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 Juste un cours de piano? [Pv: Oliver Smith]

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MessageSujet: Juste un cours de piano? [Pv: Oliver Smith]   Mer 18 Oct - 21:29



Juste un cours de piano?
Avec Oliver Smith


L'invitation d'Oliver

Après avoir passé une fraîche matinée d'Octobre à la bibliothèque, je rentrai chez moi. Il était douze heure, et nous étions samedi. Ce qui signifiait fermeture de la bibliothèque pour l'après-midi ! Mais ma journée était très loin d'être terminée…

* * *
Une semaine plus tôt
J'étais occupée derrière l'ordinateur de la bibliothèque, vérifiant si le livre commandé pour un client se trouvant en face de moi avait bien été reçu.

- Hm… D'après l'ordinateur il devrait--

C'est à ce moment que je sentis mon téléphone vibrer dans ma poche, m'interrompant dans ma phrase. Qui pouvait m'envoyer un message ? Unusual… Je ne pensais pas qu'il s'agisse d'un membre de ma famille. Si ma tante ou mon oncle souhaitaient me parler, ce n'est pas un message qu'ils auraient envoyé. Ils auraient passé un appel. Alors qui pouvait-ce être ?

- … Excusez-moi. Il devrait arriver demain vers neuf heure.

L'homme en face de moi me remercia, et quitta la bibliothèque. Bon. Personne n'avait l'air d'avoir besoin d'aide présentement. Je me penchai en avant derrière le comptoir afin de voir ce que faisait Mme Webster. Elle était derrière les étagères, visiblement en train de chercher un livre en particulier. D'ici, elle ne pouvait pas voir ce que je faisais. Parfait. Comme si j'avais peur d'être prise sur le fait – tout en sachant qu'elle mettrait un moment à remarquer, en prenant en compte la distance nous séparant – je sortis furtivement mon portable.

Le message venait d'une personne que je n'avais pas revue depuis notre première rencontre, quelques mois auparavant. Oliver Smith. Il voulait savoir si j'acceptais toujours sa proposition de cours de piano, tout en me proposant comme date samedi prochain. Je relevai la tête, pour voir si mon employeuse se trouvait toujours derrière les étagères. Ah ! Elle se rapprochait. Je rangeai rapidement mon appareil, et me remis au travail. Je n'avais pas très envie d'être vue en train de flâner. La bibliothécaire est quelqu'un d'indulgent, certes. Mais il ne faut pas exagérer, ou mettre sa patience à l'épreuve. En tout cas je n'essaierai pas personnellement.

Ce ne fut donc qu'après quelques heures que je répondis par : « Ok! Je passerai à la fin de mon service à la bibliothèque. Vers 15h je pense? » Ça ne me ressemblait pas d'accepter aussi vite. Habituellement, j'aurai passé plusieurs jours à me demander si j'accepte ou non. It's silly I know ! Ce qui était certain, c'est qu'avec une réponse pareille, j'allais avoir du mal à annuler.

* * *
Retour au présent, Samedi, 13h30.
J'ouvris la porte de mon chez-moi, avant d'entrer. Je n'avais pas fait trois pas que Twinkle se trouvait déjà dans mes jambes, se frottant contre elles tout en ronronnant. Je la caressai, puis me rendis dans ma chambre. Si je devais aller chez quelqu'un, il valait probablement que ma tenue soit plus présentable que celle que j'avais pour habitude de porter par esprit pratique. C'est à dire mon classique sweat / baskets. J'entrepris donc de trouver une tenue dans le placard, et en sortis finalement une tunique à manches longues blanche, possédant des motifs noirs de plumes, une longue veste grise aux manches larges, et un jean. Je les posais alors sur mon lit avant de partir dans la salle de bain.

A l'intérieur, je pris un peignoir ainsi qu'une serviette, avant de les poser sur la chaise proche de la baignoire. Puis, je retirai mes chaussures et vêtements, et entrai doucement à l'intérieur tandis que je fermai le rideau de douche. Je tournai le robinet, et commençai à me laver. C'était surtout pour me détendre. L'idée d'aller voir Oliver, chez lui, alors que nous ne nous connaissions qu'à peine… C'était une idée qui avait le don de me mettre mal à l'aise. Mais il aurait fallu y penser avant d'accepter l'invitation ! Je soupirai, et, ma douche prise, tirai le rideau pour ensuite enfiler mon peignoir, et me séchai. C'est ensuite que je pris le soin de me démêler les cheveux. Quand ce fut fait, je retournai dans ma chambre, et enfilai les vêtements préparés sur mon lit. Ce n'est qu'après que je me rendis une dernière fois dans la salle de bain afin d'ouvrir la fenêtre et en faire sortir l'air d'humidité qui y régnait. C'est lorsque je revins sur mes pas que je vis mon reflet dans le miroir au dessus de lavabo. Il renvoyait une belle jeune fille, dont les vêtements sobres ne la rendaient pas pour autant laide à regarder. Mais au fond, je savais très bien qu'il s'agissait d'une enfant apeurée à l'idée de se rendre chez quelqu'un. Visiblement, je n'avais pas grandi ni même changé là dessus. Je restais une petite fille dans un corps d'adulte. Funny isn't it ?

Je quittai définitivement la pièce, et fis coulisser la porte du placard du couloir. J'en sortis une paire de souliers marrons, ainsi qu'un caban noir pour dehors, et les enfilai. Lorsque j'arrivai dans le salon, presque prête, je vis Twinkle, tranquillement installée sur le canapé. Elle arrêta sa toilette en m'entendant arriver, et me fixa. On aurait presque pu croire qu'elle me demandait où j'allais si elle n'avait pas nonchalamment reprit son occupation à la seconde qui suivit. Je souris en la regardant faire, amusée par ce travers contradictoire de mon chat qui était de vouloir un moment toute l'affection du monde et la seconde suivante faire preuve d'une profonde indifférence.

