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 "Encore toi..." - PV Judi

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Daisy M. Valentine

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MessageSujet: "Encore toi..." - PV Judi   Sam 26 Aoû - 1:28

"Encore toi..."

A moitié endormie sur son bureau, un article presque terminé, Daisy essayait tant bien que mal de garder ses paupières ouvertes. Il était neuf heures du matin et le Crimson Post était, comme d’habitude, frénétique. Les téléphones ne cessaient de sonner, la pièce était un immense brouhaha. Soudain, une voix familière surgit derrière la rouquine qui ne put s’empêcher de sursauter. Vitellius, rédactrice en chef, l’appelait à son bureau.

Daisy se dépêcha avant d’entrer et fit un petit sourire forcé, essayant de cacher sa fatigue ; Vitellius était une brillante patronne… mais quand même un peu tyrannique. Il fallait être en forme et prêt pour l’action tout le temps. Vraiment, absolument tout le temps.

— Daisy ! Tu es folle, tu es déterminée, tu es parfaite pour ça.

La jeune femme fronça les sourcils, se taisant pour attendre un peu plus d’explications. Vitellius se mit à soupirer en plaçant un dossier sur son bureau.

— Vers six heures du matin, la police a retrouvé cinq corps déchiquetés –

Déchiquetés ? Ce n’était pas son domaine, le gore. C’était celui de… oh non

— Apparemment, il s’agirait de yakuzas, vu les tatouages similaires. La police pensait à l’entreprise Sosei mais tu le sais bien, ils sont quelque peu intouchables. C’est là que tu entres en scène. Je veux que tu me cherches des liens, des choses en connexion avec cette fichue entreprise.

Daisy assimila la masse d’informations qu’elle recevait avant de racler sa gorge, un peu inquiète face à… quelque chose… ou quelqu’un plutôt.

— Je serai seule, pour ça ? demanda-t-elle avec de l’espoir.
— Bien sûr que non. Il y aura Chase, rétorqua la patronne avec évidence. Il s’occupe des affaires sanglantes, tu le sais quand même ! Vous serez en binôme et vous me ferez cet article à deux. Je sais que tu ne l’apprécies pas mais fais un effort.

Il y eut un petit silence durant lequel Daisy triait toutes ses piques. Il fallait bien faire le stock pour les envoyer à la face de son collègue… qu’elle n’arrivait pas à vraiment apprécier. C’était un très bon journaliste et la rouquine avait tendance à être trop compétitive pour sa santé mentale.

°°°

Il était là. En face. Avec son air arrogant (ou pas mais Daisy était parano avec Chase). L’américaine ne pouvait s’empêcher de lui lancer des regards noirs sur le côté tout en tenant son petit carnet entre les mains. Daisy notait les informations reçues par les experts médicaux.

Il fallait le dire, la scène de crime était désastreuse, horrifiante. Ils se trouvaient dans une chambre d’hôtel miteuse, presque peinte de rouge tant le sang était partout. Des cadavres (dont les membres semblaient manquants) se faisaient photographier par des spécialistes. Et l’odeur… l’odeur ! Quelle horreur !

— Pourquoi il faut que ce soit toi ? lança-t-elle soudainement à Chase. Tu es toujours dans les parages.

Daisy se redressa, essayant de paraître fière.

— Je suis sûre que j’ai noté plus de trucs que toi.

C’était enfantin, puéril mais la rouquine était… une gamine. Oui, oui. Détachant ses yeux de son visage, Daisy se mit à observer les alentours avant de fixer le cou tranché d’un des yakuzas qui était assez proche de leurs pieds. Tout en se baissant, la jeune femme remarqua quelque chose dans le cou. Bien heureusement, les journalistes devaient obligatoirement porter des gants et donc Daisy put se permettre d’approcher sa main.

Effectivement, il y avait bien quelque chose de coincé. Dégoûtée, et jugée par un expert médical qui la surveillait, Daisy plongea ses doigts dans le bain de sang avant de retirer une carte SD.

— Vous me donnez cette carte après, fit l’expert, méfiant.

Daisy hocha la tête avant de se tourner vers Chase, lui pointant la carte.

— Tu crois que ça signifie quoi ? Un message ?

… Elle, demander un « conseil » à son pire ennemi… du jamais vu !

ft. Judi

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Judicaël Chase

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MessageSujet: Re: "Encore toi..." - PV Judi   Sam 26 Aoû - 3:15

Plusieurs jours après les premiers meurtres de Judicaël Chase.

