menthe, fruits rouges, poire, et même chocolat et j’en passe pour tous les goûts. Il commença à faire chauffer l’eau, avant de faire glisser la boite devant les yeux de la nouvelle cliente afin qu’elle puisse choisir. Il posa par la suite, une question habituelle, si elle voulait boire au bar ou sur une des tables. Jusqu’ici, il faisait preuve de courtoisie comme l’imposait la profession. L’eau devenant assez chaude, Bryan vint la chercher pour revenir vers la jeune femme et la servir, versant le liquide transparent brulant dans un verre avec la sélection de thé.

"Il vous faudra autre chose ?"

Pour le moment, rien à signaler, le barman continuait à se comporter comme avec n’importe qu’elle autre cliente ou client. Pourtant, quelque chose le travaillait. Bon d’accord, à Elysian, tout le monde pouvait avoir une raison de ne pas être tranquille. Le crime était roi dans cette maudite ville, et n’importe qui pouvait pataugeait dans quelque chose de louche. Les jeunes femmes n’étaient pas exemptées, ça, il était bien placé pour le savoir. En plus de se confier avec un verre dans le nez, Bryan avait une fois au moins, tenter de flirter avec une femme qui l’avait tapé dans l’œil. La seule fois où il avait bien voulu transgresser avec son caractère, et il l’avait bien regretté, car il avait très vite découvert qu’elle n’était pas dite du bon côté de la loi. Il tenta tout de même la question.

"Tout se passe bien mademoiselle ?"

Il avait su tourner la question de manière à ce que cela passait pour une réelle inquiétude envers son prochain. Mais en réalité, the Wolf était plus inquiet du risque que cette nouvelle puisse posait problème chez lui. Pas de bagarre, pas de scandale, sinon la porte directement. Mackenna avait l’impression qu’elle pouvait exploser à tout moment, prise de folie, se mettre à piquer une crise et menaçait avec un couteau. Voilà un premier problème, néanmoins, une seconde inquiétude habitait le cœur du barman. Depuis son retour de l’armée, ce dernier avait développé de la paranoïa. Il pouvait voir en chacun un potentiel ennemi, quelqu’un lui voulant du mal, s’il ne prenait pas ses médicaments.

De plus, cette ville n’offrait pas un cadre des plus rassurant. De la racaille s’en était déjà prit à lui, des gangs en voulaient à son bar. On avait déjà voulu que son affaire serve les dessins de mafieux. Et pour résister, Bryan a dû se battre et parfois de manière expéditive. Ce fut pour toutes ces raisons, qu’il gardait toujours de manière discrète un couteau sur lui, un souvenir de son temps à l’armée, son seul ami qui le protégeait. Avait-il une raison de se méfiait de la belle inconnue venant d’entrer chez lui ? Peut-être bien que oui, peut-être bien que non. Mais tant qu’elle n’aura pas prouver qu’elle n’était pas un danger, Bryan gardera un œil sur elle. Peut-être ne lui en voulait-elle pas, elle n’était pas l’envoyée d’un malfrat ou d’un ancien ennemi. Possible. Mais elle pouvait toujours, poser problème, sa nervosité avait quelque chose de contagieux.


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MessageSujet: Re: Je peux faire quelque chose pour vous ? [pv Cynthia Holloway]   Mar 1 Mai - 23:27



Je peux faire quelque chose pour vous?
Avec Bryan Mackenna


Leave me alone. Please...

Au travers de la fenêtre, la vie semblait suivre son cours. Diverses personnes passaient devant la devanture du bar sans y prêter d'attention particulière. La plupart d'entre elles n'auraient rien remarqué si j'étais… Le monde aurait continué de tourner. Que je sois là ou non.

J'entendis quelque chose être posé puis glisser sur la table. Mon regard se posa lentement sur la boîte remplie de sachets de thé, pour ensuite passer de celle-ci au barman. Il me donnait l'impression de surveiller le moindre de mes mouvements. La seule pensée que ce soit le cas me fit trembler. Avais-je tort de me convaincre que cet homme n'était pas quelqu'un de dangereux ? It wouldn't be the first time… Je choisis le parfum aux fruits rouges puis lui fis savoir que je resterais à cette table.

Ma commande prête, le barman me l'apporta tout en me demandant si j'avais besoin d'autre chose. Je répondis par un « non » de la tête.