Mon portable, dans lequel était indiqué l'adresse d'Oliver, était posé sur le meuble de l'entrée. Je le pris, et vérifiai celle-ci. Son appartement se trouvait dans les quartiers riches de la ville, un endroit où je ne me rendais pas fréquemment, voir jamais. En même temps, qu'aurai-je bien pu faire dans les lieux les plus aisés d'Elysian Fields avant aujourd'hui ? J'empoignai mon sac à main, placé également sur le meuble, et y rangeai mon téléphone. Dernières vérifications, et me voilà partie. Je descendis les trois étages de l'immeuble, en sortis, et après quelques mètres, entrai dans ma voiture. « Aller Cynthia. Arrête de jouer aux solitaires comme tu le fais si bien, et vas-y ! Je croyais que tu voulais arrêter d'être comme ça ? » Oui, je le souhaitais. Mais dit de cette façon, cette phrase ne pouvait que sonner faux. C'était ce que je pensais. Je démarrai mon véhicule, et partis enfin vers le quartier de mon récent professeur de piano. J'étais partagée entre l'envie d'apprendre et les interrogations que déclenchait le jeune homme chez-moi. Je n'avais pas rêvé ces moments de flirts. Était-il donc le genre de personne à… Bref. Espérons que je ne me sois pas trompée sur le fait qu'il soit sympathique.

Vu de l'extérieur, l'immeuble paressai bien plus grand et imposant que ceux de mon quartier. Propre, blanc, on pouvait facilement remarquer qu'il était récent. Les grandes villes ont cette caractéristique étrange : Suivant les endroits, on peut avoir l'impression de ne plus être dans la même. Pourtant, c'est le cas. Mais c'est une impression qui peut arriver de temps à autre, et c'est celle que je ressentais en cet instant. A l'intérieur, j’accédai à l’ascenseur, et montai jusqu'au premier étage. Du carrelage au sol, comme dans l'entrée. C'était bien différent du plancher grinçant, couinant à chaque pas, des couloirs de mon foyer. Le seul désagrément qu'on pouvait lui trouver en soi.

Devant la porte de l'appartement, je fus confrontée à un problème auquel j'avais rapidement pensé plus tôt : j'étais effrayée à l'idée de venir à cette invitation. Est-ce seulement normal à ce niveau ? C'était l'une des premières fois que j'allais chez quelqu'un car invitée. Il fallait dire que je n'avais jamais eu beaucoup de personnes suffisamment proches pour qu'ils m'invitent et vice versa. Dans ce cas, Oliver Smith en était-il une ?

Finalement, je sonnai, déclenchant un « dring » de la part de la sonnette. Je mis nerveusement une mèche de cheveux derrière mon oreille. Il était un peu trop tard pour m'enfuir, et je n'en avais pas l'envie. A moins que je ne sois en train de me retenir de partir en courant ? Haha. Je pris une inspiration, avant de dire lorsqu'il ouvrit la porte :

- … Salut !

Here we are.


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“You don't know me, and it doesn't really matter. I don't know me either.” If my life was a story, it would be the one of a little girl who couldn't regain her lost memory. … Maybe I could write a better tale if I truly wanted it. But do I want it ? - “I can't go back to yesterday because I was a different person then” Lewys Carroll. | Cynthia thinks in #FF9933

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Dernière édition par Cynthia Holloway le Lun 25 Déc - 17:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Juste un cours de piano? [Pv: Oliver Smith]   Sam 28 Oct - 5:38

Juste un cours de piano?


“Je l'aurai un jour, je l'aurai!” (le gars dans la pub de la MAAF)



 
Il était 14 heures lorsque je me levai. Je bondis de mon lit lorsque je vis l'heure. Moi qui comptais me réveiller à 11 heures maximum! J'avais pourtant mis une alarme sur mon téléphone pour pouvoir me lever tôt. Malgré cela j'avais réussi à la faire sonner trois fois de suite et à l'enlever complètement. Voici l'explication de mon énervement envers moi même pour être debout que maintenant. Après, heureusement que l'heure correspondait pour avoir ce genre de soucis car mon cours de piano ne commençait qu'à 15 heures. Il me restait donc plus qu'une heure pour pouvoir être présentable. Challenge accepté. Toujours vêtu d'un simple boxer je déambulai dans mon appartement. J'arrivai à la cuisine où je m'occupai de Bach. Je le pris dans mes bras et le caressai. Il se défit de mon emprise et sauta pour atterrir sur ses pattes au sol. Il fit sa toilette en me regardant nonchalamment. Je lui lançai un petit sourire et sortis de quoi manger. Il fallait bien que je me remplisse le ventre après tout. Quand j'eus fini de manger je mis ma vaisselle dans le lave vaisselle et partis prendre ma douche. J'enlevai le seul vêtement que je portais et rentrai dans la cabine. Je me lavai le corps ainsi que les cheveux. Une fois cela fait, je sortis et passai une main dans ma chevelure complètement trempée. J'attrapai une serviette pour me sécher. Je l'attachai à ma taille une fois sec. J'en pris une deuxième pour mes cheveux que je posai sur mes épaules pour ne pas mettre des gouttes d'eau partout. Je me brossai les dents puis marchai désormais en direction de ma chambre.

Je vis alors que mon téléphone avait sa led qui clignotait. Je le pris et regardai qui avait essayé de me contacter. Mon coeur tambourinait. J'espère que ce n'est pas la personne à qui je vais faire un cours de piano quand même! Moi qui m'était pris en avance pour être sûr qu'elle puisse venir... Je vis alors le contact "Mommy" s'afficher sur l'écran. F*ck. Je n'avais aucune envie de la rappeler. Je prétextai donc d'être occupé. Ce qui n'était pas totalement faux, je n'avais plus que trente minutes devant moi. Je lui envoyai donc le message suivant "Hello Mom, sorry je ne pouvais pas te répondre je suis occupé en ce moment". Elle me répondit par un simple "D'accord, tu m'appelleras plus tard! De toute façon je dois assister au concert de ton père là donc je n'ai pas trop le temps non plus. À plus tard honey!" . Je lui envoyai un "À plus tard" et m'habillai. Je n'allais pas rester en serviette devant la jeune bibliothécaire. Quoi que... Non je rigole bien sûr. Je m'emparai d'un T-shirt à manches courtes blanc, d'un jean bleu indigo, de chaussettes blanches et de chaussures bleues. J'accessoirisai ma tenue avec une bague que je mis à mon pouce et d'un collier en argent. Je retournai dans ma salle de bain où j'avais au préalable ouvert ma fenêtre. Je finis de me sécher les cheveux. Heureusement qu'ils ne restent pas mouillés une éternité... Je me mis de l'eau de Cologne et me coiffai. Ou du moins j'ai tentai. J'avais donc un effet coiffé/décoiffé sans l'avoir vraiment voulu. Tant pis on fera avec. Je sortis de la salle de bain et cherchai les partitions pour tout à l'heure que j'installai sur le piano. Je sortis de la pièce insonorisée et allai sur le balcon pour fumer une clope. J'avais dix minutes d'avance et sifflotai d'impatience. Cynthia, ma future élève de piano, allait bientôt arriver. Et oui, mon invitée allait être la jeune femme que j'avais tenté d'approcher le lendemain d'une soirée trop arrosée. Oui je confirme, tenté car ma performance avait été plus que nulle. Quelle honte... Enfin bref, aujourd'hui j'allais rattraper le coup. Je n'étais ni bourré ou n'avais pas de gu*ule de bois. Tout était parfait. En plus, être seul et au calme allait m'aider sachant qu'elle est timide. Pour tout dire, il y a quelques jours j'avais envoyé un message à la belle. Le dit message était le suivant : "Hey Cynthia! Tu vas bien depuis la dernière fois? Je me demandais si t'étais toujours ok pour prendre des cours de piano. Si c'est bon pour toi je te propose samedi de la semaine prochaine si ça te va. Smile À plus! Wink". Je souriais tellement j'avais envie de la voir. Il était temps que je vois une nouvelle facette de la magnifique bibliothécaire et pas des moindres. Je ne peux me lasser de m'imaginer la voir rougir... Soudain je vis la voiture de Cynthia se garer. Mon sourire s'élargit lorsque je la vis descendre de son véhicule. J'écrasai ma cigarette dans le cendrier et rentrai dans la maison. Je pris un bonbon à la menthe et mis un coup de déodorant pour effacer en parti mon odeur de clope qui est désagréable pour les non fumeurs.