Il avait rêvé du voisin de palier et d'autres choses tout à fait agréables, ce qui fit qu'il se réveilla de bonne humeur. Il partit se doucher à l'eau froide parce qu'il faisait déjà chaud et qu'il en avait besoin. Un petit-déjeuner léger à base de fruits et d'un croissant, sans oublier le thé, fut tout à fait plaisant et il était prêt pour une nouvelle journée de travail.
L'avantage de son boulot était qu'il n'avait pas besoin de se déplacer jusqu'à un bureau; il devait juste tenir un blog et les patrons lui avaient dit qu'il faisait comme il voulait, du moment qu'il y avait du résultat: ils n'avaient pas été déçus donc il ne passait que rarement dans les bureaux du journal, il n'en avait pas besoin. C'était d'ailleurs quelque chose de bien qu'il ne passât quasiment jamais car ses collègues ne l'appréciaient pas trop: bordel, déjà qu'il avait un air flippant, les sourcils peut-être ou sa carrure imposante, tout le monde savait que les scènes de crime et le sang n'avaient jamais été quelque chose de bien choquant pour lui. On aurait dit qu'il était toujours dans son élément et qu'il appréciait pleinement la vue. Il avait une petite réputation de psychopathe, dans le sens populaire du terme, bien sûr, et non médical. Ils ignoraient tellement à quel point ils avaient raison.

Il reçut un appel, on lui exposa vite fait ce qu'il se tramait et il répondit tout simplement:


-Promis, vous aimerez l'article.

Daisy M. Valentine. Il n'avait jamais compris l'hostilité de la jeune femme et à dire vrai, il s'en fichait. Son côté psychologue avait décelé ou une forme de jalousie ou une forme d'esprit compétitif poussé; il avait relégué cette collègue au rang des personnes insignifiantes et stupides. Bien qu'il n'ignorait pas le fait qu'elle avait un physique agréable à regarder. Le problème c'était juste qu'il la trouvait absolument inintéressante. Une gamine.

****

Il avait les mains dans les poches, regardait la scène avec calme et sérénité, imaginant ce qui avait pu se passer avant de se faire interrompre dans le fil de ses pensées par la jeune femme. Ce à quoi il ne répondit rien. Lui, il avait déjà compris en observant les cadavres. Mais c'était de la triche: il était au courant pour la société Sosei, enfin presque et seulement sur certains points mais cela revenait à la même chose. Il savait un minimum. Du coup, il laissa sa collègue galérer et il sortira sa science après. Juste pour faire chier. Elle n'était pas dénuée de talent, sûrement, mais son comportement était stupide.

Il sourit quand elle posa sa question.


-Il existe diverses familles de yakuzas qui se disputent toujours les territoires.

Il désigna les cadavres.

-Je te présente des sbires des Taniguchi, reconnaissables de par ce tatouage représentant un dragon doré formant un huit couché; l'infini avec un dragon oriental. Ils n'ont pas beaucoup d'ennemis. A part des commerçants qu'ils rackettent sûrement et d'autres gangs...Je savais qu'ils étaient présents à San Francisco, New York et Chicago mais tout de même...Je viens de San Francisco et j'ai déjà eu à faire à eux alors...bref...Leurs ennemis les plus mortels sont les Akumu. Je le sais, j'ai déjà vu dans les journaux de l'époque qu'ils revendiquaient systématiquement leurs crimes envers eux en envoyant des messages aux journalistes.

Parce que les Akumu ne sont pas vraiment comme les autres. Judicaël savait que l'homme à leur tête était quelqu'un d'étrange et était le vrai chef de la société Sosei; il ne se cachait même pas quant à son nom, mais il disait toujours que c'était une famille ayant un nom similaire. Le souci étant que Akumu n'est pas un nom commun au Japon: Cauchemar...Qui irait s'appeler Cauchemar ?
A dire vrai, non, ce n'était pas tout à fait Akumu Seikyo, le grand patron, qui prétendait que le nom était le même mais qu'il n'avait rien à voir: c'était l'avocat de la société, un terrible avocat des plus effroyables et des plus efficaces. On le surnommait Monsieur Sociopathe et il portait le nom de Minami Kouta; la fanfiction étant une réalité alternative à celle-ci, rassurez-vous. BREF. Les Akumu et les Taniguchi se haïssaient. Point. Mais ce n'était pas eux qui avaient tué ces gens.