Mes mains posées sur le verre, j'observais l'eau prendre progressivement une teinte écarlate. Je n'aurais pas dû choisir ce thé. Sa couleur ne pouvait me faire penser qu'à une chose. Le sang, toujours le sang… Mon emprise sur le récipient se resserra, brûlant mes paumes. Je ne la relâchai pas pour autant.

- Tout se passe bien mademoiselle ?


Je levai mes yeux vers lui à l'instant où je l'entendis parler. Était-il resté tout ce temps ?

- … Oui ! … Oui.


Je détournai le regard. Qu'il s'en aille. Qu'il parte s'occuper d'autres clients ou de que sais-je encore et qu'il me laisse en paix. Je voulais être seule. Était-ce trop demandé ?

- Je suis juste… Un peu fatiguée. … Merci de vous inquiéter.


Je ne devais pas lui faire confiance. Qui sait ce que cachait cette inquiétude à l'apparence sincère. Une simple preuve d'altruisme ? Ha ! What a joke ! Personne n'agit par altruisme. Jamais. Que voulait-il vraiment en me posant cette question ?

On pouvait dire que j'étais réellement revenue à mon point de départ. Il avait suffit d'une nuit. D'une seule nuit pour que je recommence à me méfier de tout, même de moi. A quoi servaient mes efforts s'ils étaient condamnés à être réduits à néant ? J'avais tenté de me comporter comme quelqu'un de "normal", ayant eu une enfance "normale". Quelqu'un ne s'étant pas réveillé brisé car amnésique.

Mais quand la mort vient frapper chez-soi on ne peut plus prétendre être ce qu'on est pas.

"Amusant". J'étais de nouveau brisée.


[HJ: Et voici le 100ème message de ce compte!  Cool IL FAUT FÊTER ÇA//SBAF//]

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MessageSujet: Re: Je peux faire quelque chose pour vous ? [pv Cynthia Holloway]   Sam 12 Mai - 18:41



Je peux faire quelque chose pour vous ? Cynthia Holloway & Bryan Mackenna

La cliente disait que tout allait bien, qu’il pouvait s’en aller en paix, parfait alors. Même si quelque chose n’allait pas, le barman ne se sentirait pas plus responsable. Après tout, il s’agissait des affaires personnelles de cette jeune femme, en quoi cela le regardait ? Bon, il fallait avouer qu’il n’était pas réellement convaincu que cette jeune amoureuse du thé rouge allât réellement bien. Il était clair que quelque chose clochait. Devrait-il alors quand même s’inquiéter ? Tant que cela ne touchait pas son affaire, il n’en avait rien à scier. Bryan n’était pas une grosse brute, un homme insensible, mais il n’était pas un tendre non plus. Mais il fallait admettre aussi, que c’était un peu le bazar dans sa tête. Donc, pour éviter toute complication ou provoquer une crise chez lui, le barman retourna à sa besogne comme si de rien n’était.

Wolf pensait pouvoir reprendre son travail en oubliant la nouvelle. Mais visiblement, c’était bien plus difficile que prévu. Son légendaire caractère glaciale et son côté fermer aux contacts humains, semblaient avoir pris un coup. Il ne pouvait pas s’empêcher de jeter de rapides coups d’œil en direction de la jeune femme, s’assurant au passage que tout allait bien. Logiquement, les risques qu’elle provoque une catastrophe chez lui, étaient minces. Pourtant, il ne pouvait toujours pas s’empêcher de se poser des questions à son sujet. Quand la logique ne faisait pas le poids, la paranoïa prenait le relai. En effet, l’ancien soldat s’imaginait déjà des choses. Pourtant, son cœur eut toutefois un pincement. Et ce petit pincement semblait bien plus puissant que son côté bourru, l’empêchant de jouer à l’inquisition.

Donc, au lieu de revenir pour exiger des réponses comme un flic dans une salle d’interrogatoire, Mackenna passa par une méthode dont il n’avait fait la pratique depuis ce qui semblait être une éternité. Dans une petite coupelle, il apporta à la nouvelle venue, quelques gâteau sec, rond et doré qu’il déposa devant elle, tout en gardant un petit sourire. Il n’avait pas l’habitude de sourire, arborant surtout un masque froid. Pourtant, certains disaient qu’il avait du charme quand il se forçait à accomplir cette grimace. Quelque chose que l’Irlandais refusait de croire.

"Voici quelques amuse-gueule. Cadeau de la maison. Etes-vous sûr que vous n’avez besoin de rien ?"