On sonna à la porte. Je passai de nouveau ma main dans mes cheveux et allai ouvrir. L'heure de vérité était arrivée. Je poussai la poignet et ouvris la porte. Je découvris alors la belle Cynthia et la laissai entrer accompagné par un grand sourire chaleureux.

- Cynthia, je suis tellement ravi de te voir! Viens rentre, fait comme chez toi!

Elle était à désormais l'intérieur mais je la voyais qui était toute timide. Elle était droite mais tenait son sac à deux mains devant ses jambes. Tellement mignonne... Je lui fis enlever son manteau et le posai sur le porte-manteau. Je lui proposai ensuite de s'asseoir sur le sofa et de boire quelque chose avant de commencer la séance.

- Tu veux quelque chose d'alcoolisé ou tu préfères quelque chose de soft?

Je commençai à me diriger vers la cuisine ouverte où nous pouvions parler. Elle avait juste à tourner la tête à gauche pour me voir. Du moins, si elle en avait envie... Je sortis alors deux verres et un plateau où je posai les deux récipients dessus. Je sortis également des glaçons que j'entreposai dans un bol avec une pince pour les attraper. Je décidai de prendre un Whisky. Je versai alors le liquide dans mon verre et rajoutai donc des glaçons à l'intérieur pendant que la belle faisait son choix.

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MessageSujet: Re: Juste un cours de piano? [Pv: Oliver Smith]   Sam 4 Nov - 17:52



Juste un cours de piano?
Avec Oliver Smith


A nice chat

Un sourire radieux était apparu sur le visage d'Oliver lorsqu'il m'accueillit. Ravi de me voir, il me fit entrer, tout en me demandant de faire comme chez-moi. Mais, immobile dans l’entrée, je restai craintive durant plusieurs secondes. Ce n'était pas un problème venant d'Oliver Smith, mais bien de Cynthia Holloway. J'étais juste toujours aussi effrayée qu'à mon départ, me rendant incapable de connaître la façon dont j'étais censée réagir. Tout ce que je parvins à faire ne fut que de resserrer mon emprise sur la lanière de mon sac, tenu devant moi.

Après qu'il m'eut aidée à ôter mon manteau, mon professeur m’invita à m'asseoir sur le sofa situé dans le salon, me permettant de savoir où aller. Je lui en fus reconnaissante. Combien de temps aurais-je pu rester bloquée dans l'entrée s'il ne l'avait pas fait? Not kidding. Une fois assise, les couleurs blanches et taupes des murs de l’appartement me parurent plus visibles, ressortant la luminosité de celui-ci. Tout dans le lieu, du carrelage blanc jusqu'au sofa sur lequel j'étais installée respirait la modernité. On ne lésinait probablement pas sur les dépenses… Cela ne fit qu'accentuer le contraste que j'avais observé entre les quartiers d’Elysian Fields. Pour être franche, c'était une chose qui m'amusait. Cette ville avait bien plus de travers que ce que l'on pensait. Et certainement bien plus que je ne le pensais moi-même. Peut-être aurais-je ri si je m’étais trouvée seule.

Oliver me sortit de mes pensées en me demandant si je préférais une boisson alcoolisée ou non. Je tournai la tête vers lui. Il était déjà entré dans sa cuisine. Je pouvais néanmoins le voir derrière le bar de celle-ci.

- Hmm… Je n'ai pas… De préférence…


Ou traduction: « Je n'en ai aucune idée. Que suis-je supposée choisir? » J'en étais à penser qu'il choisisse à ma place. Mais voyant qu'il se servait un verre:

- Je prendrai la même chose.

Tandis que je répondais, mon hôte avait disposé son verre et le mien sur un plateau. Il revint, et posa celui-ci sur la table basse devant le divan. Puis il s'installa à son tour et me tendit ma boisson. Whisky. Si par malheur “Auntie Agatha” avait vu cette scène, ses yeux se seraient certainement écarquillés avant qu'elle ne m'ordonne de poser « cette cochonnerie » immédiatement. Dire que ma tante vouait une haine féroce envers l'alcool en général aurait été un euphémisme. Je n'en ai jamais su la raison cependant… But I digress ! Les petites histoires familiales n'étaient pas le sujet ici.

Je remerciai le jeune homme, et nous trinquâmes à mon premier cours. Je pris ensuite une gorgée de ma boisson. Not bad. Il me demanda alors si ma matinée de travail s'était bien passée.

- Hmm… Oui, plutôt!

Je m'arrêtai un instant, cherchant mes mots. Sans-doute valait-il mieux lui donner un peu plus de détails.

- Enfin… Malgré le monde dû au samedi. Mais comme ce n'est pas une journée très longue, ça compense!