-Qui mettrait une carte SD dans la gorge d'un yakuza ? Si c'était un message, il y aurait d'autres manières de le faire, non ?

Il réfléchit. Ce n'était pas logique. C'était la même méthode que les Akumu: ils aimaient le sang, comme lui. Le massacre...
Il réfléchit à toutes les possibilités...

Une information à protéger ? Une attaque, les yakuzas se font prendre au piège, ils sont sûrs de mourir...ouais non...On cache pas ce genre de trucs sur un cadavre et dans un endroit pareil ! Donc ce n'est pas une information à protéger des Akumu.

Il arrivait parfois que la société Sosei lui demande quelques services, donc les Akumu, de manière indirecte. Il n'y avait qu'une possibilité: quelqu'un était venu les buter pour transmettre une information à la police en sachant qu'avec l'autopsie, les corps seraient examinés. C'était tout aussi tiré par les cheveux mais pas con: sous prétexte d'aller massacrer des Taniguchi, c'était en fait pour donner quelque chose aux flics. Mais quoi ? Et qui surtout...


-C'est un message. Pour les flics.

A 100% sûr.

Il arpenta la pièce, regardant chaque morceau.


-Tu vas rire, c'est une tronçonneuse qui a été utilisée.

Il souriait. Il savait qui avait fait cela. Il restait le pourquoi à découvrir...

Et il s'était révélé sur un truc: il avait des connaissances suffisantes de la rue lorsqu'il était à San Francisco pour en apprendre beaucoup sur une guerre entre deux familles yakuzas. Reste à savoir comment l'autre allait prendre la nouvelle. Mais avec quelques recherches simples: tout ce qui traînait autour de ces deux familles montrait clairement leur haine l'une envers l'autre.

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Daisy M. Valentine

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MessageSujet: Re: "Encore toi..." - PV Judi   Lun 28 Aoû - 16:52

"Encore toi..."

Daisy se demandait comment Chase pouvait être si calme devant de telles horreurs. Enfin, il s’occupait des trucs sanglants, il devait être habitué. Mais c’était tout de même assez déconcertant de voir quelqu’un peu affecté par ces atrocités. La carte SD entre ses doigts, Chase lui répondit avec un sourire – ce qui fit légèrement grimacer Daisy, qui eut une vague de honte pour lui avoir posé une question.

Alors, l’américaine l’écouta jusqu’au bout. Il lui présenta les cadavres avec une précision assez étrange et Daisy pencha la tête sur le côté, prête à lui demander comment il savait tout ça… et avant même de pouvoir ouvrir la bouche, comme s’il avait lu dans ses pensées, son partenaire lui répondit comment il savait tout ça.

Puis, son collègue termina par une question et Daisy réfléchit en fixant la carte.

— Je ne sais pas. C’est assez étrange, je l’avoue. Peut-être qu’ils voulaient quelqu’un le retrouve…

Un peu frustrée de ne pas pouvoir lire la carte tranquillement chez elle, Daisy tendit la carte à l’expert qui avait tendu sa main avec impatience. Les journalistes n’étaient pas supposés toucher à quoi que ce soit, c’était logique. Le fait qu’ils soient dans une scène de crime était plutôt nouveau pour Daisy.

Soudain, Chase parla. Un message pour les flics ? songea la rouquine en se relevant. Qu’auraient-ils à dire ? Peut-être une menace, qui sait… avant de pouvoir proposer sa théorie, le grand brun se mit à se déplacer dans la pièce, sous le regard moins compétitif de Daisy, à présent très curieuse.

— Une tronçonneuse ? fit Daisy avec un peu de dégoût. Quelle idée… je suppose que ça devait être un règlement de comptes ou quelque chose comme ça.

Daisy remarqua le sourire de Chase et haussa un sourcil, n’osant cependant pas demander ce qui se cachait derrière une telle expression. Il était assez étrange, après tout. Ils n’avaient jamais pu discuter convenablement et la rouquine n’en avait franchement pas très envie.

— Peut-être devrait-on récupérer la carte ? Si on peut, bien entendu…

La journaliste mit un temps de pause pour réfléchir avant de se tourner vers son collègue.