Heureusement pour lui, tous ses habitués étaient occupés à parler entre eux, ignorant celui qui les servaient depuis des années. Car sinon, ils auraient étés choqués, voir moqueur en voyant leur barman agir ainsi. L’armoire à glace qui pouvait briser un sumo à main nue, était à peine reconnaissable sous ses airs d’homme prévenant et altruiste. Une fois de plus, il prouvait qu’il avait du charme, ce dont il réfuterait une fois de plus.

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MessageSujet: Re: Je peux faire quelque chose pour vous ? [pv Cynthia Holloway]   Dim 1 Juil - 15:03



Je peux faire quelque chose pour vous?
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. . .

Le barman partit enfin. Mon regard le suivit tandis qu'il s'éloignait. Je voulais être sûre. Sûre et certaine qu'il ne serait pas là pour constater l'état de mes mains lorsque je les retirerai du verre. Comment prétendre aller bien s'il les voyait ? Ou me convaincre que je n'étais pas devenue complètement folle finalement ?

Mes paumes étaient rouges et continuèrent de me brûler après que je les eus retirées du verre. Elles étaient la preuve de mon état. Celle que je devenais cinglée in the worst case. Pourquoi… Pourquoi tout devait-il aller de travers chaque fois que j'essayais ?

What was wrong with me ?

What was I supposed to do ?

Il y eut le son de pas se rapprochant, puis celui d'un plat posé sur la table. Le propriétaire des lieux était revenu avec une coupelle remplie de gâteaux secs. Mes yeux contemplèrent quelques instants les biscuits dorés, avant de se poser sur le barman, remplis d'incompréhension.

- Voici quelques amuses-gueules. Cadeau de la maison. Êtes-vous sûre que vous n'avez besoin de rien ?

- …

Je ne parvenais pas à comprendre. Pourquoi un changement aussi soudain de comportement ? Il ne pouvait pas avoir compris aussi facilement ce qui me rongeait. Mais mon attitude n'avait rien de naturel. Mes actions n'avaient été que contradictions sur contradictions. Je voulais rester seule mais avais cherché la présence d'autrui en entrant ici. Je ne voulais pas oublier, pourtant j'avais voulu tenter de me débarrasser des souvenirs de plus d'un mois entier. En me saoulant. J'allais mal, ne voulais pas l'admettre, mais étais incapable de le cacher.

Et il n'avait eu aucun mal à le remarquer.

Que pouvais-je alors lui répondre ? I wasn't in a normal state. Devais-je continuer de prétendre le contraire sachant qu'il le voyait ? Ou…

- Je ne crois pas… Ou… Peut-être que si.

Je fus silencieuse quelques secondes.

- Mais devoir écouter les plaintes d'une cliente ne doit pas beaucoup vous intéresser haha…

Je lui souris faiblement, avant de tourner mon attention sur le visage – le mien – qui se reflétait dans le verre de thé. Je n'entendis aucune réponse.

- … Une amie s'est faite menacer récemment. Devant chez-elle. Alors… Je m'inquiète pour elle. Elle n'a même pas voulu prévenir la police de peur d'inquiéter sa famille. Comment peut-on… Être aussi inconscient ?

Je ne pouvais me résoudre à lui dire ce qui était réellement arrivé. Que j'étais cette "amie", qu'en réalité on m'avait plus que menacée, que tout s'était produit dans mon propre domicile. Néanmoins, cette fiction possédait une part de vrai. On ne peut jamais tromper sans fragments de vérité.

Je savais que ne pas appeler les autorités était inconscient de ma part. Pourtant… Je ne le ferai pas. Risquer de mettre au courant ma famille m'était plus insupportable que mes craintes.


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MessageSujet: Re: Je peux faire quelque chose pour vous ? [pv Cynthia Holloway]   Mar 3 Juil - 8:30



Je peux faire quelque chose pour vous ? Cynthia Holloway & Bryan Mackenna
Le barman resta planter là, attendant la réponse de sa nouvelle cliente. Un brin de lucidité vint à l’irlandais, qui se disait qu’au final, il devait exagérer, que cette fille n’était en rien une menace et qu’il était donc ridicule. Pourtant, ce n’était pas évident d’étouffer ses craintes, de les étrangler jusqu’à ce qu’elles disparaissent pour retourner en enfer. Surtout quand ces peurs n’avaient rien à voir avec celle d’un enfant effrayer dans le noir, ou voir une grosse bête repoussante. C’était bien plus fort et profond. Croyez pourtant, qu’il aimerait vivre autrement, mais c’était impossible. Il s’agissait d’une maladie.