Je lui souris, avant de fixer mon verre. Ses yeux clairs lui donnaient un regard… Particulier. On aurait dit que tout pouvait se refléter à l'intérieur. C'était troublant. Fascinant, mais troublant. Je bus une nouvelle fois, avant de poser l'alcool sur le plateau. La leçon de piano allait certainement bientôt débuter.

[HJ: j'ai eu la permission de la joueuse d'Oliver pour écrire les actions qu'il a ici]


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MessageSujet: Re: Juste un cours de piano? [Pv: Oliver Smith]   Mer 27 Déc - 2:50

Juste un cours de piano?


“Je l'aurai un jour, je l'aurai!” (le gars dans la pub de la MAAF)



 
La jeune femme, après un moment d'hésitation me demanda le même rafraîchissement que moi. Étonnant. Je ne pensais pas qu'elle était du genre à boire ce genre d'alcool. Intéressant... Installé dans le canapé, verre à la main quand j'eus fini de la servir, la discussion ne s'emballait pas vraiment. Cynthia n'avait pas l'air très engageante et était plutôt stressée. Je pris donc les devants et pris la parole pour éviter le plus possible de blanc. Je veux qu'elle garde un bon souvenir de cette journée en ma compagnie après tout!

- Dis-moi Cynthia, parle-moi un peu de toi... Tu as un endroit préféré dans cette ville? Je me suis installé ici il n'y a que quelques mois maintenant. Tu y habites depuis longtemps toi? Si oui je me disais qu'on pourrait faire un tour dans la ville un jour si ça te dit comme je ne la connais pas encore très bien.

Je lui offris un magnifique sourire de socialisation. Cette idée me plaisait beaucoup de faire une sortie avec elle je l'avoue. Je tentai de nouvelles approches par-ci par-là lorsque j'en avais l'occasion pour la connaître un peu mieux. Je voulais en savoir un peu plus sur ses hobbies et ses passions et me faire une idée un peu plus concrète de la jeune femme. Le temps tournait et nos verres se vidaient mais nous n'avions encore rien joué. Je posai mon verre à whisky sur le plateau et me levai du sofa. La belle finit également son verre et le déposa au même endroit que le mien. Je lui tendis ma main pour l'extirper du canapé à son tour. Elle plaça sa main timidement dans la mienne et se mit sur ses deux pieds en me remerciant. Son doux sourire me faisait faire la même action. Je la guidai jusqu'à la salle où mon piano était disposé. Un magnifique Yamaha en bois blanc, peint et verni en noir. Un véritable petit bijou en matière d'instrument. Mes parents me l'avaient offert en même temps que mon installation à Elysian Fields dans mon appartement. La pièce où nous nous trouvions désormais était entièrement insonorisée. Dans cet endroit, je pouvais me libérer, me laisser aller totalement sans m'inquiéter de qui que ce soit dans le bâtiment. Je pouvais jouer passionnément ce que j'aimais sans jugement et je comptais faire découvrir cela à Cynthia. J'apprécie beaucoup cette salle parce qu'en plus d'être insonorisée, elle est très spacieuse, lumineuse et dotée d'un parquet flottant contrastant avec la carrelage froid du salon.

Une fois mon invitée entrée, je fermai  la porte pour ne pas déranger la sonorité. Je lui indiquai qu'elle pouvait s'asseoir sur le tabouret devant le piano où je la rejoins pour me mettre à ses côtés. Elle plaça nerveusement et tout en délicatesse ses doigts longs et fins sur le clavier.

- Pour commencer, fait moi confiance. Détend-toi et ne pense qu’à la musique. Imagine que je ne suis pas là et qu’il y a seulement le piano et toi dans la pièce.

Je ne fis plus aucun bruit le temps qu’elle se concentre sur l’instrument. Je la vis se détendre petit à petit. Le mur commençait à se fissurer. Un sourire que je ne pus retenir se forma légèrement sur mon visage dès que je m’en fus aperçu. Je repris la parole au moment où je la sentis prête.

- Surtout ne panique pas je vais juste poser mes mains sur les tiennes pour te montrer les notes à jouer. Tu as juste besoin de te concentrer et de te laisser guider. Surtout n’oublie pas, l’erreur est humaine. Donc si tu fais une faute tu n’as pas à avoir peur ou honte. Je ne compte même plus le nombre de fois que ça m’arrive…

Elle me fit un petit mouvement de tête pour montrer son approbation et je posai donc mes mains sur les siennes. Étonnamment, ces dernières avaient une température qui contrastait avec celle des miennes. La fraîcheur de celles-ci me donnaient envie de les réchauffer comme la dernière fois que je l’ai vu à la bibliothèque. En faisant attention à ne pas lui faire mal, je me mis à guider ses mains le long du clavier. Une fois que nous eûmes fini de jouer je lui fis répéter des petites parties du morceau l'une après l’autre. Je la corrigeai dès qu’elle faisait une fausse note mais je n’haussais jamais le ton. Je remarquai également qu’elle était dans une position pour jouer qui exprimait haut et fort qu’elle ne possédait pas de confiance en elle.

- Fait attention à ta posture aussi. Tu ne t’en rends sûrement pas compte mais tu renvoies une image négative de toi-même. Alors que si tu te redresses un peu… Tout de suite tout le monde peut admirer ton magnifique visage.

J’avais glissé ma main dans son dos pour qu’elle se redresse et qu’elle se tienne dans la position idéale. Je lui offris un doux sourire juste après ma phrase.

- Dans ce monde la posture joue beaucoup sur la qualité de la musique qu'on produit. Plus nous sommes détendus meilleur sera le son. L'apparence compte peu sinon car ce que tu vas montrer au public sera ce que tu as au fond de toi transformé en musique.

J'enlevai ma main de son dos doucement en la faisant glisser le long de sa colonne vertébrale. Je la laissai rejouer et elle était parfaite. Aucune fausse note, une posture magnifique, une tenue qui lui allait à ravir et son joli minois pour agrémenter le tout, elle était juste sublime. Je lui pris une de ses mains et la regardai avec attention avant de reposer mes yeux dans les siens.

- Ah... Vraiment. Tu as des mains magnifiques... Tu te débrouilles vraiment bien! Quand tu suis mes conseils ta beauté en est décuplée. Pour une première performance c'est super! Après si tu veux, je peux te montrer quelques accords de base.