— Vu que tu as l’air de bien t’y connaître… qui serait l’auteur de ces meurtres, selon toi ? Je pencherai pour les Akumu mais ce serait trop facile…  

Si c'était les Akumu, il fallait les arrêter coûte que coûte. Mais qui dit yakuzas, dit mission très difficile. Et dangereuse. Rien que le fait d'enquêter sur ces meurtres devait être de la provocation pour eux, ou peut-être pas mais Daisy le voyait comme ça. Elle avait assez d'ennemis comme ça...

ft. Judi

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MessageSujet: Re: "Encore toi..." - PV Judi   Mer 30 Aoû - 1:02

Judicaël avait bien une idée en tête mais il ne le dirait pas. Plusieurs noms pouvaient facilement lui venir en tête mais avec une tronçonneuse...non, une seule personne pouvait correspondre. Ici, il savait qu'on l'appelait Fleur Rouge et tournait autour d'un bordel à Chinatown. De son vrai nom, c'était Takuya Yosuke mais dans la famille Akumu, c'était Ketsueki. Un homme qui passait pour femme et désirait qu'on le considère comme tel. Les autorités comme les journalistes de pays savaient pour son nom de mercenaire, qui était Ketsueki, mais pas pour Fleur Rouge. Quant à Takuya Yosuke (ou Yosuke Takuya si vous désirez l'ordre occidental), c'était un garçon mort il y avait de cela vingt-cinq ans, battu à mort par sa mère; qui n'avait d'ailleurs jamais voulu garder le fruit d'un viol et avait été obligée de l'élever alors qu'elle aurait voulu le voir crever, mais sa jeunesse et inexpérience couplée à la pression de la famille et de la société n'avait jamais aidé. Ô joie dans cette vie; mais ne vous attendez pas à ne serait-ce une once de bonheur dans le passé de chacun des membres de la branche principale des Akumu avant qu'ils ne rejoignent une nouvelle famille.
Akumu Seikyo, le grand PDG de la société Sosei, celui ayant la mainmise sur toutes les affaires, a toujours vu sa famille comme une grande troupe de théâtre: des comédiens qui connaissent parfaitement leur rôle sur la scène mais qui, en coulisses, sont d'autres personnes; un groupe solidaire, une grande et nombreuse famille. De fait, de par le vocabulaire usité la plupart du temps pour désigner certains membres, on devrait plutôt comparer cette famille à un arbre; car il est courant d'entendre parler des "bourgeons des Akumu" qui sont en fait les nouvelles recrues qui ont encore leurs preuves à faire, ils sont au-dessus des sbires, ensuite il y a les "branches des Akumu", les intermédiaires entre les Bourgeons et le Tronc, presque comme des messagers - par exemple, Minami Kouta est une Branche - le Tronc étant plus particulier car tout le monde n'y accède pas; il est même très rare d'entendre parler d'un membre du Tronc, parce qu'on dit qu'ils se cachent dans l'écorce; "se cacher dans l'écorce" est une expression utilisée par Akumu Seikyo pour désigner ces membres dont personne, à l'exception de leur propre réseau, n'a d'information particulière que ce soit les autorités ou la presse, même s'ils ont leurs identités et des doutes, aucune preuve ne subsiste sur eux. Ensuite, il y a les Racines, les membres principaux de la famille Akumu, eux, ils sont tous officiellement morts, ne vivent qu'avec leur nouveau nom et empruntent d'autres identités ou en inventent; des fantômes, des caméléons, des agents parfaits. Et ils savaient tous quoi faire si jamais ils ne pouvaient se sortir de certaines situations délicates. De mémoire d'un Akumu, personne d'autre que les premières Racines n'intègrent cette partie-ci ensuite; pas assez de confiance de la part du chef. Sur cette étrange hiérarchie, Judicaël en savait long pour s'être renseigné, bien malgré lui, mais il ignorait si sa collègue en savait tout autant; à dire vrai, ces renseignements avaient surtout été pris à la source donc c'était un peu de la triche car peu de gens extérieurs à ces yakuzas savaient. Quoiqu'ils n'étaient pas réellement des yakuzas, c'était si particulier...

Judicaël avait l'air de réfléchir. Qui était l'auteur de ce crime tout à fait signé Akumu mais non-revendiqué ? Et si ce n'était pas Ketsueki, connu pour être l'un des assassins les plus efficaces mais aussi un liquidateur apprécié par ces collègues (c'est-à-dire qu'il tue et se débarrasse du corps ensuite), qui cela pouvait-il être ?

Le journaliste regarda l'expert qui le regardait aussi, l'autre tenait toujours la carte SD; il serait bon de savoir ce qu'il y avait dessus. Toutefois, quelque chose lui traversa l'esprit et il se dirigea vers la sortie.