Bryan en avait plus que marre de se réveiller chaque nuit, en sueur et en hurlant après qu’un songe lui ait rappeler son lourd passé. Il n’en pouvait plus de sursauter ou imaginer le pire en entendant le moindre bruit suspect. Et des fois, ces bruits n’existaient pas, ce n’étaient que des échos du passé qui revenaient, et lui, croyait que c’était bien présent. Les morts qu’il avait vues et provoquer, le hantaient constamment et cette culpabilité le bouffait toujours, comme ce gros aigle qui venait manger tous les jours le foie du titan sur son rocher. Il en avait vu des spécialistes, et à chaque fois, il avait peur qu’on le déclarât « fou et bon à enfermer. » Mais à chaque fois, il avait échappé à ce pronostic, car on le gavait de médicaments dont il oubliait le nom.

Finalement, la belle inconnue daigna lui répondre. D’un côté, cela rassurait le barman qui vit ses doutes s’apaisaient un petit peu. D’un autre, entendre son histoire n’était pas très joyeuse. Allait-il la croire ? Pourquoi ne le ferait-il pas ? Wolf avait du flair certes, il n’était pas idiot, mais il n’avait aucune raison de douter des dires de la cliente. N’ayant donc aucune preuve ni super pouvoir, l’ancien soldat prit donc ses mots pour argent comptant.

"La peur que cela s’aggrave sans doute."

Mackenna voyait une autre réponse possible, toutefois, il ne se voyait pas cracher sur la figure de la police devant les clients. Cela ne se faisait pas, il ne l’avait jamais fait, gardant son opinion pour lui. Malgré cela, il savait que les représentants de l’Ordre n’étaient pas fiables. On racontait parfois des histoires de corruption, mais la réalité était qu’ils n’étaient pas de grande compétence. Souvent dépasser ressemblant à des gosses qui ne comprenaient pas ce monde. Il se souvenait justement de Guillaume. Il s’était fait attaquer par son propre chien. Enfin, celui des flics. Et ses collègues ne faisaient rien, car ils ne savaient pas quoi faire, totalement dépasser. Alors pour une agression…

"Comment va-t-elle ? Et n’ayez pas peur de m’ennuyer avec vos histoires. J’en ai entendu au cours de ma carrière, et votre cas est loin d’être anodin. Enfin, si vous voulez en parler."

Un barman en entendait des choses. Aussi bien des récits sérieux, que du n’importe quoi. On lui rapportait des faits avérer, ou bien des anecdotes ou encore, on lui apprenait comment était la vie à l’extérieur de cette ville. Mais des fois, c’était moins sérieux aussi. Des potins, des infirmations déformer n’ayant ni queue ni tête. Même des théories du complots, des rumeurs ressemblant aux fables… Bref, Wolf en avait entendu des pas mal. Alors une histoire d’agression n’avait rien à voir.

Le plus étrange par contre, était cet intérêt venant, venant de l’irlandais. Il aurait très bien pu se dire « Voilà, RAS, je peux arrêter de flipper et reprendre le boulot. Elle, elle se débrouille avec ses problèmes. » Ce qui serait compréhensible pour beaucoup. Cependant, cela démontrait bien que derrière ce mur de glace, mélanger avec de la peur, de la colère et beaucoup de souffrance qui le ferait passer pour associable, Bryan avait tout de même du cœur. Beaucoup de cœur oui. Il se souciait des autres souvent. Et aimait prêter un coup de main de temps en temps.

Par contre, ce n’était pas évident de jouer les bons samaritains dans ce genre de ville. Corrompus, remplit de vices. De manière générale, tout le monde cherchait son propre intérêt aux dépends de son prochains et beaucoup n’hésiterait pas à poignarder dans le dos. Ce qui accentuait la paranoïa de barman. On pourrait se dire que c’était justement pour ça, qu’il se renfermait souvent sur lui, s’interdisant toutes relations amicales ou autre. Mais c’était surtout pour protégé les autres de lui, qu’il agissait de la sorte.



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MessageSujet: Re: Je peux faire quelque chose pour vous ? [pv Cynthia Holloway]   Sam 14 Juil - 14:43



Je peux faire quelque chose pour vous?
Avec Bryan Mackenna


I'm... My friend isn't well

Le barman marqua un point. Mon "amie" craignait que la situation de s'aggrave. Prévenir ma famille était une action qui l'aggraverait. Rentrer à Boise n'était pas le principal danger que causerait une telle information. Quels seraient ses effets sur ceux qui m'avaient élevée ? Sur ma tante ? Il suffisait de se mettre ne serait-ce qu'une seconde à sa place. Sa sœur était morte, la seule chose qu'il lui restait d'elle était sa fille, Cynthia, moi. Comble de l'ironie, j'étais une enfant ayant perdu ses parents, elle était une femme ne pouvant avoir d'enfants. Il avait fallu la disparition de mes parents pour qu'elle puisse en avoir.