Elle acquiesça et je me mis donc à jouer quelques bases. Elle recopia mes mouvements à la perfection. Elle était une très bonne élève et lui faire apprendre était donc très facile et plaisant. Je lui souris de nombreuses fois et la félicitai pour lui dire que c'était parfait. Je lui proposai de lui faire une démonstration d'un des morceaux que je joue parfois au conservatoire. Elle répondit à l'affirmative. Je me réinstallai correctement et fis craquer mes doigts suite à sa réponse. Je posai mes doigts sur le clavier et me mis à jouer mon morceau à la perfection. J'étais fier comme un paon et aucune fausse note n'était la bienvenue, surtout au vu de qui était mon public. Je terminai mon morceau et attendis sa réaction que je qualifierais d'adorable. Je lui proposai donc de nous poser dans le sofa qui était collé au mur de la salle pour reposer nos dos en s'affalant dedans.


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MessageSujet: Re: Juste un cours de piano? [Pv: Oliver Smith]   Mer 3 Jan - 2:53



Juste un cours de piano?
Avec Oliver Smith


Que le cours commence!

Le jeune homme sourit, et dit vouloir en savoir plus sur moi. L'espace d'un court instant, je crus qu'il souhaiterait que je lui parle de ma famille ou de ma vie dans ses grandes lignes. Mais il n'en était rien. Thanksfully. Avais-je un endroit préféré en ville ? Lui n'était arrivé que quelques mois auparavant, alors il demanda également si je vivais à Elysian Fields depuis longtemps. Il me proposa de faire un tour en ville ensemble un jour si c'était le cas. Je rassemblai mes mots.

- Well… J'ai peut-être un ou deux endroits que j'apprécie. Hmm… Je vais bientôt passer ma troisième année ici, et oui pourquoi pas ? Mais ça risque d'être compliqué avec mon travail…

Nous discutâmes quelques minutes supplémentaires, et Oliver me posa des question sur mes passions. Je lui parlai vaguement de mon goût pour le dessin, mais ne développai pas beaucoup. Je n'avais pas très envie de l'entendre me demander de lui montrer mes croquis… Il se leva et me tendit la main, voulant m'aider à me lever à mon tour. J'hésitai, ma main fut suspendue quelques secondes au dessus de la sienne. Finalement, je la posai timidement dans sa paume, et le remerciai d'un sourire.

Il me guida ensuite jusqu'à sa salle de musique. Aucun résonance n'en sortait. C'était assez curieux. Inhabituel. Entendre sa voix aussi faiblement donne un ressenti étrange. Mon attention se porta alors sur le piano, placé au centre de la pièce. Noir, luisant au point que son reflet y était perceptible, le couvercle ouvert de sorte à ce que l'on puisse en voir l'intérieur… Il était magnifique.

Je fus invitée à m'asseoir sur le tabouret en face du clavier. Pendant ce temps, mon professeur fermait la porte. Une fois devant elles, j'effleurai les touches de l'instrument. On semblait en prendre soin. Oliver s'installa à côté de moi. Je pris une profonde inspiration, et mes doigts se posèrent enfin sur le clavier tandis que j'écoutais ses conseils. Mon corps, encore crispé par ma nervosité, se détendit progressivement. Le jeune homme se faisait rassurant, et me prévint qu'il allait placer ses mains sur les miennes dans le but de me montrer les notes à jouer. J’acquiesçai, mais restais silencieuse, focalisée sur ce qu'il m'apprenait. Ses mains étaient, pour la seconde fois depuis notre première rencontre, plus chaudes que les miennes. Ce n'était pas une sensation désagréable. Néanmoins, je ressentais ce contact comme un geste étrange. Je n'y étais pas habituée. On répéta ensemble plusieurs fois les notes qu'il me montrait, jusqu'à ce que je parvienne seule à les jouer. Je me rendis compte que j'aimais toujours autant apprendre.

Ma posture voûtée fut remarquée par le pianiste. J'étais penchée plus que nécessaire sur l'instrument lorsque je jouais. Il me le fit remarquer, et m'expliqua que la posture que j'avais renvoyait une image négative de moi-même. La musique était bien différente du dessin. En dessin, il n'est pas nécessaire de se découvrir aux yeux de tous pour réaliser ce que l'on veut. Mais pour jouer d'un instrument, le reflet que l'on avait de soi, et la façon dont on le montrait, étaient visiblement aussi importants que la mélodie elle-même. Si le jeune homme y ajouta un compliment sur mon visage « magnifique », je ne relevai pas. Je sentis sa main se placer dans mon dos, me poussant à me tenir droite. Puis il m'expliqua que la posture jouait un rôle aussi primordial que l'instrument. Ce que je jouerai serait donc ce qui était au fond de moi, transformé en un air. Il retira alors doucement sa main, et me laissa réessayer. Le rendu n'était pas mal. J'y arrivais même plutôt bien. No ?

Lorsque j'eus terminé, les yeux d'Oliver croisèrent de nouveau les miens. Je les détournai presque immédiatement. D'ordinaire, je n'étais pas très à l'aise quand il s'agissait de regarder quelqu'un dans les yeux. Mais le regarder dans les yeux était encore plus troublant que d'ordinaire. Pourquoi ? Était-ce à cause de leur couleur particulière ? Peut-être… Mais était-ce la seule raison ?

Après avoir complimenté mes mains, il le fit sur ma façon de jouer. Mais la manière qu'il avait à ajouter des compliments sur mon physique - comme il le faisait depuis le début – rendait ses éloges… Je ne sais pas… Ils ne sonnaient pas faux mais… Exagérés ? Excessifs ? Cela me mettait mal à l'aise. Qu'il me propose de me montrer des accords de base me permit de passer outre. Ou de détourner mon attention du moins. J'acceptai d'un hochement de tête, puis suivis soigneusement chacun de ses mouvements. Je les reproduisis le plus sérieusement possible. Il me félicita une nouvelle fois. Mais le compliment d'Oliver était différent cette fois-ci. Il avait été sincère, sans ajouts. Je n'avais perçus aucune exagération dans son propos. A genuine compliment… Je répondis à son sourire. Il me proposa alors de jouer une démonstration.

- … Oui, vas-y !

Il craqua ses doigts, avant de commencer son morceau. J'avais fermé les yeux et écoutais sa mélodie. Les notes, légères, aériennes, s'enchaînaient avec dextérité sur chacune des touches du clavier. Le morceau était superbe. Lorsqu'il eut fini, je le fixai, impressionnée.

- Ton morceau était… Magnifique.