-Imitateur.

En un mot, la solution. Ce n'était pas si compliqué au final. Les Akumu ne tardaient jamais à revendiquer leurs méfaits, à leur manière. Les Taniguchi étaient plus expéditifs et préféraient poignarder dans le dos leurs ennemis, littéralement, ou la balle dans la nuque; parfois l'égorgement. C'était classique, sobre, sans fioritures, parfois un peu sanglant alors une gorge ouverte mais c'était facile à comprendre et pas si barbare ou aussi spectaculaire que ce que faisaient les Akumu; mais ceux-ci, pensait-on, avaient une réputation à tenir. La famille des Cauchemars devait bien en donner un minimum pour se faire respecter !

Mais qui pourrait bien imiter les Akumu ? Les Taniguchi ? S'ils avaient voulu contacter les flics, ils auraient fait plus simple: ils auraient pris rendez-vous ou envoyé une missive fort respectueuse et polie avec un zoli timbre.
Quelqu'un voulant les discréditer peut-être ? Sûrement mais ce n'était pas logique. Il y avait anguille sous roche...mais quoi ?

Judicaël attendit simplement que Daisy sorte du motel, elle aussi, pour lui dire.


-Je crois avoir reconnu quelqu'un de fort peu recommandable qui n'avait rien à faire ici, j'ai sa plaque d'immatriculation et son nom, ça te tente de suivre ?

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MessageSujet: Re: "Encore toi..." - PV Judi   Sam 2 Sep - 11:46

"Encore toi..."

Daisy ne se sentait pas très bien dans cette pièce. Il faisait étouffant, l’odeur l’empêchait de bien respirer et les corps découpés lui donnaient la nausée. Bien entendu, la jeune femme n’allait pas renverser le contenu de son estomac mais une drôle de sensation parcourait ses entrailles. En fait, c’était comme si quelqu’un de très fort venait l’enlacer et l’étouffer entre ses bras : c’était exactement ça qu’elle ressentait.

Une fois la carte SD rendue, les gants ensanglantés jetés dans la poubelle prévue pour ça, Daisy entendit de justesse ce que Chase avait dit, se retournant vers lui. Il partait ! Et il ne l’attendait même pas, songea la rouquine.

— Un imitateur ? répéta-t-elle en haussant les sourcils.

Qui voudrait répliquer ces mêmes… atrocités ? Un timbré, bien entendu. Elysian Fields en était rempli, après tout. Les fous ne manquaient pas, les criminels étaient toujours là et même les adolescents rebelles étaient à tous les coins. Donc, cela pouvait être n’importe qui…

— Génial, murmura Daisy avec désespoir.

Celle-ci vint enfin rejoindre son partenaire, qui semblait s’être arrêté sur le côté. La jeune femme remarqua qu’il semblait être en train de réfléchir (quand ne le faisait-il pas, franchement ? Ce type avait toujours l’air d’être dans la lune). Daisy attendit et enfin, Chase partagea le fond de sa pensée, le regard fixé dans une direction.

Suivre quelqu’un ? Avec lui ? Maintenant ? Daisy eut un air surpris avant d’accepter. Puis, enfin ses yeux captèrent la personne que Chase regardait. Ah oui d’accord… le genre de personne suspicieuse qu’on pouvait renifler à des kilomètres.

— Allons-y, alors.

N’attendant pas Chase, la jeune femme partit déjà à la poursuite de l’homme. Elle était habituée à faire ça, c’était un jeu d’enfant… enfin, il ne fallait pas parler trop vite mais il devait pas y avoir de problèmes, normalement. La rouquine se retourna vers son partenaire, impatiente.

— Tu viens ?

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MessageSujet: Re: "Encore toi..." - PV Judi   Dim 3 Sep - 22:28

Judicaël acquiesça. Il avait relevé la plaque du cyclomoteur et il se souvenait l'avoir déjà vu auparavant; il ne savait juste pas à qui cela correspondait. En revanche, il pouvait au moins affirmer qu'il avait un mauvais pressentiment. Et qu'est-ce qu'il avait raison. Toutefois, avoir seulement un bon instinct et de l'intuition, ce n'était pas suffisant: il fallait des preuves. Et il allait peut-être en avoir. Tout comme sa camarade. Le tout était de survivre.
Un peu d'action n'avait jamais fait de mal...normalement...