Lorsqu'on avait compris tout cela, la situation dans laquelle on l'avait jetée… On comprenait mieux ses yeux paniqués chaque fois que, durant mon enfance, je m'éclipsais avant de revenir quelques instants plus tard. Elle devait avoir l'impression de ne pas avoir su sauver sa sœur, alors que ce n'était pas sa faute. Elle n'aurait pas pu peu importe qu'elle soit là ou non. Elle ne voulait juste pas me perdre aussi, d'où le fait qu'elle m'ait toujours surprotégée.

Elle était terrorisée à l'idée qu'il ne m'arrive quelque chose, et j'étais terrifiée à celle de la faire paniquer. Je ne voulais plus que cela arrive. Plus jamais.

Je pensais que la conversation n'irait pas plus loin, et s'arrêterait là. Mais il voulut savoir comment ''elle'' allait, ce qui me surpris. Je ne pensais pas qu'une telle histoire puisse intéresser. La plupart aurait fermé les yeux du moment qu'il ne s'agisse pas d'un proche, d'autres n'y aurait prêté attention que si l'événement était apparu dans les journaux, avant de l'oublier. Après tout, qui à part la police parlait encore de la mort de Charlotte Costa et de tant d'autres victimes ? Qui parlait encore de cette pauvre fille laissée telle une loque dans la forêt de Sawtooth, qui pourtant me hantait toujours ? Alors concernant une petite agression

- Je n'en sais rien… Mal probablement. Elle ne répond plus à mes messages et reste enfermée chez elle depuis… Depuis qu'elle aurait « pété un plomb » soi-disant.

J'avais failli tout faire sauter oui… Que serait-il arrivé si je n'étais pas parvenue à m'arrêter avant ? Tout ça pour un simple livre écorné ?

- … Que suis-je censée faire ? Je ne sais même pas comment l'aider…

Je ne savais même pas comment arranger cet état dans lequel j'étais…

- Elle pourrait se faire trancher la gorge, n'importe où, n'importe quand et je n'en saurais rien. Et si l'homme qui l'a attaquée revenait ? Après tout, il connaît son adresse !

Mes mains s'étaient progressivement fermées, et mes ongles plantés dans mes paumes au fur et à mesure que les mots sortaient. J'avais l'impression d'entendre ma tante. Ma chère tante Agatha, qui se serait effondrée en apprenant qu'elle avait failli me perdre moi-aussi.



Il était peu probable que mon agresseur ne revienne. Mais rien que la pensée qu'il puisse revenir, trouver un autre moyen d'entrer, finir le "travail"… I was terrified by this.

- … Je sais. Je sais que je ne devrais pas me préoccuper de ça mais… J'échappai un soupir. J'y repense encore et encore. Chaque fois que je suis sur le point de fermer les yeux la nuit. J'en évite de dormir. … C'est idiot. Je ne suis pas celle qui s'est faite attaquer et… Je suis aussi effrayée que si je l'étais…

Le plus "drôle" étant que si, j'étais la personne agressée en omettant "quelques différences". Il était vraiment hilarant d'être obligée de "parler de quelqu'un d'autre" pour me confier. A se demander si j'étais encore capable d'être entièrement honnête.


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MessageSujet: Re: Je peux faire quelque chose pour vous ? [pv Cynthia Holloway]   Dim 15 Juil - 13:03



Je peux faire quelque chose pour vous ? Cynthia Holloway & Bryan Mackenna

Bryan avait beau être paranoïaque et voir l’hypocrisie en chacun de nous, il sentait que cette inconnue ne mentait pas. Ses gestes, sa posture, le ton de sa voix… Il ne pouvait la mettre en doute. Sûrement qu’elle cachait des choses, mais ce serait normal après tout, on ne se confiait pas facilement à un inconnu et on aimerait garder un jardin secret. Le barman n’allait pas lui mettre le couteau sous la gorge pour qu’elle balance ses petits secrets. Il n’était pas comme ça, du moins tant que Mackenna prenait ses médicaments, le risque était presque nul. Alors il écouta. Il écouta la jeune femme poursuivre son récit, et The Wolf ne put s’empêcher d’éprouver de la compassion. Il comprenait la détresse de cette dernière, une pauvre victime de plus, dans une ville infâme dont elle ne pouvait compter sur aucun ange gardien ici pour éviter de finir dans le caniveau.