Le jeune homme m'offrit alors de nous asseoir dans le sofa situé dans un coin de la pièce, afin de reposer nos dos. Il est vrai qu'être obligé de maintenir son dos droit durant plusieurs minutes est fatiguant. J'acceptai.

Nous nous installâmes tranquillement dans le canapé, moelleux et confortable. Soudain, une boule de poil sauta de l'arrière de celui-ci. L'animal, une fois à terre, me toisa de ses yeux jaunes.

- … Salut toi. Dis-je tout en observant le félin.

Il s'agissait d'un chat, au pelage roux possédant quelques rayures, et au regard semblant me juger ou me mépriser. « C'est qui elle ? » avait-il l'air de demander à son maître. Twinkle se serait simplement cachée sous un meuble.

- Je ne pensais pas que… Tu avais un chat. Commençai-je. Euh… Mais je ne vois rien de mal là-dedans ! J'en ai un aussi…

Un point commun auquel je ne me serai jamais attendu. Amusant, bien que l'animal ne semble pas m'apprécier.


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MessageSujet: Re: Juste un cours de piano? [Pv: Oliver Smith]   Ven 26 Jan - 0:32

Juste un cours de piano?


“Je l'aurai un jour, je l'aurai!” (le gars dans la pub de la MAAF)



 Chacun de mes mouvements pour m’approcher de la belle se solda par un échec. Elle n’avait pas l’air réceptive à mes contacts. La musique oui mais pas moi. Je continuais de sourire mais à l’intérieur je serrais les dents. Je devais bien me douter vu son comportement mais plus c’est difficile plus l’enjeu est de taille et la récompense est précieuse. Une fois que j’eus fini de jouer au piano sur lequel j’avais pratiqué ma partition digne de mon niveau de pianiste je la vis rouvrir les yeux. Elle complimenta ma musique comme étant magnifique. C’est tout ? Rien de plus ? Je me dis qu’au moins elle a l’air vraiment touchée mais je m’attendais à plus de réactions… Pourtant ce morceau d’habitude les « émeut », elles trouvent que c’est « super beau » et me demande comment je fais pour jouer comme ça. Mais peu importe, je savais très bien que Cynthia n’était pas de ce genre là. C’est sûr que contrairement à Mike qui s’en fiche royalement quand on se voit de la musique, elle au moins s’intéresse un minimum à ce milieu. Et contrairement à Chelsea elle est moins… démonstrative de ses sentiments ? Oui c’est peu de le dire. Chelsea est une vraie pile électrique. Elles sont toutes les deux le jour et la nuit. Mais bon un peu de changement ne fait pas de mal.

Assis sur le canapé cette fois-ci, j’allais lui poser quelques questions quand Bach sortit de sa cachette. Apparemment il s’était engouffré dans la salle avant que je ne la ferme. Il vint à notre rencontre et me regarda comme s’il me demanda qui c’était cette fois. « Encore une hystérique ? » Il se rapprocha de la jeune femme et vis qu’au contraire elle était loin de cet état d’esprit. Il sauta sur le canapé et se posa sur ses jambes.

- Mais qu’est-ce que tu fais là toi ?

- Salut toi.

Elle le caressa avec douceur et délicatesse, comme si elle avait peur de lui faire mal. Il n’y a pas à dire, elle est complètement différente de Chelsea. Cette dernière qui lorsqu'elle voit mon chat n’arrête pas de le couvrir de câlins et de bisous. Depuis, dès qu’elle pose un pied chez moi, Bach use de nombreux stratagèmes pour ne pas qu’elle ne le trouve. Jamais il n’irait se loger sur ses jambes à elle. Cynthia me sortit de mes pensées en me faisant remarquer qu’elle n’était pas au courant que j’avais un chat. Elle m’annonça alors qu’elle aussi. Je n’allais pas lui dire que je ne lui en avais pas parlé parce que j’étais plus occupé à en savoir plus sur elle pour la faire tomber dans mes bras que de lui parler de mon chat.

- Et bien oui, je te présente Bach. Cette petite boule de poils me suit depuis 3 ans déjà ! Et le tien il s’appelle comment ? C’est une femelle ou un mâle ? Vu que je n’ai eu que Bach comme chat dans ma vie, je me demande quel caractère ont les autres…

Je me rapprochai d'elle en passant mon bras derrière elle en le laissant sur le haut du canapé. Je caressai mon chat en souriant chaleureusement à celui-ci ainsi qu'à la belle Cynthia. Bach se mit à ronronner sur l'instant qu'il sentit mes doigts glisser contre son poil soyeux. Il semblait à l'aise et tranquille. Il avait bien de la chance de recevoir autant d'attention de sa part. Moi j'avais juste eu le droit comme réponse à une de mes questions sur un de ses endroits préférés un "oui". Oui j'étais jaloux de mon chat et oui je rageais. Un problème?

- Il a l'air de s'être habituer à toi, il t'a tout de suite adoptée.

Après tout avec elle, il peut dormir sur ses deux oreilles sans risque d'attaque surprise de la part de l'un de nous deux. J'avais d'ailleurs bien évidemment omis de lui parler du fait que Bach d'habitude dans des filles venant chez moi ne reste pas dans la pièce pour ne pas la faire fuir. Je ne voulais pas qu'elle pense qu'elle en était une parmi les autres. Oh que non elle ne leurs ressemble pas du tout. Même si elle est aussi belle voir plus que celles-ci... Pendant que nous étions en train de caresser Bach elle me parla de son animal de compagnie. Je pouvais voir à quel point elle adorait son chat, combien elle tenait à elle et leur relation fusionnelle. Oui, elle car Cynthia m'avait informé qu'elle avait adopté une femelle. Elle m'expliqua de nombreuses choses sur son animal, ce qui me permit d'en savoir plus sur le caractère de son chat mais aussi sur elle. Comme on dit, l'animal ressemble à son maître. Je ne m'étalerai pas sur le sujet Bach/Oliver... Alors qu'elle avait penché la tête en avant pour regarder Bach, en la relevant des mèches impertinentes se mirent à cacher son beau visage.

- Tu me permets?

J'approchai ma main de ses cheveux en me penchant légèrement vers elle. Je plaçai ensuite sa mèche derrière son oreille et lui offris mon plus beau sourire. Mes doigts glissèrent le long de sa joue. Un contact entre ma peau et la sienne. Comme je l'avais prédit, sa peau était magnifique et sans imperfection. Je ne bougeais pas le temps de quelques secondes pour plonger mon regard azur dans ses prunelles marrons.