****

Suivre le cyclomoteur discrètement fut assez aisé, ne demandez pas par quel miracle, on va dire qu'ils avaient eu une belle réussite critique sur la table des événements aléatoires de...non rien oubliez. C'est pas le bon compte pour briser le quatrième mur dans la narration.
La personne s'arrêta à un autre motel non loin de celui que les deux protagonistes venaient de quitter et ce dernier avait un air vachement plus sinistre que celui de Norman Bates. Ou alors c'était juste parce que la devanture était salement abîmée. Ou alors c'était fait exprès parce qu'il y a un petit groupe d'étudiants, sûrement en école de cinéma, en train de tourner des scènes. Pour un petit court-métrage d'horreur vu la gueule des lieux et des acteurs. Tous n'avaient pas l'air d'être des étudiants, ceux qui l'étaient se trouvaient surtout derrière la caméra alors que devant, il y en avait au moins deux qui avaient passé l'âge de faire, apparemment, des études. Surtout celui qui devait assurément jouer l'antagoniste parce qu'il avait à peu près la gueule que pourrait avoir un putain de psychopathe dans un film; et vindidiou qu'il l'avait cette gueule ! Mais ce n'était qu'un acteur avec le bon physique pour un tel rôle et rien de plus; normalement. Bien sûr, le lecteur avisé se doute que si la narration s'attarde ainsi sur ce personnage, c'est qu'il a, ici, toute son importance. En quoi par contre...c'est une autre histoire. Toujours est-il que l'équipe réunissait en somme toute une bonne quinzaine de personnes, des étudiants donc, dont deux n'avaient plus vraiment l'air d'étudiants car ils dépassaient largement, physiquement, les trente ans. Ah pardon, trois, la personne au cyclomoteur étant elle-même une personne faisant partie de ce groupe...ou du moins les connaissant parce qu'elle vient de les saluer. Nous resterons accessoirement sur un "elle" car il s'agissait en fait d'une femme, aux allures assez masculines si on en jugeait le physique et les vêtements. Mais on est pas là pour juger en fait.

Judicaël hésitait un peu à quoi faire sur le moment. En vrai, il serait bien reparti mais il savait pertinemment que quelque chose clochait. Avec la personne au cyclomoteur, il n'avait strictement rien à penser sur les personnes présentes.


-COUPEZ ! C'est parfait ! Tout le monde prend une pause !

L'acteur jouant probablement l'antagoniste reposa le couteau recouvert de faux sang et alla saluer la femme qu'ils avaient suivi.

-Eh bien ? Y a t-il un problème, mon amie ?

-Je suis allée voir pourquoi les flics étaient passés.

-Et donc ?

-Il y a eu un meurtre dans un motel non loin.

Cela n'avait pas l'air de faire sourciller l'acteur. En somme, cela restait une scène assez basique et l'on pouvait facilement croire qu'il n'y avait rien de suspect à ces gens; et c'était sûrement normal car il n'y avait rien de suspect du tout. En revanche, les trois adultes non-étudiants présents avaient juste l'air un peu étranges et non pas juste parce qu'ils n'étaient pas des étudiants. Et cela n'avait strictement rien à voir avec le fait que l'autre adulte, une femme aussi, était en train de ranger une tronçonneuse dans la voiture qui, selon un œil expert et avisé était encore pleine de sang. Sûrement de faux, mais encore une fois, n'importe qui pourrait conclure qu'il s'agissait d'une vraie. Y avait-il un lien entre le massacre au motel et ce groupe ?
Aux protagonistes de décider. En tous les cas, Daisy, venait juste de voir son collègue vérifier si son couteau papillon était bien là. Pas d'inquiétude à avoir. Vraiment.
Ironique quand tu nous tiens.

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MessageSujet: Re: "Encore toi..." - PV Judi   Mer 6 Sep - 15:48

"Encore toi..."

Daisy fixait la façade du motel en face d’eux. Ils avaient suivi assez aisément (ce qui était rare pour la jeune femme) l’homme suspect qui, lui, était en cyclomoteur. Ne devrait-il pas être beaucoup plus sur ses gardes s’il avait fait quelque chose de louche ? La rouquine ne comprenait pas pourquoi ce type ne faisait pas plus attention à ne pas être suivi.