"Il s’agit de votre amie, c’est normal que vous agissiez ainsi, je ferais sans doute pareil à votre place."

Bryan n’avait pas vraiment ce qu’on pouvait appeler ami, ou bien très peu. En tout cas, si quelqu’un venait agresser un de ses proches, quel qu’il soit, alors son passé militaire referait surface. Non, ce serait l’esprit d’un enfant qui serait présent. L’enfant de son passé militaire et de sa vie active d’homme perturber et traumatiser. Le barman deviendrait un véritable psychopathe sadique qui ferait passer l’envie aux criminels de faire du mal à ses amis ou sa famille. Ce qui était ironique pour lui, car jusque-là, il s’était toujours considéré comme le principal problème des siens. Car après tout, n’était-ce pas à cause d’une de ses crises que la femme dont il aimait, s’était enfuie ? Toujours toucher en plein cœur, celui dont on prenait pour une armoire à glace tenta de venir en aide à la cliente, essayant de trouver une solution. Mais ce n’était pas évident.

"Après, il existe sans doute quelque chose comme une assoce pour l’aider. Vous pouvez par exemple la loger chez vous un moment non ?"

Si seulement il savait. Mais se a quoi pensait le barman, était de proposer un autre lui, où cette amie pourrait être en sécurité. Déménager ou trouver de la sécurité ailleurs. L’idée de quitter la ville pouvait être envisagée, mais Mackenna supposa qu’un tel choix serait difficile. Bien entendu, il ne pouvait que supposer, et justement, il imaginait que quitter son chez-soi serait compliquer et qu’elle pourrait avoir peur que ce malade ne la poursuive partout sur cette planète. Sinon, une autre idée avait retenti dans son crâne, mais elle lui tentait moins. Avec son passif, Bryan était doué pour neutraliser un adversaire armé ou non. Si l’inconnue l’apprenait, allait-elle lui demander de jouer les gardes du corps ? Cette perspective le dérangeait beaucoup. Déjà, premièrement, il ne la connaissait pas plus que cela, ni les raisons qui ont conduit à un tel drame. Puis, s’exposer au danger pouvait le pousser dans ses retranchements, faire ressortir le monstre qu’il se considérait être. Et donc, il deviendrait bien plus dangereux qu’un vulgaire criminel de rue.

En tout cas, Bryan ne pouvait pas fermer les yeux sur la situation. Ce n’était pas un associable qui se moquait de tout le monde et laisser les gens mourir devant sa porte. Bien que rien ne soit blanc ou noir dans cette ville, il savait que des âmes méritaient de la compassion. Soudain, une autre idée plus juteuse lui vint, et lui semblait plus approprier, s’empressant donc de la soumettre.

"Si vous voulez, je connais un flic. Une connaissance juste, mais il peut peut-être vous aider si vous voulez."

L’ancien soldat avait presque oublié ce fameux agent Guillaume. Bien que la police semblât à la fois incompétente et corrompu, ce policier lui semblait bien plus honnête que les autres et soucieux de la justice. Enfin, s’il était plus doué pour s’occuper d’une affaire et protéger les civils qu’avec les chiens, ce ne serait pas si mal. Mais bon, il supposait qu’on pouvait lui confier une vie pour veiller sur elle. Au moins, voir si cela pouvait marcher. Sinon, Bryan devra suggérer de se créer sa propre milice ou recruter des mercenaires pour sa sécurité. De toute façon, qui ne tentait rien n’avait rien, il pensait juste le contacter et voir si cela était possible avant la mise en relation.

"Mais si je peux vous donner un conseil avant, vous feriez mieux d’aller voir votre amie et veiller sur elle le temps que cela s’arrange. Ou jusqu’à ce que l’aide arrive."