- C'est bien ce que je me disais, ça le confirme. Tu as de beaux yeux Cynthia, tu devrais regarder les gens dans les yeux plus souvent tu verrais qu'il en existe des couleurs par centaines. Et puis cacher ces trésors est un crime à ce niveau-là. Tu devrais montrer fièrement ta beauté au lieu de rester aussi discrète.

Je continuais de lui sourire. Le jeu était bel et bien lancé et j'espérais enfin avoir des réactions. Visiblement le rouge commençait à apparaître sur ses pommettes. Il était temps! Je commençais à ne plus avoir d'espoir. Mais ça y étais, je réussissais à la chambouler car je continuais de la complimenter sur plusieurs points, ce n'étais plus qu'une question de temps. Le piège se refermait...

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MessageSujet: Re: Juste un cours de piano? [Pv: Oliver Smith]   Ven 2 Fév - 19:45



Juste un cours de piano?
Avec Oliver Smith


... Qu'aurais-je dû faire?

Le son du crayon griffonnant des boucles sur le papier me détendit. J'étais rentrée depuis peu, et déjà tout ce que je voulais, c'était m'occuper l'esprit et penser à autre chose. Mais en avoir la volonté ne suffisait pas. Ou, ironiquement, suffisait à me remémorer les événements. Sad isn't it ?

Que le chat d'Oliver décide finalement de s'installer sur mes genoux me surprit. J'avais pourtant cru que ma présence le dérangeait. M'étais-je trompée après tout ? Ma main passa lentement entre ses poils. Son pelage était très doux. Bach – car c'est ainsi que son propriétaire le présenta – semblait mener une vie plutôt agréable. J'appris également que son âge était aux alentours de trois ans. C'est-à-dire presque un an de plus que Twinkle, bien que son âge précis soit incertain, étant un animal trouvé elle aussi. Mais je considérais son anniversaire en Mai, mois où je l'avais « rencontrée » si l'on peut dire…

Le jeune homme voulut d'ailleurs en savoir plus sur elle. Il se demandait quel caractère pouvaient avoir les autres chats que le sien, qui ronronna lorsqu'il commença à le caresser. Il sourit. Son animal m'avait visiblement adoptée. Amusant, si l'on considère que les animaux en général ne m'avaient pas appréciée durant un long moment (cf. 11ème post de « Un chien perdu »). Un rire léger s'échappa.

- It seems… Pour répondre à ta question, Twinkle est une femelle. Et… Elle est ce qu'on pourrait qualifier de… Craintive ?

Je m'interrompis quelques secondes, avant de reprendre :

- … Peut-être que… C'est qu'elle a peur de s'attacher. Ou peut-être que c'est de l'inquiétude que cause l'attachement… De la souffrance qui en découle… Non. Un chat ne peut pas craindre ce genre de chose. Excuse-moi.

Ma main appuyait si fort sur le crayon que la feuille sur laquelle je « dessinais » se troua. Comment avais-je pu lui révéler l'une de mes peurs aussi simplement ? Et s'il avait été capable de voir au travers du prétexte qu'était Twinkle ? Je quittai mon bureau, et m'écroulai sur mon lit. Oui, je crains de m'attacher aux autres. Parce que je ne supporte pas l'inquiétude constante que je ressens pour mes proches. « Je ne peux pas dire ça, je lui briserai le cœur… » « Agatha n'est pas encore rentrée. Lui est-il arrivé quelque chose ? » « Pourquoi suis-je incapable de l'aider ? » Si je n'avais pas d'attaches, ma vie serait plus simple. Haïr le monde entier serait plus simple. Mais l'attachement ne se choisit pas. Et j'ai beau essayer, essayer de ne pas aller plus loin que l'estime ou la sympathie… J'en suis incapable.

Je levai la tête de Bach. Oliver s'était rapproché.

- Tu me permets ? Dit-il avant de mettre l'une des mèches tombée devant mes yeux derrière mon oreille.

Je détournai rapidement mon regard du sien. Je n'étais plus en mesure de le maintenir. Si je suis parfois capable de deviner ou de présumer le ressenti des autres au travers de leurs yeux, l'inverse est vrai aussi. Et j'étais troublée. Pour commencer, par ce que je lui avait dit, ensuite par ce qu'il avait fait. Au moment où ses doigts touchèrent ma joue, je n'avais pas bougé. Mais mon pouls s'était soudainement accéléré. Et son compliment sur mes yeux n'arrangea en rien ma situation.

- Tu devrais regarder les gens dans les yeux plus souvent tu verrais qu'il existe des couleurs par centaines.

Peut-être, mais comprendre les émotions de certains par ce biais était une raison suffisante pour ne pas le faire.

- Et puis cacher ces trésors est un crime à ce niveau-là. Tu devrais montrer fièrement ta beauté au lieu de rester aussi discrète.

Mon visage se tourna brusquement vers lui. Je voulus répondre quelque chose, mais aucun mot ne sortit. Je ne savais pas quoi dire.

L'espace d'un instant, la carapace s'était brisée.

Cela me déstabilisa. Ce n'était pas arrivé depuis longtemps. Pourtant, j'étais presque sûre que si cette phrase avait été employée par quelqu'un d'autre, rien ne se serait produit. J'en perdis mes repères. J'étais paniquée. Alors c'est peut-être le besoin d'être à nouveau protégée par les murs que je m'étais construite qui me poussa à agir de la façon dont je le fis.

… Alors qu'il continuait de me complimenter et que le rouge commençait à me monter aux joues, je l'interrompis soudainement, d'une voix sonnant plus distante que je ne l'aurais souhaité:

- … Peux-tu… Arrêter s'il-te-plaît ?

« Es-tu vraiment incapable de penser à autre chose ? » me dis-je en me redressant et m'asseyant sur le matelas. Couldn't my mind leave me alone ? Just this time ? … Je me souvenais encore très précisément de ce que j'avais dit ensuite.

- Qu'est-ce que tu veux ? Vraiment ?

Oliver n'avais pas pu faire tout cela sans but. J'avais éventuellement une idée de celui-ci aux vues de mes observations précédentes. Non. Je connaissais déjà une partie de la réponse en vérité. Mais j'avais eu, un instant, la présomption de penser que je devais l'entendre.