Le motel était dans un piteux état, il devait même être abandonné. Mais il était plus lugubre que mal en point, cet endroit, en fait… Daisy jeta un regard à son collègue, qui avait l’air bien déterminé à collecter les informations. Le suivant sans rien dire, ils s’arrêtèrent à un coin discret pour observer ce qui se passait. Car oui, des choses étaient en train de se dérouler…

La journaliste vit des personnes. Et Dieu, qu’ils étaient étranges. Maquillés, habillés, ils avaient l’air de tourner une scène. Des acteurs ? Ou alors un tournage d’amateur, qui sait. En tout cas, c’était assez effrayant… enfin, pas pour Daisy, téméraire et timbrée qu’elle était.

— On devrait peut-être- commença doucement Daisy avant d’être coupée par un « COUPEZ » énorme.

Elle se tut directement, tendant l’oreille. C’est là que l’américaine se rendit compte que « l’homme suspect » était en fait une femme. Un peu honteuse d’avoir pu confondre, la rouquine se mordilla la lèvre et continua de se concentrer, légèrement déconcertée.

La femme suspecte (oui il fallait bien changer), raconta alors. Elle expliquait qu’il y avait un meurtre dans le motel non loin et immédiatement, Daisy se demanda : pourquoi leur disait-elle ça ? Surtout, l’acteur ne semblait pas choqué, ni surpris. Pourquoi ne l’était-il pas ? S’attendait-il à ce meurtre ? Mais s’il s’attendait à ce meurtre, c’est qu’il était forcément lié et- bon, chut, Daisy, songea-t-elle en fronçant les sourcils.

Mais après, pourquoi devait-il forcément réagir de manière choquée ? CHUT !

Et c’est là qu’il y eut le « drame ». La femme rangeait une tronçonneuse. Pleine de sang. Daisy écarquilla les yeux, se redressant avant de se tourner vers Chase, la bouche ouverte.

— Tu as vu ça aussi ? demanda-t-elle, abasourdie. Pourquoi elle aurait… pourquoi tu as un couteau ?

Daisy se tut un peu avant de se lancer :

— Je sais que Elysian Fields est dangereux mais ça te rend encore plus glauque que tu ne l’es, ajouta la jeune femme avec honnêteté. Et on devrait vraiment enquêter sur ces gens, cette femme avait une tronçonneuse remplie de sang et tu as dit que le meurtre devait être commis par cette arme. C’est trop étrange !

Enfin, la rouquine observa à nouveau le groupe qui rangeaient leurs affaires frénétiquement. Il fallait les suivre ; c’était bien trop étrange. Mais comment ne pas se faire avoir ? Daisy pouvait jouer les perdues et demander leur aide pour se faire amener à une destination… mais si elle commençait à les interroger, elle allait être perçue comme une menace. D’accord, elle aimait le danger mais pas au point de se faire tuer. Surtout par une tronçonneuse.

— Qu’est-ce qu’on fait ? On va directement à leur rencontre ? On pourrait les interroger et toi, tu utiliserais ton couteau pour les menacer. Mais ils sont plusieurs…

Oui, Daisy avait parfois un esprit bien trop tordu pour sa santé mentale. L’américaine lâcha un petit « oh » et prit son téléphone avant d’activer l’appareil photo. Ses doigts zoomèrent au maximum jusqu’à la plaque d’immatriculation avant d’appuyer sur… le clic qui fit un bruit énorme avec un flash. Son cœur ratant un battement, Daisy suivit son instinct et se cacha, ramenant Chase avec elle.

— Merde ! Oh mon dieu, ce que je peux être conne parfois ! chuchota-t-elle en se tapant le front mentalement.

ft. Judi

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MessageSujet: Re: "Encore toi..." - PV Judi   Dim 10 Sep - 1:46

Judicaël s'en foutait un peu de sa collègue et ne pas l'avoir dans les pattes aurait été bénéfique. En fait, s'il pouvait lui trancher la gorge pour qu'elle arrête de parler, ce serait bien; mais il ne le ferait pas; il ne fallait pas déconner non plus. Il pouvait très bien penser une chose sans la faire.
Daisy, Daisy...tu parles trop.
A sa réponse sur son couteau, Judicaël lui rappela qu'il était possible d'avoir une arme dans ce pays; même si un couteau papillon était assez spécifique. Non pas qu'il n'était pas possible de s'en procurer avec aisance aux Etats-Unis, juste qu'une personne s'y connaissant - au hasard...Daisy ? - même un peu, savait que la plupart des personnes en ayant et sachant surtout s'en servir étaient des personnes issues du milieu de la mafia et/ou de l'assassinat. C'était facile d'utilisation et à dissimuler. Des couteaux pliants. Bonus de Discrétion +10. Mais pour les américains, c'était un peu une passion pour ceux qui connaissaient. Toutefois, tous les américains ne se baladaient pas ni se servaient réellement de couteaux papillons. Autrement appelés balisong. Merci Wikipedia.