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MessageSujet: Re: Je peux faire quelque chose pour vous ? [pv Cynthia Holloway]   Mar 14 Aoû - 18:56



Je peux faire quelque chose pour vous?
Avec Bryan Mackenna


Compassion

Lorsque mes yeux se reposèrent enfin sur lui, l'expression de mon interlocuteur ne ressemblait en rien à de la pitié. Son visage possédait un air compréhensif, auquel je ne me serais jamais attendue de la part d'un inconnu. Car jusqu'ici, celui qu'on avait affiché dans une situation similaire avait été le même, toujours le même. « Poor child, how can she come through this ? » On pouvait croire qu'elle était pleine de compassion, mais les automates qui n'avaient cessé de répéter cette phrase monotone étaient soulagés. Ma vie n'était et ne serait jamais la leur, ce qui les rassurait. Ce n'était pas de la compassion, ils n'avaient ce discours que de peur de se sentir coupable. Je les avais haïs pour cela. Ces adultes ayant besoin du pathétique de quelqu'un pour se sentir un temps soit peu exister. Ils m'avaient plainte sans réellement comprendre. Puis ils avaient plaint ma famille qui devait vivre cet “affreux événement”… Mon passé me poursuivait à cause d'eux, du rappel incessant de la perte de ma mémoire.

Mais le barman n'était pas comme eux. Ou du moins je ne ressentais rien chez lui qui aurait pu ressembler à cette condescendance abjecte. Il souhaitait réellement m'aider. Cependant…

Ses propositions me semblaient dangereuses. Surtout si je comptais tout garder secret.

Me rendre dans une association serait l'équivalent de tout avouer, et comment retourner chez Misaki sans aucune raison apparente ? Je n'avais plus la mort de Grandma, ou un changement de porte d'entrée derrière lesquels me cacher. Devais-je alors demander à la seule personne au courant de mon agression de me loger ?… Bad idea. Ce serait comme lui avouer ne plus tenir psychologiquement.

- … Je lui proposerai. Dis-je sans réelle conviction.

Ironique qu'il soit impossible de s'héberger soi-même.
Ironique aussi que le sort ait décidé de s'acharner sans que je n'ai rien fait pour cela.
Ironique également qu'il le fasse chaque fois que je pensais enfin pouvoir aller de l'avant.
Et ironique que sans la présence de ceux m'ayant sans cesse plainte, j'aurais peut-être pu le faire en premier lieu. Peut-être même que le souvenir d'avoir un jour tout oublié aurait disparu, aspiré par les gouffres de mon esprit, effacé par le temps.

Celle que j'avais été me faisait-elle payer pour ne pas avoir cherché la vérité, de peur de ce que je pourrai découvrir ?… Haha. Que pensais-je encore ? C'était impossible. D'une certaine manière, elle était morte dix-huit ans plus tôt.

C'est alors que le propriétaire du bar sortit des réflexions dans lesquelles il semblait s'être plongé. Il me proposa l'aide d'un policier qu'il connaissait, ce qui me fit frissonner. Ne risquait-il pas de prévenir le reste des forces de l'ordre à l'instant même où je lui expliquerai la situation ? De plus, une de leurs membres – the last people who knew – savait déjà tout de ce qui était arrivé, et j'avais dû tout tenter pour la convaincre de se taire, de faire comme si rien ne s'était produit, ce qu'elle avait finalement accepté à contre-cœur. Et si l'on découvrait que tout en étant au courant, par ma faute, elle n'avait rien fait ? Je ne me le pardonnerai jamais.

- Mais si je peux vous donner un conseil avant, vous feriez mieux d'aller voir votre amie et veiller sur elle le temps que cela s'arrange ou jusqu'à ce que l'aide arrive.

Comme si je pouvais. Un rire amer s'étouffa dans ma gorge, ne le faisant ressembler qu'à un glapissement de bête blessée. Mon amie n'existait pas, et personne n'est capable de veiller sur lui-même. J'avais néanmoins été claire sur un point.

La police n'était pas une option.

- Je… Je ne pense pas que prévenir un policier soit une solution. Elle ne veut pas et… Si je trahis sa confiance, elle ne me laissera plus lui parler, ni entrer chez elle…

J'aurais certainement réagi de cette façon.

- Si ça arrive… Je ne pourrai rien faire…

Je sentis un liquide chaud sortir de la paume de ma main gauche, là où mes ongles s'étaient enfoncés.

- … Je ferais certainement mieux de suivre votre conseil et d'aller la voir.

Je fus incapable de dire si le sourire que je lui fis à cet instant laissa transparaître mes émotions, ou la douleur dans mes mains.