- … Oublies ça. C'était stupide.

Après avoir poussé son chat, je m'étais levée du canapé. « Forgive me »

- Je rentre. Oliver… Tu…

Tu n'es pas le problème. C'est moi. Je suis désolée de m'être comportée aussi froidement avec toi par moments. J'espère que tu me pardonneras…

- … Tu n'as pas besoin de me raccompagner ne t'inquiètes pas !

… Je n'avais pas su exprimer ce que je souhaitais. Et j'étais partie. Comment avais-je pu lui dire ça ? Comment avais-je pu le traiter ainsi ? Il devait me détester…

Je pris le coussin posé sur mon lit dans mes bras. Je n'aurais jamais l'occasion de pouvoir m'excuser. Moi qui ne voulait pas avoir d'inquiétude supplémentaire, c'était raté. Haha… Quelle ironie.


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MessageSujet: Re: Juste un cours de piano? [Pv: Oliver Smith]   Mar 6 Fév - 14:17

Juste un cours de piano?


“Je l'aurai un jour, je l'aurai!” (le gars dans la pub de la MAAF)



Que venait-il de se passer ? Je n’avais pas eu le temps de comprendre ce qui venait de m’arriver que mon invitée avait déjà disparu. Moi, Oliver Smith je venais de me prendre un énorme râteau ? De toute ma vie ce n’était jamais arrivé. Je restai bouche bée. Et moi qui pensais qu’elle était en train de tomber dans mes filets. Mais quel abruti ! Apparemment la brebis était un bélier et ses cornes firent mal à mon ego.

Avant de s’évaporer, la jeune femme m’avait expliqué le comportement de son animal de compagnie. Sa description me faisait vaguement penser à sa maîtresse. Après tout nous disons bien que l’animal ressemble à son maître. Pour le coup ça marche très bien. Elle s’excusa d’avoir dérivé mais je lui souris en lui disant que ce n’était rien et qu’elle n’avait pas besoin de le faire. Puis, arriva le moment où tout bascula. J’avais essayé des rapprochements mais mal à l’aise et plus gênée que embarrassée, Cynthia se fit distante. Sa voix se fit dure, froide et me demanda d’arrêter. Très vite refroidit je fis un mouvement de recul. Je m’attendais à tout sauf à ça. Elles finissent toutes par dire oui pourtant… Elles se laissent désirer puis après elles se lâchent. Qu’avais-je loupé pour que ça ne fonctionne pas aujourd’hui ? Je ne comprends pas…

Soudain elle me questionna sur mes réelles intentions et entre nous je n’allais pas lui dire d’un coup « Moi ? Oh rien du tout à part coucher avec toi parce que tu à l’air d’avoir un super corps et que tu es mignonne. Tu viens dans ma chambre ? » avec un grand sourire. Il faut savoir mettre les formes tout de même ! Même si au final ça revient au même… J’ouvris donc ma bouche pour répondre mais je n’eus pas le temps qu’elle me dit d’oublier ce qu’elle venait de dire. Je dois dire que ça m’arrangeais particulièrement. Je m’accrochai alors fortement à la perche qu’elle venait de me tendre. Oui, ce n’est pas moi qui vais cracher dessus. Je pensais alors que c’était bon, c’était passé mais… GROSSIÈRE ERREUR ! Alors que j’avais avancé légèrement vers elle sur le canapé elle souleva Bach et se leva. Je me demandais ce qu’elle faisait et je compris très rapidement lorsqu’elle m’annonça qu’elle partait. Je bafouillai quelques mots incompréhensible avant de prononcer des mots normalement.

- Mais comment ça ? Déjà ? Mais tu es là depuis peu de temps ! Tu ne veux pas que je te raccompagne au moins ?

Elle me déclara que je n’avais pas besoin de la raccompagner. Même cette petite action ne lui convenait pas. C’était bel et bien un vent que je venais de me prendre de plein fouet. Déstabilisé je ne pouvais rien faire d’autre que de rester sur le sofa.

- Mais. Bon et bien à bientôt ?

Elle partit sans un mot de plus. Je regardai Bach en quête d’une réponse mais je ne reçus qu’un simple regard de « What? » Après tout Monsieur dormait bien sur les jambes de Mademoiselle… Ce petit veinard. La dernière chose que j'avais pu entendre était la porte qui venait de se claquer après son départ. Je n'entendis rien de plus, comme si j'étais seul au monde, isolé de tous. Mon cœur se serra, mes mains se mirent à trembler et mes dents se serraient. Ce sentiment de défaite, de frustration, de déception et de colère en moi faisait un très mauvais mélange. Je regardai le canapé derrière moi, toujours debout. Je pris un coussin que je lançai sur la porte de la salle qu'elle avait refermée.

- C'EST TOUT ?! Tous ces efforts pour ça ?! Mais quelle perte de temps !

Moi qui m'imaginais déjà dans le lit avec elle dans les bras et bien je suis tombé de très haut… Tel Icare, je voulais toucher le soleil et je me suis brûlé. Maintenant je n'avais plus que ma frustration et mon énervement pour surmonter cette bourrasque que je venais de me prendre.

- Quand je pense que je l'ai fait passer avant quelqu'un d'autre aujourd'hui !

Je passai ma main dans mes cheveux pour me recoiffer. À force de m'agiter ma crinière avait pris le dessus et des mèches me tombaient sur le visage.

- Putain j'étais sûr de moi ! Qu'est-ce qui allait pas ?! D'habitude ça marche à tous les coups !

Je sortis de la salle avec Bach et claquai la porte. Je lançai un regard vers les verres et me dis que ce serait une mauvaise idée que je les lave maintenant ou même que je les range seulement au risque de les briser. Je filai dans ma chambre et donnai un coup de poing dans le mur en passant. Je regardai ma main, elle était rouge avec quelques petites égratignures. Fuck. Je m'effondrai sur mon lit et tapai mon oreiller pour faire sortir ma colère. Il fallait que j'extériorise mais il fallait également que j'en parle au moins à quelqu'un. J'attrapai mon téléphone et appelai la première personne qui me passai par l'esprit. Felix, mon meilleur ami.

- Mec. Faut qu'on se voit c'est urgent… Je t'expliquerai quand tu seras là.

Il accepta et nous nous retrouvâmes à notre « QG », le smoothie bar.

//Fin du rp//

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Juste un cours de piano? [Pv: Oliver Smith]
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