-Une fois, je suis tombé sur un suspect qui m'a planté ce couteau dans la jambe. Je n'étais pas armé. Heureusement que je frappe fort et que j'ai des réflexes. Avoir une arme peut toujours servir.

Il sortit cela de manière tout à fait sobre, calme. Peut-être en étant un peu sec et froid. Son idée de les menacer avec son couteau tandis qu'elle mènerait l'interrogatoire le blasa: c'était quoi cette idée ? Ils étaient justement plusieurs. Pas une bonne idée. DU TOUT.

Judicaël jura en murmurant lorsqu'il fut obligé de se cacher avec elle juste à côté. Bordel.


-T'es sûre de ne pas être blonde ? demanda Judicaël, quelque peu agacé.

****

Un bruit d'appareil photographique et un flash. Ce furent ce que nous entendîmes et ce que nous vîmes. Quelqu'un espionnait. Je n'ai jamais aimé les fouineurs. Savez-vous ce que j'en fais, habituellement ? Quelques fois je leur arrache les yeux. D'autres fois je...non. Je ne vais pas partir dans des détails aussi peu ragoûtants de suite.
Notre couverture d'acteurs et de comédiens fonctionne assez bien en cette ville, personne ne se doute de quoique ce soit et nous pouvons nous balader sans trop d'encombres. Il est si normal de voyager pour notre métier. Alors personne ne se pose de question. Et encore moins concernant notre matériel parfois peu conventionnel. Nous disons préférer l'horreur et le fantastique, ce qui est vrai, ce qui nous permet de faire passer certains "accessoires" pour des vrais.
Tuer ces Taniguchi sans que les autres ne s'en aperçoive n'avait pas été une mince affaire. Heureusement que Miss Orchid pouvait s'occuper seule de ce genre de tâches; c'était bien pour cela que je l'avais sortie de sa galère et que je ne l'avais pas tuée.
Le problème que nous avons actuellement réside dans le fait que nous sommes observés. Je fais signe à ma chère camarade de faire le tour tandis que je m'approche de ce qui me semble être l'endroit d'une cachette "idéale". Pensiez-vous que je n'avais rien vu ?


****

Miss Orchid n'est pas la femme que Daisy eut pris pour un homme. Miss Orchid est le pseudonyme d'une prostituée qui avait eu des histoires avec les autorités comme quoi elle avait tué son proxénète pour être libre. Depuis, on a perdu sa trace. Son vrai nom est Jenessa Gwenhwyfar. Des informations que n'importe quel journaliste pouvait obtenir.

L'autre femme avait pour nom Bellatrix Vidar et à part vous dire que ce n'était pas quelqu'un de sympathique...Elle aimait rarement les gens. Généralement, elle préférait broyer les os d'une main en la serrant trop fort. Ancienne membre de la TAU, elle avait appris le close-combat et comment filer les gens; elle savait aussi bien se montrer discrète qu'être intimidante. En prime, son père, avant qu'il ne décède dans l'exercice de ses fonctions en tant que militaire, lui avait appris certains coups permettant de paralyser, dans la douleur ou non, en visant certains points; autre que les parties génitales ou les yeux, mais on ne va pas se mentir: c'était toujours efficace.
Ils avaient aimé son curriculum vitae et l'avaient engagé directement.

Il se dirigea droit vers la cachette qui n'en était pas vraiment une et s'arrêta à quelques mètres.


-On vous voit.

Bellatrix attendait sagement le signal. S'ils ne sortaient pas, elle allait les déloger. Elle avait bien vu l'autre avec son couteau et savait comment maîtriser la situation. Et puis...elle avait aussi le même type de couteaux; c'était aisé d'en trouver dans son cas.
Il n'était pas encore question de les tuer. Quoiqu'à cette distance, les autres ne verraient pas le double-meurtre. Ils l'entendraient sûrement. Non, évitons une effusion de sang.


-Qu'est-ce que vous voulez ?

Il croisa les bras sur sa poitrine en attendant. Il avait surtout le ton et la mine ennuyés.

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