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MessageSujet: Re: Je peux faire quelque chose pour vous ? [pv Cynthia Holloway]   Jeu 16 Aoû - 8:45



Je peux faire quelque chose pour vous ? Cynthia Holloway & Bryan Mackenna


Plus cette inconnue parlait, plus Bryan eut l’impression que depuis le début, c’était d’elle qu’elle mentionnait. Sa façon de se tenir, d’être réticente à la moindre idée de venir en aide à son « amie ». C’était comme quelqu’un qui avait du mal à entrevoir ou même désirer trouver une solution à ses ennuis. Et ça, Mackenna s’y connaissait. Surtout grâce à ses clients. Combien de fois en avait-il entendu, assis ici à son bar qui braillaient leurs problèmes ? Ils vivaient ceci, et cela, ils vivaient une injustice, ils se vengeaient contre la société, etc. Ils rencontraient telles difficultés, souvent provoqués de leur faute, mais quand on leur expliquer comment s’en sortir, ils devenaient plus récalcitrants.

Peut-être bien que ce ne fût pas le cas de la jeune femme, qu’elle n’aimait se plaindre dans ses problèmes. Mais son attitude trahissait un peu son histoire. Le barman allait donc la prendre brutalement sur le fait en exigeant qu’elle arrêtât de se payer sa tête ? Bryan pouvait manquer de tact et oublier toute convention, mais il savait se montrer encore un minimum humain. Toutefois, il se sentait un peu coincé sur le moment, car il ne savait plus trop quoi dire. Si elle rechignait à contacter la police, ce qui dans un sens n’était pas illogique dans cette ville, où tenter autre chose, le barman irlandais ne savait plus trop quoi proposer. Après tout, il n’était pas magicien, il n’allait pas proposer une solution magique comme ça. Si c’était le cas, il ne serait pas lui-même dans cette situation.

Alors, il voulu faire un break dans cette conversation. De toute manière, insistait sur ce sujet délicat devait éprouver la jeune femme non ? Surtout si cette dernière s’amusait à inventer une amie imaginaire. De toute façon, cela la regardait, Bryan n’était pas du genre moralisateur, à dire ce que les gens devaient faire. Il avait bien trop de recul sur ça, sachant qu’il avait ses propres démons à affronter.

"Sinon, je n’ai pas souvenir que vous l’ayez fait, mais comment vous vous appelez ?"

L’ancien soldat aimerait pouvoir lui donner un nom à ce visage, au lieu de toujours la nommer « inconnue, cliente, jeune femme etc. » Et peut-être qu’ainsi, il arriverait à en savoir un peu plus sur elle, d’un moyen plus détourné. Pourtant, il n’était plus dans son mode paranoïaque. Et il sentait qu’il n’arriverait pas à en savoir plus sur le problème de sa cliente. Mackenna pouvait éprouver un réel intérêt pour son prochain, mais si on ne voulait pas lui parler, il ne pouvait rien y faire. Bien entendu, il existait des techniques dans l’armée pour soutirer des informations à quelqu’un. Mais l’ancien soldat n’allait tout de même pas les appliquer sur elle tout de même. D’ailleurs, c’était un des chocs qui marqua le soldat dans son retour à la vie civile. Il bénéficiait d’une plus large liberté qui le perturbait. Plus personne à qui obéir, des comptes à rendre à personne. Dans une cage où on lui disait quoi faire, il se retrouva dans la vie sauvage sans la moindre instruction, avec justes ces fichus cachets pour cacher ses problèmes. Il se demandait comment cela se fait, qu’il n’est déjà pété les plombs et commit l’irréparable.

"Oui, il ne faut pas rester tout seul après un moment pareil. Faut être là, pour soutenir. Elle a au moins la chance d’avoir quelqu’un à qui se confier."

Bryan lui, n’eut cette chance. Mise à part le psychiatre qu’on lui avait coller dans les pattes, il n’avait plus personne à qui en parler. Tous ses proches, amis et famille, l’avait fui à cause de ses crises. Mackenna ne pouvait pas leur en vouloir, il les comprenait. Sans doute en aurait-il fait autant si les rôles étaient inversés. Il se retrouva seul, enfin presque. Car il était resté encore très proche de sa mère, mais… Ayant peur de lui faire peur ou provoquer quelque chose à cause de son grand âge, Wolf préférait ne rien dire. Bien sûr elle était un minimum au courant. Mais il préféra jouer le gars qui allait bien dans sa tête. Que tout était plus ou moins arranger, qu’il avait retrouver son équilibre. Mais en réalité, c’était tout l’inverse. Bryan était seul, son mal en était devenu son plus noir secret. Comme Batman qui cachait son identité secrète, forgé par ses traumatismes aussi. Bryan était revenu de l’armée, mais son combat n’était pas terminé. Il devait encore se battre, mais seul à présent.


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